St Pons du Jaur, St Jacques des Lacs et Ste Thérèse du Caroux, trois paroisses ayant chacune leurs spécificités propres : le climat, leur habitat, le nombre de clochers, entre autres. Mais ayant en commun les mêmes prêtres , elles sont habituées à travailler ensemble depuis déjà longtemps.

Outre un même bulletin paroissial , des services et mouvements (Une petite équipe d’Animation Interparoissiale, S.E.M, ACAT, aumônerie, le Secours Catholique…), des temps de formation nous permettent de nous rencontrer et de mettre en commun nos énergies. Une « tradition » est en train de s’instaurer : le 8 décembre à En Calcat.  Prière, formation, achats, convivialité font de cette journée de fête un rendez-vous attendu par beaucoup d’entre nous. Nous nous mettons  en route alors que le jour n’est pas encore tout à fait levé : il s’agit d’arriver à l’heure pour participer à l’Eucharistie !

 Cette année , en plus, c’était sous un ciel plutôt menaçant, hésitant entre averses, brouillard et éclaircies…Pendant le trajet, un petit temps de prière nous a permis de démarrer la journée sous le regard de Marie. Après la messe, le Père Philippe Azaïs , à qui nous avions demandé de nous accompagner, nous a aidés à réfléchir sur « notre Mission de baptisés dans le monde » à partir d’un montage sur la vocation de Jonas. Avant et après le repas nous avons pu prier Sexte et None  avec les moines. Puis nous avons envahi la librairie et chacun a pu faire provision de nourriture spirituelle ou intellectuelle. Enfin, pas question de repartir sans aller à l’abbaye Ste Scholastique faire une petite visite aux sœurs, si accueillantes, et terminer nos achats.                                  

Une journée qui nous a permis de vivre quelque chose ensemble, de tisser des liens et de préparer nos cœurs à fêter Noël. Avant de nous séparer nous nous promettons de recommencer l’année prochaine et remercions le Père Philippe Azaïs d’avoir accepté « sa mission » auprès de nous !

Marie-Claire VISSAC

photo halte piphanieVendredi 12 janvier au matin, la halte solidarité fêtait l’Epiphanie avec les personnes accueillies, les bénévoles et responsables des 3 associations : Secours catholique, Société Saint Vincent de Paul, et Santé solidarité. Mgr Carré était présent, signifiant l’importance pour notre Eglise de ce lieu d’accueil, de fraternité et de service. Au cours de la célébration préparée par le père André Mestre et sœur Marie-Claude, la parole était donnée aux personnes accueillies : « Je remercie toutes les personnes qui s’activent dans ce lieu, tous les bénévoles… c’est pour moi une photo pasquire2° famille qui m’a permis de traverser de durs moments ». Et les bénévoles parlent, eux aussi, de tout ce qu’ils reçoivent eux-mêmes auprès de tous. Serait-ce là l’étoile des Mages qui met en route et donne une grande joie ?

Le même soir, un autre lieu d’accueil fêtait ses 40 ans : « La Pasquière », construite sur un terrain du diocèse, près de l’église Sainte Bernadette à Montpellier, accueille des familles de personnes hospitalisées, pour un prix de pension abordable, grâce au travail de près de 40 bénévoles ! Dans ces moments de grande solitude et d’inquiétude, un accueil fraternel est, là aussi, signe de fraternité, lumière d’espérance dans le ciel obscurci par la souffrance d’un proche.

Que nous soyons chaque jour davantage Etoiles de Charité les uns pour les autres, reflet de l’Amour du Seigneur !

Belle visitation vécue ce jour-là, où l’on redécouvre ensemble les merveilles que le Seigneur accomplit avec et en chacun !

Anne Soulier, déléguée diocésaine à la solidarité

affiche chretiens 2018 A3 1Pour sa XXIème édition, l’équipe du festival a choisi le thème « En quête de … sens ».
Nous aspirons tous au bonheur et nous cherchons à nous réaliser dans la vie.
Nous savons que la nécessité d’assurer nos besoins matériels ne peut combler seule nos aspirations. Notre tradition spirituelle nous met en garde contre le mirage d’une quête de soi qui ignorerait les autres et qui négligerait la création.
« Heureux les pauvres, les doux, les affligés, les assoiffés de justice, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de paix … ils verront Dieu. » Cette parole d’Évangile vient croiser nos quêtes humaines et veut nous en révéler le sens.
Si les films projetés ne sont pas des films religieux et certains sont même issus d’autres cultures et d’autres systèmes de pensée, tous montrent des hommes et des femmes en prise avec la réalité de la vie, la souffrance et la joie.
En repérant la quête des personnages de nos films, en débattant après chaque séance les spectateurs pourront s’enrichir et réfléchir sur leur propre quête de sens.
Le festival « Enfants » complète harmonieusement la proposition et offre des outils pédagogiques pour aider les jeunes à décrypter chaque film.
Ce festival à tradition œcuménique est ouvert à tous, croyants ou non.
La séance inaugurale au Corum sera cette année gratuite. Vous pourrez nous soutenir en prenant votre carte d’abonnement pour la semaine du festival ou adhérer aux associations « Chrétiens et Cultures » et « Pro-Fil ».
Bon festival 2018 !
Père Luc Jourdan

Pour consulter le programme, cliquez ici .

Un dimanche matin par mois les enfants et leurs parents se retrouvent deux heures avant la célébration dominicale. Les dates sont choisies en fonction de la Parole du jour se rapprochant d’un module de Porte-Parole ou de Catéchèse Par la Parole. Tous écoutent l’évangile du jour et sont amenés à lire en profondeur ce récit par une lectio divina (lecture priante). Les moyens utilisés sont divers, lecture attentive, vidéo du récit… Puis, chaque enfant avec ses parents, « ensemble » en famille, avec l’aide de l’animateur qui les guide, va vers une compréhension du texte, en cherchant des rapprochements avec le premier testament, afin de trouver à ce récit une réalité pour aujourd’hui. Ce temps dure de 30 à 45 mn. Ensuite les parents avec un animateur se regroupent et laissent les enfants et leur catéchiste réaliser une activité manuelle, ou un jeu en lien avec le récit pendant 15 à 20 mn. Tous se retrouvent pour un moment convivial (café, jus de fruit, gâteaux) avant de rejoindre la communauté locale. Pendant la célébration un geste est prévu, procession des offrandes avec parents et enfants par exemple.

A ce « dimanche ensemble », s’ajoute une journée de catéchèse pour les enfants de ce groupe, pendant chaque vacance scolaire où seront vécus les modules de la catéchèse paroissiale « Par La Parole ».

L’intérêt est de faire partager ensemble parents et enfants une catéchèse tout au long de l’année, de familiariser les enfants et leur famille à la célébration eucharistique.

Témoignage de Marie-Charlotte Cochard


En mars dernier, la Paroisse a lancé un grand questionnaire pour faire le point sur son fonctionnement, recueillir des propositions d'amélioration et chercher les évolutions les plus adaptées aux paroissiens.

Le Curé, l’Équipe d'Animation Pastorale et le Conseil Pastoral de Paroisse se sont saisis de ce bilan pour mettre en œuvre des orientations en lien avec les orientations diocésaines proposées par notre évêque au Zénith pour Pentecôte 2017.

Les réponses à ce questionnaire font apparaître deux thèmes à travailler :

  • l’aide à la prière
  • comment vaincre la solitude
Aide à la prière :

Le premier point du texte d'orientation de notre évêque "Favoriser la rencontre du Christ" incite les paroisses à proposer des temps de prière sous toutes ses formes.

