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Le dimanche 25 octobre 2015

Messe de clôture du Synode : « Aujourd'hui est un temps de miséricorde ». Commentaires de Radio Vatican

synode 2015 10 26 3Dimanche 25 octobre 2015 en la basilique Saint-Pierre. Messe de clôture du Synode sur la famille. - AP

 

Le Synode des évêques s'est achevé, le samedi 24 octobre 2015, dans un climat d'espoir. La commission chargée du rapport final est parvenue à élaborer un texte susceptible de satisfaire la majorité des pères du Synode. Ce document de travail a été soumis à un vaste travail de réécriture et de réorganisation pour le rendre plus cohérent, concis, clair et universel.

Clôture de la XIVème Assemblée Générale ordinaire sur le thème « La vocation et la mission de la famille dans l'Eglise et le monde contemporain »

Evocation et explication du P. Lucas Lambert qui est curé de la paroisse Mère Teresa à Béziers, délégué diocésain de l’Inter-religieux et intervenant au Centre universitaire Guilhem de Gellone (CUGG) à Montpellier.

basilique st pierreLa place Saint-Pierre lors de l'ouverture du Concile Vatican II, le 11 octobre 1962 – AP



Le 28 octobre 1965 le Pape Paul VI publiait la déclaration conciliaire Nostra Aetate sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétiennes. Jamais un concile ne s’était penché aussi profondément sur ce sujet, l’Eglise et les religions non chrétiennes.
Que dit cette déclaration ? Après un préambule sur l’unité de la race humaine, Nostra Aetate traite successivement des diverses religions non chrétiennes (en particulier l’hindouisme et le bouddhisme), puis de la religion musulmane, enfin de la religion juive ; une conclusion ouvrant à la fraternité universelle achève la déclaration. C’est surtout le chapitre sur le judaïsme qui est important : il marque un tournant historique dans les relations de l’Eglise avec le peuple juif.
Après des siècles de méfiance, d’antijudaïsme souvent, et bien sûr, après la Shoah, le texte conciliaire exhorte les chrétiens à se rappeler tout le patrimoine commun qu’ils ont avec les juifs (les patriarches, les prophètes, les Ecritures hébraïques…). Plus encore, les Pères conciliaires parlent du « lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament avec la lignée d’Abraham. » Entre la Synagogue et l’Eglise, ce n’est même pas un simple lien de continuité mais une véritable « greffe » dont saint Paul parle en Ro 11, 17 : la sève de l’olivier franc (Israël) coule dans l’olivier sauvage (les païens entrés dans l’Eglise). Saint Jean-Paul II dira que « la religion juive nous est intrinsèque ». On ne peut imaginer de lien plus solide : il s’agit d’un lien spirituel entre les deux religions. Il en va du « mystère de l’Eglise » que le concile entend scruter.
C’est par et dans le Christ, lui-même juif, que se fait ce lien. Il nous faut reprendre conscience de la judéité de Jésus-Christ. Le Catéchisme de l’Eglise catholique l’explique: la venue des Mages à Jérusalem pour « rendre hommage au Roi des juifs » (Mt 2, 2) « signifie que les païens ne peuvent découvrir Jésus et l’adorer comme Fils de Dieu et Sauveur du monde qu’en se tournant vers les juifs et en recevant d’eux leur promesse messianique telle qu’elle est contenue dans l’Ancien Testament » (CEC 528).
Il nous faut passer par Jérusalem (autrement dit par le judaïsme) pour comprendre qui est Jésus. Dieu s’est fait homme, et homme juif, en Jésus de Nazareth. Nous, chrétiens, sommes donc invités à entrer dans une attitude de respect, d’estime à l’égard du judaïsme, mais également dans une démarche de connaissance de cette religion, si proche qu’elle nous est comme « intrinsèque ». Et une belle porte d’entrée dans le judaïsme peut être l’étude de l’hébreu…
Nous sommes aussi appelés, avec nos frères juifs, « à œuvrer ensemble pour la justice sociale, le respect des droits de la personne humaine et des nations, pour la réconciliation sociale et internationale… » (cf. Notes pour une correcte présentation des juifs et du judaïsme dans la catéchèse et la prédication de l’Eglise catholique de la Commission du Saint-Siège pour les relations avec le judaïsme, 1985).
Nostra Aetate est un texte fondamental que nous sommes invités à découvrir ou redécouvrir, surtout dans le contexte actuel de mondialisation, d’ouvertures et de rejets de l’autre, et bien sûr, de dialogue interreligieux, lequel est devenu une nécessité.

