Vous pouvez consulter les photos du pèlerinage, en cliquant ici .

Ci-dessous, voici deux homélies proposées pendant le pèlerinage.

 

Homélie du Père Joseph Nguyên Xuân Hà, mardi 17 juillet, Messe du St Esprit

Un jour de grande fête célébrée au Temple, Jésus se lève et proclame : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, comme l’a dit l’Écriture, de son sein couleront des fleuves d’eau vive ». Saint Jean commente ensuite : il parlait ainsi de l’Esprit Saint que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. En effet, il n’y avait pas encore d’Esprit parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié (Jn 7, 37-39).

priereDieu, le Père a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils bien-aimé, et le Fils nous a tant aimés qu’il a donné sa vie pour nous. Sur la croix, il a libéré l’Esprit pour qu’il nous soit communiqué, pour qu’il soit notre lumière et notre force.

L’Esprit qui anime Jésus anime et conduit aussi l'Église, nous tous, des pèlerins, des hospitaliers, des malades, des bien portants, des jeunes, des moins jeunes... à Lourdes, bref, tous ceux et celles qui croient en Jésus. Il nous amène à la vérité tout entière, parce qu’il est l’Esprit de vérité, la Vérité qui est révélée en Jésus, le Christ, le Fils bien aimé du Père, le Verbe fait chair né de la Vierge Marie. « En Jésus, Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne par grâce ce que Dieu est par nature », (St Maxime le confesseur). La grâce incréée qui nous divinise, c’est l’Esprit Saint.

L’Esprit est en nous cette présence, ce don qui nous transforme pour faire de nous de vrais enfants de Dieu. Il est le lien d’amour qui nous unit au Père et au Fils.

Quand l’Esprit Saint est appelé et accueilli, quand il anime les membres du Corps du Christ, il vivifie et rajeunit l’Église. Voici les fruits qui sont les signes de la présence de l’Esprit identifiés par saint Paul : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité, maîtrise de soi. Comment ne pas désirer une telle richesse, une telle qualité de vie, une telle source de bonheur à accueillir et à partager ? L’Esprit Saint est à l’œuvre dans tout effort pour humaniser le monde, pour le rendre plus juste et plus habitable pour les pauvres et pour les petits.

Le plus important des fruits de l’Esprit dans nos cœurs et dans nos vies, c’est l’amour. Chaque Eucharistie nous redit que Jésus, ayant aimé les siens, les aima jusqu’au bout. Il y a tant de manières d’aimer pour que l’Église devienne une communion d’amour où chacun se sente reconnu, accueilli, aimé ! Et le service auprès des malades ici à Lourdes ou dans vos paroisses, dans votre lieu de vie ou l’accompagnement des familles  en deuil, des personnes en souffrances…ne sont autre que l’amour en actes. Le temps passé à côté du malade ou des personnes en souffrance est un temps sacré. C’est une louange à Dieu, notre Père qui nous conforme à l’image de son Fils, qui « n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude » (Mt 20,28).

Je termine par un regard sur Marie qui se trouve souvent avec les disciples en prière, même  le jour de la Pentecôte où l'Esprit Saint descend et demeure chez les apôtres.

Marie a témoigné des merveilles de Dieu par son Magnificat : elle a cru en l’amour de Dieu pour elle ; elle s’est mise au service de sa cousine Élisabeth et fut attentive aux besoins des époux à Cana ; Marie demeure dans l’Église une mère qui aime tous les hommes devenus ses enfants à la Croix et elle prie avec nous pour nous obtenir le don de l’Esprit Saint. Unissons-nous à sa prière: Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur. Amen

 

 

Homélie du Père Bernard Laurent, jeudi 19 juillet, messe avec célébration du sacrement des malades.

Allez par le monde entier proclamer l’Evangile à toute la création.

Cette invitation, frères et sœurs, de la bouche même de Jésus le Christ, vous vous en êtes sans doute rendu compte ne souffre d’aucune contestation possible. Cette mission d’annoncer, le Seigneur nous la confie.

DSC04578Cette parole, il nous appartient avant tout de l’accueillir, lui  faire place, au plus intime de nous même, au plus profond de notre cœur. Consentir à la recevoir avant de l’annoncer, c’est ainsi qu’elle deviendra pour nous source de vie.

Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, venons nous d’entendre.

C’est précisément pour cela qu’aujourd’hui le Seigneur nous rassemble, il souhaite dans cette célébration de l’onction des malades nous redire une fois encore son amour et sa tendresse. Une célébration dont nous ne pouvons oublier que c’est ensemble, en Eglise, dans le cadre de ce pèlerinage, que nous la vivons. Comme le Seigneur n’exclut personne chacun saura trouver de quoi le combler et le rassasier.

Nous le savons bien, et même nous le redoutons, si nous ne l’avons pas déjà vécu, nos existences peuvent basculées, nos vies peuvent être fragilisées par la maladie, l’accident, le grand âge o ou bien d’autres choses, mais il nous faut à l’image de Paul, garder confiance, et qu’importe, ces vies si elles sont comme dit l’Apôtre semblable à des vases fragiles, qu’importe leur faiblesse ou leur petitesse, nous savons bien, nous ,qu’en Jésus Christ tout est grâce .

Frères et sœurs, il n’ y a pas d’histoire humaine, en laquelle Jésus ne puisse trouver écho, s’enraciner, il n’ y a pas de vie maltraitée, humilié, cabossée blessée , même meurtrie où il ne désire venir habiter, y faire sa demeure , en les marquant en profondeur de sa présence et de son amour.

 Cette huile dont certains vont être marqués sur le front et dans

le creux de leurs  mains, laissez-la pénétrer, descendre, elle est signe de la tendresse signe de sa présence.

Surtout ne faites rien, ne dites rien, laissez-lui place tout simplement, consentez seulement à vivre cette expérience , celle d’une rencontre, d’un amour reçu, accueilli, jusque dans les profondeur de votre être , bouleversant quelque peu vos vies, changeant vos habitudes, vous appelant même à la conversion venant redonner du poids , du sens à vos existences.

Cette huile elle est aussi signe de joie et d’allégresse, de salut, un salut sans cesse manifesté et offert à toute la création. Amen