L’Archevêque Mgr Pierre-Marie Carré a béni samedi 4 octobre une seconde cloche pour l'église Saint-Augustin de La Grande-Motte construite dans les années 1970, à l'occasion de la célébration des 40 ans de cette commune.


« Accorde à ceux qui entendront résonner le son des cloches pour les convoquer à l’église de prêter à ta voix une oreille attentive et de célébrer tes saints mystères d’un seul cœur ». S’appuyant sur le livre des Bénédictions de 1988, Mgr Pierre-Marie Carré, l’archevêque de Montpellier, a lancé le rituel de bénédiction d’une cloche de 200 kilos répondant aux doux prénoms de Marie-Monique.

En écho au vote de « l’indépendance » du 1er octobre 1974(*), les Grand-Mottois sont nombreux à avoir répondu à l’appel de leur curé, le P. Hervé Dussel, pour le baptême de la nouvelle cloche de l’église Saint-Augustin, le premier samedi d’octobre, jour de Yom Kippour... En présence de M. Rossignol, maire de la commune depuis 2008, Mgr Pierre-Marie Carré a présidé la cérémonie dans un édifice plein à craquer, après un concert à l’orgue.

L’utilisation d’un signal sonore pour « convoquer le peuple chrétien à l’assemblée liturgique » et « l’avertir des principaux événements de la communauté locale »(**) remonte à la période antique.

Mais une originalité de La Grande-Motte, située à l’est de la paroisse Stella Maris(***), c’est que l’église a été bâtie dans les années 1970, à l’occasion de la création ex-nihilo de la fameuse station balnéaire, souvent comparée avec Brasilia.

La célébration s’est déroulée en trois temps, s’appuyant sur les symboles traditionnels de l’histoire des chrétiens, mais sans eucharistie : l’évêque a d’abord béni l’eau, dont il a aspergé l’assemblée et la cloche, présentée dans un beau décor blanc. Puis, après  le chant de la litanie des saints et une brève allocution du curé, est venu le tour d’embraser l’encensoir et de répandre sa fumée odorante. Enfin, les prénoms de Marie-Monique ayant été proclamés par le maire derrière l’autel, est venu le temps de s’emparer du battant doré, semblable à un maillet, pour faire tinter la nouvelle « voix du peuple de Dieu ».

La marraine, sœur Monique, du Carmel de Bayonne, n’était pas présente. Cette ancienne Grand-Mottoise a accepté la responsabilité avec sa prieure, engageant « toute sa communauté » pour veiller sur la seconde cloche de l’église Saint-Augustin. L’inscription que porte celle-ci cite d’ailleurs logiquement et en latin le Père de l’Eglise dans le tome I de ses Confessions : « Vous appelez avec force l’homme à trouver la joie plénière dans le chant de vos louanges, car vous nous avez faits pour vous, Seigneur, et notre cœur est inquiet jusqu’à ce qu’il se repose en vous » .

Cette cloche rejoint ainsi celle des origines de l’édifice, dont la première pierre fut posée le 13 juillet 1975. Sortie de l’église, l’assemblée a ensuite assisté au baptême du parvis donnant sur l’ancienne place des Trois-Pouvoirs, à qui l’on a donné le nom du premier curé local, l’abbé Roger Guérin (1917-2013).


Raphaël A. de V.

 

(*) : le 1er octobre 1974, le conseil municipal de La-Grande-Motte a voté sa séparation administrative d’avec Mauguio.

(**) : livre des Bénédictions de 1988, 1038-1049.

(***) : la paroisse Stella Maris regroupe La-Grande-Motte, Villeneuve-lès-Maguelone, Carnon, Palavas-les-Flots et Pérols.

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