Première visite pastorale de Mgr Maroun - Nasser GEMAYEL

Évêque des Maronites de France  à la Communauté Maronite de l’Hérault

Le 04 et 05 Février 2017


C’est avec joie que la communauté libanaise de l’Hérault

et son prêtre accompagnateur,  le Père Gabi RADY vous invitent à participer à ce programme :


Samedi 4 février.


           Eglise de St Bernard à Lattes

-         16h00 Rencontre  avec Mgr Gemayel pour celles et ceux qui souhaitent faire entendre leur voix et leurs souhaits.


-         17h15  Conférence de Mgr  Gemayel



-         18h30 Apéritif



Dimanche 05 février


       Cathédrale de St Pierre à Montpellier


-         10h30 Messe selon le rite Maronite en l’honneur de St Maroun  présidée par Mgr GEMAYEL, en présence de Mgr Pierre-Marie CARRE Archevêque de Montpellier
        
-          12h30 repas libanais.


Le déjeuner de clôture de la visite pastorale de Mgr GEMAYEL

Aura lieu au Restaurant Al Nafoura

Place de Venise - Odysseum 34000 Montpellier.

Sur inscription au 0467247825 ou bien le 0678439773

Mgr Carré a réuni tous les prêtres, séminaristes et diacres du diocèse à l'occasion des vœux de nouvelle année. Une petite centaine de personnes était réunie à cette occasion à Lodéve. Mgr Carré a souhaité mettre ses vœux sous le signe de la famille et de "Amoris Laetitia". 

Le repas était préparé par une équipe de la paroisse de Lodève et Mme le Maire de la ville est venue partager ce repas avec les invités.

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«Cher frère,

Aujourd’hui, jour des Saints Innocents, alors que continuent à résonner dans nos cœurs les paroles de l’ange aux bergers : «Je vous annonce une grande joie qui sera celle de tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David» (Lc 2, 10-11), je sens le besoin de t’écrire. Cela nous fait du bien d’entendre une fois encore cette annonce ; entendre de nouveau que Dieu est au milieu de notre peuple. Cette certitude que nous renouvelons d’année en année est source de notre joie et de notre espérance.

Nous pouvons, ces jours-ci, faire l’expérience de la manière dont la liturgie nous prend par la main et nous conduit au cœur de Noël, nous introduit dans le Mystère et nous conduit peu à peu à la source de la joie chrétienne.

Comme pasteurs, nous avons été appelés pour aider à faire grandir cette joie au milieu de notre peuple. Il nous est demandé de prendre soin de cette joie. Je souhaite renouveler avec toi l’invitation à ne pas nous laisser voler cette joie, souvent quand nous sommes déçus – et non sans raison – par la réalité, par l’Eglise, et déçus aussi de nous-mêmes, nous sommes tentés de nous en tenir à une tristesse douceâtre, sans espérance, qui s’empare de nos cœurs (cf. Exhortation apostolique Evangelii gaudium, n. 83).

Noël, malgré nous, est accompagné aussi de pleurs. Les évangélistes ne se sont pas permis de travestir la réalité pour la rendre plus crédible ou plus désirable. Ils ne se sont pas permis de faire un discours "beau" mais irréel. Pour eux, Noël n’était pas un refuge imaginaire où se cacher face aux défis et aux injustices de leur époque. Au contraire, ils nous annoncent aussi la naissance du Fils de Dieu enveloppée d’une tragédie de douleurs. Citant le prophète Jérémie, l’évangéliste Matthieu la présente avec une grande rudesse : «À Rama une voix se fait entendre, une plainte amère ; c’est Rachel qui pleure ses fils» (Jr 31,15). C’est le gémissement de douleur des mères qui pleurent la mort de leurs enfants innocents en raison de la tyrannie et de la soif effrénée de pouvoir d’Hérode.

