capj

Ils étaient environ 70 jeunes à se retrouver à CAP'J pour la première rencontre de préparation à la confirmation . Qu'ils soient de l'Aumônerie de Palavas , Lattes, St Gely du Fesc , St Jean de Védas ou des paroisses de Montpellier. Tous venaient prendre avec leur animateur un premier contact sous la houlette joyeuse et pleine d'énergie de Jaco Jauch .Les collèges de l'enseignement catholique(Andamigo) les ont rejoint pour partager ensemble sur la parole du Christ et notamment sur ce qui leur a été dit le jour de leur baptême: que tous sont prêtres, prophètes et rois .

Belle rencontre que tous ont vécu ensemble ;enseignement catholique et public pour un seul but : être au service du Seigneur. Le chemin qui va les mener vers la confirmation ne fait que débuter et du haut de leur 14 -15 ans, ils vont fortifier leur futur engagement accompagné par l'équipe d'animateur CAP'J .

L' après-midi s'est terminé par une célébration eucharistique qui a réuni ; les paroissiens de Don Bosco, les jeunes étudiants et jeunes professionnels au terme d'une journée de rencontre et d'une marche de la Cathédrale de Maguelone jusqu'à la maison diocésaine .C'est Monseigneur Carré qui présidait cette eucharistie en présence du vicaire général de Mende qui a dit l’homélie et du P. Gérard Blayac, notre vicaire général, ainsi que de nombreux prêtres et diacres .

Le Père Évêque a remis une lettre aux futurs confirmants qui marque cette première étape dans l'attente d'une prochaine rencontre mais aussi d'une réponse de chaque jeune sur son engagement de chrétien .

Voilà une belle rencontre intergénérationnelle où chacun a pu constater qu'il n'est pas seul à mettre ses pas dans ceux du Seigneur .         

Jean-Michel BISSERBE, diacre        

moise dimPour la 4ème année consécutive, la Paroisse du Littoral Agathois a eu la joie d’accueillir cet été le Père Moïse Diémé du diocèse de Tambacounda au Sénégal.                                 

Encore une fois son implication pastorale a été précieuse durant cette  période estivale  où  de nombreux vacanciers  aiment prendre du temps pour un ressourcement spirituel.             

Sa présence est aussi l’occasion pour notre communauté paroissiale d’être sensibilisé  aux réalités humaines et ecclésiales de ce diocèse frontalier avec le Mali,  à une journée de route de Dakar.                                                                                   

Les projets que la Père Moïse nous invite à soutenir peuvent d’ici nous paraître bien modestes et prêter à sourire, comme  la création de « poulaillers paroissiaux » !                                 

  Mais ces petites actions tissent des liens et à l’approche des fêtes de Noël, les enfants de la paroisse, groupes du Caté, du MEJ, et élèves de l’Ecole Notre Dame qui ont rencontré le Père Moïse ont décidé de soutenir d’autres projets, par une collecte de jouets, de matériel scolaire sans oublier de ballons de foot … il faut dire que le Père Moïse  a joué autrefois en deuxième division !

Cette année, l'accueil de nuit Saint-Vincent de Paul (24 rue Bernard Délicieux, Montpellier) ouvre 6 soirs sur 7 (fermé le jeudi)  , du 3 novembre 2017 au 30 avril 2018. 

Elle met à l'abri 13 personnes (hommes et femmes)

Pour assurer cette belle initiative, elle a besoin de vous et un peu de votre temps libre, de 19h à 22h (max) le soir pour assurer :

- l'accueil des personnes, la sécurité, la mise en place, la préparation et le service des repas , la vaisselle mais aussi évidemment créer un peu de lien, discuter avec eux.

On a besoin de 3 bénévoles par soir minimum, 6 soirs sur 7 !!

Si vous voulez vous investir régulièrement , un doodle vous permettra de vous inscrire pour la semaine à venir. . 

le doodle c'est ici pour s'inscrire : https://beta.doodle.com/poll/tgs6xv9tnpb3e4gk

Merci à vous, merci pour eux. 

Thibault Caizergues

Responsable hébergement

06.46.27.84.11 

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C’est reparti pour les maraudes !

La saison hivernale arrive, l’Ordre de Malte Hérault recommence ses maraudes.

4 soirs par semaine les mardi, mercredi, samedi et dimanche soir de 20H à 23H, une équipe de 4 maraudeurs bénévoles sillonnent le centre ville et les alentours de Montpellier pour aller à la rencontre des gens de la rue.
Nous partons avec notre véhicule que tous reconnaissent avec couvertures, quelques vêtements et un charriot spécialement équipé pour pouvoir facilement offrir à nos amis de la rue soupe, café, thé ou chocolat chauds ainsi que quelques friandises, produits d’hygiène et croquettes pour leurs chiens.
Nous prenons le temps de discuter avec eux mais surtout de les écouter comme hier soir « Apache » nous racontant la fabuleuse histoire de l’Ordre de Malte et ses fabuleux trésors cachés!!!!!!

 

Témoignage de l'Abbé L.Grégoire sur une soirée de maraude:

En dehors des livres, j'apprécie ce qui est concret et je me suis porté volontaire pour participer aux maraudes parmi les bénévoles des œuvres hospitalières de l'Ordre de Malte . Le soir de ma première IMG 20171029 WA0028maraude, je me suis rendu avec notre chef d'équipe , Caroline , au local de l'Ordre à la paroisse du St Esprit . N'ayant aucune habitude de ce genre d'activité je me suis senti rassuré de retrouver des paroissiens venus eux aussi en volontaires : Charles qui devait conduire le camion , Aymeric , Aude . Nous étions au complet puisque le camion peut prendre cinq personnes . On a commencé par préparer et faire chauffer la soupe et l'eau pour le café et le chocolat . On a garni le chariot des denrées nécessaires , emporté des couvertures ( nous en manquons et venons de lancer un appel aux fidèles de la paroisse Cathédrale pour en recevoir en don ) . Avant de partir nous avons formé un petit cercle debout dans la cuisine et nous avons récité la prière des bénévoles  qui dit sobrement l'essentiel de ce que voulions vivre au service des plus pauvres dans l'esprit de l'Ordre . Ce soir là, nous faisions les extérieurs de la ville et sur les indications de notre chef d'équipe qui avait noté des appels nous circulions . Trois jeunes et un chien sont venus à notre rencontre à notre premier arrêt , ils nous avaient appelés et nous attendaient . On descend , on sourit , on tend la main et on parle le plus possible avec eux . Les biscuits , les denrées distribuées ne sont pas le principal même si ces dons sont appréciés , ce qui est premier c'est une simple rencontre , un sourire , de la chaleur humaine et du respect , nous ne parlons pas du Seigneur mais nous savons depuis notre prière dans la cuisine qu'Il est au milieu de nous à chaque instant de cette soirée . Thierry , Guido et Franz ont besoin d'une couverture , ils nous diront qu'ils la partageront avec le chien que son jeune maître a soustrait à la violence et qui est dira t'il son " ange gardien "  . Nous donnons des croquettes , des biscuits , des sardines . L'un d'eux a les mains frigorifiées , un doigt dans un pansement et pour me montrer combien elles sont froides, il me pose sa main sur le front . Je m'étonne de ne pas reculer, je prends ce geste comme une première bénédiction ( même si en remontant dans le camion nous nous passons les mains à l alcool 😊...et cette fois-ci le front ) . Ils se détendent au fur et à mesure que nous parlons et sourions . Nous repartons et avons du mal à trouver le point de rencontre suivant . Nous arrivons enfin sous un pont où dort en sentinelle une célébrité de la rue , Apache , qui nous surnomme les templiers à cause de La Croix de Malte sur nos anoraks . Plus loin deux tentes où dorment des hommes qui attendent leurs compagnes . On dit bonsoir , un visage ébaubi émerge d'une fermeture éclair dans un nuage de cannabis . L'homme est vite rassuré , c'est nous , il craignait que ce fut la police . Il nous accompagnera au camion garé plus haut pour une soupe et quelques denrées pour sa compagne et lui . Il nous apprend que quelques jours avant ils ont tout perdu . De nuit l'eau de la rivière a brusquement envahi et emporté leurs tentes et leurs maigres effets ; ils auraient pu y rester . Ils ont passé la nuit trempés serrés les uns aux autres le dos appuyé à un mur . Dans une autre tente, un homme nous demande du chocolat chaud et des biscuits que nous allons lui chercher au camion et qu'il mange tout en nous parlant . Ils nous font bon accueil , finalement Apache s'éveille et vient lui aussi au camion . Il sourit et nous parle du trésor des templiers 😊, il ne sait pas qu'il en fait partie intégrante 😊. Après avoir serré les mains et dit au revoir nous repartons . Nous nous arrêtons au bord de la route et nous faisons encore des rencontres . Yvon nous raconte qu'il mêle du miel à sa bière pour ne pas être agressif , il nous donne les meilleurs horaires pour rencontrer le plus de monde possible à cet endroit -là . Ailleurs encore Roberto plaisante avec le chef d'équipe, il dit qu'il ne peut tout de même pas mettre les pantalons à pattes d'éléphant du vestiaire , il plaisante beaucoup , il accepte des biscuits et des croquettes pour chien ... On termine par la gare , il est 23h30 , où finalement personne ne se trouve mis à part deux personnes profondément endormies . Je suis fatigué mais heureux de cette soirée de maraude , je me dis qu'il y a mille ans , le bienheureux Gérard et ses compagnons ont fait à peu près les mêmes gestes , offert les mêmes sourires , échangé les mêmes paroles très simples . L'Ordre de Malte est une fleur de l'Evangile parmi d'autres , elle ne s'est pas fanée et son parfum millénaire demeure , bonne odeur du Christ offerte à tous gratuitement .    Abbé Laurent Grégoire

  1. Prière pour la nouvelle année pastorale
 
icone1Seigneur, nous te prions pour ceux que tu appelles.

Donne-leur le courage de répondre à ton appel amoureux, et le désir de boire à la coupe que tu as bue.

A ceux que tu choisis comme pasteurs, donne le zèle de faire à ton exemple, la volonté du Père, un cœur semblable au tien pour bien servir ton peuple et la force de l’Esprit pour proclamer à tous la Bonne Nouvelle de ton salut.

Toi qui rassembles les enfants de Dieu dispersés et qui veux qu’ils soient tous un, donne aux hommes et aux femmes appelés à la vie religieuse, la confiance et la charité pour être dans ce monde menacé par la haine, signe de ton Royaume.

Remettant nos prières, comme tu nous l’as appris dans les mains du Père, le maître de la moisson, nous disons ensemble « Notre Père ».

Et à la protection de celle qui a répondu la première à ton appel, nous confions toutes les vocations, en particulier celles 

  • Des diacres permanents qui seront ordonnés cette année : Thierry, Christian, Thierry et Roger
  • Des prêtres qui ont été ordonnés cette année : Raphaël, Matthieu et Nicolas
  • Des diacres ordonnés en vue du sacerdoce pour notre diocèse : Jésus-David, Francisco et Jérémie
  • Des séminaristes de notre diocèse : David, Jean-Vincent, Franck, José-Miguel (lecteurs-acolytes), Martin, Sébastien, Ludovic, Christophe, Vincent, Daniel, Patrick et Emmanuel.
  • De Sœur Marie qui s’est consacré à Dieu pour toujours dans l’institut des sœurs de Saint François d’Assise.
                                      

Notre Père

« La diaconie c’est le service du frère… La diaconie vient de la main de Dieu. Dieu élargit ses mains pour aller vers l’autre. La diaconie c’est comprendre ce que Dieu nous demande, nous les croyants, parce qu’on croit en Lui. C’est se mettre à la suite de Jésus avec les pauvres. » Message d’ouverture de l’Université de la Solidarité et de la Diaconie. 30 octobre 2017 Lourdes.

Je crois que cette manière de faire que nous avons vécue à Lourdes, en donnant la parole aux pauvres en premier, nous oblige à revoir nos pratiques, et nous avons tous à y gagner dans notre compréhension de la Parole de Dieu. Le pape François nous secoue pour aller dans ce sens. Laissons-nous secouer ! Il a institué la journée mondiale des pauvres qui aura lieu le 19 novembre, pour nous réveiller et prendre conscience de la place que nous donnons aux pauvres. 

A la suite de la promulgation de l’orientation diocésaine, à Pentecôte au Zénith, pour les 5 ans à venir, notre archevêque Pierre-Marie Carré, m’a donné la mission de déléguée diocésaine à la solidarité, signe concret de l’importance qu’il veut donner à cette 3° dimension de son orientation : « Rejoindre toutes les périphéries ». Une équipe Diaconia existait déjà, elle est renforcée pour donner un nouveau souffle.  
Notre évêque a repris, dans l’orientation, les paroles du pape François : « Je désire une Eglise pauvre pour les pauvres. Ils ont beaucoup à nous enseigner… La nouvelle évangélisation est une invitation à reconnaître la force salvifique de leurs existences et à les mettre au centre du cheminement de l’Eglise. Nous sommes appelés à découvrir le Christ en eux, à prêter notre voix à leur cause, mais aussi à être leurs amis, à les écouter. »
Pour « rejoindre toutes les périphéries », notre Eglise, dans toutes ses dimensions et activités, est appelée à renouveler son attention à l’égard des plus pauvres, des malades, des personnes handicapées, de ceux qui souffrent, de tous ceux qui sont aux périphéries.
Chaque réalité pastorale (paroisse, mouvement, service diocésain…) est invitée à donner leur place aux plus pauvres dans son organisation propre et à prendre une initiative avec eux. Les associations caritatives ou humanitaires aideront à réaliser le projet pastoral. »

Ce sont les mots de l’orientation diocésaine.

Dans cette 1° phase de la mise en œuvre de l’orientation que nous vivons actuellement, phase qu’on peut appeler « l’état des lieux », je souhaite aller à la rencontre des paroisses, mouvements et associations pour découvrir leurs réalités propres et réfléchir ensemble à ce qui pourrait être initié, inventé, selon les lieux, avec les richesses déjà mises en œuvre et les pauvretés à prendre en compte, et essayer de faire du lien avec tout ce qui se vit. Dans une paroisse, on a inventé une « équipe veille-solidarité », dans une autre, une association est née après l’appel du pape à accueillir des réfugiés. Ailleurs c’est avec le Secours Catholique ou les conférences Saint Vincent de Paul ou une autre association que se vit la solidarité. Il est important de mettre du lien, de faire connaitre les initiatives existantes et les projets naissants, pour vivre en communion ce service du frère.

Du 30 octobre au 2 novembre derniers, a eu lieu à Lourdes la Première Université de la Solidarité et de la Diaconie. Une délégation du diocèse de Montpellier y a participé : le vicaire général père Gérard Blayac, qui accompagne l’équipe Diaconia, un membre de cette équipe Vincent Leclair, 2 personnes en précarité, membres d’ATD Quart Monde et du Secours Catholique, et moi-même. Nous en sommes revenus enthousiastes et en même temps conscients du chemin à parcourir…
Pendant ces 4 jours, la parole des pauvres a été première pour chacun des moments vécus. Quelques phrases retenues dans l’introduction de l’université, écrite par des pauvres, donnent le ton de l’ensemble :

« L’être humain est très cher aux yeux de Dieu. Nous sommes la plus chère des créatures qu’il a créée, alors nous devons voir comment nous devons accueillir l’autre dans l’écoute et le respect. Nous allons apprendre l’accueil de l’autre pour essayer ensemble d’aller dans un même chemin et voir ensemble la progression de nos parcours. Donc grandir ensemble, voir où en est le service des frères et essayer de grandir dans cet esprit.  Ce qui nous intéresse c’est d’être au courant de la vie du monde et de savoir de quoi on parle, ça n’est pas de devenir plus grand que les autres. Nous allons apprendre, retenir, transmettre aux autres qui ne sont pas là ce qui est important de vivre dans une diaconie… Nous allons à la fois apprendre et partager nos expériences parce que la vie est un apprentissage de l’amour de l’autre tel qu’il arrive et tel qu’il vient…

La solidarité c’est rester solide et ne pas baisser les bras. C’est continuer à aider les pauvres pour la génération de demain et pour les générations qui viennent. C’est donner-partager-servir-aider-défendre et surtout tenir dans la durée les engagements que l’on prend. Servir le frère, c’est le tenir dans la durée. La solidarité c’est aider quelqu’un pour qu’il puisse à son tour rendre le service. Apprendre le service du frère pour mettre les pauvres en avant. Il y a aussi l’amour, se sentir aimé. Faire sentir à l’autre qu’on l’aime. Donner de la valeur à l’autre.

La diaconie c’est le service du frère. C’est plus dans la dimension chrétienne. La diaconie vient de la main de Dieu. Dieu élargit ses mains pour aller vers l’autre. La diaconie c’est comprendre ce que Dieu nous demande, nous les croyants, parce qu’on croit en Lui. C’est se mettre à la suite de Jésus avec les pauvres.
On met souvent les pauvres dans des labyrinthes de désolation mais ils ont une grande spiritualité. Le plus important ce serait d’aller vers les pauvres, que les plus pauvres aient la parole. Ils sont capables de dire beaucoup de choses. Ils ont beaucoup de choses à dire.

Dans nos églises il y a des pauvres, il y a des riches, il y a différents niveaux mais normalement il ne devrait pas y avoir de niveaux dans l’Eglise, on est tous égaux. Donc le dialogue est beaucoup plus facile et simple quand on devient tous égaux, quelle que soit la nature de la personne.
La solidarité et la diaconie, c’est recevoir l’autre, rafraichir son corps et son cœur, lui donner ce qu’il a besoin : une oreille, une parole, un gîte, un couvert selon son besoin et selon nos moyens...

Dans ce rassemblement, nous voulons que les pauvres ne se sentent pas humiliés et qu’ils comprennent qu’ils peuvent s’en sortir. Que tous ensemble on vive ce respect-là entre ceux qui sont instruits et ceux qui ne le sont pas… Par la simplicité, le naturel, sans tapis rouge, sans préjugé… en valorisant toutes les personnes qui seront présentes. Et en même temps, ça nous rappelle qu’on est tous des éternels endormis, on ne pense qu’à soi. On ne priera jamais assez pour se faire pardonner parce qu’en réalité on a des encombrants ; alors l’université ça va nous aider. »

Ce texte écrit par des pauvres résume bien ce que nous avons vécu, par exemple quand nous étions réunis en petites fraternités de 10 personnes. En se présentant simplement par le prénom et en disant d’où on venait, on ignorait qui était membre de ceci ou cela, qui était pauvre, qui était riche. La parole de chacun était importante et prise en compte.
Avec des gestes très riches de symbole, nous avons vécu des célébrations très marquantes : le lavement des pieds le jour de Toussaint : chacun s’est fait laver les pieds et a lavé à son tour les pieds de son voisin en recevant de lui une prière de bénédiction.

Ou encore la veille de Toussaint, la célébration de la miséricorde : les diacres nous ont présenté des bassines de boue d’argile dans lesquelles nous avons trempé nos mains. Nous sommes partis devant la grotte de Massabielle, prier avec nos mains boueuses qui disaient notre volonté de nous mêler sans peur à la terre et à la galère de ceux qui souffrent. Les diacres nous ont ensuite lavé les mains avec l’eau de cette grotte où un jour le ciel a rejoint la terre.

