Pastorale Liturgique et Sacramentelle- Diocèse de Montpellier


  La nouvelle équipe diocésaine de « Fleurir en Liturgie » vous propose une journée de réflexion et de formation.

         Le vendredi 4 novembre 2016 de 8H30 à 16H30


en présence du  Père Jean-Côme ABOUT

Eglise St Martin : Salles paroissiales

9, rue de Cherchell  (cité St Martin) 34070 MONTPELLIER

                                            

Création de compositions :

un bouquet haut et d’un bouquet creux.



Pensez à prendre :

·         Votre Missel ou Magnificat, un cahier pour noter…

·         La caisse à outils : 1 Sécateur, 1 couteau sans dent, 1 paire de ciseaux, une pince coupante et un chiffon propre.

·         De la verdure : (Ruscus, laurier-thym, Genêt-lierre etc…)

·         Le contenant : 1 vase rond et droit de 30 cm de haut (genre tuyau de poêle)…

·         Votre repas tiré du sac et partagé en commun …



Participation aux frais : 25 € (frais photocopies du livret,  matériel technique, frais kilométriques des formateurs, achat des fleurs ...)                                                                                                                             Votre  paroisse peut financer cette formation.  (Pour ceux qui n’ont pas internet joindre une enveloppe timbrée à votre adresse).

Pour tout renseignement s’adresser à :

Reine CELIQUA au Mme 06 45 71 49 53-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  ou

Sophie AURIOL au 04 67 42 22 47-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.





Chacun ou chacune de vous repartira avec sa création

Dans la joie de se retrouver fraternellement,

L’Equipe de Fleurir en Liturgie vous dit à Bientôt

Notre calendrier comporte un certain nombre de jours fériés en plus du dimanche, le jour du Seigneur Ressuscité. C’est le cas pour la Toussaint et l’on peut imaginer qu’il sera bien difficile de supprimer cette fête et le jour de congé qu’elle entraine, même pour l’esprit le plus laïcard qui soit !
La Toussaint, fête de tous les saints connus ou inconnus avec ceux et celles qui récemment ont été inscrits au calendrier religieux.
Après le pasteur Martin Lutter King, Mgr Oscar Roméro, les saints Jean XXIII et Jean-Paul II, les générations présentes ont été sensibles à Sainte Térésa, à l’abbé Pierre ou encore à Sœur Emmanuelle. Et voici que nous découvrons en eux leur profonde humanité, leurs doutes, les hauts et les bas de leur existence.
Nous avons appris cela sur Mère Térésa, après les révélations de lettres intimes où elle parle, comme tant d’autres saints et mystiques, de ses doutes, de ses nuits, de son chemin d’aridité spirituelle : « où es- tu, Seigneur ? » Pour elle, pour nous, la sainteté c’est la confiance et l’abandon à la grâce de Dieu qui peut réaliser des merveilles plus grandes encore, au cœur même de nos sentiments tiraillés.
Nous serions- nous laisser abuser au point de croire que tout était facile pour elle ? Que la foi lui était devenue naturelle ? Qu’elle percevait à chaque instant la présence de Dieu ? Aurions-nous confondu sainteté avec perfection, héroïsme, exploits humains ?
Dans la vie de tous les jours, nous expérimentons la pauvreté de nos réponses à l’amour de Dieu, à son appel à la sainteté. « Je ne suis pas Mère Térésa ! » Cette phrase nous redit bien la perception que beaucoup ont eue de l’action de cette femme devenue modèle et icône de la charité en acte.
Mais où puisait-elle, contre vents et marées, au creux des doutes et des difficultés à croire, la force de continuer ? Toute la révélation biblique nous en indique la direction. Inlassablement, c’est l’invitation à revenir au Seigneur, à faire mémoire de ses hauts faits, de ses bienfaits pour le peuple et pour chacun.
Il y a comme un leitmotiv qui court à travers toute la Bible : « rappelle-toi, souviens-toi, vous ferez mémoire des hauts faits de Dieu », de tout de ce qu’il a fait pour toi, pour vous et singulièrement la libération d’Egypte et de la servitude.
La Vierge Marie, dans son Magnificat se situe dans la grande lignée des saints du Premier Testament quand elle proclame : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles, saint est son nom »… C’est le cri de l’humble servante du Seigneur qui accomplit son existence, sa vocation dans la logique du oui de l’Annonciation.
Et St Paul ne dit pas autre chose à son disciple Timothée : « ne néglige pas le don de la grâce qui te fut conféré… je te rappelle d’avoir à raviver le don de Dieu qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains » (1 Tm 4/14 et 2 Tm 1/6)
Voilà où s’origine la sainteté, dans le don de Dieu, dans la vocation, la réponse de nos commencements. Alors s’ouvre le chemin de nos vies, chemin de sainteté au croisement des appels de notre monde et de notre capacité à y répondre que seul peut nous donner l’Esprit de sainteté, l’Esprit-Saint.
P. Claude AZÉMA