Afin de répondre le mieux possible, la paroisse propose de faire de l'Avent et du Carême deux grands temps forts de prière

  • Avent: 4 rencontres ont été proposées à des horaires différents. Ces temps de prière ont été constitués par un partage des textes du dimanche suivant, un  temps de méditation personnelle à l'aide d'une ou deux questions, puis d'un temps de prière commune pour la paix. Un petit livret a servi de support.
  • Carême : Pendant le temps du Carême il sera proposé de découvrir et de vivre différents types de prière (Renouveau, Ignacienne, Oraison…)
Vaincre la solitude :

Beaucoup de fidèles se retrouvent seuls suite à un veuvage, une séparation, l’éloignement des enfants ou par choix de célibat et aimerait partager des moments de convivialité et de vie fraternelle.

Les divers conseils ont donc programmé, dans un premier temps, une rencontre autour de la galette des rois, un dimanche après-midi, invitant les personnes seules à y participer accompagnées d’un(e) ami(e) également seul(e), pas forcément paroissien(ne).

Dans un deuxième temps, un repas partagé sera proposé aux participants de cette première rencontre.

Chemin de partage avec le centre œcuménique de Maurin :

Avec nos frères réformés de l’église Unie de France qui partagent avec nous l’église St André de Maurin, nous nous sommes rendus compte que la semaine de l’unité permettait une rencontre mais souvent trop formelle et stéréotypée.

Depuis deux ans, avec le pasteur Luc-Olivier Bosset et son conseil presbytéral nous avons organisé une rencontre de nos deux communautés sur tout un dimanche de mars. Ainsi la rencontre se déploie dans une découverte mutuelle et une fraternité véritable.

Un thème est choisi qui nous permet de réfléchir toute la matinée puis un repas est pris en commun et l’après midi une réflexion se poursuit en débat et nous concluons par une célébration de prières d’environ une heure.

Les thèmes abordés furent : les moyens d’évangélisation, le film « la résurrection du Christ » et cette année nous envisageons d’aborder le thème de la laïcité.

Ce petit chemin en commun nous permet de nous découvrir davantage et de vivre la fraternité à laquelle nous invite la foi.

"Nous vous remercions de tout cœur pour les dons que vous nous avez envoyés pour nous aider à la prise en charge des enfants. Ces dons ont permis à l’approvisionnement d’alimentations (lait et céréales) et à assurer le paiement des soins et des frais de scolarité des enfants". Les sœurs FCIM du Mali et les enfants de l’orphelinat.  

Par ces quelques mots de reconnaissance des sœurs et des enfants,

Toute l’équipe de la coopération missionnaire du diocèse de Montpellier, tient à remercier l’ensemble des donateurs pour l’aide apporter à l’orphelinat « La Providence DOFINI » de San (Mali). Ces remerciements, témoignent de l’importance que représentent vos dons pour les enfants. Soutenir ce projet diocésain, c’est non seulement démontrer votre attachement à l'œuvre pastorale qui est la solidarité entre Églises, mais aussi de fortifier le jumelage entre les deux Églises sœurs qui sont celle du Mali et celle de Montpellier. Grâce à vos dons, les enfants ont pu bénéficier d’un cadre de vie meilleur.

Vous pouvez toujours participer à cette action, si vous le souhaitez, en envoyant vos dons à l’ordre de : « AD34 Coopération Missionnaire » et mettre au dos : « Orphelinat : Providence DOFINI » de San. En vous remerciant par avance de votre générosité.

Bonne et heureuse année, nos vœux de santé et de paix à vous tous !

Rosalie Douyon
Équipe Diocésaine de la Coopération Missionnaire

Bâtissons l’avenir avec le Christ qui vient parmi nous pour faire toutes choses nouvelles.
Chaque Noël revient le 25 décembre ; apparemment rien de changé et pourtant Noël 2017 sera bien différent de Noël 2016. Nous ne fêtons pas Noël dans la nostalgie des 3 messes basses, mais comme le projet de Dieu pour notre monde. Le Christ, Verbe de Dieu, nous entraîne avec lui vers l’avenir.
Comparer nos projets pastoraux locaux avec le projet du Salut de Dieu est bien prétentieux et pourtant l’ambitieux projet de Dieu pour les hommes se nourrit de tous nos projets quotidiens, nos désirs d’aller de l’avant.
Les assemblées de paroisse qui donnent du grain à moudre à l’Equipe d’Animation Pastorale en vue de la rédaction du Projet pastoral local, sont des lieux de questionnement, de rêves échangés, de nourritures spirituelles partagées, de recherche d’outils pour réaliser le projet.
La salle paroissiale ressemble alors à la crèche car, autour de l’enfant, bergers et mages s’interrogent, rêvent, se nourrissent et s’équipent pour bâtir l’avenir et que naisse l’Eglise.


La paroisse compte trois clochers : Saint-Paul (à la Paillade), Saint-Thomas et Sainte-Croix (à Celleneuve). Petite communauté chrétienne dans un voisinage en majorité musulman et défavorisé, elle compte plus d’une quinzaine de nationalités différentes.  Les paroissiens sont appelés à s’impliquer dans le quotidien de leur église mais aussi à tisser de plus en plus de liens entre eux. Elle compte de nombreux  services (aumônerie, éveil à la foi …) et  de mouvements (ACO, CCFD, …)

 En effet, quelle joie de savoir qu’on peut aller partager un repas si on est seul.e, faire de la couture le jeudi après-midi etc … Accueillir dans nos locaux le Secours Catholique (Saint-Paul) et Saint-Vincent de Paul (Saint-Thomas) permet aussi de toucher du doigt la réalité que vive nos voisins du quartier. Une lettre mensuelle et un site internet permet de se tenir au courant (http://paroissesaintpaul-saintecroix.catholique.fr/)

 Joie aussi de savoir que la paroisse met à disposition des locaux permettant aux catholiques malgaches et vietnamiens, aux orthodoxes ,aux coptes, aux luthériens malgaches de pouvoir célébrer !

L’ouverture aux autres chrétiens n’est pas seulement une donnée « physique ». Depuis de nombreuses années, nous travaillons main dans la main avec les protestants réformés de la Margelle (réunions, préparation de temps liturgiques forts, conférences …).  L’ouverture aux autres religions est aussi importante : des paroissiens  sont actifs  dans le groupe d’amitié islamo-chrétienne  (https://www.legaic.org/contact.php3).

 Mais l’amitié, la fraternité et le partage ont besoin aussi de nourritures spirituelles ! Des groupes de prière ignacienne, de découverte et de lecture de l’évangile, de louange chantée (Souffle de vie) permettent de faire une pause dans un quotidien parfois difficile et d’enrichir notre foi …

 Pour allier moments fraternels et ouverture, pour notre journée paroissiale en octobre 2017, nous avons rencontré la communauté Lanza del Vasto, près de Lodève. Constituée de personnes et de groupes qui se mettent au service de leur temps, en mettant à l’œuvre là où ils sont l’esprit et les moyens de la non-violence. Ils expérimentent le fait que d'autres manières de vivre, d'agir, d'entrer en relation sont possibles, à partir du lien étroit entre la vie spirituelle, l'éthique, l'action sociale et politique.
> Fondée par Lanza del Vasto après sa rencontre avec Gandhi, en 1948, l’Arche a été la première expérience communautaire menée par des familles et des célibataires  en France. Depuis le début de sa fondation et grâce à l’expérimentation quotidienne de sa vocation non-violente,  l’Arche a été précurseur sur des sujets qui sont devenus essentiels pour notre société d’aujourd’hui.

 Nous avons visité leur hameau, mangé, chanté et prié avec eux dans un cadre enchanteur et paisible. Moments simples et forts qui nous ont ressourcé.


Florence PERROTTE membre de l'EAP

L'éveil à la Foi: proposition du Conseil Pastorale de la Paroisse Notre Dame des Vignes dans le cadre du développement d’une pastorale familial.SORTIE DE NOL AVEC LES PARENTS ET LES ENFANTS DE de lvil la foi 

Il y 4 ans, dans une réflexion menée par les membres du conseil pastoral de la paroisse Notre Dame des Vignes, nous avons créé sur certains villages de parents et enfants de lvil la foi sortie de nol NDV 2016l’ensemble paroissial, des propositions d’éveil à la foi pour les enfants de Grand Section jusqu’en CE1.

