Les cinq diocèses de la province Languedoc-Roussillon ont organisé du 19 au 26 mai un pèlerinage en Pologne pour célébrer la canonisation du pape saint Jean-Paul II. Retour en images.

Quelques jours après la canonisation de Jean-Paul II, les directions des pèlerinages des cinq diocèses de la Province apostolique de Montpellier ont affrété un avion depuis Montpellier, pour accompagner 90 pèlerins et aller à la rencontre de ce saint pape, dans ce pays qui fut le sien  et celui de sa vocation.

Par ailleurs, ce fut aussi l’occasion de rencontrer d’autres grandes figures polonaises qui ont marqué l’histoire de notre foi : Sœur Faustine, Maximilien Kolbe, Edith Stein, le P. Popielusko.

Ce qui a frappé tous et chacun c’est la foi encore bien vivante da la Pologne et du coup la compréhension de la force qu’elle n’a jamais cessé d’être malgré les 60 ans de régime communiste.

Les différentes visites, à Wadowice dans la maison natale de saint Jean-Paul II, ou à l’évêché de Cracovie où il fut ordonné prêtre puis évêque, nous ont mis en prise directe sur sa force de caractère et nous ont mieux fait comprendre ce qui l’a amené à être choisi comme pape et déclencher ensuite les événements qui ont conduit à la Chute du Mur de Berlin en 1989.

Nous avons pu constater par ailleurs la jeunesse et la vitalité du peuple polonais d’aujourd’hui : un pays en plein développement, espérons qu’il saura  garder cette foi qui les a aidés à traverser les vicissitudes de l’Histoire.

D’autres moments marquants :

- la découverte du quartier de Nova-Huta et de l’église où nous avons célébré : entièrement construite de la main et avec les dons des habitants du quartier malgré les bâtons mis dans les roues par les autorités politiques (par exemple les millions de galets qui recouvrent la façade ont été déposés au fur et à mesure par les uns et les autres, à la main, dans des sacs à dos, des cabas…)

- La visite des mines de sel de Wieliccza fut à la fois amusante et impressionnante.

- La messe privée au sanctuaire de Lagiewniki nous a permis de mieux connaître la vie et le message de Sœur Faustine.

- Que dire du passage à Auschwitz et à Birkenhau tant ce fut à chacun de vivre ses propres émotions ! La rencontre préalable avec le Père Manfred, prêtre allemand qui a monté un centre d’accueil de dialogue universel avait préparé notre cœur : « La déshumanisation commence par la suppression des relations humaines entre les personnes », nous a-t-il dit pour commencer et il n’y a peut-être rien d’autre à rajouter.

Le silence et la méditation que nous avions proposée dans les cars ensuite, ont bien montré que chacun vivait cette visite avec beaucoup d’intensité ;

- Le soir et le lendemain, ce fut la halte au monastère de Jasna Gora à Czestochowa, qui abrite la fameuse icône « miraculeuse » de la Vierge, vénérée par tous les polonais.

Cette pause d’un peu plus d’une journée nous a permis de faire une vraie halte spirituelle paisible et profonde. Avec la joie de commencer la journée par une messe face à l’icône. L’après-midi, nous avons pu méditer les « mystères lumineux », cadeau de Jean-Paul II, et faire sur le chemin de ronde des remparts, un chemin de croix très paisible, mais profond avec des écrits de sœur Faustine.

- Le lendemain départ pour Varsovie avec une halte à Niepokalanow, où le Père Kolbe a fondé sa première œuvre et en particulier sa première imprimerie. Là aussi, la messe fut très émouvante dans la petite église en bois qui fut sa première construction.

- La visite de Varsovie entièrement détruite et reconstruite à l’identique nous a une fois de plus montré le courage, la foi et la détermination de ce peuple.

- Ce qui fut bien confirmé le matin du départ à Saint-Stanislas Kotska, la paroisse du P. Popielusko où après la messe dite dans la crypte décorée par les enfants, nous avons pu visiter le musée impressionnant qui retrace sa vie et à travers lui les événements qui ont permis la libération du peuple polonais, bien avant la chute du mur de Berlin.

- Partout, les lieux qui sont dédiés à ces grandes figures de la foi polonaise sont magnifiquement faits et documentés ce qui a rajouté à l’intérêt des visites.

- Mais il y’aurait beaucoup encore à dire, entre autre sur la fraternité du groupe, malgré le nombre et la disparité des personnes.

- Il n’est pas sûr que nous puissions recommencer bientôt ce pèlerinage : d’autres lieux autant attachant, nous attendent !...



 



Bernard Kohn,Directeur diocésain des pèlerinages du
diocèse de Montpellier





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