Les beaux jours arrivent ! Ce sont aussi dans nos paroisses des assemblées un peu particulières avec les baptêmes, les mariages, les premières communions...

Si on excepte les obsèques, beaucoup de chrétiens et aussi de non chrétiens ne viennent dans nos églises que ces jours-là. Ces célébrations seront pour eux le visage de l'Eglise et à travers elle le visage  du Christ. Certes nous ne sommes pas maîtres de l'action de l'Esprit Saint dans le cœur de chacun. Mais nous avons toujours à nous interroger sur la qualité de ces célébrations un peu particulières. Quel est notre accueil : celui du célébrant mais aussi celui de l'ensemble de la communauté ? Comment gérons-nous ces assemblées à la fois avec autorité et avec bienveillance ? Plus encore comment permettons-nous à la Parole de Dieu d'être audible (dans tous les sens du mot) pour ces paroissiens d'un jour ?  Qu'il y ait Eucharistie ou non, comment conduisons nous ces assemblées, souvent très sécularisées, à une authentique attitude de prière  ?

Ne cachons pas que ces assemblées sont parfois 'lourdes' !  Mais, tout autant que le rassemblement du dimanche, elles sont un lieu  privilégié de rencontre avec le Christ et avec son Eglise.  N'ayons pas peur de prendre les moyens pour qu'il en soit ainsi !

P. Alain Eck, Chancelier

En convalescence chez nos sœurs de la Villa Savine, j’ai pu regarder en direct sur KTO l’émission de ce lundi 9 avril aux Bernardins : moment rare d’humanité profonde qui ne laisse pas indifférent.

Profondément humains les témoignages des trois binômes accompagnés-accompagnants, où transparaissait, entre ombres et lumières, l’itinéraire conjoint de deux personnes où chacune pouvait grandir en humanité.

Il m’a été donné de vivre cette expérience pendant des semaines avec le personnel soignant et les membres de l’aumônerie de la Pastorale de la santé.

Des relations nouvelles s’établissent d’une manière surprenante ; des dialogues inattendus se nouent au fil des soins ; des confidences peuvent s’exprimer sur les peurs et les situations angoissantes. Et la complicité qui s’en suit fait jaillir et montre à chacun le meilleur de l’autre…

Profondément humain également le discours de Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et Président de la Conférence des Evêques de France. Les sujets abordés, et singulièrement les problèmes de bioéthique et le drame des migrants, situaient d’emblée l’Eglise catholique dans son rôle d’accompagnement et de compagnonnage des personnes sur leurs chemins de vie, dans sa mission « d’experte en humanité », comme le disait le Bienheureux Pape Paul VI à la tribune de l’ONU.

En effet, à la suite de Jésus, Verbe incarné, Fils de Dieu et fils de Marie, l’Eglise poursuit la mission du Christ venu pour sauver tout homme et tout l’homme. Au milieu de situations nouvelles, difficiles, inédites, elle accomplit son devoir de discernement pour guider tous les hommes vers leur destinée finale à travers les aléas de la vie présente.

Le discours du Président de la République mérite notre attention. Je pense à son invitation à trouver dans l’Eglise catholique un partenaire parmi d’autres pour collaborer à plus d’humanité dans notre pays, un appel à s’engager… Il a à la fois souligné la place que tiennent les catholiques dans la solidarité avec les plus démunis, et en même temps il n’a pas caché les points de divergences qui existent entre nos aspirations et les décisions des pouvoirs publics.

Il a surtout appelé l’Eglise catholique à continuer à offrir au pays les dons qu’elle a apportés à tous durant des siècles : don de la sagesse, de l’engagement et de la liberté.

Et il n’a pas caché les tiraillements et la tension entre l’idéal évangélique de l’Eglise et les positions des responsables du pays confrontés aux évolutions de la société.

Une telle rencontre est à la fois lourde de sens et porteuse d’avenir. Elle répond au désir maintes fois exprimé de ne pas cantonner l’Eglise à la sphère du privé, mais de lui permettre de jouer son rôle d’humanisation.

Elle invite les catholiques à répondre à l’appel souvent répété par les papes et singulièrement par François, à prendre un chemin de sainteté qui conduit à se mettre au service concret du frère dans le besoin pour marcher avec lui à la rencontre du Sauveur qui s’est incarné pour tous.

+ Claude Azéma

Evêque auxiliaire de Montpellier

Nous venons d’être bousculés à nouveau par des évènements dramatiques qui ont fait monter en nos cœurs des sentiments multiples et contradictoires : colère à l’égard de l’auteur de cet attentat, 

tristesse pour ces vies fauchées trop tôt, compassion pour la peine des familles, mais aussi fierté devant le témoignage de celui qui dans l’exercice de son métier a pris la place d’un otage en mesurant ce qu’il pouvait espérer et le risque qu’il courrait lui-même.

