La pastorale liturgique et sacramentelle a la responsabilité de favoriser la vie liturgique dans le diocèse de l'Hérault en accompagnant les recherches indispensables, en formant les acteurs et en veillant aux différents besoins qui se font jour.
Cela se traduit par un travail de réflexion, d’écoute, de soutien, de conseil, d’éducation, de formation et d’accompagnement, en lien étroit avec les paroisses.

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Sacrements des malades, sacrements de la compassion et du réconfort de Dieu…


extreme onctionLa visite aux malades, la communion des malades, l’onction des malades, le viatique, la recommandation des mourants sont autant de « signes particuliers proposés aux malades qui attestent d’une manière spéciale l’amour de Dieu pour lui et agissant en lui : les sacrements. » Rituel Sacrements pour les malades n°14

L’onction des malades

Appelé autrefois l´extrême-onction, comprise ou sacrement des mourants, l’onction des malades est, depuis Vatican II, comprise comme étant un sacrement de vie.
C´est le sacrement de la présence du Seigneur à nos côtés dans les moments d´épreuve que sont la maladie ou la vieillesse. La célébration de ce sacrement consiste en l’onction d’huile bénite sur le front et en l’imposition des mains. Consacrée par l’évêque lors de la messe chrismale annuelle, l’huile dite des malades apporte force et douceur. Elle pénètre la peau, répand sa bonne odeur, fortifie le corps. Voici les mots qui accompagnent l’onction avec l’huile sainte sur le front et dans les mains des malades :

« Par cette onction sainte, que le Seigneur en sa grande bonté vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint. Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu’il vous sauve et vous relève. »

Rituel Sacrements pour les malades N° 129

Avec l’imposition des mains, l’onction rappelle l’attention et la tendresse de Jésus Christ envers les personnes malades.
« Si l’un de vous est malade, qu’il fasse appeler les anciens de la communauté qui prieront pour lui en pratiquant une onction d’huile au nom du Seigneur. Leurs prières, inspirées par la foi, sauveront le malade, le Seigneur le relèvera, et s’il a commis des péchés, ils lui seront pardonnés. » Saint Jacques 5, 14-15
Alors que la maladie apporte souffrance, inquiétude et peut même entamer le goût de vivre, le sacrement rappelle la dignité de chacun, raffermit la confiance, donne la force de supporter son épreuve et l’assurance qu’il la vit en proximité avec le Christ. Signe de la tendresse de Dieu pour les malades, le sacrement rejaillit sur les proches qui souffrent aussi de l’éloignement provoqué par les hospitalisations, les bouleversements familiaux dus à la maladie… Il pacifie et réconcilie le malade avec lui-même, avec les autres et avec Dieu. L’onction peut être administrée lors d’une célébration dans la paroisse ou avec l’aumônerie de l’hôpital, à domicile ou lors d’un pèlerinage, comme à Lourdes.

Source : eglise.catholique.fr

 



Face à une mort toute proche, l’eucharistie est donnée en viatique, l’ultime Communion que reçoit le malade au moment de mourir.

Au sein de l´Eglise catholique, le service de la communauté est assuré plus particulièrement par les évêques, les prêtres et les diacres, que l´on appelle « ministres ordonnés ».

ordreLeur mission dans l´Eglise leur est confiée, au nom de Jésus Christ, par le sacrement de l´ordre, généralement appelé « ordination ». Le sacrement de l´ordre se caractérise par l´imposition des mains et la prière de consécration prévue. Le sacrement est conféré une fois pour toutes.
Le ministre ordonné manifeste à tous que c´est le Christ qui appelle, rassemble et envoie sur les chemins du monde.

Les évêques
Le mot « évêque » vient du grec episcopos, qui désigne la mission de veiller sur la communauté, de la protéger, pour que celle-ci se comporte le plus justement possible en véritable peuple de Dieu.
Les évêques reçoivent, comme les Apôtres, la plénitude du sacrement de l´Ordre. Ils sont garants de l´annonce de la foi et de l’Evangile dans leur diocèse. Ils sont responsables quant à l´administration des sacrements, avec toutes les questions pastorales que cela soulève aujourd’hui. Enfin, les évêques exercent une responsabilité de gouvernement (que l´on appelle aussi « charge pastorale »), au nom du Christ, envers « la portion du peuple de Dieu (diocèse) qui lui est confiée ».