Le but de cette proposition est de rejoindre non seulement des enfants en bas âge, mais surtout leurs parents.
Depuis lors, nous avons eu la joie d’accueillir de plus en plus des parents et d’enfants que nous ne voyons pas dans nos célébrations ou dans d’autres propositions paroissiales ou pastorales.
Dès lors, réunions, organisations, horaires, et enthousiasme des parents ! Nous sommes ravis, car l’objectif est aussi « d’attirer » des familles de jeunes.

Trois villages prennent en charge cette nouvelle catéchèse. Cazouls, Cessenon sur Orb et Maureilhan avec 3 animatrices : Josette, Isabelle et Christine. Nous comptons actuellement une trentaine d’enfants de 4 à 7 ans.
Nous accueillons les enfants une fois par mois, et nos rencontres sont calquées sur les fêtes liturgiques : Toussaint, Noël, Epiphanie, Pâques et Pentecôte. Les lectures sont simplifiées, animées par un chant ou un petit travail manuel.
Nous terminons l’année par un rassemblement commun en reprenant les points forts de nos séances mensuelles ! (Avec les parents bien entendu !!!) Depuis L’an dernier, nous y invitions l’éveil à la foi de Saint Chinian.
Les conversations, les questions et les entrevues, permettent de créer des liens fraternels, et le témoignage de ces petits est édifiant !

Christine HUMBERT, Animatrice de l’éveil à la foi et membre de l’EAP   

 

Couvent Saint Joseph de Saint Chinian, Maison d’accueil et de spiritualité pour l’ouest du diocèse.


Sœur Françoise du St Esprit (déclarée récemment par le pape comme « Vénérable ») a fondé en 1861 l’Institut du Tiers-Ordre de St François à Montpellier. Le 19 mars 1861, la fondation de la Congrégation se déroule dans la chapelle de l’évêché de Montpellier. Le 3 avril 1861, les sœurs s’installent à St Chinian, berceau de la congrégation.
Après avoir accueilli pendant de nombreuses années des élèves, les religieuses ont poursuivi une activité missionnaire au sein de la paroisse, auprès des malades et en recevant dans leur maison des groupes pour des retraites, des classes découvertes…

Aujourd’hui, le Couvent est devenu un lieu spirituel autant pour nos paroisses que pour le secteur missionnaire.

• Tous les vendredis est proposé un temps de célébration des vêpres, une messe et l’Adoration du Saint Sacrement (où la communauté prie particulièrement pour les vocations)
• L’éveil à la Foi, le catéchisme, et l’aumônerie font revivre les salles de classe et un élan de jeunesse souffle dans les murs.
• Les adultes, les familles ne sont pas laissées de côté : des formations bibliques sont assurées par le Père Philippe Mercier, ainsi que des entretiens sur la Foi, proposés par le Père Gérard Philip.
• Les temps forts de première communion et de Profession de Foi se déroulent au sein du Couvent.
• Le choix du Couvent pour réunir nos deux paroisses lors de la rentrée pastorale, a été valorisé par le charisme et l’accueil des religieuses.
De par leur présence dans le village, elles favorisent des liens entre les personnes et rejoignent ainsi les périphéries.
Les paroissiens et les St Chinianais sont heureux de retrouver aujourd’hui le rayonnement de la congrégation et le tintement des cloches du Couvent qui résonne à nouveau en est le signe vivant.
Brigitte BOURDEL et Max VERAY (membres de l’EAP)

 

 

SERVANTES DE MARIEDes jeunes et des enfants dans nos célébrations dominicales, service paroissiale de Servants d’Autels et des Servantes de Marie.  SERVANTS DAUTEL

Sur la Paroisse Notre Dame des Vignes, existe un service de pastorale liturgique, dans lequel une trentaine d’enfants participent en tant que Servants d’Autel et Servantes de Marie. Ce service est assuré par deux mamans engagées dans l’accompagnement et la formation des jeunes et des enfants au service de la liturgie eucharistique et des assemblées dominicales, particulièrement.

Une trentaine des jeunes et d’enfants font partie de ce service. Ils arrivent de tous les villages de la paroisse Notre Dame des Vignes et même d’au-delà. Ils ont entre 7 et 17 ans. Certains parmi eux participent aussi à la catéchèse ou à l’aumônerie, d’autres ont des engagements dans le scoutisme et dans d’autres mouvements et associations au sein de l’Eglise.
Une fois par an, la paroisse organise pour eux un voyage-pèlerinage de 5 jours. Une manière de les remercier et de les encourager à continuer dans leur engagement.

Dimanche 3 décembre 2017, cent vingt personnes, dont une soixantaine de catéchumènes et confirmands, sont arrivées des quatre coins du diocèse pour la journée diocésaine du Catéchuménat autour de Mgr Pierre-Marie Carré : joie de nous retrouver en ce lieu magnifique des « Pénitents » de Mèze, grâce du silence, force des échanges, des enseignements et des témoignages reçus !
 

DSC08111 flouteDieu nous parle-t-il aujourd’hui ?

Qui ne s’est jamais posé cette question ? Pour prendre le temps de voir comment et où Dieu nous parle, le Service Diocésain de l’Initiation Chrétienne proposait un itinéraire de foi autour de cette question qui rejoint tout le monde, particulièrement les adultes qui demandent à recevoir les sacrements de l’initiation Chrétienne et à en vivre tout au long de leur vie.

UNE BELLE JOURNEE POUR EXPERIMENTER LA PRESENCE DE DIEU DANS NOS VIES

Les adultes en chemin vers le baptême, la Confirmation et/ou l’Eucharistie, ont discuté et réfléchi en petits groupes.

Le texte de l’appel de Samuel a ouvert à l’intériorisation et a permis de faire une relecture de vie. Chacun a pu entendre pour lui cette parole : « Tu m’as appelé » (1er livre de Samuel 3,5). Les échanges en confiance ont été un très beau moment pour tous.

Les accompagnateurs, expérimentés ou tout « nouveaux », ont témoigné combien cette expérience d’accompagnement des adultes en chemin leur donne du « peps » dans leur propre vie de foi et l’occasion de s’émerveiller : oui, dans le monde d’aujourd’hui, chez nous, le Seigneur fait des merveilles !

Les temps d’intériorisation proposés tout au long de la journée ont permis de prendre le temps pour se poser, prier (ceux qui le peuvent) ou faire un sas dans sa tête, notamment avec la Prière d’Alliance avant la messe.

Les questions et échanges avec Mgr Carré à la suite de ses exposés ont témoigné de l’intérêt de tous. Comme l’écrit le pape François «la joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus» !


TEMOIGNAGES
 

« C’est vraiment une chance de se retrouver avec d’autres et de pouvoir parler avec eux de Dieu et de la foi.  C’est rare »

Un catéchumène

 DSC08114 expos de Mgr Carr Catchumnes et confirmands« Mon baptême, je croyais que ça ne regardait que moi, mais quand je vois tous ces gens aujourd’hui, c’est génial ! »

Une catéchumène
 

« J’ai aimé la joie des participants. Quand nous nous sommes dit au revoir avec ceux avec qui j’ai pu échanger, ils étaient rayonnants et ça, c’est merveilleux! Pour moi, nous avons réussi notre journée, de belles rencontres avec le Seigneur, présent ! »

Un membre de l’équipe Catéchuménat du SDIC
 

« Je repars très… très heureuse ! Il s’est passé quelque chose pour moi aujourd’hui »

Une confirmante

 

Le Service Diocésain de l’Initiation Chrétienne (SDIC) propose tout au long de l’année des journées de formation pour les accompagnateurs et des journées de rencontre avec l’archevêque pour les adultes catéchumènes, ou confirmands, en vue de recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne et d’en vivre tout au long de la vie. Le cheminement vers ces sacrements est vécu dans les paroisses, en lien avec les communautés.

