Le 11 février, au Palais de la mer à Valras, aimablement prêté par la municipalité, autour du Père Jean Costes, les paroissiens de Guilhaume Courtet et Pont de Caylus ont participé nombreux à un « Dimanche Autrement » sur le thème : " La rencontre avec Jésus nous transforme ".

Au programme de la journée : En matinée, présentation de la rencontre entre Jésus et Bartimée avec vidéo, ateliers pour enfants et partage entre adultes autour de l’Evangile de Bartimée... A 11h, messe très festive avec baptême de deux enfants de l'éveil à la foi. A midi, apéritif suivi d'un repas partagé. L'après midi, appuyée par une vidéo, découverte de l'histoire de Jonas où les enfants ont pu tenter l'expérience de rentrer dans le ventre d'un gros poisson, confectionné par les catéchistes et décoré par les enfants et les parents présents qui ont fabriqué les écailles. Après une petite célébration à Marie, la journée très réussie s'est terminée dans la bonne humeur vers 16 heures par un petit goûter.

 

La paroisse Mère Teresa (églises Ste Thérèse et Ste Famille) entre en Carême avec les autres paroisses de Béziers.

C’est à l’église de la Ste Famille que les paroissiens de Béziers sont invités à la messe des Cendres à 18h30, suivie d’un repas de jeûne (en offrant le prix d’un repas à une association caritative) et d’une présentation des propositions de Carême, le tout dans la maison commune des paroissiens de Béziers : la maison St Guiraud. A la différence des années précédentes, il n'y aura pas un « dossier de Carême » sur un thème (avec conférence et groupes de lecture) mais une palette de propositions : formation, prière, solidarité, liturgie…

Ces propositions nous aideront à grandir dans la foi, l'espérance et l'amour en rencontrant des frères et sœurs de nos différentes paroisses. Cette année, nous lançons en particulier un projet de visites de personnes isolées ou malades, avec l’Ordre de Malte et le Service Evangélique des Malades. Autre nouveauté pendant ce Carême 2018 : la messe du dimanche soir à la Ste Famille sera animée chaque semaine par un groupe chrétien différent (Jeunes professionnels, groupe de prière du Renouveau, Parcours Alpha, aumônerie de la prison, CVX) en soignant l'accueil, l'ambiance chaleureuse et fraternelle, et la pédagogie. Bien entendu, le Parcours Alpha et les groupes de lecture de St Jean se poursuivent. Nous aurons aussi, comme chaque année, le colloque Ethique et Conscience, avec comme thème « Choisis la vie ! ». Dans son message de Carême, le Pape François nous redit que l’amour risque de se refroidir même dans nos communautés chrétiennes, et nous rappelle les trois axes du Carême : « J’invite tout particulièrement les membres de l’Eglise à entreprendre avec zèle ce chemin du carême, soutenus par l’aumône, le jeûne et la prière. S’il nous semble parfois que la charité s’éteint dans de nombreux cœurs, cela ne peut arriver dans le cœur de Dieu! » .

Avec toutes ces propositions, les chrétiens du Biterrois ne risqueront pas de laisser l’amour se refroidir, et pourront dynamiser leur chemin vers Pâques en Eglise !

Père Lucas Lambert, curé de la paroisse Mère Teresa

A l’approche de Noël, une vingtaine de personnes se sont réunies pour réfléchir à la mise en œuvre de l’orientation diocésaine.

Gérard Blayac, le vicaire général, participait à cette réunion. En petits groupes, puis tous ensemble, cela a permis de parler de la vie de la paroisse : ce qui se fait, ce qui pourrait se faire avec  nos humbles moyens. Nous avons envisagé deux actions possibles et souhaitables:

- Certaines personnes visitent des malades et/ou leur portent la communion. Elles le font individuellement. D’autres s’activent lorsque la messe est célébrée dans les maisons de retraite. Une équipe pourrait donc naître dans le cadre du Service Evangélique des Malades.

- On a également souhaité vivre un évènement intergénérationnel, en dehors de la paroisse, autour d’un monument religieux par exemple. Le projet reste à bâtir...

Bien sûr on ne s’est pas séparés sans avoir consommé café et sucreries.

Week-end oecuménique à l'occasion des 500 ans de la Réforme de Luther

Les 8, 9 10 décembre 2017, Martin Luther était à Jacou. De retour à Wittenberg, voici la lettre qu’il vient de nous envoyer, racontant son voyage.