Beaucoup de moments ont été très formateurs pour chacun de nous : des ateliers nous ont permis de découvrir ce qui se vit dans des groupes comme La Pierre d’Angle ou Bartimée, issus de la spiritualité du père Joseph Wresinsky. Ou encore à la diaconie du Var qui existe depuis 30 ans, ou dans celle de Tour, plus récente. D’autres apprentissages nous ont fait vivre la Parole de Dieu différemment : la gestuation de l’Evangile ou l’atelier de la Parole incarnée par exemple, ont permis à chacun de s’exprimer autrement.
La soirée préparée pour le soir de la Toussaint a encore mis en lumière l’ambiance créée par les personnes pauvres qui ont un sens de la fête et une extraordinaire spontanéité !

Pendant ces 4 jours, un texte d’évangile nous a accompagnés : la rencontre de Jésus avec la syro-phénicienne (Marc 7,24-30). Nous l’avons gestué chaque jour. Cette femme païenne, étrangère vient demander à Jésus de libérer sa fille possédée par un esprit impur. La réponse de Jésus est surprenante : « Il n’est pas bon de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ». Le commentaire préparé par les pauvres nous a éclairé d’une nouvelle lumière : « C’est pas vraiment le pain que les chiens mangent, ce sont les miettes. On n’enlève pas le pain aux enfants, c’est les miettes qui tombent. Qu’on soit en train de manger sur la table ou qu’on soit sous la table, Jésus réserve à chacun sa part. Ce qui est important c’est la rencontre, l’échange, le partage. Cette femme païenne, étrangère a osé aller vers Jésus, peut-être sans savoir qui Il était vraiment. Mais après, elle a dû comprendre qu’Il était le Seigneur puisqu’elle lui a dit : c’est vrai Seigneur. »

Je crois que cette manière de faire, de donner la parole aux pauvres en 1°, nous oblige à revoir nos pratiques, et nous avons tous à y gagner dans notre compréhension de la Parole de Dieu. Le pape François nous secoue pour aller dans ce sens. Laissons-nous secouer ! Il a institué la journée mondiale des pauvres qui aura lieu le 19 novembre, pour nous réveiller et prendre conscience de la place que nous donnons aux pauvres.  
Dans l’évangile de Matthieu au chapitre 25, Jésus nous appelle à prendre soin de chacun : J’ai eu faim, j’ai eu soif, j’étais étranger, j’étais malade, en prison… Toutes les fois que vous avez pris soin de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.
Cette demande de Jésus nous porte vers les autres, vers les plus pauvres en 1°.   

Pour revenir à l’orientation pastorale pour notre diocèse, notre Eglise est appelée à renouveler son attention à l’égard des plus pauvres, des malades, des personnes handicapées, de ceux qui souffrent, de tous ceux qui sont aux périphéries.

Il se trouve que j’ai reçu la mission de responsable diocésaine du Service de l’Evangile aux Malades, en même temps que celle de déléguée diocésaine à la solidarité, comme pour signifier l’importance de l’attention que nous devons porter aux malades, aux personnes âgées, et à tous les pauvres.

Le SEM est un service extraordinaire de proximité, d’écoute, de liens dans les paroisses. Avec des équipes plus ou moins constituées, qui portent la communion aux malades et assurent des visites régulières, il est souvent le seul lien qui relient ces personnes avec l’Eglise.

Le 19 octobre dernier, lors de la journée d’envoi en mission de la pastorale de la santé, aumônerie des hôpitaux et SEM, plus de 100 personnes ont envahi la villa Maguelone, alors que la météo annonçait la seule journée de forte pluie de l’automne ! Malgré une moyenne d’âge élevée dans ces équipes du Service de l’Evangile aux Malades, elles étaient là pour répondre à cet appel : renouveler notre attention à l’égard des malades, de ceux qui souffrent. Je ne peux être qu’admirative et je souhaite leur apporter le soutien nécessaire à leur mission, en allant les rencontrer dans les paroisses, avec les prêtres qui les accompagnent, pour écouter ce qu’elles vivent et répondre à leurs questions, à leurs besoins, et là aussi, créer ou renforcer le lien de communion.

Anne Soulier

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 06 82 64 78 99

http://www.servonslafraternite.net/ pour en savoir plus sur l’Université de la Solidarité et de la Diaconie. Idées pour la journée mondiale des pauvres.

cplpLe SDIC vous invite à découvrir les propositions  du Site Catéchèse par la Parole pour vivre le temps de l'Avent et la veillée de Noël en communauté intergénérationnelle

                  ASSOCIATION DIOCESAINE DE MONTPELLIER

Offre d’emploi : CDI mi-temps

Responsable des Ressources Humaines, administratives et pastorales

Suite à un départ en retraite, l’Association Diocésaine de Montpellier recrute un(e) « Responsable des ressources humaines, administratives et pastorales »

Poste de cadre, niveau V, indice 250. Statut de laïc en mission ecclésiale, avec lettre de mission.

Le poste est placé sous l’autorité de l’Econome diocésain, dans le service de l’Economat.

Le service des Ressources Humaines, outre son responsable, comprend une assistante pour les aspects administratifs (paie, gestion des arrêts maladie et des congés ; déclarations diverses). Le service RH gère 44 salariés et la mission de 54 laïcs dont une partie seulement est salariée.

Missions du poste

Pour les Laïcs en mission ecclésiale (Leme)

  • Suivi des laïcs en mission ecclésiale dans leur mission, et dans l’évolution de leur mission
  • Gestion des lettres de mission
  • Appel et embauche des Leme
Pour les Ressources humaines (RH)

  • Gestion de la carrière des salariés, du recrutement à la sortie
  • Organisation des entretiens annuels et de formation
  • Gestion des formations personnelles et du plan de formation, en lien avec l’organisme paritaire
  • Gestion des évolutions de personnels, analyse et prospective
  • Vigilance sur les déclarations obligatoires
Conditions

Collaboration étroite avec le Vicaire Général pour les aspects pastoraux

Collaboration avec l’assistante RH pour les aspects administratifs

Mise à disposition d’un bureau individuel dans la maison diocésaine à Montpellier et d’un ordinateur portable

Travail à temps partiel (24h hebdomadaires), en forfait horaire

salaire mensuel brut : 1650 €

Poste à pourvoir au 1er janvier 2018

Profil du poste

Connaissances nécessaires :

  • du droit du travail
  • de la spécificité du milieu ecclésial
  • de rudiments de psychologie
Compétences attendues :

  • en animation : conduite de réunion, conduite d’entretiens, gestion de conflits, travail en partenariat
  • en bureautique : organisation, gestion du temps, classement de documents, maîtrise de l’informatique, rédaction et orthographe
  • en relations humaines : relationnel aisé, discrétion, autorité, capacité d’analyse
Pour déposer une candidature, adresser CV et lettre de motivation avant le 6 novembre 2017 à :

Mme MP Teisserenc

Villa Maguelone – CS82127 - 31ter avenue Saint Lazare

34060 Montpellier Cedex 2

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Le pape François a autorisé la publication du décret reconnaissant les « vertus héroïques » de mère Françoise du Saint-Esprit (Caroline Baron, 1820-1882), née à Mailhac et décédée à Saint-Chinian. Elle fut fondatrice, en 1861, des Franciscaines du Saint Esprit de Montpellier, congrégation vouée notamment à l’accueil et à l’éducation des enfants orphelins.
Actuellement, il existe deux communautés sur notre diocèse : celle de la Villa Savine, et celle de Saint Chinian. Nous nous unissons à l’action de grâce des sœurs franciscaines.

L’Eglise est missionnaire par nature (Ad Gentes n°2). Chaque chrétien est envoyé dans le monde pour y annoncer la Bonne Nouvelle, l’amour de Dieu, la paix, la justice, la joie à toutes les nations, toutes les races et toutes les cultures. Voilà pourquoi le Christ ne cesse de nous redire : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 19). Comprenons bien que cette mission chrétienne est une affaire de tous les baptisés, appelés désormais « disciples-missionnaires » par notre Pape François (Evangelii gaudium, n°120), et une urgence pour notre monde avec ses multiples défis. Alors, comptant sur le soutien de celui qui nous envoie (Lui qui est avec nous jusqu’à la fin des temps) et pleins d’initiatives, « ensemble, osons la mission » (thème de la semaine missionnaire allant du 15 au 22 octobre 2017), inscrivons-nous dans la logique de conversion tant individuelle que communautaire pour une nouvelle évangélisation et soyons partout des vrais témoins du Christ. Ce mois d’octobre communément appelé « mois missionnaire », particulièrement la semaine missionnaire mondiale, vient nous rappeler ce devoir baptismal de « sortie missionnaire » « pour sortir de notre propre confort » et rejoindre courageusement les « périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Evangile » (Evangeli gaudium, n°20). Que chacun, en communion avec toute l’Eglise et en compagnie de Notre Dame du Rosaire, mette au service de cette noble mission « ses propres talents, sa créativité, sa sagesse et son expérience » en participant physiquement, matériellement, financièrement et spirituellement à l’expansion de l’Evangile et à la vie de l’Eglise dans le monde.
Bonne participation à la mission universelle de l’Eglise et bonne prière pour les missions !


Abbé Jean-Marie PALUKU

Responsable diocésain de la coopération missionnaire

IMG 8703  Lettre de Mission de  Monsieur Christian Monté

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               Cher Christian,

               Vous venez d’être ordonné diacre. Vous savez ce que cela signifie comme don que Dieu vous fait en vous appelant à suivre son Fils, le Serviteur de Dieu et des hommes. C’est aussi une responsabilité que vous recevez et que vous aurez à porter avec Marie, votre épouse.

               Vous serez diacre dans toutes les tâches que vous aurez à accomplir, que ce soit dans le cadre familial avec vos enfants, dans votre vie professionnelle qui se poursuit.

               En tant que diacre, vous prendrez votre place et vous vous mettrez au service des paroisses Saints Salvy et Rustique en Minervois, Sainte Colombe et Notre-Dame des Etangs, en communion avec le Père Joseph et l’Equipe d’Animation Pastorale.

               Vous continuerez à participer à l’aumônerie des jeunes et à la catéchèse, ainsi qu’au service des personnes âgées.

               Que le Seigneur vous bénisse et vous garde ! Veuillez croire en l’assurance de tout mon dévouement.   

Mgr Pierre Marie Carré

 

"J'ai pleinement réalisé la responsabilité et l'ampleur de mon Ministère Diaconal lors de la prostration où j'ai offert toute ma vie au Seigneur. Pour moi, cet évènement est comme une nouvelle naissance compte-tenu de l'importance de l'Acte pour ma Famille et la Communauté et je leur assure mes remerciements. Je voudrais dire à ma Femme, merci, qui comme pour le mariage, a su me dire à nouveau "oui" pour une nouvelle aventure à mes côtés". Christian Monté

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Après une lectio divina sur le combat de Jacob, c’est la question qu’a posé le SDIC (Service Diocésain de l’Initiation Chrétienne) à Mgr Carré lors de la journée diocésaine de formation des catéchistes et des accompagnateurs du catéchuménat le 5 octobre 2017 à Mèze. « Qu’est-ce-que rencontrer le Christ ? Quand quelqu’un dit « j’ai rencontré le Christ », comment discerne-t-on que c’est le Christ ? Où rencontrer le Christ ? Qu’est-ce que cela implique dans nos pratiques en catéchèse et en catéchuménat ? » des questions et une journée en lien direct avec l’Orientation Diocésaine promulguée en juin dernier à Pentecôte au Zénith, et sa 1ère dimension « Favoriser la rencontre avec le Christ ».


Favoriser une rencontre avec le Christ. Intervention de Mgr Pierre-Marie Carré  (vous pouvez aussi visionner l'intervention en cliquant ici)

Qu’est-ce que rencontrer le Christ ? Le récit du combat de Jacob, qui a été abordé en groupe en lectio divina, a fait ressortir que la rencontre de Dieu avait ses propres lois et étapes qu’évoquent ces mots : dépouillement, passage, combat, blessure, aurore, rencontre …

Cette rencontre n’est pas à imaginer sur le mode de nos rencontres humaines ; et pourtant, c’est une expérience réelle, qui nous touche.  Nous serons toujours pris entre ces deux aspects qu’il nous faut tenir : ce n’est pas comme ce dont nous avons l’expérience mais c’est pourtant bien réel.
Dans « La joie de l’Evangile », le Pape François écrit : « le véritable missionnaire, qui ne cesse jamais d’être disciple, sait que Jésus marche avec lui, parle avec lui, respire avec lui, travaille avec lui. Il ressent Jésus vivant avec lui au milieu de l’activité missionnaire » (266). Cela est présenté comme un fait d’expérience.

Le 1er octobre dernier le Dre Sylvie Morishita a donné une conférence  dans la collégiale de Sérignan : "Le catholicisme au Japon : art et histoire du XVIe au XIXe siècle"

Les missions catholiques au Japon au XVIe siècle se sont développées dans le contexte de l'expansion ibérique en Extrême-Orient. Les convertis ont fait bon accueil à l'art religieux introduit par les missionnaires. Tout en présentant les traces iconographiques de l'action des ordres mendiants, Sylvie Morishita a réservée une large place à l'activité des jésuites dans l'introduction de l'art occidental, en particulier par la fondation d'une école d'art à Nagasaki. L'étude des principales œuvres et de leur contexte historique permet de reconstituer les différentes facettes de la mission du Japon et de la situer au sein des réseaux de la mondialisation ibérique qui ont permis une circulation artistique entre l'Europe, le Japon et le Nouveau Monde.
Les « chrétiens cachés » du Japon ont fait la trame du dernier film de Martin Scorsese « Silence » sorti en février. Saint Guillaume Courtet, né à Sérignan, a débarqué clandestinement au Japon le 10 juillet 1636 pour leur porter assistance. Arrêté, torturé, il est mort martyr à Nagasaki au soir du 29 septembre 1637.
L’APAPEC, association de ses parents et amis, a invité Sylvie Morishita qui vient d’obtenir un doctorat à l’université de Strasbourg avec sa thèse sur l'art des missions catholiques au Japon.  À travers la présentation d’une riche iconographie elle nous a partagé l’état des connaissances sur ces près de trois siècles de transmission cachée de l’Évangile.

 

La veille samedi 30 septembre, c’est devant une trentaine de participants, venus des 2 paroisses St Guillaume Courtet et Pont de Caylus, que Régis Huguet et Anne Vinson ont animé une journée de formation sur le thème « Célébrer et prier en Eglise ». Cette rencontre voulu et mis en place par les 2 équipes d’animation pastorale a permis de revenir sur les fondamentaux de l’Action Liturgique. Le repas partagé a soudé un peu plus les participants. Au dire de beaucoup cette formation a été appréciée et fera l’objet d’une suite au cours de l’année.

Samedi 7 octobre c’était au tour des petits de l’Eveil à la foi de se retrouver. Accompagnés des mamans et de quelques papas la rencontre était centrée sur l’arbre qui grandit. Un conte, un chant, regardé et mimé par tous, parents et enfants, des activités, du découpage et ou coloriage, le verre de l’amitié pour terminer ont agrémentés cette 1ère rencontre. Sur chacune des 2 paroisses c’est chaque mois que les enfants et parents se retrouvent. Les catéchistes qui accompagnent se forment et préparent avec celles de Béziers. Le prêtre essaie d’être présent pour parler avec les parents tandis que les enfants font leurs activités.

 Les plus grands Ce2-Cm2 avaient commencé les rencontres par une sortie vélo à la chapelle de la Maïre à Sérignan Plage, accompagnés par des parents, des paroissiens. A midi le repas partagé refaisait les forces de tout le monde avant de rentrer. Les messes « en famille » avaient eu lieu les 17 et 23 septembre. Elles rassemblent parents et enfants avec la communauté chrétienne 1 fois/mois sur chacune des 2 paroisses, quelques unes sont communes aux 2 – ensemble on est plus fort !

Rive gauche

Ça pousse comme des champignons ; si vous prenez l’autoroute entre la sortie St Jean de Védas et la sortie Montpellier-est, vous constaterez les immeubles qui poussent dans tous les sens sur la rive gauche du Lez. Certains même ont la velléité de franchir l’autoroute, vers la nouvelle gare TGV, le futur quartier Cambacérès !

De Port Marianne au Millénaire, jusqu’à Odysseum, et au dessus de la Pompignane, voilà le contour de la paroisse Saint Jean Baptiste du Lez, autour de deux clochers situés rive droite Jeanne d’Arc et Don Bosco.

La population de ces quartiers est passée en quelques années de 25000 à 60000 habitants. Face à cette évolution, la communauté paroissiale et le diocèse s’interrogent depuis plusieurs années sur quelle présence d’Eglise établir rive gauche du Lez. La construction d’une église a même été envisagée. Aujourd’hui, nous avons acquis la conviction qu’une autre forme de présence d’Eglise  doit être inventée. Cette présence doit s’appuyer sur les forces et charismes des paroissiens résidant sur ces nouveaux quartiers.

Un nouveau nom a été donné à notre paroisse Saint Jean Baptiste du Lez pour nous aider à suivre l’exemple de ce passeur, pour nous aider à franchir le Lez et établir une communauté vivante. Nous sommes invités à nous décentrer. Aujourd’hui nos regards sont tournés essentiellement vers nos deux clochers. Mais Jean Baptiste nous montre comment regarder au-delà. 

Avec le diocèse nous nous donnons une année pour essayer de faire bouger la situation et expérimenter de nouvelles manières de rejoindre les personnes. L’ensemble de la paroisse se mobilise dans ce sens.

Nous avons souvent l’habitude de travailler sur notre terrain bien connu ; et là c’est un autre terrain que nous ne connaissons pas. Et sur ce terrain, nous sommes sûrs que l’Esprit Saint nous précède. A nous de le reconnaitre et de l’accueillir !