Un gémissement que nous pouvons entendre encore aujourd’hui, qui nous touche l’âme et que nous ne pouvons et ne voulons ni ignorer ni faire taire. Aujourd’hui, malheureusement – et je l’écris avec une douleur profonde -, on entend encore parmi nos gens le gémissement et les pleurs de beaucoup de mères, de beaucoup de familles, en raison de la mort de leurs enfants, de leurs enfants innocents.

Contempler la crèche c’est aussi contempler ces pleurs, c’est aussi apprendre à écouter ce qui arrive autour de nous et avoir un cœur sensible et ouvert à la souffrance du prochain, spécialement quand il s’agit d’enfants ; et c’est aussi être capables de reconnaître que ce triste chapitre de l’histoire est encore en train de s’écrire aujourd’hui. Contempler la crèche en l’isolant de la vie qui l’environne, ce serait faire de la Nativité une belle fable qui susciterait en nous de bons sentiments mais qui nous priverait de la force créatrice de la Bonne Nouvelle que le Verbe Incarné veut nous donner. Et la tentation existe.

Est-il possible de vivre la joie chrétienne en tournant le dos à ces réalités ? Est-il possible de faire advenir la joie chrétienne en ignorant les gémissements du frère, des enfants ?

Saint Joseph a été le premier appelé à garder la joie du Salut. Devant les crimes atroces qui étaient en train de se produire, saint Joseph – modèle de l’homme obéissant et fidèle – a été capable d’écouter la voix de Dieu et la mission que le Père lui confiait. Et comme il a su écouter la voix de Dieu et se laisser guider par sa volonté, il est devenu plus sensible à ce qui l’entourait et il a su lire les événements avec réalisme.

Encore aujourd’hui, il nous est demandé la même chose, à nous pasteurs, d’être des hommes capables d’écouter la voix du Père, de ne pas y être sourds, et de pouvoir ainsi être plus sensibles à la réalité qui nous entoure. Aujourd’hui, avec saint Joseph pour modèle, nous sommes invités à ne pas nous laisser voler la joie. Nous sommes invités à la défendre des Hérode de notre époque. Et, comme saint Joseph, nous avons besoin de courage pour accepter cette réalité, pour nous lever et la prendre dans nos mains (cf. Mt 2, 20). Le courage de la protéger des nouveaux Hérode de notre époque qui détruisent l’innocence de nos enfants. Une innocence brisée sous le poids du travail clandestin et de l’esclavage, sous le poids de la prostitution et de l’exploitation. Une innocence détruite par les guerres et par l’émigration forcée, avec la perte de tout ce que cela comporte. Des milliers de nos enfants sont tombés entre les mains de bandits, de mafias, de marchands de mort qui ne font que détruire et exploiter leurs besoins.

Á titre d’exemple, aujourd’hui, 75 millions d’enfants – en raison des situations d’urgence et des crises prolongées – ont dû interrompre leur instruction. En 2015, 68% des personnes faisant l’objet de trafic sexuel dans le monde étaient des enfants. Par ailleurs, un tiers des enfants qui ont dû vivre en dehors de leurs pays l’on fait par déplacement forcé. Nous vivons dans un monde où presque la moitié des enfants qui meurent en dessous de 5 ans, meurent de malnutrition. En 2016, on calcule que 150 millions d’enfants mineurs ont travaillé, pour beaucoup dans des conditions d’esclavage. Selon le dernier rapport de l’UNICEF, si la situation mondiale ne change pas, en 2030, 167 millions d’enfants vivront dans une extrême pauvreté, 69 millions d’enfants en dessous de 5 ans mourront entre 2016 et 2030, et 60 millions d’enfants n’iront pas à l’école primaire.