Une nouvelle année à CapMissio au service de la jeunesse !


Voilà déjà trois ans que le projet de CapMissio est lancé sur le diocèse de Montpellier. L’intuition est simple et répond à un double besoin : celui des jeunes et celui de l’Eglise. Commençons par le besoin des jeunes : beaucoup d’étudiants se sentent démunis pour répondre de leur foi. En soirée, avec des amis, ils sont souvent confrontés à des questions et se trouvent en manque d’arguments.
 
Comme beaucoup de jeunes de cette génération, leur cœur est solidement attaché au Christ, mais ils manquent de formation. D’un autre côté, nous avons le besoin de l’Eglise. C’est un secret pour personne que l’Eglise peine à rejoindre le monde de la jeunesse. Le Pape Jean-Paul II répétait souvent que « les meilleurs apôtres des jeunes sont les jeunes eux-mêmes ». Le problème, c’est que L’Eglise manque de jeunes formés et surtout disponibles ! CapMissio répond à ce double besoin : elle permet à des jeunes de prendre une année de césure pour recevoir une formation solide et elle les envoie en mission pendant toute l’année, en particulier auprès des autres jeunes !
Il existe seulement trois écoles de ce type en France, une dans le Tarn, l’autre à Paray le Monial, et la troisième à Montpellier. La particularité de CapMissio est d’être « diocésaine », complètement insérée dans une pastorale diocésaine et étudiante. C’est la première école de ce type en France. Une autre particularité est que la formation est diplômante, les jeunes suivent des cours au Centre Universitaire Guilhem de Gellone. Pour manifester l’implantation de cette nouvelle école de Mission au cœur de la pastorale étudiante, Mgr carré a souhaité construire un bâtiment neuf sur le terrain de la paroisse étudiante Sainte Bernadette. Il répondait ainsi du même coup à un autre souhait porté par la pastorale étudiante depuis plusieurs années, celui de créer un foyer d’étudiants diocésain. Dans ce même bâtiment sont donc regroupés les étudiants qui consacrent une année complète à la formation et à la mission, les « CapMissionnaires », et les étudiants qui continuent leurs études en vivant au foyer avec un engagement pastoral. A la rentrée 2015, nous avons accueilli la première promo de CapMissio. Ils ont effectué une cinquantaine de missions diverses et variées. Plusieurs missions auprès des jeunes : en milieu scolaire dans plusieurs collèges et lycées privés, auprès de plusieurs aumôneries de jeunes dans le diocèse. Ils ont participé activement à tous les temps forts de la Pastorale étudiante du diocèse. Ils ont effectué aussi des missions de solidarité : auprès des SDF par des maraudes régulières, du soutien scolaire dans les camps de Roms, des visites auprès des enfants dans les hôpitaux, et auprès des personnes âgées dans plusieurs maisons de retraites. Ce fut une année très riche pour chacun. Sur les huit jeunes engagés dans cette première promo, deux sont entrés au séminaire.Pour cette nouvelle année 2016, il y a du nouveau !

 

Désormais les 12 jeunes étudiants du foyer et les 6 CapMissionnaires de la nouvelle promo partagent beaucoup plus de moments en commun : ils dinent ensemble tous les soirs, ont une messe et une soirée conférence tous les mardis soir. Ils ont souvent des soirées à thème, participent à des récollections ou font des sorties ensemble. Cela donne une dynamique encore plus grande au projet initial. Merci à tous ceux qui nous soutiennent dans cette belle aventure, nous confions cette nouvelle année à vos prières pour que les jeunes de CapMissio puissent répondre pleinement à l’appel du pape Jean-Paul II : « Pour chaque nouvelle génération il faut des apôtres nouveaux. Et voici que naît pour vous une mission spéciale : vous, les jeunes, vous êtes les premiers apôtres et évangélisateurs du monde de la jeunesse » Compostelle 1989
 
 
Père René-Luc
 
Plus d’infos sur : www.capmissio.com
 

C'est ce que nous propose l'EAP de Béziers avec ce texte fruit du travail des prêtres et des laïcs.