   

 

Par décision de Mgr l’Archevêque,

  • l’abbé Christian Boudarel est nommé prêtre accompagnateur des collégiens et lycéens de l’enseignement public de la paroisse S. Sauveur en Gardiole.
  • l’abbé Jean Costes est nommé prêtres accompagnateur des collégiens et lycéens de Sérignan, Vendres, Portiragnes, et responsable de l’équipe du secteur des aumôneries Béziers – Biterrois.
  • l’abbé Raphaël Duchamp est nommé responsable des collégiens et lycéens de la paroisse Cathédrale de Montpellier.
  • l’abbé Matthieu Marger est nommé responsable de l’aumônerie des collèges Marcel Pagnol, Croix d’Argent, Clémenceau et Fontcarrade, et des lycées Clémenceau et Jules Ferry.
  • l’abbé Paul Nguyen Dinh Tram est nommé responsable des aumôneries de collèges et des lycées publics de la ville de Béziers.
  • l’abbé Humberto Pabon est nommé responsable des aumôneries des collèges et des lycées publics du secteur Mer, Vignes et Volcans.
  • l’abbé Nicolas Pietruch est nommé responsable des aumôneries des collèges et des lycées publics de la ville de Sète.
  • l’abbé Camille Sessou est nommé coordinateur des aumôneries des collégiens et des lycéens du secteur Lergue-Hérault.
  • l’abbé Bernard Laurent est nommé prêtre accompagnateur de l’équipe d’aumônerie des hôpitaux Lapeyronie et Arnaud de Villeneuve, sous la responsabilité hospitalière des aumôniers des lieux.
  • Le Père Louinès Plaisir est nommé prêtre accompagnateur de l’équipe d’aumônerie de l’hôpital Antonin Balmès, sous la responsabilité hospitalière de l’aumônier du lieu.
le Chanoine Alain Eck                                    + Pierre-Marie Carré
Chancelier                                                      Archevêque de Montpellier

En ce début du mois de septembre, c’est la période de toutes les rentrées : celle des enfants, des petits enfants avec leurs enseignants, ; celle des collégiens, des lycéens, des étudiants avec leurs professeurs et celle des parents et des grands-parents, car les rythmes scolaires déterminent aujourd’hui la vie sociale de beaucoup : il n’y a qu’à voir les soucis qu’entrainent les changements dans l’organisation des semaines scolaires de 4 jours ou non … 
C’est la rentrée aussi, après les congés et les vacances, pour ceux qui ont la chance d’avoir du travail. Et dans nos diocèses c’est également la reprise pour pas mal de paroisses, de services, d’équipes et de groupes qui préparent une année nouvelle, même si ce n’est pas le 1er janvier ! Les projets ne manquent pas ; parfois ce sont les personnes qui manquent pour les mettre en œuvre… Des orientations sont données mais ce qui vient d’en haut se heurte parfois à cette remarque sans appel : « mais chez nous, ce n’est pas pareil !... ».
Il est difficile de donner des conseils pour bien démarrer l’année, mais je me hasarde à en rappeler un. Nous avons la mémoire courte, nous passons d’une chose à l’autre, nous oublions la réflexion sérieuse que nous avions faite sur tel ou tel sujet ; nous n’avons pas la culture de la relecture, de l’approfondissement, de la mémoire vivante de ce qui a été déjà dit et peut-être même commencé. Nous ne partons pas de rien, de zéro… Sachons puiser dans le neuf, mais aussi dans l’ancien disponible. C’est un conseil de Jésus dans l’évangile, c’est tout l’intérêt de la reprise pour enrichir nos réflexions et éviter des erreurs possibles. Sans oublier que parfois d’autres et ailleurs ont déjà bien progressé sur ce que nous envisageons de faire. Ce serait dommage de ne pas en bénéficier !
Alors, bonne rentrée à tous.


Mgr Claude Azéma
Evêque auxiliaire de Montpellier

Pourquoi inscrire mon enfant au caté ?

Inscrire son enfant au caté, c’est lui permettre de rencontrer Jésus et de découvrir qu’il est aimé de Dieu. C’est aussi lui donner des éléments de réflexion sur des questions qu’il se pose sur lui-même, sur le monde et sur Dieu.
Le caté présente la foi de l’Eglise, sa cohérence, son intelligence, sa dynamique pour que chacun puisse exprimer et vivre sa propre foi chrétienne par des mots et des actes. C’est l’engagement progressif d’une personne qui chemine avec Dieu et les autres.

Que fait-on au caté ?

Au caté, les enfants « sont initiés » à devenir croyants, à grandir dans la foi. La foi n’est bien sûr pas un savoir théorique que l’on évalue comme à l’école ! C’est une façon de vivre une relation personnelle et communautaire avec Jésus-Christ. Les enfants s’ouvrent à une relation à Dieu et aux hommes.

Au caté, l’enfant découvre progressivement une relation à Dieu qui s’enracine dans l’Eglise. L’occasion lui est donnée d’être initié et de vivre des sacrements, et de rencontrer la Parole de Dieu. Il découvre ainsi les contenus d’une foi vivante professée, célébrée, vécue et priée, qui donne sens à sa vie et qui est un chemin de bonheur.

Parce qu’il y a différentes façons de mieux connaître Jésus, le caté propose des itinéraires variés :
Les enfants peuvent approfondir un texte d’Evangile et l’illustrer, par exemple, ou bien regarder un DVD, découvrir un épisode de la Bible par le jeu ou le mime, aller voir une exposition, visiter une église, ou découvrir ensemble l’histoire de la vie d’un saint.
Le caté permet aussi aux enfants de rencontrer d’autres croyants. C’est l’occasion pour eux d’aborder des questions existentielles, qui touchent à leur quotidien. Ils sont aussi invités à participer à une célébration et à prier ensemble. Des rassemblements avec les familles et tous les paroissiens sont proposés. Le catéchiste les accompagne dans leurs découvertes sur leur chemin de foi, les écoute, suscite leurs questionnements, et les introduit à la prière de l’Eglise.

A quel âge aller au caté ?

Le caté s’adresse en particulier aux enfants qui sont scolarisés à l’école primaire. Il commence, selon les paroisses, au niveau de la classe du CE1 ou du CE2. Mais on peut commencer le caté à tout âge !
Même si l’enfant est plus grand, il ne faut pas hésiter à l’inscrire, en prenant contact avec le responsable paroissial. Avant le caté, de nombreuses paroisses proposent pour les jeunes enfants, à partir de 3 ou 4 ans, des rencontres d’«Éveil à la foi».
De plus en plus de parents témoignent aussi du bonheur d’être associés au cheminement de leurs enfants. Ils y puisent du sens pour dialoguer avec eux, répondre à leurs questions de vie et de foi… et ainsi à leurs propres questions d’adultes. De plus en plus de propositions existent pour eux, à l’écoute de leurs questions et dans le respect de leur liberté.
Pour reprendre les mots de Jean-Paul II, le but de la catéchèse, c’est de mettre la personne en communion, en intimité avec Jésus-Christ.

N’hésitez pas à vous rapprocher de votre paroisse pour avoir des précisions ou pour directement inscrire votre enfant, c’est le moment.
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site du service Diocésain de l’Initiation Chrétienne. 

Fêter saint Roch en cette année, c’est mettre en évidence le sanctuaire à l’occasion des 150 ans de sa construction. Un sanctuaire, qu’est-ce donc ?

L’ASSOCIATION DIOCESAINE DE MONTPELLIER

Recrute un/e chargé/e de mission pour l’implantation d’une communauté catholique dans un quartier neuf de Montpellier

 

Placé au quotidien sous la responsabilité du curé de la paroisse, le/la « Laïc/que en mission ecclésiale » aura un référent dans l’Association Diocésaine.

Missions du poste

  • - Prospection pour que le curé et l’EAP (Equipe d’Animation Pastorale) de la paroisse puissent évaluer la faisabilité du projet d’implantation d’une communauté catholique dans un quartier neuf dépendant de la paroisse
  • - En s’appuyant sur les groupes existant dans la paroisse, susciter des fraternités missionnaires dans ce quartier, et créer un réseau local
Activités et tâches liées au poste

  • - Recenser les forces présentes dans ce projet, humaines et matérielles, et en susciter de nouvelles
  • - En équipe, élaborer et animer des propositions telles que : découverte de la foi, catéchèse, catéchuménat, vie sacramentelle, convivialité, vie fraternelle
  • - Etudier l’opportunité d’acquérir un local pour exercer cette mission in situ
  • - Evaluer, avec l’EAP et son curé, les avancées et les difficultés du projet, et les appels à lancer
  • - Donner une place à l’aumônerie des jeunes dans le projet
Moyens mis à disposition

  • - Téléphone, ordinateur, bureau
  • - Prise en charge des frais de déplacement
Conditions et contraintes d’exercice

  • - Contrat en forfait jours (216 jours de travail /an)
  • - Poste Plein temps 35h
  • - CDD de 10 mois à partir du 1er septembre 2017
  • - Statut de « Laïc/que en Mission Ecclésiale »
  • - Salaire mensuel brut : 1540 €
Exigences requises

  • - Techniques d’animation de groupe acquises
  • - Relationnel aisé
  • - Expérience en catéchèse et en catéchuménat
  • - Participation à une communauté ecclésiale
  • - Bonne connaissance des moyens de communication : internet, réseaux sociaux
  • - Pratique du Pack office
  • - Disponibilité indispensable en soirée, et en week-end occasionnellement
  • - Disposer d’un moyen de locomotion
Candidature à adresser avant le 18 juillet avec CV et lettre de motivation à

Madame la Responsable des Ressources Humaines

Maison diocésaine Villa Maguelone

31ter Avenue Saint Lazare – CS 82137

34060 Montpellier Cedex 2

Ou : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Par décision de Mgr l’Archevêque, à effet du 1er  septembre 2017 :
- La paroisse S. Julien de la Mosson, qui faisait partie du secteur « Grand Montpellier Ouest », est désormais rattachée au secteur « Grand Montpellier Nord ».
 - l’abbé Pierre Brugidou est nommé curé de la paroisse S. Julien de la Mosson, dans le cadre du secteur missionnaire « Grand Montpellier Nord ».
- l’abbé Charles-Edouard Bruneaut, avec l’accord de l’archevêque de Paris, est nommé curé de la paroisse S. Joseph de Castries, dans le cadre du secteur missionnaire « Porte de Camargue ».
- l’abbé Giovanni De Checchi est nommé curé de la paroisse Jean XXIII – La Domitienne, dans le cadre du secteur missionnaire « Porte de Camargue ».
-   M. l’abbé Thierry Febvre est nommé curé des paroisses S. Roch en Piscénois et ND du Val d’Hérault, dans le cadre du secteur missionnaire « Mer, Vignes et Volcans ».
- Le Père Bogdan Leśko, de la communauté Synodia, est nommé curé de la paroisse du Bon Pasteur en Gigeannais, dans le cadre du secteur missionnaire « Bassin de Thau ».
- l’abbé Joseph Nguyen Xuan Hâ est nommé curé des paroisses Sts Salvy et Rustique en Minervois, Notre-Dame des Etangs et Ste Colombe, dans la cadre du secteur missionnaire « Les Marches de l’Espinouse ».
-  Le Père Robert Skiba, de la communauté Synodia, est nommé curé in solidum de la paroisse de Sète et modérateur de l’équipe presbytérale.
- Le Père Slawomir Uminski, de la communauté Synodia, est nommé curé in solidum de la paroisse de Sète.
- l’abbé Cyril Bezzina est nommé vicaire paroissial de la paroisse Cathédrale – S. Denis, dans le cadre du secteur « Grand Montpellier Nord ».
- l’abbé Alain Da Silva est nommé vicaire paroissial de l’ensemble paroissial Stella Maris (paroisses S. Pierre – S. Etienne de Maguelone, S. Sixte II, S. Augustin), dans le cadre du secteur missionnaire « Grand Montpellier Sud ».
- l’abbé Raphaël Duchamp est nommé vicaire paroissial de la paroisse Cathédrale – S. Denis, dans le cadre du secteur « Grand Montpellier Nord ».
- l’abbé Henry-Gilles Durand est nommé vicaire paroissial de la paroisse S. Bernard de Lattes, dans le cadre du secteur missionnaire « Grand Montpellier Sud »
- Le Père Adam Jozefaciuk, de la Mission Polonaise, est nommé vicaire paroissial de la paroisse S. Jean – Lavérune, dans le cadre du secteur « Grand Montpellier Ouest ». Il est également nommé aumônier diocésain des Equipes du
- l’abbé Matthieu Marger est nommé vicaire paroissial de la paroisse Notre-Dame de la Paix, dans le cadre du secteur « Grand Montpellier Ouest ».
- l’abbé Alexis-Nazaire Passy est nommé vicaire paroissial de la paroisse S. Julien de la Mosson, dans la cadre du secteur missionnaire « Grand Montpellier Nord ».
- Le Père Nicolas Pietruch, de la communauté Synodia, est nommé vicaire paroissial de la paroisse de Sète, dans le cadre du secteur missionnaire « Bassin de Thau ».
- Le Père Gérard Philip (tm), avec l’accord de ses supérieurs, est nommé vicaire paroissial des paroisses ND des Vignes et S. Chinian
- M. l’abbé Gérard Durand est nommé aumônier des sœurs de ND de l’Alliance aux Matelles.
- M. L’abbé Gérard Frioux est autorisé à se retirer sur la paroisse de Sète.
- M. Jean-Michel Bisserbe, diacre, est nommé aumônier des gens du voyage.
- l’abbé Jesus-David Alfonzo Gomez, diacre, est nommé sur l’ensemble paroissial Stella Maris (paroisses S. Pierre – S. Etienne de Maguelone, S. Sixte II, S. Augustin), dans le cadre du secteur missionnaire « Grand Montpellier Sud ».
- l’abbé Francisco Sierra de los Santos, diacre, est nommé sur les paroisses S. Padre Pio en Lansarguois et S. Jean-François-Régis du Boisseronnais, dans le cadre du secteur missionnaire « Porte  de Camargue ».
- Frère Jérémie Ayroulet, diacre (Famille Saint Joseph), est nommé sur les paroisses S Martin de la Coquillade et ND des Lumières, dans le cadre du secteur missionnaire Béziers-Biterrois.
M. Roger Caizergues est nommé aumônier diocésain du Secours Catholique
Mme Jeanne Mombelli est nommée coordinatrice diocésaine de la pastorale de la santé.
Mme Anne Soulier est nommée délégué diocésain à la Solidarité et responsable diocésain du Service Evangélique des Malades.

Mgr l’archevêque remercie les prêtres, diacres, religieux et laïcs qui ont exercé leur mission dans le diocèse de Montpellier et qui sont aujourd’hui appelés à un autre service. Nous les gardons dans notre prière.

Montpellier, juillet 2017

M. le Chanoine Alain ECK                                                                                 + Pierre-Marie CARRÉ
       Chancelier                                                                                                          Archevêque de Montpellier

 

La version papier est disponible à l'accueil de la Villa Maguelone

 

 

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Ce mercredi 24 mai se tenait une conférence de presse à l’hôpital avec Mgr Carré, Mr Le Ludec, directeur général du CHU, le Dr Lacambre et Mr Bodkin. L'objectif était de faire un bilan, une année après l'accord cadre signé entre l’archevêché et le CHU qui a parmi de mettre en place une cellule d'écoute et de soutien pour les victimes et les acteurs de violences sexuelles dans l'église.

Ce rendez-vous a été l'occasion de pérenniser ce travail en partenariat en signant une nouvelle convention.

L'occasion aussi de rappeler qu'une ligne dédiée existe:  07 68 55 00 43 

 

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Samedi 27 et dimanche 28 mai 2017 chez les petites sœurs de Pauvres

Samedi 27 mai

  • 10h : Accueil
  • 10h30 : présentation du week-end
   1ère intervention : Bible et vocations     (Paul Nguyen et Alain Wetterwald)

  • 12h30 : repas
  • 14h : tour de table                                (Denise et Thierry Mateilles, Vincent du Roure)
  • 15h30 : Eucharistie
  • 16h30 : Adoration
  • 17h : 2ème intervention :  mystère et vocations                         (Mattieu Gauthier)
  • 18h30 : vêpres
  • 19h :     repas
  • 20h :     départ chez les logeurs

Dimanche 28 mai

  • 10h :   accueil
  • 10h30 : messe
  • 12h :   apéritif
  • 12h30 : repas
  • 14h : 3ème intervention : comment discerner ?              (Gérard Blayac et Sr Sonia)
  • 15h30 : oraison (20mn)
  • 15h50 : vêpres

Le premier week-end de mai, CAP'J Confirmation est parti en retraite à l’abbaye d' En Calcat .Le groupe, composé d'aumôneries du Grand Montpellier, a été rejoint par celle de la paroisse Stella Maris de Palavas .C'est donc 27 Jeunes qui ont réfléchi sur leur confirmation à travers des thèmes proposés par les animateurs des différentes aumôneries. Ils ont fait l'apprentissage du silence, de la prière et de la rencontre avec notre Seigneur. Le témoignage d'un des moines fut un moment important, mais aussi les temps de prière pour lesquels ils n'ont pas hésité à se lever tôt. Ils sont montés à" la Capellette" où, après l’effort, nous avons mangé avec plaisir notre pique nique. Puis se fut un temps de prière avec comme support "l'aveugle né" qui nous a emmené vers le sacrement de réconciliation. L'évangile des pèlerins d'Emmaüs nous a accompagnés tout au long de cette retraite. Les jeunes ont fini par l'écriture d'un psaume que nous aurons l'occasion de vous proposer prochainement .Ainsi chacun est reparti riche de ce qu'il a appris, de l' échange, de la joie d'avoir vécu plus prés du Seigneur .
Merci au Père Régis COSTE, à Marie Rose, Jacquot, Sœur Luisa, Jean-Marie et Anne, Marie Jo. A tous les jeunes

Jean-Michel BISSERBE Diacre

 

Ce lundi 24 avril avait lieu la rencontre des jeunes prêtres de la Province à Aigues-Mortes dans le Gard.

Elle a réuni une quarantaine de prêtres autour des 5 évêques de la Province.

Temps d’enseignement autour des chrétiens d’Orient, temps fraternel et de rencontre, temps de célébration.

Cette initiative a lieu tous les deux ans.

 

 

 

 

Copyright Betty Delichère

  Après une période de sommeil, l'aumônerie des gens du voyage et des gitans a donné rendez vous à Notre Dame du Suc son pèlerinage annuel .

Même si le nombre de participants n’était pas très important, la joie de se rencontrer pour fêter le Dimanche des Rameaux suffisait à contenter ceux qui étaient présents .

Sœur Mado des petites sœurs de St François était là avec la présence du diacre Jean-Michel et de sa femme Marie pour accompagner la premiére fois ce groupe joyeux .

Après un passage au cimetière de St Bauzille de Putois pour rendre un hommage et un temps de prière au père Jo BERTRANT qui fut le prêtre accompagnant et dévoué aux gens du voyage et aux gitans .Il reste dans la mémoire collective de la communauté comme un saint homme .

Nous avons rejoint N.D. du Suc, accueillis par le gardien très attentionné, pour partager un repas tiré du sac sous un soleil radieux .IMG 20170409 160443

Puis nous sommes allés dans la Basilique pour un temps de prière et la bénédiction des rameaux avec un échange sur la Semaine Sainte et les différents temps qui la composent .Les enfants ont participé à leur manière en assistant le diacre dans les différents temps et par leur gentillesse dans le calme . 

Ainsi cette belle journée se termine par un petit goûter bien mérité tous très heureux d'être là , en se donnant rendez vous aux Saintes Maries de la Mer le mois prochain et en Juin à Lourdes ! 

Jean-Michel Bisserbe, diacre

« ..Si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est vide et vide aussi votre foi » 1Co15, 14

Le Christ nous prend avec Lui dans Sa mort et Sa résurrection et nous conduit à dépasser nos peurs, nos enfermements pour nous ouvrir à la Vie. Comme en 2014, nous fêtons Pâques le même jour, le 16 avril 2017. Cela ne se reproduira pas avant le 20 avril 2025. Nous apprenons à relire ensemble notre histoire et à passer du conflit à la communion particulièrement en cette année de commémoration de la Réforme. Pour répondre à l’appel du Christ et être crédible pour le monde, nous vous invitons à nous rassembler pour annoncer ensemble dans l’espérance la Bonne Nouvelle: « Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! » Pasteur François CLAVAIROLY – Métropolite EMMANUEL – Mgr Georges PONTIERCoprésidents

Midi Libre du 24/03/2017

Les inscriptions se déroulent pour cette 1ère rentrée hors dispositif APB, mais directement sur rendez-vous auprès du secrétariat du Centre Universitaire Guilhem de Gellone.