Écoutons les pleurs et les lamentations de ces enfants ; écoutons aussi les pleurs et les lamentations de notre mère l’Église, qui pleure non seulement devant la souffrance causée à ses enfants les plus petits, mais aussi parce qu’elle connaît le péché de certains de ses membres: la souffrance, l’histoire et la douleur des mineurs qui ont été abusés sexuellement par des prêtres. Péché qui nous fait honte. Des personnes qui avaient la responsabilité de prendre soin de ces enfants ont détruit leur dignité. Nous déplorons cela profondément, et nous demandons pardon. Nous nous unissons à la souffrance des victimes et, à notre tour, nous pleurons le péché. Le péché de tout ce qui est arrivé, le péché d’avoir omis de porter assistance, le péché de taire et de nier, le péché d’abus de pouvoir. L’Église aussi pleure avec amertume ce péché de ses fils, et elle demande pardon. Aujourd’hui, faisant mémoire des Saints Innocents, je veux que nous renouvelions tout notre engagement pour que ces atrocités ne se produisent plus parmi nous. Trouvons le courage indispensable pour promouvoir tous les moyens nécessaires et protéger, en toute chose, la vie de nos enfants pour que de tels crimes ne se répètent plus. Faisons nôtre, clairement et loyalement, la consigne "tolérance zéro" dans ce domaine.

La joie chrétienne n’est pas une joie qui se construit en marge de la réalité, en l’ignorant ou en faisant comme si elle n’existait pas. La joie chrétienne naît d’un appel – le même qu’a reçu saint Joseph – à “prendre” et protéger la vie, spécialement celle des saints innocents d’aujourd’hui. Noël est un temps qui nous provoque à garder la vie et à l’aider à naître et à grandir ; à nous renouveler comme pasteurs courageux. Ce courage qui génère des dynamiques capables de prendre conscience de la réalité que beaucoup de nos enfants vivent aujourd'hui, et de travailler pour leur garantir les conditions nécessaires afin que leur dignité de fils de Dieu soit non seulement respectée mais surtout défendue.

Ne laissons pas voler leur joie. Ne nous laissons pas voler la joie, gardons-la, aidons-la à grandir. Faisons cela avec la même fidélité paternelle de saint Joseph, et tenus par la main de Marie, la Mère de la tendresse, pour que notre cœur ne s’endurcisse pas.

Avec une fraternelle affection, 
FRANÇOIS

Cité du Vatican, 28 décembre 2016, Fête des Saint Innocents, Martyrs»

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France exprime sa très vive inquiétude face à la situation que connait la population d’Alep aujourd’hui ; une situation que connaissent d’autres villes ou pays depuis des mois ou des années. 

Alors que la communauté internationale en reste à des déclarations d’indignation, le jeu stratégique des puissances en présence ignore toute dimension humaine. Les personnes sont écrasées sous les bombes, poussées à l’exode, exécutées. Aujourd’hui, elles manquent de tout : la situation humanitaire est terrible.

Avec le pape François, la Conférence des évêques de France appelle « à s’engager de toutes ses forces pour la protection des civils… c’est une obligation impérative et urgente ! ».

Par ailleurs, cette situation nous remet tous, élus, responsables et citoyens, devant nos responsabilités vis-à-vis de l’accueil des migrants et des étrangers. Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur la situation des personnes réfugiées chez nous. Nous devons les accueillir et les accompagner dans la durée. Pour des milliers de personnes, cette situation est souvent indigne, en particulier en Ile-de-France où, sous couvert de les prendre en charge, on se contente de les déplacer de quelques kilomètres.

À l’approche de Noël, nous appelons tous nos concitoyens à ne pas baisser les bras et à se montrer solidaires de ceux qui souffrent, proches et lointains.


Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

Homélie de ce jour de Mgr Crépy, Assemblée plénière de Lourdes(07/11/16)