Un récit de Franck et Isabelle Lespinasse(Couple mixte, protestant/catholique)

« Mes chers amis, invité par Luc, Christine et leurs amis, je viens de passer quelques jours exceptionnels à Jacou. J’étais évidemment logé au centre œcuménique, beau bâtiment, avec deux églises sous un même clocher, un patio pour se rencontrer, un baptistaire partagé et des cloches triomphantes. Des repas étaient prévus, des panneaux étaient préparés pour expliquer toute cette histoire, et plein de festivités étaient organisées sur ces trois jours. Depuis plusieurs années, j’avais eu vent de ces préparatifs des chrétiens pour commémorer l’affichage de mes thèses à Wittenberg en 1517, un événement, qui en son temps, avait créé controverses et polémiques, schismes et même des guerres. Dès le vendredi soir, le ton était donné, par Monseigneur Pierre-Marie Carré, mais aussi Jean-Pierre Julian, président de la région de l’Eglise protestante. Les autorités politiques étaient aussi venues, le Père Luc Jourdan et la pasteure Christine Mielke ont su partagé les mots illustrant les enjeux des Eglises chrétiennes aujourd’hui. Nous étions dans une atmosphère d’œcuménisme vécu. Après ces mots d’accueil, le temps de la musique est venu. Ensemble, nous avons écouté une musique extrêmement moderne pour moi, du Gospel, terme venant de « Godspell », Evangile en vieil anglais. J’ai saisi que cette musique avait été inventée par des esclaves, un peu comme un chant de résistance, mais aussi pour exprimer leur foi chrétienne. Ce groupe mené par Pierre Almeras a fait écho aux travaux que j’avais entrepris pour rénover les cantiques 500 ans auparavant. Que du bonheur avant de nous dire « à demain ». Puis nous nous sommes retrouvés samedi. Dans un premier temps Gilles Vidal nous a expliqué comment les chrétiens, luthériens et catholiques, ont décidé de renouer un dialogue constructif. Avec méthode, ils se sont réunis, ont travaillé, ont prié, se sont écoutés, ils ont aussi chanté je présume. Ils ont défini une trajectoire « du conflit à la communion », et se sont donnés une échéance, être prêts en 2017, exactement 500 ans après l’affichage de mes thèses, le 31 octobre 1517, être prêts pour commémorer cet anniversaire ensemble, réformés et catholiques. Puis ils se sont penchés sur l’Histoire pour en partager un point de vue commun, et enfin lancer un appel à la communion. Ils ont fait un formidable travail d’analyse, clarifiant les chantiers encore ouverts : la justification, les ministères, l’eucharistie et le rapport écritures et traditions. A son tour, Michel Fourcade, a pris la parole, et là il m’a éclairé. Partant de la disparition d’un certain Johnny, un troubadour du 20ème siècle, il nous a partagé sa conviction que nous étions entrés dans une sorte d’âge post confessionnel. Les organisations jusque-là gardiennes de l’orthodoxie et de l’orthopraxie des fidèles, donc à la fois des textes, du catéchisme d’une part, et du comportement, des sacrements d’autre part, se voient remises en cause par des pratiques spirituelles plus complexes, plus diverses. En même temps elles perçoivent un appétit spirituel grandissant de la part de leurs contemporains. Après dîner, nous nous sommes réunis pour regarder le film relatant l’arrestation et le procès de Sophie Scholl, du 18 au 22 juin 1943. Cette jeune fille héroïque représente la résistance allemande au nazisme. Devant le juge, elle invoque sa liberté de conscience, en la plaçant au-dessus du droit en vigueur à cette époque. Après un procès expéditif, elle est condamnée, guillotinée. Son témoignage, est poignant. Elle faisait partie du mouvement des roses blanches. Les membres de ce mouvement, par leur attitude de contestation d’une autorité qui avait perdu ses repères, ont suscité ma sympathie. De fait l’histoire leur a donné raison. Comme quoi !!Puis dimanche, nous avons partagé la Parole. Là j’ai retrouvé des textes que je connaissais. Entre Isaïe 40 et Marc 1, nous avons entendu l’appel à nous préparer au retour du Seigneur. En écoutant les méditations croisées, j’ai pris conscience du chemin parcouru. Sola Scriptura, seule l’Ecriture Sainte nous a animés, elle a guidé notre réflexion. Il m’a semblé que le message était compris, présent et porteur d’avenir. Oui, les Eglises chrétiennes de Jacou-Castelnau-Clapier-Le Crès étaient en marche sur le chemin de l’Avent. La perspective de fêter la naissance de notre Seigneur se précisait, ils avaient même cédé à la tentation de toiletter le Notre Père, c’était épatant. Il ne m’en fallait pas plus pour me retirer, le cœur plein d’allégresse et de reconnaissance pour l’Esprit Saint qui avait présidé ces 3 jours de commémoration. Que de chemin parcouru depuis 500 ans et que de promesses pour demain ! ! » 