Ce dimanche 10 décembre, nous officialiserons avec Mgr Azéma, la dizaine de fraternités de l’ensemble paroissial St Padre Pio. Dont la fraternité Ste Elisabeth de la Trinité et Ste Monique.

La première fraternité de 4 membres, existe depuis 10 ans, et sa mission est d’accompagner ceux qui se posent des questions sur la foi chrétienne. Notre parcours Alpha a, peu à peu,  accueilli des paroissiens curieux, puis des gens en recherche, aux profils très différents.

Notre spécificité aujourd’hui, est de préparer de plus en plus des gens, au baptême et à la confirmation. Tous ces catéchumènes passent donc au cours de leur cheminement dans le diocèse, à un moment donné, au parcours Alpha. Ce qui nous a orienté finalement à l’accompagnement en catéchuménat ! Que nous prolongeons par un « post Alpha « avec le parcours « Vidéocat » qui donne de la profondeur spirituelle et catéchétique à nos rencontres. Nous sommes édifiés par l’aventure que vivent nos « invités » et leur implication diverses en retour dans la vie de l’Eglise !

La deuxième fraternité est née cette année, et regroupent une dizaine de mères qui désirent prier ensemble pour leurs enfants, leurs petits enfants et tous les enfants du monde. Elles ont compris que Jésus désirait que toutes les mères lui confient entièrement leur enfant, et qu’Il désirait soulager leurs peines et combler de bénédictions les familles. Elles se réunissent habituellement toutes les semaines. Lorsque l’on prie ensemble et que l’on peut se confier les unes aux autres, les fardeaux deviennent plus légers à porter !

IMG 0556La paroisse Notre Dame de la Paix est partie en pèlerinage à Rome à la rencontre du monde et des Chrétiens de l’histoire avec un grand H . C’est sous l’impulsion du Père Bernard et du père Matthieu Marger qu’une cinquantaine de paroissiens sont partis pour la plus part à la découverte de Rome pour mettre leur pas dans ceux des Chrétiens et ceux de Pierre et de Paul .

Le temps extraordinairement beau ,nous a permis de voir Rome sous son meilleur Jour . Nos yeux se sont remplis d’images fabuleuses, tant tout est grand , beau et chargé d’histoire .

Mais notre cœur a battu deux fois plus que d’habitude par les déplacements mais surtout par les temps de prières et les eucharistiesOZMC1406 célébrés dans des lieux aussi improbable que beau . Ce qui a donné une profondeur particulière au partage car chacun y a trouvé sa place et c’est tourné vers l’autre d’une autre manière .Le père Bernard a su par ses commentaires nous faire apprécier ses moments uniques et le père Mathieu a lui aussi accompagné ce groupe avec beaucoup de profondeur . Les bergers ont été à la hauteur car ils ont su aussi donner une tonalité joyeuse à ce pèlerinage et pas un pèlerin n’a manqué à l’appel . Des moments forts de rencontre ; au siège des petites sœurs de Jésus ; La rencontre avec le Pape François au cour de l’audience ou nous étions à porter de mains du Saint Père ; une célébration  au baptistaire de la Basilique Saint Jean de Latran animé par le Diacre Jean-Michel Bisserbe a permis de nous souvenir et de réactualiser notre baptême . Cérémonie émouvante selons les participants. Comment, au dernier jour ne pas être inspiré par une célébration Eucharistique au fond des catacombes St Calixte au milieu des premiers chrétiens dans la plus grande simplicité .

Nous revenons le cœur chargé de plein d’amour pour le transmettre à tous ceux que nous avons emporté avec nous ou dans les prières que d’autres nous ont confié .  Nous allons nous revoir pour partager ces moments inoubliables en remerciant  encore une fois ceux  qui l’ont organisé .

 DSC0020« Là où Je suis, là aussi sera mon serviteur » (Jn 12, 26)

Joie que d’accompagner Thierry Mateille qui a été ordonné diacre permanent par Mgr. Pierre-Marie Carré en la Fête du Christ-Roi, ce dimanche 26  DSC0025novembre ! Thierry et Denise son épouse, mariés depuis 1980, ont quatre enfants et trois petits-enfants : Nous attendons notre vie du Seigneur : Il est pour nous un appui, un bouclier (Ps 32, 20). C’est en l’An 2000, après un long séjour en terre africaine, que Denise et Thierry s’engagent à vie comme Oblats de Saint-Jean, branche séculière de la Communauté Saint-Jean. En 2010 surgit cette interpellation de l’Eglise au diaconat permanent : La joie de notre cœur vient de Lui, notre confiance est dans son Nom très saint (Ps 32, 21). Désormais, Thierry exercera son ministère dans la paroisse Saint-Cléophas et au sein du Service diocésain des Vocations religieuses et sacerdotales.

Notre "immense" paroisse, qui s'étend sur plus de 14 000 hectares, est divisée en quatre « pôles géographiques », pour être au plus près de la vie de ses habitants. Elle comprend 29 clochers !

         Le "pôle central : LODEVE" avec ses deux clochers, le principal c'est la majestueuse cathédrale St-Fulcran, le cœur de la paroisse, autour duquel se sont développés des commerces, des établissements scolaires, l'hôpital, des associations confessionnelles ou non, tout ce qui donne vie à cette petite ville de 7640 hab.

         Le clocher le plus éloigné de la cathédrale se trouve à 34 km, sur le vaste plateau du Larzac méridional, au milieu d'une terre aride, mais riche en activités diverses : élevages, exploitation de forêts domaniales, du buis à des fins écologiques... Cette zone « Le Plateau » constitue un "deuxième pôle", composé de 9 clochers.

         Par le Pas de l'Escalette, il est aisé de redescendre vers Lodève, pour rejoindre un "troisième pôle :  la Couronne des Dix", en réalité 11 clochers autour du chef-lieu ! On y cultive la vigne essentiellement.

          A l'est de la paroisse, se trouve un "quatrième pôle, : la Vallée de la Marguerite", du nom de la rivière qui la traverse, et qui regroupe 9 clochers. Les hommes y cultivent la vigne, mais aussi l'olivier.

Voilà un bref aperçu des lieux où résident les 14150 habitants de notre paroisse.

BatissonsAvenir Logo RVB

 Le logo ne fait pas tout pour la mise en œuvre de l’Orientation diocésaine. Il permet cependant de se rallier symboliquement à cette démarche qui nous est commune.


L’invitation « Bâtissons l’avenir » nous met en chemin, avec en perspective la croix du Christ tissée de fils de couleurs différentes et qui, depuis plusieurs années, est le logo de notre diocèse ainsi que de la dynamique diocésaine qui se poursuit, « Mission Fraternités ».



Le Christ sur la croix fait sienne toutes nos différences et entraîne dans la gloire de son Père, dans la joie, toute la richesse de nos vies, de l’Eglise, du monde.

Mais ces couleurs différentes sont aussi ce qui fait notre monde aujourd’hui, tissé de toutes les cultures qui ont parfois du mal à se comprendre mais qui au final s’entrecroisent.

Cela pourrait faire une pelote de laine inextricable et inquiétante, mais en réalité cela fait surtout un monde ouvert et disposé à croire en l’avenir.

Les fils bariolés qui forment notre monde sont aussi les 4 dimensions de notre orientation diocésaine. Et l’on ne peut tirer une de ces dimensions sans que viennent les 3 autres.