Chers Amis,

Les paroles du Christ nous touchent tout particulièrement ce matin par leur actualité et par leur vérité: «il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute mais malheureux celui par qui cela arrive!» (Lc 17, 1)Oui, il nous faut oser regarder en face les scandales du péché qui atteignent l’Eglise toute entière. Oui, il nous faut sortir du trop long silence coupable de l’Eglise et de la société et entendre les souffrances des victimes: les actes pédophiles, ces crimessi graves, brisent l’innocence et l’intégrité d’enfants et de jeunes.Oui, il nous faut oser prendre tous les moyens pour que la Maison Eglise devienne un lieu sûr. Oui, il nous faut comme le demande le Pape François, «demander pardon pour les péchés commis par les autorités ecclésiastiques qui ont couvert les auteurs d’abus et ignoré la souffrance des victimes». Quand il s’agit des plus fragiles, des plus faibles, des «petits», Jésus parle haut et fort. Ainsi les enfants sont la figure même des vrais disciples : «Laissez les enfantsvenir à moi, ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.» (Mc 10,14) D’où, dans l’évangile que nous venons d’entendre,cette condamnation si claire et si vigoureuse de ceux qui scandalisent et méprisent les petits : «Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite dans la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà.» (Lc 17, 2). Il n’y pas d’excuses ou de demi-mesures pour les actes commis sur un seul de ces petits! Il y a cette condamnation sans appel du Christ face au scandale vis-à-vis d’un seul de ces petits.

Notre calendrier comporte un certain nombre de jours fériés en plus du dimanche, le jour du Seigneur Ressuscité. C’est le cas pour la Toussaint et l’on peut imaginer qu’il sera bien difficile de supprimer cette fête et le jour de congé qu’elle entraine, même pour l’esprit le plus laïcard qui soit !
La Toussaint, fête de tous les saints connus ou inconnus avec ceux et celles qui récemment ont été inscrits au calendrier religieux.
Après le pasteur Martin Lutter King, Mgr Oscar Roméro, les saints Jean XXIII et Jean-Paul II, les générations présentes ont été sensibles à Sainte Térésa, à l’abbé Pierre ou encore à Sœur Emmanuelle. Et voici que nous découvrons en eux leur profonde humanité, leurs doutes, les hauts et les bas de leur existence.
Nous avons appris cela sur Mère Térésa, après les révélations de lettres intimes où elle parle, comme tant d’autres saints et mystiques, de ses doutes, de ses nuits, de son chemin d’aridité spirituelle : « où es- tu, Seigneur ? » Pour elle, pour nous, la sainteté c’est la confiance et l’abandon à la grâce de Dieu qui peut réaliser des merveilles plus grandes encore, au cœur même de nos sentiments tiraillés.
Nous serions- nous laisser abuser au point de croire que tout était facile pour elle ? Que la foi lui était devenue naturelle ? Qu’elle percevait à chaque instant la présence de Dieu ? Aurions-nous confondu sainteté avec perfection, héroïsme, exploits humains ?
Dans la vie de tous les jours, nous expérimentons la pauvreté de nos réponses à l’amour de Dieu, à son appel à la sainteté. « Je ne suis pas Mère Térésa ! » Cette phrase nous redit bien la perception que beaucoup ont eue de l’action de cette femme devenue modèle et icône de la charité en acte.
Mais où puisait-elle, contre vents et marées, au creux des doutes et des difficultés à croire, la force de continuer ? Toute la révélation biblique nous en indique la direction. Inlassablement, c’est l’invitation à revenir au Seigneur, à faire mémoire de ses hauts faits, de ses bienfaits pour le peuple et pour chacun.
Il y a comme un leitmotiv qui court à travers toute la Bible : « rappelle-toi, souviens-toi, vous ferez mémoire des hauts faits de Dieu », de tout de ce qu’il a fait pour toi, pour vous et singulièrement la libération d’Egypte et de la servitude.
La Vierge Marie, dans son Magnificat se situe dans la grande lignée des saints du Premier Testament quand elle proclame : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles, saint est son nom »… C’est le cri de l’humble servante du Seigneur qui accomplit son existence, sa vocation dans la logique du oui de l’Annonciation.
Et St Paul ne dit pas autre chose à son disciple Timothée : « ne néglige pas le don de la grâce qui te fut conféré… je te rappelle d’avoir à raviver le don de Dieu qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains » (1 Tm 4/14 et 2 Tm 1/6)
Voilà où s’origine la sainteté, dans le don de Dieu, dans la vocation, la réponse de nos commencements. Alors s’ouvre le chemin de nos vies, chemin de sainteté au croisement des appels de notre monde et de notre capacité à y répondre que seul peut nous donner l’Esprit de sainteté, l’Esprit-Saint.
P. Claude AZÉMA

 
Voici l'homélie du P. Blayac, vicaire général, pour les obséques du P.Michel.