Ainsi s’achève le témoignage de Martin Luther, témoignage que nous avons évidemment imaginé. De ce week-end de célébration, il nous reste de belles images, des gestes forts et la conviction que l'œcuménisme peut être vécu comme une chance, une opportunité pour grandir. Il nous appartient de faire fructifier cette chance. A la lumière de faits historiques, il nous a ouvert les portes de l’avenir, et donné tout son sens à un lieu d’église(s) comme le centre œcuménique de Jacou. Un grand merci à tous les organisateurs, des initiateurs visionnaires aux petites mains qui ont fait de ce week-end un temps de fête, pour rentrer pleinement dans l’Avent.                                                                                                                                                                                          

Week-end paroissial et familial we paroissial

60 paroissiennes/paroissiens âgés de 3 mois à 86 ans ont participé au week-end paroissial aux abbayes d'En Calcat et Dourgne de samedi midi 3 février au dimanche 4 à 16h : participation aux offices, rencontre avec une moniale qui a parlé de sa prière, partage sur l'Evangile du dimanche ; les enfants ont eu une animation distincte, permettant à leurs jeunes parents des temps pour eux.

 

IMG 2468Ce dimanche 21 janvier, le clocher d’Alignan du Vent sonne à toute volée, tandis que l’église s’emplit petit à petit d’enfants, de jeunes parents et de paroissiens plus âgés. C’est que, comme chaque année, la paroisse Saint Vincent en pays de Thongue honore son saint patron, qui est aussi celui des IMG 2474vignerons. Dans une paroisse de 14 villages viticoles, cela compte ! Un tonneau, emblème de Saint Vincent, a été disposé devant l’autel. Au début de la célébration, les enfants apportent solennellement chacun le vin de leur village. Ceux-ci sont assemblés dans le tonneau, tandis que l’assemblée demande l’intercession de Saint Vincent pour une année fructueuse dans les vignes et dans les cœurs. C’est le Père Philippe Mercier qui préside, en l’absence du Père Gabi Rady, qu’un souci de santé retient en clinique. La chorale met tout son chœur pour animer la célébration avec des chants connus par les enfants de la catéchèse venus nombreux. Avant la bénédiction finale, 30 enfants reçoivent le livret de préparation au sacrement de l’Eucharistie, qu’ils recevront pour la première fois en mai ou juin.

Un apéritif, puis un repas partagé avec ceux qui le souhaitent prolongent la célébration dans la convivialité. Après le repas, un diaporama présente l’avancée du projet de construction d’une maison paroissiale : plans, budget, plan de financement, calendrier… le projet est passé au crible des paroissiens présents qui se montrent enchantés et impatients. Il faudra attendre quand même l’été 2019 pour l’inaugurer ! Pendant ce temps-là, qu’est devenu le tonneau du vin de la paroisse ? Il va reposer dans la cave d’un des domaines du territoire de la paroisse, puis le vin sera mis en bouteille, et vendu à la prochaine fête paroissiale au profit des activités de la catéchèse.

L’Avent est pour nous tous une période d’espérance et de joie. On s’y prépare en famille, en Paroisse… Pour certains pères de famille du pèlerinage de Cotignac est née une grande envie de partager cette bonne nouvelle plus largement : d’inviter tous nos frères à se recueillir auprès de la crèche, à s’inspirer de sa simplicité pour préparer nos cœurs à Noël, loin de la frénésie du shopping de dernière minute.