Contact Madame F. Martin (secrétaire académique), Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou 04 67 55 85 51

DISCOURS D’OUVERTURE, Lourdes – Mardi 28 mars 2017 
 
Je suis heureux d’être ici avec vous pour vivre cette assemblée plénière de printemps. Je vous remercie pour votre prière et vos marques d’amitié durant cette longue période d’hospitalisation et de convalescence. Je pense à tous ceux d’entre nous qui vivent une épreuve de santé ; qu’ils soient assurés de notre fraternelle amitié.
Nous vivons ce temps de carême et cette montée vers Pâques en union avec le Pape François dont nous venons de fêter le quatrième anniversaire de l’élection. Nous lui exprimons toute notre profonde reconnaissance pour son ministère et son témoignage. Nous l’assurons de notre prière.
 
La joie de suivre le Christ
Nous vivons également ce temps avec nos communautés chrétiennes et tout particulièrement avec les catéchumènes qui recevront les sacrements de l’initiation chrétienne lors des fêtes pascales. C’est un émerveillement pour nous chaque année, une action de grâce profonde, une contemplation de l’œuvre de l’Esprit Saint reconnue par ces hommes et ces femmes dans des vies aux contours souvent sinueux et éprouvants. Ils ont perçu l’amour que Dieu leur porte. Ils sont saisis par sa miséricorde, sa patience, sa présence aimante. Ils découvrent la vie en Eglise à travers des personnes qui les accueillent, les accompagnent, marchent avec eux. Ils rejoignent la communauté chrétienne le dimanche lorsqu’elle se rassemble pour rendre grâce. Ils trouvent là comme une nouvelle famille. Ils sont plus de quatre mille adultes de toutes catégories sociales, de tous âges. Ils sont heureux et impatients d’être baptisés, confirmés et de communier au corps et au sang du Seigneur Jésus. Ils s’ouvrent à une autre dimension, à la foi en un Dieu, source de toute vie et de tout amour. Ils mettent en Lui leur espérance. A sa lumière ils veulent marcher et orienter leur existence. La résurrection du Christ est la bonne nouvelle qui révèle le projet de Dieu de nous introduire dans la communion d’amour vécue entre le Père, le Fils et l’Esprit-Saint. Leur vie quotidienne n’en sera pas vraiment changée dans sa matérialité, mais elle sera habitée par la présence de Celui qui invite au pardon, au service, au souci des frères et qui ne nous laisse jamais seul. Le mystère pascal fonde notre espérance, soutient notre marche ici-bas, nous oriente vers une vie donnée à la ressemblance de celle que le Christ a vécue, « Lui qui est passé en faisant le bien ». (Actes 10,38)
 
Nos fragilités et nos fautes
L’Eglise se tourne vers le Christ. C’est en Lui qu’est son espérance. C’est Lui la lumière du monde et le Sauveur. Nous, nous connaissons nos fragilités et nos fautes. Nous ne sommes pas parfaits. On nous rappelle souvent celles qui concernent les évêques ou les prêtres, parfois avec des approximations et des généralisations qui n’apparaissent pas toujours à ceux qui n’ont que ces informations. Au mois de novembre dernier, nous avons ici-même demandé pardon au Seigneur et à ceux et celles qui ont été victimes d’actes inqualifiables de la part de prêtres et de consacrés ou d’erreurs de décisions de notre part. Cela n’était pas pour nous distraire de nos responsabilités. Tout au long de l’année, nous avons mis en place dans nos diocèses et au plan national différentes mesures dont des cellules d’écoute des victimes. Nous avons développé des outils de formation pour tous ceux et celles qui sont en responsabilité auprès d’enfants et de jeunes. Nous nous sommes entourés d’une commission d’experts pour nous conseiller dans la gestion des faits. Qu’on veuille bien nous croire : nous sommes profondément touchés par la souffrance des victimes et nous voulons les accueillir et les écouter de notre mieux. Nous sommes résolus à aider la justice à faire son travail. Rien ne peut nous en dispenser. Nous invitons les victimes à porter plainte auprès des autorités judiciaires[PD1] [GP2] [GP3] [CP(dlc4] auxquelles, pour notre part nous signalerons les faits qui nous seraient révélés. Mais qu’on veuille bien cesser de laisser entendre que tout prêtre est un pédophile potentiel. Qu’on arrête de taire toutes les décisions prises en ce domaine par notre Conférence depuis des années et tous les changements dans notre manière d’aborder ces faits. En votre nom, je renouvelle notre confiance et notre reconnaissance aux prêtres de nos diocèses qui vivent de belle manière leur ministère. Avec eux dans quelques jours, nous célébrerons la messe chrismale au cours de laquelle chacun renouvellera sa disponibilité pour être prêtre. Et nous poursuivrons notre mission de disciples, soutenant l’espérance, invitant au partage, à l’accueil, à la fraternité et à la confiance en Dieu.
 
Les responsabilités politiques
Le 20 juin 2016 d’abord puis le 16 octobre dernier, le Conseil permanent des Evêques de France a pris la parole pour participer au débat national qui allait être lancé en vue des futures élections. C’est un moment important de notre vie nationale puisqu’il s’agit d’élire d’abord le futur Président de la République, puis les députés qui exerceront leur responsabilité, particulièrement, celle de voter les lois. Le document du mois de juin désignait quelques points d’attention précis en vue d’une lecture attentive des programmes électoraux. Celui d’octobre invitait à une réflexion plus fondamentale sur notre société : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». « Si nous parlons aujourd’hui, écrivions-nous, c’est parce que nous aimons notre pays, et que nous sommes préoccupés par sa situation (…) Plus que jamais, nous sentons que le vivre ensemble est fragilisé, fracturé, attaqué. Ce qui fonde la vie en société est remis en cause (…) La crise de la politique est d’abord une crise de confiance envers ceux qui sont chargés de veiller au bien commun et à l’intérêt général. (…) S’il ne s’agit pas de rêver à une illusoire pureté dans les rapports sociaux et politiques, l’attitude et l’image de quelques-uns jettent le discrédit sur l’ensemble de ceux qui vivent l’engagement politique comme un service de leur pays. » La campagne électorale qui se déroule a apporté son lot d’informations, de suspicions, d’outrances, de fautes et finalement de violence même par rapport à cette part de la population française qui arrive tout juste à vivre et à faire des projets. Le rapport à l’argent peut aveugler et empêcher de percevoir le drame profond que vivent ceux qui n’ont pas accès au travail, à un logement digne, à la culture. Au cours de ces dernières années l’écart des revenus entre les plus riches et les plus pauvres n’a cessé d’augmenter. Ainsi notions-nous : « Une France inquiète des injustices, et qui comprend mal par exemple le salaire indécent de certains grands patrons pendant que l’immense majorité des petits entrepreneurs se battent pour que leur entreprise vive et se développe. » L’exercice du pouvoir est exigeant. Il nécessite une vigilance de tous les instants pour demeurer au service du bien commun et ne pas en tirer un profit personnel aux effets désastreux. Vivre dans une démocratie est une chance ; c’est aussi une responsabilité.
Notre société apparaît bien divisée. Faut-il s’en accommoder ? C’est à cette réflexion que nous invitera M. Pierre Manent jeudi. Nous la poursuivrons en échangeant sur notre ministère de communion dans nos diocèses et au sein de nos presbyterium devenus de plus en plus divers.
 
Les exigences de la fraternité
Souvent sont rappelées de manière incantatoire les valeurs de la République, telles qu’elles sont affichées au fronton des mairies : « Liberté, égalité, fraternité ». Il s’agit d’un idéal jamais atteint et toujours en chantier. Mais on pourrait dire qu’aujourd’hui la fraternité a besoin d’être mise à la première place. Non pas la fraternité affichée comme un vague sentiment qui donne bonne conscience, mais celle qui se transforme en engagement concret en faveur des plus défavorisés, des chômeurs et aussi des migrants, des réfugiés venus en France en fuyant les conditions de vie devenues dangereuses ou misérables dans leur pays d’origine. Heureusement, au ras du terrain, cette fraternité se vit dans un tissu associatif généreux, engagé, durable, qui mérite d’être encouragé et soutenu. Nous ne pouvons pas penser notre avenir, chacun replié sur soi-même. Certains le pensent. C’est un leurre. Ceux qui viennent chez nous et sont accueillis, peuvent s’intégrer, apporter leur savoir-faire, leur dynamisme et contribuer ensuite au bien-être de tous. Notre conviction chrétienne et citoyenne nous invite à la générosité, à la recherche du bien commun, à l’ouverture, à l’accueil, à la fraternité universelle avec le sens des responsabilités qui nous incombent. Le Pape François nous invite souvent à « ce devoir de solidarité » ; ainsi récemment, le 21 février dernier devant les participants au Forum international « Migrations et Paix ». Après avoir rappelé la nécessité d’œuvrer pour le développement des peuples afin que nul ne soit forcé de quitter son pays, il s’exprimait ainsi : « Devant les tragédies qui « marquent au fer rouge » la vie de tant de migrants et de réfugiés – guerres, persécutions, abus, violence, mort – on ne peut qu’éprouver des sentiments spontanés d’empathie et de compassion. « Où est ton frère ? » (Cf. Gn 4,9) : cette question, que Dieu pose à l’homme depuis les origines, nous implique, spécialement aujourd’hui par rapport à des frères et des sœurs qui migrent : « Ce n’est pas une question adressée à d’autres, c’est une question adressée à moi, à toi, à chacun de nous ». La solidarité naît justement de la capacité à comprendre les besoins du frère et de la sœur en difficulté et de s’en charger. C’est là, en substance, que se fonde la valeur sacrée de l’hospitalité présente dans les traditions religieuses. Pour nous, chrétiens, l’hospitalité offerte à l’étranger qui a besoin d’un refuge est offerte à Jésus-Christ lui-même, qui s’identifie avec l’étranger : « J’étais étranger et vous m’avez accueilli » (Mt 25, 35). C’est un devoir de solidarité de s’opposer à la culture du rejet et de nourrir une plus grande attention envers les plus faibles, pauvres et vulnérables. C’est pourquoi un changement d’attitude envers les migrants et les réfugiés est nécessaire de la part de tous ; le passage d’une attitude de défense et de peur, de désintérêt ou de marginalisation – qui, à la fin, correspond exactement à la « culture du rejet » – à une attitude qui soit basée sur la « culture de la rencontre », la seule capable de construire un monde plus juste et fraternel, un monde meilleur. » En ce sens, comment ne pas se réjouir du protocole d’accord qui vient d’être signé entre l’Etat français, la communauté de Sant’Egidio, la Fédération protestante de France, la Fédération de l’entraide protestante, la Conférence des Evêques de France et le Secours catholique, pour la mise en œuvre d’un couloir humanitaire visant l’accueil de 500 réfugiés en provenance du Liban ?
 
Une société qui donne sa place à tous
Le mardi 14 mars, à la fin du journal de 20 heures, sur une grande chaîne nationale, la météo du week-end suivant était présentée par Stéphanie Ségard, jeune femme trisomique, âgée de 21 ans. Quel bonheur de voir son stress, sa joie et sa fierté. Cela ne fait que souligner l’engagement des familles et de la société pour entourer les personnes porteuses de handicaps et leur permettre de s’épanouir au maximum de leurs capacités. C’est le beau fruit de l’amour. Dès lors, qui pourrait dire que ces vies ne méritent pas d’être vécues et qu’elles n’apportent rien à notre société ? Qui n’a pas expérimenté que la faiblesse n’est pas sans signification ? Qui n’a pas reçu de ceux qui en sont porteurs ? Les communautés de l’Arche, comme ceux et celles qui se retrouvent dans des mouvements confessionnels ou non en sont des témoins merveilleux. Nous déplorons une fois de plus que notre société aille vers des pratiques eugéniques et ne puisse prendre en compte les démarches de soutien et de réflexion auprès des couples qui découvrent le handicap prévisible d’un de leurs enfants à naître. Les progrès scientifiques fournissent des informations qui étaient ignorées auparavant. Cela devrait déboucher sur de meilleures thérapies et non sur une culture qui, voulant l’enfant parfait, recommande d’éliminer l’embryon porteur de handicap. Oui, nous déplorons que toutes les procédures de dialogue et de réflexion contenues dans la loi Veil aient peu à peu disparu et laissent les femmes souvent seules face à la culture du rejet et ne puissent entendre d’autres alternatives possibles grâce aux solidarités disponibles. L’Eglise catholique est toujours engagée pour redire la dignité de toute personne humaine de sa conception à sa mort naturelle. Elle était présente dans les débats de 1974-1975 de manière claire. Elle l’est encore aujourd’hui pour défendre une vraie culture de la vie qui ne se satisfait pas des solutions qui s’en remettent à la mort provoquée.
 
La richesse des familles
Lors des synodes sur la famille, les Pères synodaux ont porté sur la vie des familles un regard réaliste qui n’ignore pas les difficultés et les souffrances de la vie, mais aussi un regard rempli d’espérance et d’encouragement. La famille est un lieu essentiel d’humanisation, d’apprentissage de la vie et de l’amour, un soutien tout au long de l’existence, un lieu de bonheur quand les inévitables épreuves sont traversées dans l’humilité, le pardon et la confiance. Dans l’exhortation apostolique « la joie de l’amour » que le Pape François a donnée à l’issue de ces synodes, il insistait sur l’importance des familles pour la bonne santé de la société : « …Nous devons insister sur les droits de la famille et pas seulement sur les droits individuels. La famille est un bien dont la société ne peut pas se passer, mais elle a besoin d’être protégée. (…) Les familles ont, parmi d’autres droits, celui de pouvoir compter sur une politique familiale adéquate de la part des pouvoirs publics dans les domaines juridique, économique, social et fiscal » (n°44). Par ailleurs, il n’y a pas de droit à l’enfant et brouiller les repères de la filiation devrait apparaître comme une limite à ne pas franchir. Nous espérons que les futurs gouvernants de notre pays en auront une vive conscience.
 
La place des musulmans dans notre société
Parmi les réalités qui marquent notre société française, on ne peut oublier la présence nombreuse de concitoyens de religion musulmane. C’est une réalité maintenant ancienne dont les jeunes font l’expérience quotidienne dans leur vie scolaire et associative. Le contexte international marque notre manière de l’appréhender. Les conflits du Moyen-Orient sont venus rompre un équilibre longtemps vécu pour le mieux. Nos frères chrétiens en sont des victimes douloureuses. Nous soutenons toujours le projet du financement des études supérieures de jeunes adultes à Kirkouk en Irak. Par bien des côtés ces conflits opposent des musulmans entre eux. L’existence des islamistes extrémistes qui recrutent jusque chez nous de jeunes adultes en vue de s’en servir pour leurs intérêts, les attentats perpétrés dans notre pays au nom de Daesch, ont provoqué des peurs compréhensibles mais qui peuvent faire porter sur tout musulman un dangereux regard de méfiance. Notre société hésite sur la place à faire à la religion musulmane dans notre pays, et du coup elle se pose à nouveau la question du fait religieux et de sa manifestation dans le paysage social. Plus qu’un risque cette question est un défi qu’il nous faut ensemble relever. Il est nécessaire que du sein de la population française musulmane se lèvent des responsables qui aident leurs frères à inscrire la pratique de l’Islam dans notre République et se démarquent de ceux qui distillent des enseignements fermés ou des pratiques communautaristes, dangereuses pour le vivre ensemble. On sait bien que la formation des Imams est une question fondamentale ainsi que celle de l’organisation d’une représentation lisible de l’Islam dans notre pays. Il appartient à la communauté musulmane de trouver la forme d’organisation compatible avec sa réalité et avec la vie dans la République. Mais d’autre part, il est nécessaire que le reste de la population s’engage dans la construction de relations citoyennes les meilleures possibles, apaisées et confiantes. Pour nous, catholiques, nous savons que seuls le dialogue et la rencontre permettent de grandir dans la connaissance et le respect mutuel. Les différences ne deviennent des richesses que lorsqu’elles se rencontrent et cherchent les voies d’une forme de communion, de respect et d’estime. On ne peut accepter l’idée d’une neutralisation progressive de l’espace public souhaitée par certains. La laïcité dans laquelle nous voulons vivre est celle qui promeut la liberté de conscience, celle de croire ou de ne pas croire, celle de pouvoir exprimer et vivre ses convictions d’une manière qui ne provoque pas un trouble à l’ordre public. Interdire de s’exprimer à certains les désigne comme de dangereux citoyens et fracture la société.
 
Regarder l’avenir de l’Europe avec confiance
Ce samedi 25 mars dernier, se fêtait à Rome le soixantième anniversaire de la signature des traités de Rome, acte fondateur de l’union européenne. La veille, le Pape François en a reçu les 27 chefs d’Etat. Dans un discours apprécié, il les a encouragés dans leurs responsabilités en rappelant ce qui a guidé les pères fondateurs « les piliers sur lesquels ils ont voulu édifier la communauté économique européenne et que j’ai déjà rappelés : la centralité de l’homme, une solidarité effective, l’ouverture au monde, la poursuite de la paix et du développement, l’ouverture à l’avenir…. L’Europe retrouve l’espérance dans la solidarité qui est aussi le plus efficace antidote contre les populismes modernes ». Beaucoup de voix s’expriment pour que l’Europe retrouve cet esprit solidaire qui a présidé à son histoire.
Au printemps 2007, les services de la Conférence épiscopale se sont installés avenue de Breteuil. Dix ans après, on s’en réjouit. Ce lieu permet des rencontres, facilite le travail en commun, donne une visibilité à la Conférence des évêques et permet des événements ouverts à l’extérieur. Les réalités de la société et de l’Eglise ont évolué depuis. Il est devenu nécessaire de faire le point sur nos fonctionnements, sur des besoins nouveaux et des réalités qui s’estompent. Nos moyens ne sont pas infinis. Des choix s’imposent. Au cours de cette assemblée nous poursuivrons notre réflexion sur la réforme de nos structures.
Il me reste à nous souhaiter une bonne session de travail, d’amitié et de prière. Nous ne manquerons pas de confier au Seigneur par l’intercession de la Vierge Marie notre pays ainsi que la recherche de la paix dans le monde, au Moyen Orient particulièrement. Le visage de Bernadette nous désigne les plus pauvres comme ceux que le Seigneur aime rejoindre par Marie comme par de grandes figures de sainteté, telle celle de St Vincent de Paul dont on fête le 400ème anniversaire des congrégations qu’il a fondées dans notre pays. C’est à partir du souci des plus pauvres que se trouvent les chemins porteurs d’espérance.
 
Je vous remercie pour votre attention.
Mgr Georges Pontier,
Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des évêques de France

ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE DES ÉVÊQUES

DISCOURS D’OUVERTURE

par Mgr Georges PONTIER
Archevêque de Marseille, président de la Conférence des évêques de France
Lourdes – Mardi 28 mars 2017


Je suis heureux d’être ici avec vous pour vivre cette assemblée plénière de printemps. Je vous remercie pour votre prière et vos marques d’amitié durant cette longue période d’hospitalisation et de convalescence. Je pense à tous ceux d’entre nous qui vivent une épreuve de santé ; qu’ils soient assurés de notre fraternelle amitié.
Nous vivons ce temps de carême et cette montée vers Pâques en union avec le Pape François dont nous venons de fêter le quatrième anniversaire de l’élection. Nous lui exprimons toute notre profonde reconnaissance pour son ministère et son témoignage. Nous l’assurons de notre prière.