Pour en savoir plus

Enseignement à Montpellier

lucas lambert
 

  

 

Lucas Lambert, théologien, prêtre diocésain

 

 

 

 

 

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« Connaissance des religions »
C’est l’intitulé de l’enseignement que donnera le P. Lucas Lambert [photo] au Centre universitaire Guilhem de Gellone à compter du 3 novembre 2015.
Connaître les religions… C’est aller à la découverte des religions et spiritualités du monde, c'est faire un voyage dans l'espace et dans le temps, à travers des univers symboliques, des rites, des textes, des mentalités très différents des nôtres... C'est aussi mieux comprendre l'actualité car ces traditions religieuses et spirituelles façonnent encore aujourd'hui la manière d'agir et de percevoir le monde de millions de personnes. Enfin, c'est entrer dans un dialogue interreligieux entre personnes de bonne volonté, dialogue plus nécessaire que jamais dans notre village global.

Cours : les mardis, de 17h30 à 20h30 les 3 et 24 novembre ; 1er et 15 décembre 2015
Lieu : Villa Maguelone, 31 Ter avenue Saint-Lazare à Montpellier
Contact et inscription : 04 67 55 85 51 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Colloque à Rome
Pour célébrer cet évènement, le conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, en lien avec l’université Grégorienne et la commission pour les rapports avec le judaïsme du conseil pontifical pour la Promotion de l’unité des chrétiens, organise du 26 au 28 octobre un colloque à l’université pontificale grégorienne de Rome.
Dans l’après-midi du lundi 26 octobre, un acte commémoratif se tiendra en présence du cardinal Jean-Louis Tauran, président du conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, du cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la Promotion de l’unité des chrétiens, et du père François-Xavier Dumortier, recteur de la Grégorienne.
Des tables rondes se tiendront ensuite sur des thèmes variés : « Le dialogue interreligieux : les croyants au service de l’être humain » ; « Violence et engagement des religions pour la paix » ; « Le défi de la liberté religieuse » ; « L’éducation et la transmission des valeurs ».
Les travaux seront conclus par le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège.
Par ailleurs, en réponse à une volonté personnelle du Pape François, les participants au colloque assisteront à une audience générale interreligieuse, mercredi 28 octobre matin sur la place Saint-Pierre, en présence de « frères et sœurs » de toutes les religions. « Ce sera une occasion pour remercier Dieu des fruits déjà récoltés sur le chemin du dialogue interreligieux parcouru ces cinquante dernières années, et pour invoquer la bénédiction du Seigneur pour le chemin qui reste à parcourir », rappelle le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux.


Lire le texte intégral de la déclaration Nostra Ætate

Nostra Ætate est la Déclaration sur les relations de l'Eglise avec les religions non chrétiennes du Concile Vatican II. Passée en dernière lecture lors de la troisième session du concile, et approuvée par 2 221 voix contre 88, elle est immédiatement promulguée (28 octobre 1965) par le pape Paul VI. Nostra Ætate…, premiers mots du texte (latin), signifient : À notre époque….
Nostra Ætate est le plus court des documents de Vatican II : il en est peut-être également le plus révolutionnaire. Fondateur du dialogue interreligieux contemporain, il renouvelle les relations que les catholiques souhaitent établir avec les juifs, musulmans, bouddhistes, hindous et même ceux qui suivent les autres religions.

Le Bienheureux Paul VI (1897 – 1978)
Pape de l’Eglise catholique du 30 juin 1963 au 6 août 1978
Béatifié par le Pape François le 19 octobre 2014

bh paul vi