Harmonie et cohérence qui favorisent l’ouverture sur l’avenir sans perdre de vue le Christ vers qui nous allons au même moment où il vient à nous. Bâtir l’avenir, c’est déjà vivre l’espérance de rencontrer le Christ : chemin, vérité et vie, en Eglise et en humanité.

capj

Ils étaient environ 70 jeunes à se retrouver à CAP'J pour la première rencontre de préparation à la confirmation . Qu'ils soient de l'Aumônerie de Palavas , Lattes, St Gely du Fesc , St Jean de Védas ou des paroisses de Montpellier. Tous venaient prendre avec leur animateur un premier contact sous la houlette joyeuse et pleine d'énergie de Jaco Jauch .Les collèges de l'enseignement catholique(Andamigo) les ont rejoint pour partager ensemble sur la parole du Christ et notamment sur ce qui leur a été dit le jour de leur baptême: que tous sont prêtres, prophètes et rois .

Belle rencontre que tous ont vécu ensemble ;enseignement catholique et public pour un seul but : être au service du Seigneur. Le chemin qui va les mener vers la confirmation ne fait que débuter et du haut de leur 14 -15 ans, ils vont fortifier leur futur engagement accompagné par l'équipe d'animateur CAP'J .

L' après-midi s'est terminé par une célébration eucharistique qui a réuni ; les paroissiens de Don Bosco, les jeunes étudiants et jeunes professionnels au terme d'une journée de rencontre et d'une marche de la Cathédrale de Maguelone jusqu'à la maison diocésaine .C'est Monseigneur Carré qui présidait cette eucharistie en présence du vicaire général de Mende qui a dit l’homélie et du P. Gérard Blayac, notre vicaire général, ainsi que de nombreux prêtres et diacres .

Le Père Évêque a remis une lettre aux futurs confirmants qui marque cette première étape dans l'attente d'une prochaine rencontre mais aussi d'une réponse de chaque jeune sur son engagement de chrétien .

Voilà une belle rencontre intergénérationnelle où chacun a pu constater qu'il n'est pas seul à mettre ses pas dans ceux du Seigneur .         

Jean-Michel BISSERBE, diacre        

moise dimPour la 4ème année consécutive, la Paroisse du Littoral Agathois a eu la joie d’accueillir cet été le Père Moïse Diémé du diocèse de Tambacounda au Sénégal.                                 

Encore une fois son implication pastorale a été précieuse durant cette  période estivale  où  de nombreux vacanciers  aiment prendre du temps pour un ressourcement spirituel.             

Sa présence est aussi l’occasion pour notre communauté paroissiale d’être sensibilisé  aux réalités humaines et ecclésiales de ce diocèse frontalier avec le Mali,  à une journée de route de Dakar.                                                                                   

Les projets que la Père Moïse nous invite à soutenir peuvent d’ici nous paraître bien modestes et prêter à sourire, comme  la création de « poulaillers paroissiaux » !                                 

  Mais ces petites actions tissent des liens et à l’approche des fêtes de Noël, les enfants de la paroisse, groupes du Caté, du MEJ, et élèves de l’Ecole Notre Dame qui ont rencontré le Père Moïse ont décidé de soutenir d’autres projets, par une collecte de jouets, de matériel scolaire sans oublier de ballons de foot … il faut dire que le Père Moïse  a joué autrefois en deuxième division !

Cette année, l'accueil de nuit Saint-Vincent de Paul (24 rue Bernard Délicieux, Montpellier) ouvre 6 soirs sur 7 (fermé le jeudi)  , du 3 novembre 2017 au 30 avril 2018. 

Elle met à l'abri 13 personnes (hommes et femmes)

Pour assurer cette belle initiative, elle a besoin de vous et un peu de votre temps libre, de 19h à 22h (max) le soir pour assurer :

- l'accueil des personnes, la sécurité, la mise en place, la préparation et le service des repas , la vaisselle mais aussi évidemment créer un peu de lien, discuter avec eux.

On a besoin de 3 bénévoles par soir minimum, 6 soirs sur 7 !!

Si vous voulez vous investir régulièrement , un doodle vous permettra de vous inscrire pour la semaine à venir. . 

le doodle c'est ici pour s'inscrire : https://beta.doodle.com/poll/tgs6xv9tnpb3e4gk

Merci à vous, merci pour eux. 

Thibault Caizergues

Responsable hébergement

06.46.27.84.11 

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C’est reparti pour les maraudes !

La saison hivernale arrive, l’Ordre de Malte Hérault recommence ses maraudes.

4 soirs par semaine les mardi, mercredi, samedi et dimanche soir de 20H à 23H, une équipe de 4 maraudeurs bénévoles sillonnent le centre ville et les alentours de Montpellier pour aller à la rencontre des gens de la rue.
Nous partons avec notre véhicule que tous reconnaissent avec couvertures, quelques vêtements et un charriot spécialement équipé pour pouvoir facilement offrir à nos amis de la rue soupe, café, thé ou chocolat chauds ainsi que quelques friandises, produits d’hygiène et croquettes pour leurs chiens.
Nous prenons le temps de discuter avec eux mais surtout de les écouter comme hier soir « Apache » nous racontant la fabuleuse histoire de l’Ordre de Malte et ses fabuleux trésors cachés!!!!!!

 

Témoignage de l'Abbé L.Grégoire sur une soirée de maraude:

En dehors des livres, j'apprécie ce qui est concret et je me suis porté volontaire pour participer aux maraudes parmi les bénévoles des œuvres hospitalières de l'Ordre de Malte . Le soir de ma première IMG 20171029 WA0028maraude, je me suis rendu avec notre chef d'équipe , Caroline , au local de l'Ordre à la paroisse du St Esprit . N'ayant aucune habitude de ce genre d'activité je me suis senti rassuré de retrouver des paroissiens venus eux aussi en volontaires : Charles qui devait conduire le camion , Aymeric , Aude . Nous étions au complet puisque le camion peut prendre cinq personnes . On a commencé par préparer et faire chauffer la soupe et l'eau pour le café et le chocolat . On a garni le chariot des denrées nécessaires , emporté des couvertures ( nous en manquons et venons de lancer un appel aux fidèles de la paroisse Cathédrale pour en recevoir en don ) . Avant de partir nous avons formé un petit cercle debout dans la cuisine et nous avons récité la prière des bénévoles  qui dit sobrement l'essentiel de ce que voulions vivre au service des plus pauvres dans l'esprit de l'Ordre . Ce soir là, nous faisions les extérieurs de la ville et sur les indications de notre chef d'équipe qui avait noté des appels nous circulions . Trois jeunes et un chien sont venus à notre rencontre à notre premier arrêt , ils nous avaient appelés et nous attendaient . On descend , on sourit , on tend la main et on parle le plus possible avec eux . Les biscuits , les denrées distribuées ne sont pas le principal même si ces dons sont appréciés , ce qui est premier c'est une simple rencontre , un sourire , de la chaleur humaine et du respect , nous ne parlons pas du Seigneur mais nous savons depuis notre prière dans la cuisine qu'Il est au milieu de nous à chaque instant de cette soirée . Thierry , Guido et Franz ont besoin d'une couverture , ils nous diront qu'ils la partageront avec le chien que son jeune maître a soustrait à la violence et qui est dira t'il son " ange gardien "  . Nous donnons des croquettes , des biscuits , des sardines . L'un d'eux a les mains frigorifiées , un doigt dans un pansement et pour me montrer combien elles sont froides, il me pose sa main sur le front . Je m'étonne de ne pas reculer, je prends ce geste comme une première bénédiction ( même si en remontant dans le camion nous nous passons les mains à l alcool 😊...et cette fois-ci le front ) . Ils se détendent au fur et à mesure que nous parlons et sourions . Nous repartons et avons du mal à trouver le point de rencontre suivant . Nous arrivons enfin sous un pont où dort en sentinelle une célébrité de la rue , Apache , qui nous surnomme les templiers à cause de La Croix de Malte sur nos anoraks . Plus loin deux tentes où dorment des hommes qui attendent leurs compagnes . On dit bonsoir , un visage ébaubi émerge d'une fermeture éclair dans un nuage de cannabis . L'homme est vite rassuré , c'est nous , il craignait que ce fut la police . Il nous accompagnera au camion garé plus haut pour une soupe et quelques denrées pour sa compagne et lui . Il nous apprend que quelques jours avant ils ont tout perdu . De nuit l'eau de la rivière a brusquement envahi et emporté leurs tentes et leurs maigres effets ; ils auraient pu y rester . Ils ont passé la nuit trempés serrés les uns aux autres le dos appuyé à un mur . Dans une autre tente, un homme nous demande du chocolat chaud et des biscuits que nous allons lui chercher au camion et qu'il mange tout en nous parlant . Ils nous font bon accueil , finalement Apache s'éveille et vient lui aussi au camion . Il sourit et nous parle du trésor des templiers 😊, il ne sait pas qu'il en fait partie intégrante 😊. Après avoir serré les mains et dit au revoir nous repartons . Nous nous arrêtons au bord de la route et nous faisons encore des rencontres . Yvon nous raconte qu'il mêle du miel à sa bière pour ne pas être agressif , il nous donne les meilleurs horaires pour rencontrer le plus de monde possible à cet endroit -là . Ailleurs encore Roberto plaisante avec le chef d'équipe, il dit qu'il ne peut tout de même pas mettre les pantalons à pattes d'éléphant du vestiaire , il plaisante beaucoup , il accepte des biscuits et des croquettes pour chien ... On termine par la gare , il est 23h30 , où finalement personne ne se trouve mis à part deux personnes profondément endormies . Je suis fatigué mais heureux de cette soirée de maraude , je me dis qu'il y a mille ans , le bienheureux Gérard et ses compagnons ont fait à peu près les mêmes gestes , offert les mêmes sourires , échangé les mêmes paroles très simples . L'Ordre de Malte est une fleur de l'Evangile parmi d'autres , elle ne s'est pas fanée et son parfum millénaire demeure , bonne odeur du Christ offerte à tous gratuitement .    Abbé Laurent Grégoire