La joie de suivre le Christ
Nous vivons également ce temps avec nos communautés chrétiennes et tout particulièrement avec les catéchumènes qui recevront les sacrements de l’initiation chrétienne lors des fêtes pascales. C’est un émerveillement pour nous chaque année, une action de grâce profonde, une contemplation de l’œuvre de l’Esprit Saint reconnue par ces hommes et ces femmes dans des vies aux contours souvent sinueux et éprouvants. Ils ont perçu l’amour que Dieu leur porte. Ils sont saisis par sa miséricorde, sa patience, sa présence aimante. Ils découvrent la vie en Eglise à travers des personnes qui les accueillent, les accompagnent, marchent avec eux. Ils rejoignent la communauté chrétienne le dimanche lorsqu’elle se rassemble pour rendre grâce. Ils trouvent là comme une nouvelle famille. Ils sont plus de quatre mille adultes de toutes catégories sociales, de tous âges. Ils sont heureux et impatients d’être baptisés, confirmés et de communier au corps et au sang du Seigneur Jésus. Ils s’ouvrent à une autre dimension, à la foi en un Dieu, source de toute vie et de tout amour. Ils mettent en Lui leur espérance. A sa lumière ils veulent marcher et orienter leur existence. La résurrection du Christ est la bonne nouvelle qui révèle le projet de Dieu de nous introduire dans la communion d’amour vécue entre le Père, le Fils et l’Esprit-Saint. Leur vie quotidienne n’en sera pas vraiment changée dans sa matérialité, mais elle sera habitée par la présence de Celui qui invite au pardon, au service, au souci des frères et qui ne nous laisse jamais seul. Le mystère pascal fonde notre espérance, soutient notre marche ici-bas, nous oriente vers une vie donnée à la ressemblance de celle que le Christ a vécue, « Lui qui est passé en faisant le bien ». (Actes 10,38)

Nos fragilités et nos fautes
L’Eglise se tourne vers le Christ. C’est en Lui qu’est son espérance. C’est Lui la lumière du monde et le Sauveur. Nous, nous connaissons nos fragilités et nos fautes. Nous ne sommes pas parfaits. On nous rappelle souvent celles qui concernent les évêques ou les prêtres, parfois avec des approximations et des généralisations qui n’apparaissent pas toujours à ceux qui n’ont que ces informations. Au mois de novembre dernier, nous avons ici-même demandé pardon au Seigneur et à ceux et celles qui ont été victimes d’actes inqualifiables de la part de prêtres et de consacrés ou d’erreurs de décisions de notre part. Cela n’était pas pour nous distraire de nos responsabilités. Tout au long de l’année, nous avons mis en place dans nos diocèses et au plan national différentes mesures dont des cellules d’écoute des victimes. Nous avons développé des outils de formation pour tous ceux et celles qui sont en responsabilité auprès d’enfants et de jeunes. Nous nous sommes entourés d’une commission d’experts pour nous conseiller dans la gestion des faits. Qu’on veuille bien nous croire : nous sommes profondément touchés par la souffrance des victimes et nous voulons les accueillir et les écouter de notre mieux. Nous sommes résolus à aider la justice à faire son travail. Rien ne peut nous en dispenser. Nous invitons les victimes à porter plainte auprès des autorités judiciaires
[PD1] [GP2] [GP3] [CP(dlc4] auxquelles, pour notre part nous signalerons les faits qui nous seraient révélés. Mais qu’on veuille bien cesser de laisser entendre que tout prêtre est un pédophile potentiel. Qu’on arrête de taire toutes les décisions prises en ce domaine par notre Conférence depuis des années et tous les changements dans notre manière d’aborder ces faits. En votre nom, je renouvelle notre confiance et notre reconnaissance aux prêtres de nos diocèses qui vivent de belle manière leur ministère. Avec eux dans quelques jours, nous célébrerons la messe chrismale au cours de laquelle chacun renouvellera sa disponibilité pour être prêtre. Et nous poursuivrons notre mission de disciples, soutenant l’espérance, invitant au partage, à l’accueil, à la fraternité et à la confiance en Dieu.

Les responsabilités politiques
Le 20 juin 2016 d’abord puis le 16 octobre dernier, le Conseil permanent des Evêques de France a pris la parole pour participer au débat national qui allait être lancé en vue des futures élections. C’est un moment important de notre vie nationale puisqu’il s’agit d’élire d’abord le futur Président de la République, puis les députés qui exerceront leur responsabilité, particulièrement, celle de voter les lois. Le document du mois de juin désignait quelques points d’attention précis en vue d’une lecture attentive des programmes électoraux. Celui d’octobre invitait à une réflexion plus fondamentale sur notre société : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». « Si nous parlons aujourd’hui, écrivions-nous, c’est parce que nous aimons notre pays, et que nous sommes préoccupés par sa situation (…) Plus que jamais, nous sentons que le vivre ensemble est fragilisé, fracturé, attaqué. Ce qui fonde la vie en société est remis en cause (…) La crise de la politique est d’abord une crise de confiance envers ceux qui sont chargés de veiller au bien commun et à l’intérêt général. (…) S’il ne s’agit pas de rêver à une illusoire pureté dans les rapports sociaux et politiques, l’attitude et l’image de quelques-uns jettent le discrédit sur l’ensemble de ceux qui vivent l’engagement politique comme un service de leur pays. » La campagne électorale qui se déroule a apporté son lot d’informations, de suspicions, d’outrances, de fautes et finalement de violence même par rapport à cette part de la population française qui arrive tout juste à vivre et à faire des projets. Le rapport à l’argent peut aveugler et empêcher de percevoir le drame profond que vivent ceux qui n’ont pas accès au travail, à un logement digne, à la culture. Au cours de ces dernières années l’écart des revenus entre les plus riches et les plus pauvres n’a cessé d’augmenter. Ainsi notions-nous : « Une France inquiète des injustices, et qui comprend mal par exemple le salaire indécent de certains grands patrons pendant que l’immense majorité des petits entrepreneurs se battent pour que leur entreprise vive et se développe. » L’exercice du pouvoir est exigeant. Il nécessite une vigilance de tous les instants pour demeurer au service du bien commun et ne pas en tirer un profit personnel aux effets désastreux. Vivre dans une démocratie est une chance ; c’est aussi une responsabilité.
Notre société apparaît bien divisée. Faut-il s’en accommoder ? C’est à cette réflexion que nous invitera M. Pierre Manent jeudi. Nous la poursuivrons en échangeant sur notre ministère de communion dans nos diocèses et au sein de nos presbyterium devenus de plus en plus divers.

Les exigences de la fraternité
Souvent sont rappelées de manière incantatoire les valeurs de la République, telles qu’elles sont affichées au fronton des mairies : « Liberté, égalité, fraternité ». Il s’agit d’un idéal jamais atteint et toujours en chantier. Mais on pourrait dire qu’aujourd’hui la fraternité a besoin d’être mise à la première place. Non pas la fraternité affichée comme un vague sentiment qui donne bonne conscience, mais celle qui se transforme en engagement concret en faveur des plus défavorisés, des chômeurs et aussi des migrants, des réfugiés venus en France en fuyant les conditions de vie devenues dangereuses ou misérables dans leur pays d’origine. Heureusement, au ras du terrain, cette fraternité se vit dans un tissu associatif généreux, engagé, durable, qui mérite d’être encouragé et soutenu. Nous ne pouvons pas penser notre avenir, chacun replié sur soi-même. Certains le pensent. C’est un leurre. Ceux qui viennent chez nous et sont accueillis, peuvent s’intégrer, apporter leur savoir-faire, leur dynamisme et contribuer ensuite au bien-être de tous. Notre conviction chrétienne et citoyenne nous invite à la générosité, à la recherche du bien commun, à l’ouverture, à l’accueil, à la fraternité universelle avec le sens des responsabilités qui nous incombent. Le Pape François nous invite souvent à « ce devoir de solidarité » ; ainsi récemment, le 21 février dernier devant les participants au Forum international « Migrations et Paix ». Après avoir rappelé la nécessité d’œuvrer pour le développement des peuples afin que nul ne soit forcé de quitter son pays, il s’exprimait ainsi : « Devant les tragédies qui « marquent au fer rouge » la vie de tant de migrants et de réfugiés – guerres, persécutions, abus, violence, mort – on ne peut qu’éprouver des sentiments spontanés d’empathie et de compassion. « Où est ton frère ? » (Cf. Gn 4,9) : cette question, que Dieu pose à l’homme depuis les origines, nous implique, spécialement aujourd’hui par rapport à des frères et des sœurs qui migrent : « Ce n’est pas une question adressée à d’autres, c’est une question adressée à moi, à toi, à chacun de nous ». La solidarité naît justement de la capacité à comprendre les besoins du frère et de la sœur en difficulté et de s’en charger. C’est là, en substance, que se fonde la valeur sacrée de l’hospitalité présente dans les traditions religieuses. Pour nous, chrétiens, l’hospitalité offerte à l’étranger qui a besoin d’un refuge est offerte à Jésus-Christ lui-même, qui s’identifie avec l’étranger : « J’étais étranger et vous m’avez accueilli » (Mt 25, 35). C’est un devoir de solidarité de s’opposer à la culture du rejet et de nourrir une plus grande attention envers les plus faibles, pauvres et vulnérables. C’est pourquoi un changement d’attitude envers les migrants et les réfugiés est nécessaire de la part de tous ; le passage d’une attitude de défense et de peur, de désintérêt ou de marginalisation – qui, à la fin, correspond exactement à la « culture du rejet » – à une attitude qui soit basée sur la « culture de la rencontre », la seule capable de construire un monde plus juste et fraternel, un monde meilleur. » En ce sens, comment ne pas se réjouir du protocole d’accord qui vient d’être signé entre l’Etat français, la communauté de Sant’Egidio, la Fédération protestante de France, la Fédération de l’entraide protestante, la Conférence des Evêques de France et le Secours catholique, pour la mise en œuvre d’un couloir humanitaire visant l’accueil de 500 réfugiés en provenance du Liban ?

Une société qui donne sa place à tous
Le mardi 14 mars, à la fin du journal de 20 heures, sur une grande chaîne nationale, la météo du week-end suivant était présentée par Stéphanie Ségard, jeune femme trisomique, âgée de 21 ans. Quel bonheur de voir son stress, sa joie et sa fierté. Cela ne fait que souligner l’engagement des familles et de la société pour entourer les personnes porteuses de handicaps et leur permettre de s’épanouir au maximum de leurs capacités. C’est le beau fruit de l’amour. Dès lors, qui pourrait dire que ces vies ne méritent pas d’être vécues et qu’elles n’apportent rien à notre société ? Qui n’a pas expérimenté que la faiblesse n’est pas sans signification ? Qui n’a pas reçu de ceux qui en sont porteurs ? Les communautés de l’Arche, comme ceux et celles qui se retrouvent dans des mouvements confessionnels ou non en sont des témoins merveilleux. Nous déplorons une fois de plus que notre société aille vers des pratiques eugéniques et ne puisse prendre en compte les démarches de soutien et de réflexion auprès des couples qui découvrent le handicap prévisible d’un de leurs enfants à naître. Les progrès scientifiques fournissent des informations qui étaient ignorées auparavant. Cela devrait déboucher sur de meilleures thérapies et non sur une culture qui, voulant l’enfant parfait, recommande d’éliminer l’embryon porteur de handicap. Oui, nous déplorons que toutes les procédures de dialogue et de réflexion contenues dans la loi Veil aient peu à peu disparu et laissent les femmes souvent seules face à la culture du rejet et ne puissent entendre d’autres alternatives possibles grâce aux solidarités disponibles. L’Eglise catholique est toujours engagée pour redire la dignité de toute personne humaine de sa conception à sa mort naturelle. Elle était présente dans les débats de 1974-1975 de manière claire. Elle l’est encore aujourd’hui pour défendre une vraie culture de la vie qui ne se satisfait pas des solutions qui s’en remettent à la mort provoquée.

La richesse des familles
Lors des synodes sur la famille, les Pères synodaux ont porté sur la vie des familles un regard réaliste qui n’ignore pas les difficultés et les souffrances de la vie, mais aussi un regard rempli d’espérance et d’encouragement. La famille est un lieu essentiel d’humanisation, d’apprentissage de la vie et de l’amour, un soutien tout au long de l’existence, un lieu de bonheur quand les inévitables épreuves sont traversées dans l’humilité, le pardon et la confiance. Dans l’exhortation apostolique « la joie de l’amour » que le Pape François a donnée à l’issue de ces synodes, il insistait sur l’importance des familles pour la bonne santé de la société : « …Nous devons insister sur les droits de la famille et pas seulement sur les droits individuels. La famille est un bien dont la société ne peut pas se passer, mais elle a besoin d’être protégée. (…) Les familles ont, parmi d’autres droits, celui de pouvoir compter sur une politique familiale adéquate de la part des pouvoirs publics dans les domaines juridique, économique, social et fiscal » (n°44). Par ailleurs, il n’y a pas de droit à l’enfant et brouiller les repères de la filiation devrait apparaître comme une limite à ne pas franchir. Nous espérons que les futurs gouvernants de notre pays en auront une vive conscience.

La place des musulmans dans notre société
Parmi les réalités qui marquent notre société française, on ne peut oublier la présence nombreuse de concitoyens de religion musulmane. C’est une réalité maintenant ancienne dont les jeunes font l’expérience quotidienne dans leur vie scolaire et associative. Le contexte international marque notre manière de l’appréhender. Les conflits du Moyen-Orient sont venus rompre un équilibre longtemps vécu pour le mieux. Nos frères chrétiens en sont des victimes douloureuses. Nous soutenons toujours le projet du financement des études supérieures de jeunes adultes à Kirkouk en Irak. Par bien des côtés ces conflits opposent des musulmans entre eux. L’existence des islamistes extrémistes qui recrutent jusque chez nous de jeunes adultes en vue de s’en servir pour leurs intérêts, les attentats perpétrés dans notre pays au nom de Daesch, ont provoqué des peurs compréhensibles mais qui peuvent faire porter sur tout musulman un dangereux regard de méfiance. Notre société hésite sur la place à faire à la religion musulmane dans notre pays, et du coup elle se pose à nouveau la question du fait religieux et de sa manifestation dans le paysage social. Plus qu’un risque cette question est un défi qu’il nous faut ensemble relever. Il est nécessaire que du sein de la population française musulmane se lèvent des responsables qui aident leurs frères à inscrire la pratique de l’Islam dans notre République et se démarquent de ceux qui distillent des enseignements fermés ou des pratiques communautaristes, dangereuses pour le vivre ensemble. On sait bien que la formation des Imams est une question fondamentale ainsi que celle de l’organisation d’une représentation lisible de l’Islam dans notre pays. Il appartient à la communauté musulmane de trouver la forme d’organisation compatible avec sa réalité et avec la vie dans la République. Mais d’autre part, il est nécessaire que le reste de la population s’engage dans la construction de relations citoyennes les meilleures possibles, apaisées et confiantes. Pour nous, catholiques, nous savons que seuls le dialogue et la rencontre permettent de grandir dans la connaissance et le respect mutuel. Les différences ne deviennent des richesses que lorsqu’elles se rencontrent et cherchent les voies d’une forme de communion, de respect et d’estime. On ne peut accepter l’idée d’une neutralisation progressive de l’espace public souhaitée par certains. La laïcité dans laquelle nous voulons vivre est celle qui promeut la liberté de conscience, celle de croire ou de ne pas croire, celle de pouvoir exprimer et vivre ses convictions d’une manière qui ne provoque pas un trouble à l’ordre public. Interdire de s’exprimer à certains les désigne comme de dangereux citoyens et fracture la société.

Regarder l’avenir de l’Europe avec confiance
Ce samedi 25 mars dernier, se fêtait à Rome le soixantième anniversaire de la signature des traités de Rome, acte fondateur de l’union européenne. La veille, le Pape François en a reçu les 27 chefs d’Etat. Dans un discours apprécié, il les a encouragés dans leurs responsabilités en rappelant ce qui a guidé les pères fondateurs « les piliers sur lesquels ils ont voulu édifier la communauté économique européenne et que j’ai déjà rappelés : la centralité de l’homme, une solidarité effective, l’ouverture au monde, la poursuite de la paix et du développement, l’ouverture à l’avenir…. L’Europe retrouve l’espérance dans la solidarité qui est aussi le plus efficace antidote contre les populismes modernes ». Beaucoup de voix s’expriment pour que l’Europe retrouve cet esprit solidaire qui a présidé à son histoire.
Au printemps 2007, les services de la Conférence épiscopale se sont installés avenue de Breteuil. Dix ans après, on s’en réjouit. Ce lieu permet des rencontres, facilite le travail en commun, donne une visibilité à la Conférence des évêques et permet des événements ouverts à l’extérieur. Les réalités de la société et de l’Eglise ont évolué depuis. Il est devenu nécessaire de faire le point sur nos fonctionnements, sur des besoins nouveaux et des réalités qui s’estompent. Nos moyens ne sont pas infinis. Des choix s’imposent. Au cours de cette assemblée nous poursuivrons notre réflexion sur la réforme de nos structures.
Il me reste à nous souhaiter une bonne session de travail, d’amitié et de prière. Nous ne manquerons pas de confier au Seigneur par l’intercession de la Vierge Marie notre pays ainsi que la recherche de la paix dans le monde, au Moyen Orient particulièrement. Le visage de Bernadette nous désigne les plus pauvres comme ceux que le Seigneur aime rejoindre par Marie comme par de grandes figures de sainteté, telle celle de St Vincent de Paul dont on fête le 400ème anniversaire des congrégations qu’il a fondées dans notre pays. C’est à partir du souci des plus pauvres que se trouvent les chemins porteurs d’espérance.

Je vous remercie pour votre attention.

Mgr Georges Pontier,
Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des évêques de France

Samedi 18 février, après-midi, un évènement important a eu lieu à Villa Maguelone, une rencontre de tous les Catéchumènes du diocèse avec notre archevêque Mgr Carré. Le Seigneur continue d’appeler… Ils sont 62 adultes cette année à demander à être baptisés lors de la prochaine veillée pascale.

Le but de cette rencontre était d’échanger avec Mgr Carré et de préparer la célébration diocésaine de l’Appel décisif qui se déroule toujours le 1er dimanche de Carême.

Les Catéchumènes étaient accompagnés, pour la plupart, de leur parrain ou marraine, parfois de leurs conjoints et des accompagnateurs qui ont cheminé avec eux dans leur préparation aux sacrements. Ils sont venus en nombre ce samedi, un peu stressés, émus mais avec un grand enthousiasme !

Quelle joie de les rencontrer, d’entendre leur lecture de la Parole, leur expérience spirituelle, leur chemin pour connaître Le Seigneur, apprendre à L’aimer et à se laisser aimer en Eglise.

Cette journée s’est articulée autour de la Parole avec un temps de lectio et un temps d’échange avec notre archevêque. En parallèle, les accompagnateurs ont travaillé ensemble sur le texte du 2nd récit de la Création (Gn 2et 3) et la place du mal dans la Bible, la liturgie et le dogme afin de mieux aider les Catéchumènes face à cette question.