« Nous serons enlevés sur des nuées à la rencontre du Seigneur dans les airs et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. »

Dans son ministère de prêtre, Claude a souvent été confronté à la mort et certaines particulièrement douloureuses, mais cette phrase de St Paul que nous venons d’entendre, il l’avait faite sienne, avec toute la joie de vivre qui l’animait.

Le dernier livre qu’il lisait nous aide aussi, avec notre tristesse, à comprendre cet événement du départ de Claude : « Au désir toujours impatient de faire, de prendre et de ne rien perdre, il faut donc répéter ces mots de Jésus sur la croix : « tout  est accompli ». Il n’y a plus qu’à célébrer. »

Ces mots Claude les a lus quelques jours avant de prendre son sac à dos, son bréviaire et de rejoindre la vallée de la Vis, seul à la rencontre de la beauté de la création, seul à la rencontre de son Sauveur.

Lui-même nous donne les clés : « Après le temps du croire, ce sera le temps de la rencontre, le temps de la plénitude. Voila la Bonne Nouvelle qui change la vie des hommes… Elle nous permet d’avancer en toute confiance, vers le face-à-face. Dans notre monde en déficit d’espérance, ceux qui croient à la résurrection sauront-ils porter l’espérance ? »

Cette question que Claude posait aux chrétiens des paroisses de Stella Maris en avril 2015, il nous la pose aujourd’hui, à chacun de nous.

De la vie de Claude, comme de son face-à-face avec Dieu, avec notre sœur la mort corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper, faisons un  amen. Oui, tout est accompli.

Dans ce face-à-face, Claude comprend tout l’engagement qui a été le sien, auprès d’ados des années 60-80, auprès d’enfants, d’enseignants, de parents de l’Enseignement Catholique, auprès de malades, de soignants, d’aumôniers d’hôpitaux et de visiteurs de malades, auprès de paroissiens, gens heureux ou gens souffrants, gens croyants ou gens en plein doute, auprès de vous ses neveux et nièces tant aimés. Tout est accompli.

C’est en cette année jubilaire de la miséricorde, cette année où résonnent les paroles du pape François, en qui il retrouvait les accents du concile Vatican II, que Claude vit le passage. Et alors que nous célébrons sa vie de frère à l’image du petit frère universel, sa vie de prêtre à la suite du Souverain Prêtre, sa vie pleine de distinction, de simplicité, de discrétion, nous l’entendons nous lire ces mots du pape François, qu’il a médité ces derniers jours : « Nous avons toujours besoin de contempler le mystère de la miséricorde. Elle est source de joie, de sérénité, et de paix, elle est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour que l’homme ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours. »

Claude nous l’a répété inlassablement, que nous sommes aimés par Dieu pour toujours. J’ai entendu bien des fois ces jours-ci : « Il m’a fait confiance », « il m’a permis de retrouver la confiance en moi, malgré la maladie, malgré mes erreurs. »

Si Claude disait cela, c’est qu’il le tirait de sa profonde méditation sur le mystère de l’homme et sur la certitude qu’il avait que Dieu est amour et qu’il sauve tout homme et toute la création.

Cette prière du petit frère de Jésus, Charles de Foucauld, avec laquelle Claude priait si souvent : « Mon Père je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie, se suis prêt à tout, j’accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi et en toutes tes créatures, je ne désire rien d’autre mon Dieu », aujourd’hui, elle nous permet de relire la vie de Claude, tout ce qu’avec l’humilité de l’enfant de Nazareth, il a pu faire. Aujourd’hui, nous le célébrons.

Tout est accompli dans la confiance en l’homme, dans la confiance en Dieu. Adieu Claude, le frère et le père, le croyant et l’ami.