Homélie de Mgr Pierre-Marie Carré pour la messe chrismale, Cathédrale Saint-Pierre, 26 mars 2018

Au cœur de notre foi chrétienne se trouve le mystère de Dieu qui s’est fait homme, « le Verbe s’est fait chair », écrit saint Jean. Dieu a partagé notre existence humaine en allant jusqu’à la mort. Cette réalité est au centre de notre foi et commande donc les différents aspects de ce que nous croyons. C’est ce que nous célébrons en ces jours saints.

Nous connaissons le concile de Chalcédoine : en Jésus on ne peut pas séparer ce qui est de l’ordre du divin et du domaine humain qui sont sans confusion ni séparation. Dès lors, cela est vrai aussi pour la Parole de Dieu : c’est en parlant le langage des hommes, c’est en passant par des hommes que Dieu s’adresse à nous et parle en s’adressant aux époques, aux cultures diverses et aux personnes, telles qu’elles sont.

Il en est de même pour les sacrements. C’est par des signes visibles, adaptés à notre nature, que Dieu vient nous rejoindre et qu’il agit. Ainsi, l’eau du baptême nous rend enfants de Dieu, adoptés par Dieu. Le pain et le vin que Jésus a pris deviennent l’eucharistie par laquelle il se donne à nous comme nourriture. Tout à l’heure, par le signe des Saintes Huiles bénies ou du Saint Chrême consacré, le sacrement des malades et celui de la confirmation vont venir nous rejoindre, nous fortifier, nous marquer profondément. Cela est vrai aussi pour un autre sacrement, le sacrement de l’Ordre. Diacres, prêtres, évêques, nous en sommes les signes. Or ce signe est plus qu’une réalité matérielle. Il est profondément humain puisque c’est par l’ordination que Jésus fait de nous ses instruments. La grâce va agir à travers nous malgré nos faiblesses, malgré nos limites, malgré notre péché. Rappelons-nous les paroles de saint Augustin « quand c’est Pierre qui baptise, c’est le Christ qui baptise, quand c’est Paul qui baptise, c’est le Christ qui baptise, quand c’est Judas qui baptise, c’est le Christ qui baptise ». Nous savons que l’efficacité du sacrement ne dépend pas d’abord de la sainteté des ministres mais nous mesurons bien que le manque de sainteté des ministres du Christ limite leur témoignage et en réduit la puissance.

Frères et sœurs, vous le savez bien, nous connaissons nos péchés et nos fragilités ; les médias ne manquent pas de les souligner. Je vous demande avec insistance : priez pour vos prêtres, priez pour vos diacres, priez pour vos évêques pour qu’ils deviennent davantage l’image du Christ Pasteur qui aime ses brebis, qui donne sa vie pour elles. Et quant à nous, frères diacres et prêtres, réentendons sans cesse l’appel que Jésus adresse à chacun de nous.  Il nous faut nous convertir pour que notre regard sur les personnes devienne celui du Christ qui ne condamne pas, mais qui accueille, qui pardonne, qui invite à ne plus pécher.

Oui, cet aspect humain de la foi chrétienne manifeste combien notre foi serait fragile si elle n’était que l’affaire des hommes. C’est un trésor que nous portons, écrivait déjà saint Paul. Ce trésor est lumière, alors que nous sommes trop marqués par les ténèbres. Que cette messe chrismale et la Semaine Sainte nous donnent de nous laisser transformer par la bonne nouvelle du salut que nous sommes chargés d’annoncer.

Dans quelques instants, nous allons renouveler les promesses de notre ordination ; chaque année nous le faisons, mais faisons-le cette année avec plus de gravité encore. Je voudrais vous confier tout simplement vos prêtres ; la présence et la vie des prêtres sont importantes pour la vie de l’Eglise. Vous êtes, frères prêtres, chacun à votre manière, mes collaborateurs envoyés par le Seigneur pour que, ensemble, nous puissions travailler à l’annonce de l’Evangile, à la célébration des sacrements et au service de la communauté chrétienne. Je tiens à vous dire aussi la reconnaissance du Peuple de Dieu pour votre service humble, courageux et fidèle. La messe chrismale, la célébration des jours saints sont des moments privilégiés pour redécouvrir le don que le Seigneur fait à l’Eglise et au monde par le ministère ordonné. Je me réjouis de la présence des séminaristes, ces jeunes frères qui se préparent pour le jour où, s’il plaît à Dieu, ils recevront l’ordination.

Ce qui est dit des prêtres, est vrai aussi, d’une autre manière, pour les diacres. Vous êtes, frères diacres, chargés du service de la charité et du don de la paix.