Merci à vous tous, Catéchumènes, pour cette belle leçon de joie, d’humilité que vous nous donnez, pour cet élan apporté, pour creuser plus profondément notre foi et notre relation au Seigneur.

Bonne route vers le baptême !

L’équipe diocésaine 

Samedi 18 février, après-midi, un évènement important a eu lieu à Villa Maguelone, une rencontre de tous les Catéchumènes du diocèse avec notre archevêque Mgr Carré. Le Seigneur continue d’appeler… Ils sont 62 adultes cette année à demander à être baptisés lors de la prochaine veillée pascale.

Le but de cette rencontre était d’échanger avec Mgr Carré et de préparer la célébration diocésaine de l’Appel décisif qui se déroule toujours le 1er dimanche de Carême.

Les Catéchumènes étaient accompagnés, pour la plupart, de leur parrain ou marraine, parfois de leurs conjoints et des accompagnateurs qui ont cheminé avec eux dans leur préparation aux sacrements. Ils sont venus en nombre ce samedi, un peu stressés, émus mais avec un grand enthousiasme !

Quelle joie de les rencontrer, d’entendre leur lecture de la Parole, leur expérience spirituelle, leur chemin pour connaître Le Seigneur, apprendre à L’aimer et à se laisser aimer en Eglise.

Cette journée s’est articulée autour de la Parole avec un temps de lectio et un temps d’échange avec notre archevêque. En parallèle, les accompagnateurs ont travaillé ensemble sur le texte du 2nd récit de la Création (Gn 2et 3) et la place du mal dans la Bible, la liturgie et le dogme afin de mieux aider les Catéchumènes face à cette question.

Merci à vous tous, Catéchumènes, pour cette belle leçon de joie, d’humilité que vous nous donnez, pour cet élan apporté, pour creuser plus profondément notre foi et notre relation au Seigneur.

Bonne route vers le baptême !

L’équipe diocésaine 

Qu'est-ce que Jeunesse 2000 :

Jeunesse 2000 est un mouvement de jeunes qui organisent des week-ends pour d’autres jeunes à travers toute la France. Le but de ces week-ends est de découvrir ou redécouvrir Dieu à travers des temps de prières, d'adoration, de partages et d'enseignements. 

Pendant tout un week-end  les jeunes se laissent porter dans une ambiance musicale de louange, avec la découverte de Dieu comme centre et cœur du week-end.




Jeunesse 2000 à Montpellier

Du samedi 4 mars 8h00 au dimanche 15h a lieu le week-end Jeunesse 2000. De Montpellier. Cet événement est organisé à la paroisse sainte Bernadette.



Cette année le format a été revu. Durant 24h seulement, animation musicale, enseignements, temps de prière, louange, adoration, confession et partages seront proposés pour favoriser la rencontre avec Dieu. Pour la première fois depuis le lancement de l’événement, les jeunes sont invités à veiller toute la nuit avec Jésus !

Ce temps fort sera à vivre dans la convivialité avec de nombreux autres jeunes, cette année, pas moins de 150 sont attendus. 

Informations

Week-end proposé aux 16-30 ans.

Inscription sur le site www.jeunesse2000.org.

Toutes les informations sont disponibles sur la page Facebook de l’événement.



Contact

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20170215 162232Depuis 1940, le petit village de Taizé en Bourgogne s’est transformé en fourmilière ! En effet, des dizaines de milliers de jeunes chrétiens du monde entier y convergent chaque année pour vivre des temps de rencontres spirituelles.

Actuellement à Taizé, plus de 100 frères ont fait le choix de la vie monastique. Leur vocation est multiple. Tout d’abord vivre la prière commune, la vie fraternelle et le partage de la Parole de Dieu. Puis vivre aussi l’œcuménisme puisque, chose unique au monde, Taizé est une communauté où Catholiques et Protestants vivent ensemble. Enfin, l’accueil des jeunes est devenu aujourd’hui une des priorités des frères de Taizé. Ces jeunes sont principalement Européens, mais certains viennent d’autres continents. Ils y séjournent principalement pour une rencontre spirituelle de 5 ou 8 jours. D’autres viennent à Taizé pour un temps plus long. D’autres, enfin, passent 6 ou 12 mois à Taizé pour un temps de volontariat au service de l’accueil.

Outre l’accueil sur la colline de Taizé tout au long de l’année, la communauté de Taizé organise aussi les rencontres Européennes autour du 1er janvier. C’est une quelque sorte « l’ancêtre » des Journées Mondiales de la Jeunesse… La rencontre européenne avait lieu à Riga en Lettonie autour du 1er janvier dernier. Les prochaines se tiendront à Bâle en Suisse pour le 1er janvier 2018…

Du 15 au 19 février, un séjour pour des jeunes de l’Hérault avait lieu à Taizé. 85 lycéens , de 15 à 18 ans, de notre diocèse y ont participé, rejoints par 7 jeunes de l’Aude. Une belle manière de vivre les vacances de février autrement !  P.Brugidou

 

Escapade à Taizé
S'achève un court séjour sous le soleil (et le froid) de Bourgogne. Cinq jours de prière, de recueillement et de ressourcement, cinq jours de partage, de rires et d'épanouissement.
Pour certains c'était la première fois, pour d'autres non, mais on est tous tombé d'accord pour dire qu'on voulait revenir !
Le cadre est génial,  les temps forts sont incroyables, et la nourriture... non, mauvaise idée... On ne parlera pas de la nourriture.
En tout cas Dieu était bien présent, là, avec nous : que ce soit dans la bienveillance des frères de Taizé à notre égard, dans l'émotion ressentie au moment de poser le front sur la Croix le vendredi soir, ou encore dans la gentillesse de chacun.

Taizé 2018 n'attend que nous !Clara EA, 16 ans, Aumônerie Pic Saint-Loup


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azema portrait11 février, journée mondiale des malades…

De mon fauteuil, depuis ma chambre de convalescent, je regarde sur KTO la messe célébrée à Lourdes pour tous les malades du monde entier. Le message du Pape François, comme à l’habitude, est plein de délicatesse et de tendresse pour ces membres souffrants qui ont toujours une place dans l’Eglise, mais laquelle ?

Les malades sont des personnes dépendantes, chacun selon son état particulier. Du jour au lendemain nous nous trouvons incapables d’assurer par nous-mêmes les gestes ordinaires de la vie. Laissez tomber votre montre et elle restera par terre jusqu’à ce que quelqu’un vienne vous la ramasser ! Cette dépendance matérielle révèle une autre dépendance qui est celle de toute existence. Ainsi le malade est amené à s’abandonner à l’action des autres et à celle de Dieu. Il peut devenir témoin de la fragilité de l’existence et de la confiance en Dieu qui soutient ceux qui comptent sur Lui.

Les malades sont également affrontés à l’exercice de la patience. Combien de temps pour répondre à un coup de sonnette, alors que les soignants sont débordés d’appels ? Patience pour les soins, patience pour franchir les étapes, patience pour voir une amélioration.

Jésus nous a révélé la patience du Père pour nous ; il nous a montré la dépendance d’amour et de vie qui nous relie à Lui. Ces deux grands biens sont une bénédiction pour l’Eglise que l’Esprit-Saint peut lui communiquer grâce aux malades. Dans son homélie à Lourdes, le Cardinal Pietro Parolin disait : « Dieu ne veut pas de super-héros. Il nous demande de lui faire confiance ». Voilà ce que les malades peuvent apporter, à leur place, pour l’Eglise. (Emission Paroles aux Eglises, RCF, 22/02/2017)

                                                            

Claude Azéma, 
Evêque Auxiliaire de Montpellier

 

 Emission la Voix du diocèse 17/02/2017

"Je suis serviteur inutile par la radicalité de ma vie (...) mais cela ne m'empêche pas d'aimer." 

Trés belles phrases extraites de l'enseignement de Mr Jean-Christophe Parisot à l'occasion de la journée des malades, le samedi 11 février en l'église Ste Bernadette.

CLIQUER ICI  pour visualiser toutes les photos de "Pentecôte au Zénith 2017"

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Première visite pastorale de Mgr Maroun - Nasser GEMAYEL

Évêque des Maronites de France  à la Communauté Maronite de l’Hérault

Le 04 et 05 Février 2017


C’est avec joie que la communauté libanaise de l’Hérault

et son prêtre accompagnateur,  le Père Gabi RADY vous invitent à participer à ce programme :


Samedi 4 février.


           Eglise de St Bernard à Lattes

-         16h00 Rencontre  avec Mgr Gemayel pour celles et ceux qui souhaitent faire entendre leur voix et leurs souhaits.


-         17h15  Conférence de Mgr  Gemayel



-         18h30 Apéritif



Dimanche 05 février


       Cathédrale de St Pierre à Montpellier


-         10h30 Messe selon le rite Maronite en l’honneur de St Maroun  présidée par Mgr GEMAYEL, en présence de Mgr Pierre-Marie CARRE Archevêque de Montpellier
        
-          12h30 repas libanais.


Le déjeuner de clôture de la visite pastorale de Mgr GEMAYEL

Aura lieu au Restaurant Al Nafoura

Place de Venise - Odysseum 34000 Montpellier.

Sur inscription au 0467247825 ou bien le 0678439773

Samedi 28 janvier dernier près d’une centaine membres d’EAP (Équipe d’Animation Pastorale) étaient rassemblés pour leur journée annuelle autour de l’évêque Mgr Carré. Celle-ci avait pour thème la pastorale familiale et en particulier l’attention à accorder aux parents.

Mgr Carré a débuté par une conférence sur sa lecture de la dernière exhortation apostolique post-synodale du Pape François : La joie de l’amour. Il a notamment mis en évidence les problèmes d’individualisme et de la culture du provisoire à dépasser. Dans ce contexte, il a rappelé la place prépondérante de la famille comme première cellule d’Eglise, et le mariage comme vraie vocation, à l’image de l’alliance que Dieu fait avec chacun de nous par le baptême, et avec une portée missionnaire. Dans les situations difficiles, il a encouragé à l’accueil et l’accompagnement, selon la loi de la gradualité.

Des ateliers de réflexion ont fait suite, en groupe, autour de trois problématiques : qui sont les parents aujourd’hui ?, comment les rejoindre et comment accueillir leurs demandes ? Les échanges ont été riches. Si les difficultés des parents sont souvent mises en évidence (matérialisme, dépassement, absence de valeurs, absence de limites, etc), les membres des EAP se sont longuement interrogés sur la place et le rôle de l’Église par rapport à ces parents. L’une de leurs convictions majeures tient à la capacité des chrétiens à les rejoindre, là où ils en sont, sans jugement, avec bienveillance et écoute. Dans un second temps, il a semblé essentiel de pouvoir associer les parents, non pas comme de simples destinataires, mais comme de vrais partenaires, dans l’éducation religieuse de leurs enfants. A cette occasion, il pourrait leur être également proposé des temps pour les former et les nourrir.

L’après-midi a été consacrée aux rencontres des EAP en secteurs paroissiaux, pour dégager les problématiques communes et des premières pistes de travaux en équipe à l’échelle de l’inter-paroisses. Mgr Carré a fini la journée par une lectio divina de la parabole du bon pasteur, en Jn 10, 1-18. Le Christ, bon pasteur par excellence, est la porte pour accéder à la foi ; son exemple nous encourage à avoir le souci de tous, et en particulier ceux qui sont loin, à rechercher l’unité.

Les retours des participants pour la journée étaient très enthousiastes, avec une vraie prise de conscience de la place des familles dans la pastorale du diocèse, notamment grâce à l’intervention de notre évêque. Les membres des EAP ont également pu mesurer tout l’enjeu de la collaboration pour être en mesure de bien accueillir et former ces parents : à l’échelle de la paroisse entre les différents groupes, autour d’échanges en secteurs mais aussi à partir de ressources diocésaines (services, mouvements…). Tous étaient unanimes pour approfondir ces problématiques lors de rencontres ultérieures…

                               PJ Cottalorda, membre de l’IDF (membre de l’EAP de Ste Bernadette)

20170121 121426 Week-end SKI : « LA TERRE PROMISE »

La 9ème édition du week-end SKI de la paroisse a eu lieu les 20-21-22 janvier à Saint-Pierre-Dels-Forcats. Nous étions une soixantaine à partir rejoindre la terre promise. Cette fois c'est le shérif et ses cowboys et cowgirls qui nous ont accompagnés tout au long de ce week-end en « terre promise ».
Nous avons traversé la plaine (de Perpignan à Prades) sous la pluie et nous avons grimpé la montagne (d’Olette à Saint-Pierre-Dels-Forcats) dans le brouillard et avec quelques flocons de neige. A la fin du voyage, la route devint un peu glissante et la montée semblait de plus en plus périlleuse pour certains « c’est le désert à traverser ». Mais tout le monde est arrivé à bon port.

Nous avons vécu un week-end riche en partage et convivialité sous une bonne neige. Eh oui ! Notre rêve s’est réalisé ! Nous sommes venus d’un pays chaud où la neige est comme dans un rêve. La terre promise nous a donné l'occasion de découvrir et plonger dans ce rêve qui devient réalité, faire connaissance avec les autres paroissiens, discuter, échanger. Une ambiance bon-enfant ! Bref, la différence de culture ne nous a pas empêchés de vivre en communauté et en fraternité. Chacun a trouvé sa place, du plus petit au plus grand. Le programme établi a permis à chacun de profiter de son week-end en famille et aussi des moments en groupe (repas / messe anticipée du samedi soir / veillées). Les organisateurs ont tout prévu et veillaient à ce que notre séjour se passe bien. Les tâches étaient bien reparties et chacun a accompli sa mission dans la joie et la bonne humeur. La bienveillance et l'entraide dans le groupe sont remarquables.

La bonne soupe des cuistots nous a réchauffés et le petit déjeuner copieux cowboy nous a donné l’énergie d'explorer les pistes.DSC04091

Nous avons eu une bouffée d’oxygène pour alimenter nos corps, et la nourriture spirituelle n'était pas la moindre.
Des dessins sous forme de galets et de fleurs ont été remis à chacun des membres de la famille. Une illustration en image d’un village traversé par un long chemin a été collée derrière la table de l’autel.
Pendant la messe, ensemble nous avons avancé sur le chemin de « la terre promise » pour déposer les galets, symboles de nos difficultés et épreuves qui nous éloignent de Dieu, et les fleurs, signes de la joie et de bonheur qui nous rapproche du Christ, sur le chemin en image.
« Réjouissons-nous car notre Seigneur Jésus Christ nous a préparé et réservé une place pour chacun de nous dans le royaume de Dieu » Évangile de Saint-Jean commenté par le Père BRUGIDOU.

Nous sommes rentrés avec une bonne fatigue. Nous tenons à remercier les célébrants et toute l'équipe organisatrice de ce week-end. Que la grâce du Seigneur vous accompagne tout au long de votre vie !

Bakoly ANDRIAMANOEHO

Mgr Carré, archevêque de Montpellier, et le P. Blayac, son vicaire général, convient le samedi 28 janvier (9h30-16h30) à la Villa Maguelone, tous les membres des équipes d’animation pastorale (EAP) du diocèse à une grande journée de rencontre intitulée "Cap sur les familles". Le service diocésain de la formation (IDF) anime et organise cette journée avec l'aide d'autres services diocésains. 

Les ateliers prévus porteront sur la problématique parentale : qui sont ces parents, comment les rejoindre et comment répondre à leurs demandes ? 

NB1 : Les curés n'ayant pas encore mis en place leur EAP sont aussi les bienvenus et encouragés à venir avec quelques membres de leur conseil de paroisse (CPP).

NB2 : Un temps de repas tiré du sac et partagé est prévu à 12h30.

‡TRANSPORT :

Rendez-vous

Le dimanche 5 février 2017, Odysséum derrière le cinéma, à 12h00

Retour le jeudi  9 février 2017 vers 23h00.



‡  PRIX : 420 € cout, 430€  soutien, 440 € solidarité

Le prix comprend le transport en car et le transfert dans les différentes stations de ski, le logement dans des chambres de 2 à 8 lits, les repas (petit-déjeuner, déjeuner, goûter, dîner), les forfaits, la location du matériel, l’entrée à la piscine du chalet….

Si les jeunes possèdent leur matériel de ski ou souhaite faire du surf (si confirmé), merci d’enlever la somme de 30 € + 5 € pour le casque (obligatoire) du prix global. Pour la location du surf, prévoir une carte d’identité et de la somme correspondant (se renseigner du prix).

Paiement : en chèque de préférence, à l’ordre de : « AD 34 Paroisse Cathédrale ».  150 euros d’arrhes.

Possibilité de régler en plusieurs fois : 3 chèques échelonnés

Tarifs  familles nombreuses : Parler avec l’abbé Raphaël Duchamp

‡  A PREVOIR :

Þ Pour le couchage : Drap housse en 90cm, duvet, 1 housse de traversin en 90cm.

Þ Affaires de toilettes + crème solaire, stick à lèvre.

Þ 1 serviette de table.

Þ Vêtements : gros pull, anorak, combinaison de ski, écharpe, bonnet, gant de ski, une paire de lunette de soleil, un masque de brouillard, 1 paire d’après- ski, maillot de bain (pas de caleçon).

Þ Pour les pistes : 1 petit sac à dos, 1 petite bouteille d’eau.

Þ Documents : carte vitale, photocopie de la carte d’identité.

Þ Prendre éventuellement un jeu de carte. Attention aux objets de valeurs, tel que bijoux, téléphone portable, i-pod……

Þ Les jeunes n’ont pas le droit d’avoir des médicaments sur eux. S’ils ont un traitement à prendre, il faudra le donner au directeur du camp avec une ordonnance



‡  REUNION D’INFORMATION :

Le mercredi 18 janvier à 20h30, à la maison paroissiale de la Cathédrale

Pensez à apporter le règlement final + le carnet de santé pour remplir la fiche sanitaire.

Abbé Raphaël Duchamp

2 rue Rondelet

34000 MONTPELLIER

06 31 22 00 25

recopastojeuneChaque année, au mois de janvier, la Pastorale des Jeunes du diocèse de Montpellier propose aux responsables et aux animateurs un temps de récollection. Ce temps permet à chacun de prendre du recul, de se ressourcer. Depuis plusieurs années, cette récollection a lieu à l’abbaye bénédictine d’En-Calcat, dans le Tarn, du vendredi soir au dimanche après-midi. Ce sont 48 heures offertes à des personnes qui, en temps normal, organisent des propositions spirituelles pour les jeunes, collégiens, lycéens, étudiants. Là ce sont 48 heures pour elles !

Trente acteurs de la Pastorale des Jeunes étaient donc à En-Calcat le week-end dernier.

En perspective de Pentecôte au Zénith, nous avions choisi de réfléchir au thème de la Confirmation, celle que nous proposons aux jeunes, mais aussi la nôtre. Comment la recevoir, comment la déployer dans nos vies ?
 
