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Comment faire place aux personnes fragiles dans la paroisse, en vérité et dans la durée ? C’est la question à laquelle a tenté de répondre l’équipe Diaconia 34 lors d’une formation à Castelnau-le-Lez.

“(…) Pour recevoir en vérité le Corps et le Sang du Christ livrés pour nous, nous devons reconnaître le Christ dans les plus pauvres, ses frères”, stipule le point 1397 du Catéchisme de l’Eglise catholique.

Le pauvre, c’est celui qui doit s’en remettre à l’autre pour vivre”. Mais s’il y a des pauvretés de toutes natures, les pauvres n’ont pas “la même vie que nous” : dormir dans la rue, devoir attendre l’assistante sociale venant chercher l’enfant qui vient de naître, et bien d’autres situations d’urgence matérielle frappent encore l’humain, y compris en France et par exemple dans le diocèse de l’Hérault, qui est le “deuxième département le plus pauvre” du pays, selon le Secours catholique-Caritas France.

On comprend alors la raison d’être de la formation proposée, via l’Institut diocésain (IDF), par le père Jacques Bétoulières et l’équipe Diaconia34, au centre paroissial Saint-Vincent-de-Paul à Castelnau-le-Lez, en décembre dernier. Une vingtaine de personnes, pour l’essentiel des bénévoles déjà impliqués dans la lutte contre la pauvreté, est venue. Après un partage de l’Evangile, qui a souligné l’importance de la Foi, les uns et les autres ont échangé sur leurs expériences personnelles. On en retiendra par exemple que “seuls, on ne peut rien faire”, qu’un “tout petit geste peut donner beaucoup de joie” et que la prière personnelle est primordiale pour asseoir l’accueil du pauvre. L’accueil, une “rencontre fraternelle”, comme “une pierre dans notre vie” : il permet, par l’écoute, des paroles de réconfort et de paix, de remettre le bénéficiaire en confiance et de le restaurer dans sa dignité de base.

Puis les témoins, Christian Pieri pour la Halte Solidarité, Antoine Jordan pour les prisons et Martine Lizambert pour l’Education nationale, ont présenté leur expérience concrète du terrain. Un effort a été demandé pour relancer les initiatives de convivialité, fondamentales pour restaurer un lien social qui se délite. On a prié pour clore la session.

Azaïs de V.





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