Les prêtres
Les prêtres sont ordonnés par l´évêque de leur diocèse.
Ils sont co-responsables de l´Eglise locale : le prêtre est défini comme coopérateur, collaborateur de l´évêque. Il est « envoyé » (un don fait) à une communauté, il n´en est pas le délégué.
Ses missions peuvent s´exercer dans des cadres très divers. Mais, quelque soit la charge que le prêtre a reçu (une ou plusieurs paroisses, une aumônerie; …), sa présence consiste toujours à éveiller chacun au Christ, à sa parole libératrice.

Les diacres
Par leur ordination, les diacres signifient et rappellent à tout le peuple de Dieu, que l’Eglise ne doit cesser de manifester la charité du Christ pour tout homme. En particulier les plus pauvres, ceux qui sont à la marge.
Ils sont au sein de l’Eglise, et pour le monde, le signe du Christ serviteur « lui qui s’est anéanti en prenant la condition de serviteur et devenant semblable aux hommes » (Ph 2,7). Le geste du lavement des pieds (Jn 13) est le signe par excellence du Dieu qui vient à la rencontre de l’homme par un chemin bouleversant, celui du service.

Source : eglise.catholique.fr

Contact : Vocations

Avec le Baptême et l’Eucharistie, le sacrement de la Confirmation constitue l’ensemble des « sacrements de l’initiation chrétienne ». Ils conduisent à leur pleine stature les fidèles appelés à exercer leur mission dans l’Eglise et dans le monde : annoncer Jésus Christ, célébrer la gloire de Dieu et servir l’homme et le monde.

confirmations« Par le sacrement de Confirmation, le lien des baptisés avec l’Eglise est rendu plus parfait, ils sont marqués du sceau de l’Esprit Saint, enrichis d’une force spéciale de l’Esprit Saint » (Lumen Gentium 11), force qui fut jadis accordée aux Apôtres au jour de la Pentecôte pour répandre la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, par la parole et en action.

« Celui qui nous affermit avec vous dans le Christ et qui nous as donné l’onction, c’est Dieu Lui qui nous as marqués de son sceau et a mis dans nos cœur les arrhes de l’Esprit » (2 Corinthiens 1, 21-22)

C’est avec une huile parfumée, le Saint Chrême, que l’évêque marque le front de chaque confirmand. Comme cette huile répand une bonne odeur, chacun est appelé, par l’élan et la joie de sa vie, à répandre la bonne odeur du Christ, à être un témoin authentique du Ressuscité, afin que le corps du Christ s’édifie dans la foi au Dieu, Père, Fils et Esprit, et l’amour des hommes et du monde. Comme le Baptême dont elle est l’achèvement, la Confirmation est donnée une seule fois.

La préparation à la Confirmation doit viser à conduire le chrétien vers une union plus intime au Christ, vers une familiarité plus vive avec l’Esprit Saint, son action, ses dons et ses appels, afin de pouvoir mieux assumer les responsabilités de la vie chrétienne.

Signes du sacrement :

l’imposition des mains, l’onction avec le Saint-Chrême et le geste de paix.

Paroles du sacrement :

« Sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu »

 

Contact : Service diocésain de l'initiation chrétienne

 

Ce sacrement est le signe de l´amour infini de Dieu. Le pardon de Dieu est toujours possible, si nous faisons une démarche vraiment sincère.

reconciliationEn se reconnaissant pécheur, nous croyons que l´Amour infini de Dieu est toujours le plus fort. Le dialogue avec un prêtre est le signe efficace de la réconciliation avec Dieu et avec nos frères.

Le pardon de Dieu est exprimé par les paroles du prêtre :


« Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde ;
par la mort et la résurrection de son Fils il a réconcilié le monde avec lui
et il a envoyé l’Esprit-Saint pour la rémission des péchés :
par le ministère de l’Eglise qu’il vous donne le pardon et la paix. »

 

Dans l'Hérault, si vous souhaitez vous marier religieusement,
adressez-vous à votre paroisse : le plus souvent,
c’est l’église la plus proche de votre domicile.