Pour cela nous avions demandé à Mgr Hubert Herbreteau de venir prêcher notre récollection. Mgr Herbreteau est l’évêque du diocèse d’Agen depuis 2005. Il est l’auteur du livre « La Confirmation » dans la collection Tout simplement (2001). Il a été en responsabilité au service « Adolescence » du Centre National de l'Enseignement Religieux. Il est actuellement responsable de l’Observatoire Foi et Culture de la Conférence des Évêques de France…

Voici quelques points fort de ses trois temps d’enseignement pendant le week-end.

La Parole de Dieu est tranchante comme le glaive (lettre aux Hébreux). La Lettre aux Hébreux dit aussi qu’il faut entrer dans le repos de Dieu. Faire retraite, c’est donc se poser autrement.

Avec les confirmands, on développe les 7 dons de l’Esprit. Mais Paul dans sa lettre aux Galates (Ga 5) souligne qu’il y a des FRUITS à recevoir de l’Esprit. Comment aider les jeunes et nous-mêmes à trouver en nous les fruits de l’Esprit ?

L’Eglise a le devoir de proposer, aux acteurs en pastorale, des temps où ils sont nourris par la Parole de Dieu, procurer aux chrétiens de quoi approfondir leur vie de chrétiens. En prenant un temps de récollection ou de retraite, nous faisons donc un acte ecclésial, un acte communautaire.

Une réco c’est se mettre devant les données fondamentales :

-          Qui est Dieu?

-          Qui est Jésus pour moi ?

-          Quelle place est-ce que je prends dans l’Eglise ?

-          Une récollection, c’est s’émerveiller des dons de Dieu…

Faire récollection, c’est pour notre dynamisme. Se mettre sous la présence de Dieu, c’est bénéficier du dynamisme de Dieu (Jean-Paul II).

L’intériorité, c’est se recueillir. Voici quelques précautions pour tout temps de recueillement :

-          Faire attention à l’individualisme ou à l’intimisme (l’intériorité ce n’est pas uniquement s’enfermer dans sa bulle). La vie selon l’Esprit de Jésus, nous invite à aller au cœur de nous-mêmes, mais nous permet de faire la rencontre de Celui qui est la source de notre vie (aux côtés des autres) : le Christ.

-          L’intériorité nous invite à aller vers les autres, à ne pas nous éloigner de nos frères. La véritable intériorité a besoin d’être fortifiée !

2 textes de référence :

-          Is 11, 1-2 : les dons de l’Esprit Saint (ces dons, à la Confirmation, sont repris lors de la prière d’imposition des mains).

-          Ga 5, 13-25 : Voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, confiance, douceur, bonté, maîtrise de soi.

6 points d’attention pour aller plus loin vers la Confirmation... et vers Pentecôte au Zénith…

1.       Lorsqu’on parle de l’Eglise il ne faut pas oublier l’Eglise, le Monde, le Royaume. Le Royaume de Dieu c’est le bonheur en plénitude avec Dieu. Il y a encore du chemin à faire dans ce monde. On pense à l’eschatologie… C’est déjà là… Mais cela va venir. Le Royaume c’est une ligne d’horizon. L’Eglise est signe de salut au milieu du monde. C’est elle qui accompagne les croyants vers de Royaume. Les chrétiens étant bien réellement au cœur du monde.

2.       Lorsqu’on est baptisé, il y a les rites complémentaires (onction et prière qui accompagne). Sois marqué du Christ, prêtre, prophète et roi, dit-on au nouveau baptisé au moment de l’onction de saint Chrême. Le prophète témoigne. Le prêtre à la manière du Christ, dimension sacerdotale des baptisés, offre sa vie au travers de la louange. C’est la dimension eucharistique de nos vies : nous sommes donnés au monde et à Dieu, voués à Dieu et dévoués aux autres. Le roi, c’est celui qui est au service des plus pauvres (principe de gouvernance de l’Eglise). Être ferment d’unité en tant que chrétien (dimension diaconale).

3.       Comment appelle-t-on l’Eglise ? L’Eglise est peuple de Dieu, haut en couleur, avec une grande diversité, peuple en marche, toutes les générations, tous les continents, toutes les sensibilités. L’Eglise est fraternité. L’Eglise est corps du Christ (cf. 1 Co 12). La tête du corps c’est le Christ, mais tous les membres sont indispensables. L’Eglise est également le Temple de l’Esprit. Elle trouve son origine dans l’Esprit Saint qui est l’Esprit du Christ. L’Eglise est animée par l’Esprit Saint.

4.       Dans la vie chrétienne, il y a les 3 sacrements de l’Initiation. Les sacrements sont donnés et reçus. Et devenir chrétien c’est un chemin de toute la vie. La Confirmation ce n’est pas uniquement confirmer le baptême. C’est surtout confirmer la foi, affermir la foi des nouveaux confirmés, mais de tous les croyants.

5.       4 moments importants dans la célébration de la Confirmation :

                                 I.            L’appel par le prénom du baptême et la réponse ME VOICI.

                               II.            La profession de foi qui est dite à partir de mots, dite de manière publique (précédée de la renonciation au mal et au péché).

                             III.            L’imposition des mains.

                            IV.            L’onction du saint Chrême.

6.       La pluralité des dons de l’Esprit Saint. 1 Co 12, diversité de dons, de ministères, mais c’est le même Seigneur, le même Dieu… en vue du bien commun, en vue de l’édification de l’Eglise… Choisir un don à demander en particulier. Quel engagement dans l’Eglise, dans le monde, à discerner pour chaque nouveau baptisé ?

P. Pierre Brugidou

Mgr Carré a réuni tous les prêtres, séminaristes et diacres du diocèse à l'occasion des vœux de nouvelle année. Une petite centaine de personnes était réunie à cette occasion à Lodéve. Mgr Carré a souhaité mettre ses vœux sous le signe de la famille et de "Amoris Laetitia". 

Le repas était préparé par une équipe de la paroisse de Lodève et Mme le Maire de la ville est venue partager ce repas avec les invités.

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«Cher frère,

Aujourd’hui, jour des Saints Innocents, alors que continuent à résonner dans nos cœurs les paroles de l’ange aux bergers : «Je vous annonce une grande joie qui sera celle de tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David» (Lc 2, 10-11), je sens le besoin de t’écrire. Cela nous fait du bien d’entendre une fois encore cette annonce ; entendre de nouveau que Dieu est au milieu de notre peuple. Cette certitude que nous renouvelons d’année en année est source de notre joie et de notre espérance.

Nous pouvons, ces jours-ci, faire l’expérience de la manière dont la liturgie nous prend par la main et nous conduit au cœur de Noël, nous introduit dans le Mystère et nous conduit peu à peu à la source de la joie chrétienne.

Comme pasteurs, nous avons été appelés pour aider à faire grandir cette joie au milieu de notre peuple. Il nous est demandé de prendre soin de cette joie. Je souhaite renouveler avec toi l’invitation à ne pas nous laisser voler cette joie, souvent quand nous sommes déçus – et non sans raison – par la réalité, par l’Eglise, et déçus aussi de nous-mêmes, nous sommes tentés de nous en tenir à une tristesse douceâtre, sans espérance, qui s’empare de nos cœurs (cf. Exhortation apostolique Evangelii gaudium, n. 83).

Noël, malgré nous, est accompagné aussi de pleurs. Les évangélistes ne se sont pas permis de travestir la réalité pour la rendre plus crédible ou plus désirable. Ils ne se sont pas permis de faire un discours "beau" mais irréel. Pour eux, Noël n’était pas un refuge imaginaire où se cacher face aux défis et aux injustices de leur époque. Au contraire, ils nous annoncent aussi la naissance du Fils de Dieu enveloppée d’une tragédie de douleurs. Citant le prophète Jérémie, l’évangéliste Matthieu la présente avec une grande rudesse : «À Rama une voix se fait entendre, une plainte amère ; c’est Rachel qui pleure ses fils» (Jr 31,15). C’est le gémissement de douleur des mères qui pleurent la mort de leurs enfants innocents en raison de la tyrannie et de la soif effrénée de pouvoir d’Hérode.

Un gémissement que nous pouvons entendre encore aujourd’hui, qui nous touche l’âme et que nous ne pouvons et ne voulons ni ignorer ni faire taire. Aujourd’hui, malheureusement – et je l’écris avec une douleur profonde -, on entend encore parmi nos gens le gémissement et les pleurs de beaucoup de mères, de beaucoup de familles, en raison de la mort de leurs enfants, de leurs enfants innocents.

Contempler la crèche c’est aussi contempler ces pleurs, c’est aussi apprendre à écouter ce qui arrive autour de nous et avoir un cœur sensible et ouvert à la souffrance du prochain, spécialement quand il s’agit d’enfants ; et c’est aussi être capables de reconnaître que ce triste chapitre de l’histoire est encore en train de s’écrire aujourd’hui. Contempler la crèche en l’isolant de la vie qui l’environne, ce serait faire de la Nativité une belle fable qui susciterait en nous de bons sentiments mais qui nous priverait de la force créatrice de la Bonne Nouvelle que le Verbe Incarné veut nous donner. Et la tentation existe.

Est-il possible de vivre la joie chrétienne en tournant le dos à ces réalités ? Est-il possible de faire advenir la joie chrétienne en ignorant les gémissements du frère, des enfants ?

Saint Joseph a été le premier appelé à garder la joie du Salut. Devant les crimes atroces qui étaient en train de se produire, saint Joseph – modèle de l’homme obéissant et fidèle – a été capable d’écouter la voix de Dieu et la mission que le Père lui confiait. Et comme il a su écouter la voix de Dieu et se laisser guider par sa volonté, il est devenu plus sensible à ce qui l’entourait et il a su lire les événements avec réalisme.

Encore aujourd’hui, il nous est demandé la même chose, à nous pasteurs, d’être des hommes capables d’écouter la voix du Père, de ne pas y être sourds, et de pouvoir ainsi être plus sensibles à la réalité qui nous entoure. Aujourd’hui, avec saint Joseph pour modèle, nous sommes invités à ne pas nous laisser voler la joie. Nous sommes invités à la défendre des Hérode de notre époque. Et, comme saint Joseph, nous avons besoin de courage pour accepter cette réalité, pour nous lever et la prendre dans nos mains (cf. Mt 2, 20). Le courage de la protéger des nouveaux Hérode de notre époque qui détruisent l’innocence de nos enfants. Une innocence brisée sous le poids du travail clandestin et de l’esclavage, sous le poids de la prostitution et de l’exploitation. Une innocence détruite par les guerres et par l’émigration forcée, avec la perte de tout ce que cela comporte. Des milliers de nos enfants sont tombés entre les mains de bandits, de mafias, de marchands de mort qui ne font que détruire et exploiter leurs besoins.

Á titre d’exemple, aujourd’hui, 75 millions d’enfants – en raison des situations d’urgence et des crises prolongées – ont dû interrompre leur instruction. En 2015, 68% des personnes faisant l’objet de trafic sexuel dans le monde étaient des enfants. Par ailleurs, un tiers des enfants qui ont dû vivre en dehors de leurs pays l’on fait par déplacement forcé. Nous vivons dans un monde où presque la moitié des enfants qui meurent en dessous de 5 ans, meurent de malnutrition. En 2016, on calcule que 150 millions d’enfants mineurs ont travaillé, pour beaucoup dans des conditions d’esclavage. Selon le dernier rapport de l’UNICEF, si la situation mondiale ne change pas, en 2030, 167 millions d’enfants vivront dans une extrême pauvreté, 69 millions d’enfants en dessous de 5 ans mourront entre 2016 et 2030, et 60 millions d’enfants n’iront pas à l’école primaire.

Écoutons les pleurs et les lamentations de ces enfants ; écoutons aussi les pleurs et les lamentations de notre mère l’Église, qui pleure non seulement devant la souffrance causée à ses enfants les plus petits, mais aussi parce qu’elle connaît le péché de certains de ses membres: la souffrance, l’histoire et la douleur des mineurs qui ont été abusés sexuellement par des prêtres. Péché qui nous fait honte. Des personnes qui avaient la responsabilité de prendre soin de ces enfants ont détruit leur dignité. Nous déplorons cela profondément, et nous demandons pardon. Nous nous unissons à la souffrance des victimes et, à notre tour, nous pleurons le péché. Le péché de tout ce qui est arrivé, le péché d’avoir omis de porter assistance, le péché de taire et de nier, le péché d’abus de pouvoir. L’Église aussi pleure avec amertume ce péché de ses fils, et elle demande pardon. Aujourd’hui, faisant mémoire des Saints Innocents, je veux que nous renouvelions tout notre engagement pour que ces atrocités ne se produisent plus parmi nous. Trouvons le courage indispensable pour promouvoir tous les moyens nécessaires et protéger, en toute chose, la vie de nos enfants pour que de tels crimes ne se répètent plus. Faisons nôtre, clairement et loyalement, la consigne "tolérance zéro" dans ce domaine.

La joie chrétienne n’est pas une joie qui se construit en marge de la réalité, en l’ignorant ou en faisant comme si elle n’existait pas. La joie chrétienne naît d’un appel – le même qu’a reçu saint Joseph – à “prendre” et protéger la vie, spécialement celle des saints innocents d’aujourd’hui. Noël est un temps qui nous provoque à garder la vie et à l’aider à naître et à grandir ; à nous renouveler comme pasteurs courageux. Ce courage qui génère des dynamiques capables de prendre conscience de la réalité que beaucoup de nos enfants vivent aujourd'hui, et de travailler pour leur garantir les conditions nécessaires afin que leur dignité de fils de Dieu soit non seulement respectée mais surtout défendue.

Ne laissons pas voler leur joie. Ne nous laissons pas voler la joie, gardons-la, aidons-la à grandir. Faisons cela avec la même fidélité paternelle de saint Joseph, et tenus par la main de Marie, la Mère de la tendresse, pour que notre cœur ne s’endurcisse pas.

Avec une fraternelle affection, 
FRANÇOIS

Cité du Vatican, 28 décembre 2016, Fête des Saint Innocents, Martyrs»

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France exprime sa très vive inquiétude face à la situation que connait la population d’Alep aujourd’hui ; une situation que connaissent d’autres villes ou pays depuis des mois ou des années. 

Alors que la communauté internationale en reste à des déclarations d’indignation, le jeu stratégique des puissances en présence ignore toute dimension humaine. Les personnes sont écrasées sous les bombes, poussées à l’exode, exécutées. Aujourd’hui, elles manquent de tout : la situation humanitaire est terrible.

Avec le pape François, la Conférence des évêques de France appelle « à s’engager de toutes ses forces pour la protection des civils… c’est une obligation impérative et urgente ! ».

Par ailleurs, cette situation nous remet tous, élus, responsables et citoyens, devant nos responsabilités vis-à-vis de l’accueil des migrants et des étrangers. Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur la situation des personnes réfugiées chez nous. Nous devons les accueillir et les accompagner dans la durée. Pour des milliers de personnes, cette situation est souvent indigne, en particulier en Ile-de-France où, sous couvert de les prendre en charge, on se contente de les déplacer de quelques kilomètres.

À l’approche de Noël, nous appelons tous nos concitoyens à ne pas baisser les bras et à se montrer solidaires de ceux qui souffrent, proches et lointains.


Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

Prochain RDV: le calendrier de l'Avent dés le 1er décembre...

 

Cycle de formations proposé en l'église St Martin de Montpellier

 

A l'occasion de la clôture du Jubilé de la Miséricorde, le Pape François publie une lettre apostolique "miséricorde et paix".

La dizaine de rencontres FRAT34 organisées au cours des 3 prochains mois dans tout le diocèse permettront de vivre des temps fort de communion et de partage entre Fraternités-missionnaires ainsi qu’entre tous les groupes d’Église soucieux de vivre leur foi dans une démarche à la foi ecclésiale, fraternelle et missionnaire.

Ces rencontres seront comme une première étape vers Pentecôte au Zénith.

Une deuxième étape pouvant être organisée par exemple dans le cadre du temps du carême à partir d’une proposition locale déjà programmée ou à prévoir avec l’aide éventuelle de l’IDF.

Pentecôte ne sera pas le terme mais bien un tremplin vers ce déjà-là et cet à-venir de l’Église du Christ appelée à vivre sa foi et à en témoigner dans le cadre d’une communion de petites fraternités de baptisés.

 

Calendrier des rencontres FRAT34 : sur un jeudi soir (18h30-21h45) ou un samedi matin (9h30-14h), repas tiré du sac et partagé compris.

·         Pour les secteurs Pic S. Loup – Porte des Cévennes et Porte de Camargue : Lunel (Les Pénitents, 17/11 ou 19/11).

·         Pour les secteurs Bassin de Thau, Lergue-Hérault et Mer, Vignes et Volcans : Pézenas (maison paroissiale, 24/11) ou Clermont-l’Hérault (lycée S. Guilhem, 26/11).

·         Pour les trois secteurs de Montpellier, à Villa Maguelone (08/12 ou 10/12).

·         Pour le secteur Les Marches de l’Espinouse : S. Chinian (07/01)

·         Pour le secteur Béziers – Biterrois : Béziers (Lancement du projet / St. Guiraud, 22/02 : 15h et 20h30).



Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / 04 67 55 85 45 

L'Eglise Catholique de Béziers a créé, pendant cette année de la miséricorde, une cellule de soutien spirituel pour les personnes meurtries par la vie et qui voudraient retrouver la paix, le pardon, le goût de vivre. Il s'agit bien de proposer un accompagnement spirituel avec des chrétiens formés à cet accompagnement. L'année de la miséricorde se termine mais la miséricorde continue ! La cellule de soutien spirituel "Viens guérir nos coeurs blessés" continue son œuvre

 

Homélie de ce jour de Mgr Crépy, Assemblée plénière de Lourdes(07/11/16)

Chers Amis,

Les paroles du Christ nous touchent tout particulièrement ce matin par leur actualité et par leur vérité: «il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute mais malheureux celui par qui cela arrive!» (Lc 17, 1)Oui, il nous faut oser regarder en face les scandales du péché qui atteignent l’Eglise toute entière. Oui, il nous faut sortir du trop long silence coupable de l’Eglise et de la société et entendre les souffrances des victimes: les actes pédophiles, ces crimessi graves, brisent l’innocence et l’intégrité d’enfants et de jeunes.Oui, il nous faut oser prendre tous les moyens pour que la Maison Eglise devienne un lieu sûr. Oui, il nous faut comme le demande le Pape François, «demander pardon pour les péchés commis par les autorités ecclésiastiques qui ont couvert les auteurs d’abus et ignoré la souffrance des victimes». Quand il s’agit des plus fragiles, des plus faibles, des «petits», Jésus parle haut et fort. Ainsi les enfants sont la figure même des vrais disciples : «Laissez les enfantsvenir à moi, ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.» (Mc 10,14) D’où, dans l’évangile que nous venons d’entendre,cette condamnation si claire et si vigoureuse de ceux qui scandalisent et méprisent les petits : «Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite dans la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà.» (Lc 17, 2). Il n’y pas d’excuses ou de demi-mesures pour les actes commis sur un seul de ces petits! Il y a cette condamnation sans appel du Christ face au scandale vis-à-vis d’un seul de ces petits.

Pastorale Liturgique et Sacramentelle- Diocèse de Montpellier


  La nouvelle équipe diocésaine de « Fleurir en Liturgie » vous propose une journée de réflexion et de formation.