Ensemble, nous avons tous à découvrir ce que le Seigneur attend de nous. J’aime particulièrement l’invocation prise dans le livre des ordinations : « Que Dieu lui-même achève en vous ce qu’il a commencé ».

Tout à l’heure, nous avons entendu dans l’Evangile le texte de la prédication de Jésus dans la synagogue de Nazareth ; il s’appuie sur une parole très forte du prophète Isaïe : « le Seigneur m’a marqué par l’onction ». C’était vrai pour Jésus, bien sûr, toute sa vie est conduite par l’Esprit Saint, mais c’est vrai aussi pour nous, la consécration de nos existences est l’œuvre du Saint Esprit. On parle de consécration du Saint Chrême parce que cette huile parfumée, avec les paroles dites par l’évêque, avec l’imposition des mains de tous les prêtres, est destinée à transmettre le don de l’Esprit Saint. Nous en avons été marqués plusieurs fois : nous l’avons été lors de notre baptême et de notre confirmation, les prêtres le reçoivent lors de leur ordination ; c’est dire que nous sommes tous appelés à devenir ce que nous sommes, un peuple consacré au Seigneur, un peuple témoin des merveilles de Dieu.

Que cette messe chrismale, pour vous frères et sœurs rassemblés dans la cathédrale, pour vous les auditeurs de RCF Radio Maguelone, nous aide à devenir vraiment ce que nous sommes : consacrés au Seigneur. Amen.

Les évêques de France appellent à un sursaut de conscience pour que s’édifie une société fraternelle où nous prendrons soin les uns des autres.

Lire la suite en cliquant ici

 

Pour plus d'informations sur les Etats Généraux de la Bioéthique, vous pouvez consulter les fiches proposées par l'Eglise de France, en cliquant ici.

La Pastorale des Jeunes est mobilisée pour les grands rendez-vous diocésains avec les jeunes.
Elle souhaite que chacun se motive pour que même le plus petit groupe ou le moindre jeune chrétien isolé puisse participer à ces rendez-vous.
Dans l’Orientation diocésaine, l’archevêque rappelle qu’« un investissement pastoral à l’égard des jeunes est indispensable.
Toute la communauté doit porter la préoccupation et le soutien de la pastorale des jeunes. C’est avec eux que des perspectives nouvelles pourront s’élaborer. »
Soyez donc à l’écoute des jeunes ! 
« L’Eglise rejoint particulièrement les jeunes quand elle répond à leur besoin premier d’être écoutés. Cela se fait dans les lieux de vie ordinaires des jeunes par des propositions formelles et par la présence d’acteurs pastoraux présents et disponibles, enclins au dialogue informel. » (*)
Soutenez-les dans leurs initiatives et dans leur désir de participer aux grands moments de la pastorale des jeunes. « Les grands rassemblements diocésains, nationaux ou internationaux tels que les JMJ, Taizé, le scoutisme… sont reconnus comme des lieux importants et formateurs. Responsabiliser les jeunes et les rendre acteurs dans l’Eglise est une pédagogie féconde. » (*)


Espérons que les jeunes répondent nombreux à ces temps forts :
-  3 et 4 février, rassemblement des étudiants Ecclesia Campus à Lille.
-  11 mars, étape décisive vers le baptême pour collégiens et lycéens "Dieu t'appelle, prends ton envol"
-  14-16 avril, Rassemblement à Lourdes pour les lycéens et les 3é "Lis tes messages"
-  JMJ Janvier 2019 à Panama  

Bâtissons l’avenir avec les jeunes, qui portent aussi le souci de l’évangélisation.
 

(*) Résumé de la synthèse nationale des réponses à la consultation pour le synode 2018.

Bâtissons l’avenir avec le Christ qui vient parmi nous pour faire toutes choses nouvelles.
Chaque Noël revient le 25 décembre ; apparemment rien de changé et pourtant Noël 2017 sera bien différent de Noël 2016. Nous ne fêtons pas Noël dans la nostalgie des 3 messes basses, mais comme le projet de Dieu pour notre monde. Le Christ, Verbe de Dieu, nous entraîne avec lui vers l’avenir.
Comparer nos projets pastoraux locaux avec le projet du Salut de Dieu est bien prétentieux et pourtant l’ambitieux projet de Dieu pour les hommes se nourrit de tous nos projets quotidiens, nos désirs d’aller de l’avant.
Les assemblées de paroisse qui donnent du grain à moudre à l’Equipe d’Animation Pastorale en vue de la rédaction du Projet pastoral local, sont des lieux de questionnement, de rêves échangés, de nourritures spirituelles partagées, de recherche d’outils pour réaliser le projet.
La salle paroissiale ressemble alors à la crèche car, autour de l’enfant, bergers et mages s’interrogent, rêvent, se nourrissent et s’équipent pour bâtir l’avenir et que naisse l’Eglise.