EN SAVOIR PLUS

Confession ? Réconciliation ? Pénitence ?

La Confession est le nom traditionnel désignant autrefois l´ensemble du sacrement de pénitence et de réconciliation. En fait, la confession n´est qu´une partie du sacrement.  Elle est cette reconnaissance de l’amour fidèle de Dieu et de la rupture d’alliance que notre attitude a occasionnée.

La Réconciliation est l’acte gratuit par lequel Dieu pardonne au pécheur repentant et le réintroduit dans sa paix, grâce au Christ mort et ressuscité, en qui tous les péchés sont pardonnés. Depuis quelques années, on parle plus volontiers de « sacrement de la réconciliation » à propos de la confession.

La Pénitence : « Faire pénitence », c’est implorer le pardon de Dieu. Le mot s’est peu à peu confondu avec les diverses pratiques de pénitence. Pour l’essentiel, la pénitence vise à la réparation de la faute commise. Elle est le signe de la « conversion » à laquelle le Christ nous a tous appelés : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Mc 1, 15).

Qu’est-ce que le péché ?

Le péché est un manque d´amour envers Dieu, envers son prochain et envers soi-même. C´est une action, ou une intention, voire une parole dite, en toute liberté, pour commettre le mal. Il entraîne, pour celui qui l´a commis un éloignement de la justice et de la vérité.

La contrition, l’absolution, de quoi parlons-nous ?

La contrition désigne l’attitude de la personne qui reconnaît avoir mal agi, regrette d’avoir blessé l’amour des autres et de Dieu. Cette attitude conduit à vouloir changer sa manière de penser et de vivre, et à réparer les dommages causés aux autres et à soi-même.

L´absolution : Le prêtre « remet en route » la personne lorsqu´il pardonne les péchés, au nom du Christ. Le pardon permet de renouer avec Dieu les liens rompus par le péché. Dans cet acte sont engagés le prêtre qui donne l´absolution et le pénitent qui manifestera, ensuite, dans sa vie, les fruits du pardon.

Source : eglise.catholique.fr

Les sacrements sont des signes visibles du don gratuit de Dieu (la grâce).

sacrementeucharistie« Comme être social, l´homme a besoin de signes et de symboles pour communiquer avec autrui, par le langage, par des gestes, par des actions. Il en est de même pour sa relation à Dieu. » (Catéchisme de l´Eglise catholique, n° 1146)

Les sacrements permettent aux hommes de prendre conscience de la présence de Dieu au milieu d´eux. Ce sont des actes d’alliance qui unissent au Christ par l’action de l’Esprit Saint, relient les hommes à Dieu et à leurs frères par le plus intime d’eux-mêmes et incorporent dans l’Eglise.

Tout sacrement comporte trois dimensions :

    - un signe, ce que l´on voit;
    - une parole, ce que l´on entend;
    - un symbole, ce que le signe et la parole expriment.

Le concile Vatican II exprime l’action du Christ dans la célébration des sacrements : « Il est là présent par sa vertu dans les sacrements au point que lorsque quelqu’un baptise, c’est le Christ lui-même qui baptise » (Constitution Sacrosanctum, n° 7). Ainsi le sacrement est un «événement de salut» dans lequel le Christ lui-même agit et nous rejoint dans des situations particulières de notre vie.

En marquant les moments les plus décisifs de la vie humaine, les sept sacrements manifestent que c’est toute notre existence, dans ses différentes étapes, qui est appelée à être vécue avec le Christ :

• Les trois sacrements de l’initiation chrétienne : Baptême, Eucharistie et Confirmation sont trois étapes qui permettent d’entrer dans le mystère du Christ mort et ressuscité et de grandir dans la foi.
• Les sacrements de guérison : Réconciliation et Onction des malades ouvrent un chemin d’espérance.
• Les sacrements de l’engagement : L’Ordre et le Mariage consacrent des cheminements de vie baptismale.

Les sacrements sont une force qui permet d’aimer et de « porter du fruit » dans tous nos lieux de vie. Ils communiquent la vie divine, réalisant notre vocation de fils du Père, frères en Jésus Christ, animés du souffle du même Esprit !

Source : eglise.catholique.fr