  1. Prière pour la nouvelle année pastorale
 
icone1Seigneur, nous te prions pour ceux que tu appelles.

Donne-leur le courage de répondre à ton appel amoureux, et le désir de boire à la coupe que tu as bue.

A ceux que tu choisis comme pasteurs, donne le zèle de faire à ton exemple, la volonté du Père, un cœur semblable au tien pour bien servir ton peuple et la force de l’Esprit pour proclamer à tous la Bonne Nouvelle de ton salut.

Toi qui rassembles les enfants de Dieu dispersés et qui veux qu’ils soient tous un, donne aux hommes et aux femmes appelés à la vie religieuse, la confiance et la charité pour être dans ce monde menacé par la haine, signe de ton Royaume.

Remettant nos prières, comme tu nous l’as appris dans les mains du Père, le maître de la moisson, nous disons ensemble « Notre Père ».

Et à la protection de celle qui a répondu la première à ton appel, nous confions toutes les vocations, en particulier celles 

  • Des diacres permanents qui seront ordonnés cette année : Thierry, Christian, Thierry et Roger
  • Des prêtres qui ont été ordonnés cette année : Raphaël, Matthieu et Nicolas
  • Des diacres ordonnés en vue du sacerdoce pour notre diocèse : Jésus-David, Francisco et Jérémie
  • Des séminaristes de notre diocèse : David, Jean-Vincent, Franck, José-Miguel (lecteurs-acolytes), Martin, Sébastien, Ludovic, Christophe, Vincent, Daniel, Patrick et Emmanuel.
  • De Sœur Marie qui s’est consacré à Dieu pour toujours dans l’institut des sœurs de Saint François d’Assise.
                                      

Notre Père

« La diaconie c’est le service du frère… La diaconie vient de la main de Dieu. Dieu élargit ses mains pour aller vers l’autre. La diaconie c’est comprendre ce que Dieu nous demande, nous les croyants, parce qu’on croit en Lui. C’est se mettre à la suite de Jésus avec les pauvres. » Message d’ouverture de l’Université de la Solidarité et de la Diaconie. 30 octobre 2017 Lourdes.

Je crois que cette manière de faire que nous avons vécue à Lourdes, en donnant la parole aux pauvres en premier, nous oblige à revoir nos pratiques, et nous avons tous à y gagner dans notre compréhension de la Parole de Dieu. Le pape François nous secoue pour aller dans ce sens. Laissons-nous secouer ! Il a institué la journée mondiale des pauvres qui aura lieu le 19 novembre, pour nous réveiller et prendre conscience de la place que nous donnons aux pauvres. 

A la suite de la promulgation de l’orientation diocésaine, à Pentecôte au Zénith, pour les 5 ans à venir, notre archevêque Pierre-Marie Carré, m’a donné la mission de déléguée diocésaine à la solidarité, signe concret de l’importance qu’il veut donner à cette 3° dimension de son orientation : « Rejoindre toutes les périphéries ». Une équipe Diaconia existait déjà, elle est renforcée pour donner un nouveau souffle.  
Notre évêque a repris, dans l’orientation, les paroles du pape François : « Je désire une Eglise pauvre pour les pauvres. Ils ont beaucoup à nous enseigner… La nouvelle évangélisation est une invitation à reconnaître la force salvifique de leurs existences et à les mettre au centre du cheminement de l’Eglise. Nous sommes appelés à découvrir le Christ en eux, à prêter notre voix à leur cause, mais aussi à être leurs amis, à les écouter. »
Pour « rejoindre toutes les périphéries », notre Eglise, dans toutes ses dimensions et activités, est appelée à renouveler son attention à l’égard des plus pauvres, des malades, des personnes handicapées, de ceux qui souffrent, de tous ceux qui sont aux périphéries.
Chaque réalité pastorale (paroisse, mouvement, service diocésain…) est invitée à donner leur place aux plus pauvres dans son organisation propre et à prendre une initiative avec eux. Les associations caritatives ou humanitaires aideront à réaliser le projet pastoral. »

Ce sont les mots de l’orientation diocésaine.

Dans cette 1° phase de la mise en œuvre de l’orientation que nous vivons actuellement, phase qu’on peut appeler « l’état des lieux », je souhaite aller à la rencontre des paroisses, mouvements et associations pour découvrir leurs réalités propres et réfléchir ensemble à ce qui pourrait être initié, inventé, selon les lieux, avec les richesses déjà mises en œuvre et les pauvretés à prendre en compte, et essayer de faire du lien avec tout ce qui se vit. Dans une paroisse, on a inventé une « équipe veille-solidarité », dans une autre, une association est née après l’appel du pape à accueillir des réfugiés. Ailleurs c’est avec le Secours Catholique ou les conférences Saint Vincent de Paul ou une autre association que se vit la solidarité. Il est important de mettre du lien, de faire connaitre les initiatives existantes et les projets naissants, pour vivre en communion ce service du frère.

Du 30 octobre au 2 novembre derniers, a eu lieu à Lourdes la Première Université de la Solidarité et de la Diaconie. Une délégation du diocèse de Montpellier y a participé : le vicaire général père Gérard Blayac, qui accompagne l’équipe Diaconia, un membre de cette équipe Vincent Leclair, 2 personnes en précarité, membres d’ATD Quart Monde et du Secours Catholique, et moi-même. Nous en sommes revenus enthousiastes et en même temps conscients du chemin à parcourir…
Pendant ces 4 jours, la parole des pauvres a été première pour chacun des moments vécus. Quelques phrases retenues dans l’introduction de l’université, écrite par des pauvres, donnent le ton de l’ensemble :

« L’être humain est très cher aux yeux de Dieu. Nous sommes la plus chère des créatures qu’il a créée, alors nous devons voir comment nous devons accueillir l’autre dans l’écoute et le respect. Nous allons apprendre l’accueil de l’autre pour essayer ensemble d’aller dans un même chemin et voir ensemble la progression de nos parcours. Donc grandir ensemble, voir où en est le service des frères et essayer de grandir dans cet esprit.  Ce qui nous intéresse c’est d’être au courant de la vie du monde et de savoir de quoi on parle, ça n’est pas de devenir plus grand que les autres. Nous allons apprendre, retenir, transmettre aux autres qui ne sont pas là ce qui est important de vivre dans une diaconie… Nous allons à la fois apprendre et partager nos expériences parce que la vie est un apprentissage de l’amour de l’autre tel qu’il arrive et tel qu’il vient…

La solidarité c’est rester solide et ne pas baisser les bras. C’est continuer à aider les pauvres pour la génération de demain et pour les générations qui viennent. C’est donner-partager-servir-aider-défendre et surtout tenir dans la durée les engagements que l’on prend. Servir le frère, c’est le tenir dans la durée. La solidarité c’est aider quelqu’un pour qu’il puisse à son tour rendre le service. Apprendre le service du frère pour mettre les pauvres en avant. Il y a aussi l’amour, se sentir aimé. Faire sentir à l’autre qu’on l’aime. Donner de la valeur à l’autre.

