Depuis septembre 2015, notre évêque a réuni sur le papier deux paroisses voisines en un ensemble paroissial unique, avec, à son service, une équipe de 4 prêtres dont deux ont plus de 80 ans, un plus de 70 ans, et un plus de 65 ans. Cet ensemble se compose des « villages » suivants : Les Matelles, Montferrier sur Lez, Prades le Lez, , Saint Clément de Rivière, Saint Gély du Fesc, Saint Vincent de Barbeyrargues et Le Triadou. La population tourne autour de 35 000 habitants

Vous devinez qu’un des premiers soucis de l’équipe pastorale (prêtres et EAP) a été de cesser de « penser clocher » et de travailler à rassembler une communauté. Ce qui n’est pas simple : la distance Saint Gély – Montferrier est beaucoup plus longue que Montferrier – Saint Gély… Et même franchir le Lez entre Prades et Saint Clément est quasiment impossible ! En trois ans, trois assemblées générales des paroissiens ont permis, avec les fêtes de Rentrée, de se connaître, de s’apprécier et d’exprimer leurs désirs, leurs frustrations et leurs espérances. Juste avant notre troisième assemblée (11 juin 2017) notre évêque publiait, au Zénith, son « orientation pastorale pour le diocèse » : son intuition faisait parfaitement écho à notre propre réflexion commune. Trois axes, trois orientations : faire communauté (convivialité), célébrer Jésus Christ (Liturgie) et annoncer l’Évangile aux jeunes et avec eux. Ces orientations sont « prévues » jusqu’en 2020… elles s’étofferont des initiatives des paroissiens

L’équipe CPM de préparation au mariage (sept couples sur l’ensemble paroissial) s’est étoffée cette année d’un couple envoyé par la paroisse saint Julien de la Mosson. Cette collaboration entre les paroisses a permis de vivre un week-end avec 25 couples. Chaque couple de fiancés avait rencontré auparavant un couple CPM deux fois. Il y a une véritable vie d’équipe, une vraie fraternité qui ne se contente pas de préparer le week-end : cela se poursuit dans l’animation et l’accompagnement de trois équipes « Tandem ».

Nous rencontrons un véritable handicap par rapport aux paroisses de villes : c’est le manque d’infrastructures et la petitesse des lieux de culte qui avaient été construits pour une population réduite : songeons que Saint Gély du Fesc qui comptait autour de 700 habitants en 1970, se retrouve à presque 10 000 en 2018. Sur l’ensemble paroissial, la plus grande salle peut accueillir 35 personnes… Heureusement, nous bénéficions de la sollicitude et la bienveillance des maires de nos « villages ». D’autre part, un prêtre peut facilement se déplacer en voiture 500 kilomètres par mois. Certes, il y a un gros avantage par rapport à la ville, c’est qu’il est possible de se dire bonjour, de s’arrêter pour un moment d’échange et de fraternité.