 
Voici l'homélie du P. Blayac, vicaire général, pour les obséques du P.Michel.

« Nous serons enlevés sur des nuées à la rencontre du Seigneur dans les airs et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. »

Dans son ministère de prêtre, Claude a souvent été confronté à la mort et certaines particulièrement douloureuses, mais cette phrase de St Paul que nous venons d’entendre, il l’avait faite sienne, avec toute la joie de vivre qui l’animait.

Le dernier livre qu’il lisait nous aide aussi, avec notre tristesse, à comprendre cet événement du départ de Claude : « Au désir toujours impatient de faire, de prendre et de ne rien perdre, il faut donc répéter ces mots de Jésus sur la croix : « tout  est accompli ». Il n’y a plus qu’à célébrer. »

Ces mots Claude les a lus quelques jours avant de prendre son sac à dos, son bréviaire et de rejoindre la vallée de la Vis, seul à la rencontre de la beauté de la création, seul à la rencontre de son Sauveur.

Lui-même nous donne les clés : « Après le temps du croire, ce sera le temps de la rencontre, le temps de la plénitude. Voila la Bonne Nouvelle qui change la vie des hommes… Elle nous permet d’avancer en toute confiance, vers le face-à-face. Dans notre monde en déficit d’espérance, ceux qui croient à la résurrection sauront-ils porter l’espérance ? »

Cette question que Claude posait aux chrétiens des paroisses de Stella Maris en avril 2015, il nous la pose aujourd’hui, à chacun de nous.

De la vie de Claude, comme de son face-à-face avec Dieu, avec notre sœur la mort corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper, faisons un  amen. Oui, tout est accompli.

Dans ce face-à-face, Claude comprend tout l’engagement qui a été le sien, auprès d’ados des années 60-80, auprès d’enfants, d’enseignants, de parents de l’Enseignement Catholique, auprès de malades, de soignants, d’aumôniers d’hôpitaux et de visiteurs de malades, auprès de paroissiens, gens heureux ou gens souffrants, gens croyants ou gens en plein doute, auprès de vous ses neveux et nièces tant aimés. Tout est accompli.

C’est en cette année jubilaire de la miséricorde, cette année où résonnent les paroles du pape François, en qui il retrouvait les accents du concile Vatican II, que Claude vit le passage. Et alors que nous célébrons sa vie de frère à l’image du petit frère universel, sa vie de prêtre à la suite du Souverain Prêtre, sa vie pleine de distinction, de simplicité, de discrétion, nous l’entendons nous lire ces mots du pape François, qu’il a médité ces derniers jours : « Nous avons toujours besoin de contempler le mystère de la miséricorde. Elle est source de joie, de sérénité, et de paix, elle est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour que l’homme ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours. »

Claude nous l’a répété inlassablement, que nous sommes aimés par Dieu pour toujours. J’ai entendu bien des fois ces jours-ci : « Il m’a fait confiance », « il m’a permis de retrouver la confiance en moi, malgré la maladie, malgré mes erreurs. »

Si Claude disait cela, c’est qu’il le tirait de sa profonde méditation sur le mystère de l’homme et sur la certitude qu’il avait que Dieu est amour et qu’il sauve tout homme et toute la création.

Cette prière du petit frère de Jésus, Charles de Foucauld, avec laquelle Claude priait si souvent : « Mon Père je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie, se suis prêt à tout, j’accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi et en toutes tes créatures, je ne désire rien d’autre mon Dieu », aujourd’hui, elle nous permet de relire la vie de Claude, tout ce qu’avec l’humilité de l’enfant de Nazareth, il a pu faire. Aujourd’hui, nous le célébrons.

Tout est accompli dans la confiance en l’homme, dans la confiance en Dieu. Adieu Claude, le frère et le père, le croyant et l’ami.