La diaconie c’est le service du frère. C’est plus dans la dimension chrétienne. La diaconie vient de la main de Dieu. Dieu élargit ses mains pour aller vers l’autre. La diaconie c’est comprendre ce que Dieu nous demande, nous les croyants, parce qu’on croit en Lui. C’est se mettre à la suite de Jésus avec les pauvres.
On met souvent les pauvres dans des labyrinthes de désolation mais ils ont une grande spiritualité. Le plus important ce serait d’aller vers les pauvres, que les plus pauvres aient la parole. Ils sont capables de dire beaucoup de choses. Ils ont beaucoup de choses à dire.

Dans nos églises il y a des pauvres, il y a des riches, il y a différents niveaux mais normalement il ne devrait pas y avoir de niveaux dans l’Eglise, on est tous égaux. Donc le dialogue est beaucoup plus facile et simple quand on devient tous égaux, quelle que soit la nature de la personne.
La solidarité et la diaconie, c’est recevoir l’autre, rafraichir son corps et son cœur, lui donner ce qu’il a besoin : une oreille, une parole, un gîte, un couvert selon son besoin et selon nos moyens...

Dans ce rassemblement, nous voulons que les pauvres ne se sentent pas humiliés et qu’ils comprennent qu’ils peuvent s’en sortir. Que tous ensemble on vive ce respect-là entre ceux qui sont instruits et ceux qui ne le sont pas… Par la simplicité, le naturel, sans tapis rouge, sans préjugé… en valorisant toutes les personnes qui seront présentes. Et en même temps, ça nous rappelle qu’on est tous des éternels endormis, on ne pense qu’à soi. On ne priera jamais assez pour se faire pardonner parce qu’en réalité on a des encombrants ; alors l’université ça va nous aider. »

Ce texte écrit par des pauvres résume bien ce que nous avons vécu, par exemple quand nous étions réunis en petites fraternités de 10 personnes. En se présentant simplement par le prénom et en disant d’où on venait, on ignorait qui était membre de ceci ou cela, qui était pauvre, qui était riche. La parole de chacun était importante et prise en compte.
Avec des gestes très riches de symbole, nous avons vécu des célébrations très marquantes : le lavement des pieds le jour de Toussaint : chacun s’est fait laver les pieds et a lavé à son tour les pieds de son voisin en recevant de lui une prière de bénédiction.

Ou encore la veille de Toussaint, la célébration de la miséricorde : les diacres nous ont présenté des bassines de boue d’argile dans lesquelles nous avons trempé nos mains. Nous sommes partis devant la grotte de Massabielle, prier avec nos mains boueuses qui disaient notre volonté de nous mêler sans peur à la terre et à la galère de ceux qui souffrent. Les diacres nous ont ensuite lavé les mains avec l’eau de cette grotte où un jour le ciel a rejoint la terre.

Beaucoup de moments ont été très formateurs pour chacun de nous : des ateliers nous ont permis de découvrir ce qui se vit dans des groupes comme La Pierre d’Angle ou Bartimée, issus de la spiritualité du père Joseph Wresinsky. Ou encore à la diaconie du Var qui existe depuis 30 ans, ou dans celle de Tour, plus récente. D’autres apprentissages nous ont fait vivre la Parole de Dieu différemment : la gestuation de l’Evangile ou l’atelier de la Parole incarnée par exemple, ont permis à chacun de s’exprimer autrement.
La soirée préparée pour le soir de la Toussaint a encore mis en lumière l’ambiance créée par les personnes pauvres qui ont un sens de la fête et une extraordinaire spontanéité !

Pendant ces 4 jours, un texte d’évangile nous a accompagnés : la rencontre de Jésus avec la syro-phénicienne (Marc 7,24-30). Nous l’avons gestué chaque jour. Cette femme païenne, étrangère vient demander à Jésus de libérer sa fille possédée par un esprit impur. La réponse de Jésus est surprenante : « Il n’est pas bon de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ». Le commentaire préparé par les pauvres nous a éclairé d’une nouvelle lumière : « C’est pas vraiment le pain que les chiens mangent, ce sont les miettes. On n’enlève pas le pain aux enfants, c’est les miettes qui tombent. Qu’on soit en train de manger sur la table ou qu’on soit sous la table, Jésus réserve à chacun sa part. Ce qui est important c’est la rencontre, l’échange, le partage. Cette femme païenne, étrangère a osé aller vers Jésus, peut-être sans savoir qui Il était vraiment. Mais après, elle a dû comprendre qu’Il était le Seigneur puisqu’elle lui a dit : c’est vrai Seigneur. »

Je crois que cette manière de faire, de donner la parole aux pauvres en 1°, nous oblige à revoir nos pratiques, et nous avons tous à y gagner dans notre compréhension de la Parole de Dieu. Le pape François nous secoue pour aller dans ce sens. Laissons-nous secouer ! Il a institué la journée mondiale des pauvres qui aura lieu le 19 novembre, pour nous réveiller et prendre conscience de la place que nous donnons aux pauvres.  
Dans l’évangile de Matthieu au chapitre 25, Jésus nous appelle à prendre soin de chacun : J’ai eu faim, j’ai eu soif, j’étais étranger, j’étais malade, en prison… Toutes les fois que vous avez pris soin de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.
Cette demande de Jésus nous porte vers les autres, vers les plus pauvres en 1°.   

Pour revenir à l’orientation pastorale pour notre diocèse, notre Eglise est appelée à renouveler son attention à l’égard des plus pauvres, des malades, des personnes handicapées, de ceux qui souffrent, de tous ceux qui sont aux périphéries.

Il se trouve que j’ai reçu la mission de responsable diocésaine du Service de l’Evangile aux Malades, en même temps que celle de déléguée diocésaine à la solidarité, comme pour signifier l’importance de l’attention que nous devons porter aux malades, aux personnes âgées, et à tous les pauvres.

Le SEM est un service extraordinaire de proximité, d’écoute, de liens dans les paroisses. Avec des équipes plus ou moins constituées, qui portent la communion aux malades et assurent des visites régulières, il est souvent le seul lien qui relient ces personnes avec l’Eglise.

Le 19 octobre dernier, lors de la journée d’envoi en mission de la pastorale de la santé, aumônerie des hôpitaux et SEM, plus de 100 personnes ont envahi la villa Maguelone, alors que la météo annonçait la seule journée de forte pluie de l’automne ! Malgré une moyenne d’âge élevée dans ces équipes du Service de l’Evangile aux Malades, elles étaient là pour répondre à cet appel : renouveler notre attention à l’égard des malades, de ceux qui souffrent. Je ne peux être qu’admirative et je souhaite leur apporter le soutien nécessaire à leur mission, en allant les rencontrer dans les paroisses, avec les prêtres qui les accompagnent, pour écouter ce qu’elles vivent et répondre à leurs questions, à leurs besoins, et là aussi, créer ou renforcer le lien de communion.