         Le vendredi 4 novembre 2016 de 8H30 à 16H30


en présence du  Père Jean-Côme ABOUT

Eglise St Martin : Salles paroissiales

9, rue de Cherchell  (cité St Martin) 34070 MONTPELLIER

                                            

Création de compositions :

un bouquet haut et d’un bouquet creux.



Pensez à prendre :

·         Votre Missel ou Magnificat, un cahier pour noter…

·         La caisse à outils : 1 Sécateur, 1 couteau sans dent, 1 paire de ciseaux, une pince coupante et un chiffon propre.

·         De la verdure : (Ruscus, laurier-thym, Genêt-lierre etc…)

·         Le contenant : 1 vase rond et droit de 30 cm de haut (genre tuyau de poêle)…

·         Votre repas tiré du sac et partagé en commun …



Participation aux frais : 25 € (frais photocopies du livret,  matériel technique, frais kilométriques des formateurs, achat des fleurs ...)                                                                                                                             Votre  paroisse peut financer cette formation.  (Pour ceux qui n’ont pas internet joindre une enveloppe timbrée à votre adresse).

Pour tout renseignement s’adresser à :

Reine CELIQUA au Mme 06 45 71 49 53-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  ou

Sophie AURIOL au 04 67 42 22 47-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.





Chacun ou chacune de vous repartira avec sa création

Dans la joie de se retrouver fraternellement,

L’Equipe de Fleurir en Liturgie vous dit à Bientôt

Notre calendrier comporte un certain nombre de jours fériés en plus du dimanche, le jour du Seigneur Ressuscité. C’est le cas pour la Toussaint et l’on peut imaginer qu’il sera bien difficile de supprimer cette fête et le jour de congé qu’elle entraine, même pour l’esprit le plus laïcard qui soit !
La Toussaint, fête de tous les saints connus ou inconnus avec ceux et celles qui récemment ont été inscrits au calendrier religieux.
Après le pasteur Martin Lutter King, Mgr Oscar Roméro, les saints Jean XXIII et Jean-Paul II, les générations présentes ont été sensibles à Sainte Térésa, à l’abbé Pierre ou encore à Sœur Emmanuelle. Et voici que nous découvrons en eux leur profonde humanité, leurs doutes, les hauts et les bas de leur existence.
Nous avons appris cela sur Mère Térésa, après les révélations de lettres intimes où elle parle, comme tant d’autres saints et mystiques, de ses doutes, de ses nuits, de son chemin d’aridité spirituelle : « où es- tu, Seigneur ? » Pour elle, pour nous, la sainteté c’est la confiance et l’abandon à la grâce de Dieu qui peut réaliser des merveilles plus grandes encore, au cœur même de nos sentiments tiraillés.
Nous serions- nous laisser abuser au point de croire que tout était facile pour elle ? Que la foi lui était devenue naturelle ? Qu’elle percevait à chaque instant la présence de Dieu ? Aurions-nous confondu sainteté avec perfection, héroïsme, exploits humains ?
Dans la vie de tous les jours, nous expérimentons la pauvreté de nos réponses à l’amour de Dieu, à son appel à la sainteté. « Je ne suis pas Mère Térésa ! » Cette phrase nous redit bien la perception que beaucoup ont eue de l’action de cette femme devenue modèle et icône de la charité en acte.
Mais où puisait-elle, contre vents et marées, au creux des doutes et des difficultés à croire, la force de continuer ? Toute la révélation biblique nous en indique la direction. Inlassablement, c’est l’invitation à revenir au Seigneur, à faire mémoire de ses hauts faits, de ses bienfaits pour le peuple et pour chacun.
Il y a comme un leitmotiv qui court à travers toute la Bible : « rappelle-toi, souviens-toi, vous ferez mémoire des hauts faits de Dieu », de tout de ce qu’il a fait pour toi, pour vous et singulièrement la libération d’Egypte et de la servitude.
La Vierge Marie, dans son Magnificat se situe dans la grande lignée des saints du Premier Testament quand elle proclame : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles, saint est son nom »… C’est le cri de l’humble servante du Seigneur qui accomplit son existence, sa vocation dans la logique du oui de l’Annonciation.
Et St Paul ne dit pas autre chose à son disciple Timothée : « ne néglige pas le don de la grâce qui te fut conféré… je te rappelle d’avoir à raviver le don de Dieu qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains » (1 Tm 4/14 et 2 Tm 1/6)
Voilà où s’origine la sainteté, dans le don de Dieu, dans la vocation, la réponse de nos commencements. Alors s’ouvre le chemin de nos vies, chemin de sainteté au croisement des appels de notre monde et de notre capacité à y répondre que seul peut nous donner l’Esprit de sainteté, l’Esprit-Saint.
P. Claude AZÉMA

Une nouvelle année à CapMissio au service de la jeunesse !


Voilà déjà trois ans que le projet de CapMissio est lancé sur le diocèse de Montpellier. L’intuition est simple et répond à un double besoin : celui des jeunes et celui de l’Eglise. Commençons par le besoin des jeunes : beaucoup d’étudiants se sentent démunis pour répondre de leur foi. En soirée, avec des amis, ils sont souvent confrontés à des questions et se trouvent en manque d’arguments.
 
Comme beaucoup de jeunes de cette génération, leur cœur est solidement attaché au Christ, mais ils manquent de formation. D’un autre côté, nous avons le besoin de l’Eglise. C’est un secret pour personne que l’Eglise peine à rejoindre le monde de la jeunesse. Le Pape Jean-Paul II répétait souvent que « les meilleurs apôtres des jeunes sont les jeunes eux-mêmes ». Le problème, c’est que L’Eglise manque de jeunes formés et surtout disponibles ! CapMissio répond à ce double besoin : elle permet à des jeunes de prendre une année de césure pour recevoir une formation solide et elle les envoie en mission pendant toute l’année, en particulier auprès des autres jeunes !
Il existe seulement trois écoles de ce type en France, une dans le Tarn, l’autre à Paray le Monial, et la troisième à Montpellier. La particularité de CapMissio est d’être « diocésaine », complètement insérée dans une pastorale diocésaine et étudiante. C’est la première école de ce type en France. Une autre particularité est que la formation est diplômante, les jeunes suivent des cours au Centre Universitaire Guilhem de Gellone. Pour manifester l’implantation de cette nouvelle école de Mission au cœur de la pastorale étudiante, Mgr carré a souhaité construire un bâtiment neuf sur le terrain de la paroisse étudiante Sainte Bernadette. Il répondait ainsi du même coup à un autre souhait porté par la pastorale étudiante depuis plusieurs années, celui de créer un foyer d’étudiants diocésain. Dans ce même bâtiment sont donc regroupés les étudiants qui consacrent une année complète à la formation et à la mission, les « CapMissionnaires », et les étudiants qui continuent leurs études en vivant au foyer avec un engagement pastoral. A la rentrée 2015, nous avons accueilli la première promo de CapMissio. Ils ont effectué une cinquantaine de missions diverses et variées. Plusieurs missions auprès des jeunes : en milieu scolaire dans plusieurs collèges et lycées privés, auprès de plusieurs aumôneries de jeunes dans le diocèse. Ils ont participé activement à tous les temps forts de la Pastorale étudiante du diocèse. Ils ont effectué aussi des missions de solidarité : auprès des SDF par des maraudes régulières, du soutien scolaire dans les camps de Roms, des visites auprès des enfants dans les hôpitaux, et auprès des personnes âgées dans plusieurs maisons de retraites. Ce fut une année très riche pour chacun. Sur les huit jeunes engagés dans cette première promo, deux sont entrés au séminaire.Pour cette nouvelle année 2016, il y a du nouveau !

 

Désormais les 12 jeunes étudiants du foyer et les 6 CapMissionnaires de la nouvelle promo partagent beaucoup plus de moments en commun : ils dinent ensemble tous les soirs, ont une messe et une soirée conférence tous les mardis soir. Ils ont souvent des soirées à thème, participent à des récollections ou font des sorties ensemble. Cela donne une dynamique encore plus grande au projet initial. Merci à tous ceux qui nous soutiennent dans cette belle aventure, nous confions cette nouvelle année à vos prières pour que les jeunes de CapMissio puissent répondre pleinement à l’appel du pape Jean-Paul II : « Pour chaque nouvelle génération il faut des apôtres nouveaux. Et voici que naît pour vous une mission spéciale : vous, les jeunes, vous êtes les premiers apôtres et évangélisateurs du monde de la jeunesse » Compostelle 1989
 
 
Père René-Luc
 
Plus d’infos sur : www.capmissio.com
 

C'est ce que nous propose l'EAP de Béziers avec ce texte fruit du travail des prêtres et des laïcs.

 
Voici l'homélie du P. Blayac, vicaire général, pour les obséques du P.Michel.

« Nous serons enlevés sur des nuées à la rencontre du Seigneur dans les airs et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. »

Dans son ministère de prêtre, Claude a souvent été confronté à la mort et certaines particulièrement douloureuses, mais cette phrase de St Paul que nous venons d’entendre, il l’avait faite sienne, avec toute la joie de vivre qui l’animait.

Le dernier livre qu’il lisait nous aide aussi, avec notre tristesse, à comprendre cet événement du départ de Claude : « Au désir toujours impatient de faire, de prendre et de ne rien perdre, il faut donc répéter ces mots de Jésus sur la croix : « tout  est accompli ». Il n’y a plus qu’à célébrer. »

Ces mots Claude les a lus quelques jours avant de prendre son sac à dos, son bréviaire et de rejoindre la vallée de la Vis, seul à la rencontre de la beauté de la création, seul à la rencontre de son Sauveur.

Lui-même nous donne les clés : « Après le temps du croire, ce sera le temps de la rencontre, le temps de la plénitude. Voila la Bonne Nouvelle qui change la vie des hommes… Elle nous permet d’avancer en toute confiance, vers le face-à-face. Dans notre monde en déficit d’espérance, ceux qui croient à la résurrection sauront-ils porter l’espérance ? »

Cette question que Claude posait aux chrétiens des paroisses de Stella Maris en avril 2015, il nous la pose aujourd’hui, à chacun de nous.

De la vie de Claude, comme de son face-à-face avec Dieu, avec notre sœur la mort corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper, faisons un  amen. Oui, tout est accompli.

Dans ce face-à-face, Claude comprend tout l’engagement qui a été le sien, auprès d’ados des années 60-80, auprès d’enfants, d’enseignants, de parents de l’Enseignement Catholique, auprès de malades, de soignants, d’aumôniers d’hôpitaux et de visiteurs de malades, auprès de paroissiens, gens heureux ou gens souffrants, gens croyants ou gens en plein doute, auprès de vous ses neveux et nièces tant aimés. Tout est accompli.

C’est en cette année jubilaire de la miséricorde, cette année où résonnent les paroles du pape François, en qui il retrouvait les accents du concile Vatican II, que Claude vit le passage. Et alors que nous célébrons sa vie de frère à l’image du petit frère universel, sa vie de prêtre à la suite du Souverain Prêtre, sa vie pleine de distinction, de simplicité, de discrétion, nous l’entendons nous lire ces mots du pape François, qu’il a médité ces derniers jours : « Nous avons toujours besoin de contempler le mystère de la miséricorde. Elle est source de joie, de sérénité, et de paix, elle est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour que l’homme ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours. »

Claude nous l’a répété inlassablement, que nous sommes aimés par Dieu pour toujours. J’ai entendu bien des fois ces jours-ci : « Il m’a fait confiance », « il m’a permis de retrouver la confiance en moi, malgré la maladie, malgré mes erreurs. »

Si Claude disait cela, c’est qu’il le tirait de sa profonde méditation sur le mystère de l’homme et sur la certitude qu’il avait que Dieu est amour et qu’il sauve tout homme et toute la création.

Cette prière du petit frère de Jésus, Charles de Foucauld, avec laquelle Claude priait si souvent : « Mon Père je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie, se suis prêt à tout, j’accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi et en toutes tes créatures, je ne désire rien d’autre mon Dieu », aujourd’hui, elle nous permet de relire la vie de Claude, tout ce qu’avec l’humilité de l’enfant de Nazareth, il a pu faire. Aujourd’hui, nous le célébrons.

Tout est accompli dans la confiance en l’homme, dans la confiance en Dieu. Adieu Claude, le frère et le père, le croyant et l’ami.

Le mois d’octobre est bien connu comme un mois du Rosaire et de la mission universelle de l’Eglise. C’est un mois de prière intense pour la mission entendue comme « une immense œuvre de miséricorde tant spirituelle que matérielle » (Message  du Pape François pour la 90ème Journée mondiale missionnaire 2016).  Nous unissant à la prière continue   de l’Eglise pour l’évangélisation, nous faisons passer notre prière pour la mission par la Vierge Marie, « modèle missionnaire pour l’Eglise et icône de l’humanité rachetée », qui la confie à son fils Jésus, maître de la mission. En même temps, en vertu de la nature missionnaire de l’Eglise (cfr Ad Gentes n°2), nous remplissons notre devoir de baptisé-missionnaire appelé à être « lumière du monde » (Mt5, 14) et « sel de la terre » (Mt5, 13) et toujours envoyée par le Christ dans le monde entier à toutes les nations(cfr Mt28, 19).

Au milieu de ce mois missionnaire se situe une semaine privilégiée, la Semaine Missionnaire Mondiale. Cette dernière s’étend cette année du 16 au 23 octobre 2016 avec le dimanche 23 octobre comme 90ème Journée Missionnaire Mondiale. Cette semaine de prière, d’animation et de partage communionnel est placée sous le thème : « Annoncer la Miséricorde ». Elle répond à un triple objectif :

  • S’informer sur la vie des communautés chrétiennes à travers le monde ;
  • Prier pour la Mission ;
  • Faire un geste de partage en faveur du Fonds Missionnaire Mondiale.

Il s’agit donc de ranimer notre conscience missionnaire, de prier pour la mission à la manière de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (co-patronne de la mission sans avoir quitté son Carmel), de favoriser les échanges entre différentes communautés et le partage à différents niveaux (humain, financier, matériel, expérience, savoir…). La mission suppose donc la coopération des Eglises particulières pour soutenir l’évangélisation partout (cfr Ad Gentes n°38) et sa réussite  dépend de la participation de chacun : participation physique, spirituelle, intellectuelle, matérielle, financière, etc.

Voilà pourquoi  le Pape François,  dans son message, nous invite « à sortir, en tant que missionnaires, chacun mettant au service des autres ses propres talents, sa propre créativité, sa propre sagesse et sa propre expérience en ce qui concerne l’annonce du message de la tendresse et de la compassion de Dieu à l’ensemble de la famille humaine ». Il attire aussi notre attention sur le partage en rappelant qu’aux Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) « soient destinées toutes les offrandes que chaque diocèse, paroisse, communauté religieuse, association et mouvement ecclésial, de toutes les parties du monde, pourraient recueillir pour secourir les communautés chrétiennes ayant besoin d’aide et pour donner de l’élan à l’annonce de l’Evangile jusqu’aux extrémités de la terre. Aujourd’hui encore, ne nous dérobons pas à ce geste de communion ecclésiale missionnaire. Ne fermons pas notre cœur sur nos préoccupations particulières mais élargissons-le aux horizons de toute l’humanité ».

Telle est la belle manière d’exprimer  la cohésion et les liens fraternels entre les fidèles comme au temps des premières communautés chrétiennes (cfr Ac 2, 42-47) et de célébrer la mission dans le service et le témoignage, mais aussi et surtout dans la prière et la manifestation de la miséricorde infinie de Dieu.

Nous vous souhaitons alors une très bonne célébration du mois, de la semaine et de la Journée mondiale missionnaires 2016.

Abbé Jean-Marie PALUKU KAHISIRYO, responsable du service diocésain de la coopération missionnaire et du comité du jumelage avec le Mali.

senspolitique 

Le Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France, dont fait partie Mgr Carré, a édité une lettre déstinée aux habitants de France. Elle est disponible dans les Librairies de Maguelone.   

 

Eglises en marche, avaient-ils promis. Des marches ils y en avaient, des églises, il y en avait aussi, mais aussi des marcheurs, mais aussi un musée. Eglises en marche qui se rencontrent, Eh oui en marchant ensemble, ils se sont rencontrés les marcheurs de ces deux Eglises qui partagent le même toit à Jacou. Au fond, après 25 ans de cohabitation, ils sont partis en balade et ça a marché. Sous le ciel clair des Cévennes, ils ont écouté l’évangile ensemble, ils ont chanté des psaumes ensemble, Ils ont témoigné ensemble, ils se sont cultivés ensemble, ils se sont racontés leurs histoires et leur histoire avec le musée du désert. Ils ont découvert des secrets de la famille chrétienne en France, ces secrets qui nous renvoient aux époques où Eglise et pouvoir ne faisaient qu’un. Enfin, avant de nous séparer, nous avons chanté ensemble, car « Chanter c’est prier deux fois », a dit Saint Augustin. 


Cette marche que nous avons partagée, ces témoignages, nous avons envie de les faire entendre au monde, aux autres. Mais comment faire ? Cette question est revenue à l’occasion de différentes interventions. Au « comment », nous avons eu envie d’ajouter le « pourquoi », pourquoi avons-nous envie de partager avec le monde ? A son époque Jésus pratiquait aussi la marche jacou2pour témoigner. On a pu lire dans Luc 17, 11-19, « En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, …. « 

Cette marche que nous avons partagée, nous avons envie maintenant de les multiplier pour grimper marche après marche les escaliers qui nous permettront de franchir les murs, ces murs que nous avons construits mais qui ne vont pas jusqu’au ciel.

Alors un grand bravo aux marcheurs qui ont été là de potron-minet jusqu’au couchant, bravo aux initiateurs du projet, et merci aux organisateurs, et pensées fraternelle aux fondateurs de ce projet utopiste. Et si les églises se renouvelaient par les périphéries, telles que cette initiative utopiste de centre œcuménique ?

 

 

La Pastorale des Réalités du Tourisme et des Loisirs du Diocèse tiendra sa réunion de rentrée à Mèze, à la maison des pénitents, en présence de Monseigneur Claude Azéma, samedi 15 octobre 2016 de 9h à 16h 30.

Serge Malbec délégué diocésain de la PRTL a inscrit à l’ordre du jour de faire le bilan de la période estival en ce qui concerne l’accueil dans les édifices religieux, notamment sur le littoral et de parler des projets pour l’avenir.

Cette rencontre sera l’occasion d’organiser des ateliers participatifs sur : L’ouverture, l’accueil, l’aide à la découverte d’un édifice religieux, le site internet de la PRTL, les liens avec les professionnels du tourisme, la communication, la constitution d’un réseau au niveau diocésain, les passejades (promenades en occitan), les mardis du temps libre, et l’accueil sur les chemins de Compostelle, qui permettront aux participants d’échanger et de faire remonter des convictions débouchant sur des propositions et des engagements à court et à moyen terme, dans le but de valoriser le patrimoine religieux.

Toutes personnes intéressées peuvent y participer. Pour s’inscrire Téléphoner au 06 98 85 00 97

Mgr Carré, ainsi que les membres de la cellule d'écoute des auteurs et des victimes de violences sexuelles (CEAVE), se sont entretenus avec le Midi-Libre.

Petit bilan, 6 mois aprés l'ouverture de cette cellule.

Retrouver l'article complet sur le Midi Libre: cliquez ici