Lundi matin, le soleil est revenu ; au 138, rue Elie Wiesel tout est calme. Quel contraste avec la journée de samedi !

L1050143La fête inaugurale a laissé des traces sur le sol et sur les meubles. Faire le ménage devient relecture. Les tâches de confiture sur le sol de la salle à manger … c'est ici que les jeunes de CAP'J et les étudiants ont servi les crêpes aux convives tout au long de l'après-midi. Les marques au sol signent le passage de la foule nombreuse venue partagée ce moment festif. Un jeton oublié sous le canapé témoigne du plaisir simple partagé autour de jeux. Les ballons éparpillés, les plateaux dans la cuisine rappellent le temps des préparatifs toute la semaine et l'énergie joyeuse de l'équipe.

Dans un bocal, des feuillets sur lesquels ont été notés les prénoms de tous ceux qui ont donné de leur temps, de leur argent, des meubles et objets utiles expriment tout l’enthousiasme que ce projet suscite. La cire fondue renvoie au temps de prière improvisé au terme de la journée pour remercier Dieu de tout ce que nous avions reçu.

Des musiques résonnent … les chants au moment de la bénédiction, le voyage musical à Madagascar offert par Line et Coco, la petite chorale improvisée au cœur de l'après-midi.

Des visages apparaissent alors... ceux des enfants qui ont inauguré la maison en carton de Fabienne ; la voisine syrienne venue offrir un gâteau ; les amisL1050171 d'ATD Quart Monde et de la Halte Solidarité, les curés, actuel et anciens et les nombreux paroissiens ... jeunes et personnes âgées, riches et pauvres, bien portants et malades, gens du pays et étrangers, … tous divers, réunis pour bénir cette maison... Il y avait là comme un air de Pentecôte.

La maison a été bien bénie … par la prière de la foule guidée par notre Évêque, par la pluie persistante, par la joie partagée.

Je me souviens alors de deux paroles confiées par des membres de l'équipe :

les jeunes en cuisine« Nous nous souviendrons de cette journée ! ». En effet, cette journée jalonne notre chemin et préfigure ce que nous allons sans doute vivre en ce lieu.

« Samedi, c'était le temps de l’embarquement ; le bateau est prêt à prendre le large ! »

C’est maintenant que l'aventure démarre... avec la promesse de belles rencontres.

Ce matin, en essuyant les chaises, résonnent ces mots : « Avance en eau profonde ! »

Alors, finissons d'embarquer ! Larguons les amarres !

Véronique ANGEVAIN