azema portrait11 février, journée mondiale des malades…

De mon fauteuil, depuis ma chambre de convalescent, je regarde sur KTO la messe célébrée à Lourdes pour tous les malades du monde entier. Le message du Pape François, comme à l’habitude, est plein de délicatesse et de tendresse pour ces membres souffrants qui ont toujours une place dans l’Eglise, mais laquelle ?

Les malades sont des personnes dépendantes, chacun selon son état particulier. Du jour au lendemain nous nous trouvons incapables d’assurer par nous-mêmes les gestes ordinaires de la vie. Laissez tomber votre montre et elle restera par terre jusqu’à ce que quelqu’un vienne vous la ramasser ! Cette dépendance matérielle révèle une autre dépendance qui est celle de toute existence. Ainsi le malade est amené à s’abandonner à l’action des autres et à celle de Dieu. Il peut devenir témoin de la fragilité de l’existence et de la confiance en Dieu qui soutient ceux qui comptent sur Lui.

Les malades sont également affrontés à l’exercice de la patience. Combien de temps pour répondre à un coup de sonnette, alors que les soignants sont débordés d’appels ? Patience pour les soins, patience pour franchir les étapes, patience pour voir une amélioration.

Jésus nous a révélé la patience du Père pour nous ; il nous a montré la dépendance d’amour et de vie qui nous relie à Lui. Ces deux grands biens sont une bénédiction pour l’Eglise que l’Esprit-Saint peut lui communiquer grâce aux malades. Dans son homélie à Lourdes, le Cardinal Pietro Parolin disait : « Dieu ne veut pas de super-héros. Il nous demande de lui faire confiance ». Voilà ce que les malades peuvent apporter, à leur place, pour l’Eglise. (Emission Paroles aux Eglises, RCF, 22/02/2017)

                                                            

Claude Azéma, 
Evêque Auxiliaire de Montpellier

 

 Emission la Voix du diocèse 17/02/2017