Guidés par l'abbé Raphaël Duchamps, nous nous sommes donc retrouvés le 16 décembre après-midi autour de la crèche de Saint Roch. Après une prière sous l’œil de notre patron Saint Joseph, nous nous sommes organisés en trois équipes : certains d’entre nous sont allés inviter les passants, d’autres les accompagnaient auprès de la crèche tandis qu’une très belle équipe d’animation musicale accompagnait les prières. Beaucoup ont répondu à l’appel de la crèche : depuis la personne qui se  souvenait d’avoir été baptisée à Saint Roch jusqu’à celle qui était curieuse de voir enfin l’intérieur de cette église. Beaucoup ont confié une intention et laissé près de la crèche une bougie : leur cadeau au Nouveau-né.Comblés d’avoir pu partager la joie de Noël, nous recommencerons certainement. Peut-être autour du Saint Sacrement ou lors du Carême.

Témoignage de péres de famille

St Pons du Jaur, St Jacques des Lacs et Ste Thérèse du Caroux, trois paroisses ayant chacune leurs spécificités propres : le climat, leur habitat, le nombre de clochers, entre autres. Mais ayant en commun les mêmes prêtres , elles sont habituées à travailler ensemble depuis déjà longtemps.

Outre un même bulletin paroissial , des services et mouvements (Une petite équipe d’Animation Interparoissiale, S.E.M, ACAT, aumônerie, le Secours Catholique…), des temps de formation nous permettent de nous rencontrer et de mettre en commun nos énergies. Une « tradition » est en train de s’instaurer : le 8 décembre à En Calcat.  Prière, formation, achats, convivialité font de cette journée de fête un rendez-vous attendu par beaucoup d’entre nous. Nous nous mettons  en route alors que le jour n’est pas encore tout à fait levé : il s’agit d’arriver à l’heure pour participer à l’Eucharistie !

 Cette année , en plus, c’était sous un ciel plutôt menaçant, hésitant entre averses, brouillard et éclaircies…Pendant le trajet, un petit temps de prière nous a permis de démarrer la journée sous le regard de Marie. Après la messe, le Père Philippe Azaïs , à qui nous avions demandé de nous accompagner, nous a aidés à réfléchir sur « notre Mission de baptisés dans le monde » à partir d’un montage sur la vocation de Jonas. Avant et après le repas nous avons pu prier Sexte et None  avec les moines. Puis nous avons envahi la librairie et chacun a pu faire provision de nourriture spirituelle ou intellectuelle. Enfin, pas question de repartir sans aller à l’abbaye Ste Scholastique faire une petite visite aux sœurs, si accueillantes, et terminer nos achats.                                  

Une journée qui nous a permis de vivre quelque chose ensemble, de tisser des liens et de préparer nos cœurs à fêter Noël. Avant de nous séparer nous nous promettons de recommencer l’année prochaine et remercions le Père Philippe Azaïs d’avoir accepté « sa mission » auprès de nous !

Marie-Claire VISSAC

Un dimanche matin par mois les enfants et leurs parents se retrouvent deux heures avant la célébration dominicale. Les dates sont choisies en fonction de la Parole du jour se rapprochant d’un module de Porte-Parole ou de Catéchèse Par la Parole. Tous écoutent l’évangile du jour et sont amenés à lire en profondeur ce récit par une lectio divina (lecture priante). Les moyens utilisés sont divers, lecture attentive, vidéo du récit… Puis, chaque enfant avec ses parents, « ensemble » en famille, avec l’aide de l’animateur qui les guide, va vers une compréhension du texte, en cherchant des rapprochements avec le premier testament, afin de trouver à ce récit une réalité pour aujourd’hui. Ce temps dure de 30 à 45 mn. Ensuite les parents avec un animateur se regroupent et laissent les enfants et leur catéchiste réaliser une activité manuelle, ou un jeu en lien avec le récit pendant 15 à 20 mn. Tous se retrouvent pour un moment convivial (café, jus de fruit, gâteaux) avant de rejoindre la communauté locale. Pendant la célébration un geste est prévu, procession des offrandes avec parents et enfants par exemple.

A ce « dimanche ensemble », s’ajoute une journée de catéchèse pour les enfants de ce groupe, pendant chaque vacance scolaire où seront vécus les modules de la catéchèse paroissiale « Par La Parole ».

L’intérêt est de faire partager ensemble parents et enfants une catéchèse tout au long de l’année, de familiariser les enfants et leur famille à la célébration eucharistique.

Témoignage de Marie-Charlotte Cochard