Anne Soulier

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 06 82 64 78 99

http://www.servonslafraternite.net/ pour en savoir plus sur l’Université de la Solidarité et de la Diaconie. Idées pour la journée mondiale des pauvres.

Le pape François a autorisé la publication du décret reconnaissant les « vertus héroïques » de mère Françoise du Saint-Esprit (Caroline Baron, 1820-1882), née à Mailhac et décédée à Saint-Chinian. Elle fut fondatrice, en 1861, des Franciscaines du Saint Esprit de Montpellier, congrégation vouée notamment à l’accueil et à l’éducation des enfants orphelins.
Actuellement, il existe deux communautés sur notre diocèse : celle de la Villa Savine, et celle de Saint Chinian. Nous nous unissons à l’action de grâce des sœurs franciscaines.

L’Eglise est missionnaire par nature (Ad Gentes n°2). Chaque chrétien est envoyé dans le monde pour y annoncer la Bonne Nouvelle, l’amour de Dieu, la paix, la justice, la joie à toutes les nations, toutes les races et toutes les cultures. Voilà pourquoi le Christ ne cesse de nous redire : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 19). Comprenons bien que cette mission chrétienne est une affaire de tous les baptisés, appelés désormais « disciples-missionnaires » par notre Pape François (Evangelii gaudium, n°120), et une urgence pour notre monde avec ses multiples défis. Alors, comptant sur le soutien de celui qui nous envoie (Lui qui est avec nous jusqu’à la fin des temps) et pleins d’initiatives, « ensemble, osons la mission » (thème de la semaine missionnaire allant du 15 au 22 octobre 2017), inscrivons-nous dans la logique de conversion tant individuelle que communautaire pour une nouvelle évangélisation et soyons partout des vrais témoins du Christ. Ce mois d’octobre communément appelé « mois missionnaire », particulièrement la semaine missionnaire mondiale, vient nous rappeler ce devoir baptismal de « sortie missionnaire » « pour sortir de notre propre confort » et rejoindre courageusement les « périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Evangile » (Evangeli gaudium, n°20). Que chacun, en communion avec toute l’Eglise et en compagnie de Notre Dame du Rosaire, mette au service de cette noble mission « ses propres talents, sa créativité, sa sagesse et son expérience » en participant physiquement, matériellement, financièrement et spirituellement à l’expansion de l’Evangile et à la vie de l’Eglise dans le monde.
Bonne participation à la mission universelle de l’Eglise et bonne prière pour les missions !


Abbé Jean-Marie PALUKU

Responsable diocésain de la coopération missionnaire

IMG 8703  Lettre de Mission de  Monsieur Christian Monté

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               Cher Christian,

               Vous venez d’être ordonné diacre. Vous savez ce que cela signifie comme don que Dieu vous fait en vous appelant à suivre son Fils, le Serviteur de Dieu et des hommes. C’est aussi une responsabilité que vous recevez et que vous aurez à porter avec Marie, votre épouse.

               Vous serez diacre dans toutes les tâches que vous aurez à accomplir, que ce soit dans le cadre familial avec vos enfants, dans votre vie professionnelle qui se poursuit.

               En tant que diacre, vous prendrez votre place et vous vous mettrez au service des paroisses Saints Salvy et Rustique en Minervois, Sainte Colombe et Notre-Dame des Etangs, en communion avec le Père Joseph et l’Equipe d’Animation Pastorale.

               Vous continuerez à participer à l’aumônerie des jeunes et à la catéchèse, ainsi qu’au service des personnes âgées.

               Que le Seigneur vous bénisse et vous garde ! Veuillez croire en l’assurance de tout mon dévouement.   

Mgr Pierre Marie Carré

 

"J'ai pleinement réalisé la responsabilité et l'ampleur de mon Ministère Diaconal lors de la prostration où j'ai offert toute ma vie au Seigneur. Pour moi, cet évènement est comme une nouvelle naissance compte-tenu de l'importance de l'Acte pour ma Famille et la Communauté et je leur assure mes remerciements. Je voudrais dire à ma Femme, merci, qui comme pour le mariage, a su me dire à nouveau "oui" pour une nouvelle aventure à mes côtés". Christian Monté

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Après une lectio divina sur le combat de Jacob, c’est la question qu’a posé le SDIC (Service Diocésain de l’Initiation Chrétienne) à Mgr Carré lors de la journée diocésaine de formation des catéchistes et des accompagnateurs du catéchuménat le 5 octobre 2017 à Mèze. « Qu’est-ce-que rencontrer le Christ ? Quand quelqu’un dit « j’ai rencontré le Christ », comment discerne-t-on que c’est le Christ ? Où rencontrer le Christ ? Qu’est-ce que cela implique dans nos pratiques en catéchèse et en catéchuménat ? » des questions et une journée en lien direct avec l’Orientation Diocésaine promulguée en juin dernier à Pentecôte au Zénith, et sa 1ère dimension « Favoriser la rencontre avec le Christ ».


Favoriser une rencontre avec le Christ. Intervention de Mgr Pierre-Marie Carré  (vous pouvez aussi visionner l'intervention en cliquant ici)

Qu’est-ce que rencontrer le Christ ? Le récit du combat de Jacob, qui a été abordé en groupe en lectio divina, a fait ressortir que la rencontre de Dieu avait ses propres lois et étapes qu’évoquent ces mots : dépouillement, passage, combat, blessure, aurore, rencontre …

Cette rencontre n’est pas à imaginer sur le mode de nos rencontres humaines ; et pourtant, c’est une expérience réelle, qui nous touche.  Nous serons toujours pris entre ces deux aspects qu’il nous faut tenir : ce n’est pas comme ce dont nous avons l’expérience mais c’est pourtant bien réel.
Dans « La joie de l’Evangile », le Pape François écrit : « le véritable missionnaire, qui ne cesse jamais d’être disciple, sait que Jésus marche avec lui, parle avec lui, respire avec lui, travaille avec lui. Il ressent Jésus vivant avec lui au milieu de l’activité missionnaire » (266). Cela est présenté comme un fait d’expérience.

Le 1er octobre dernier le Dre Sylvie Morishita a donné une conférence  dans la collégiale de Sérignan : "Le catholicisme au Japon : art et histoire du XVIe au XIXe siècle"

Les missions catholiques au Japon au XVIe siècle se sont développées dans le contexte de l'expansion ibérique en Extrême-Orient. Les convertis ont fait bon accueil à l'art religieux introduit par les missionnaires. Tout en présentant les traces iconographiques de l'action des ordres mendiants, Sylvie Morishita a réservée une large place à l'activité des jésuites dans l'introduction de l'art occidental, en particulier par la fondation d'une école d'art à Nagasaki. L'étude des principales œuvres et de leur contexte historique permet de reconstituer les différentes facettes de la mission du Japon et de la situer au sein des réseaux de la mondialisation ibérique qui ont permis une circulation artistique entre l'Europe, le Japon et le Nouveau Monde.
Les « chrétiens cachés » du Japon ont fait la trame du dernier film de Martin Scorsese « Silence » sorti en février. Saint Guillaume Courtet, né à Sérignan, a débarqué clandestinement au Japon le 10 juillet 1636 pour leur porter assistance. Arrêté, torturé, il est mort martyr à Nagasaki au soir du 29 septembre 1637.
L’APAPEC, association de ses parents et amis, a invité Sylvie Morishita qui vient d’obtenir un doctorat à l’université de Strasbourg avec sa thèse sur l'art des missions catholiques au Japon.  À travers la présentation d’une riche iconographie elle nous a partagé l’état des connaissances sur ces près de trois siècles de transmission cachée de l’Évangile.

 

La veille samedi 30 septembre, c’est devant une trentaine de participants, venus des 2 paroisses St Guillaume Courtet et Pont de Caylus, que Régis Huguet et Anne Vinson ont animé une journée de formation sur le thème « Célébrer et prier en Eglise ». Cette rencontre voulu et mis en place par les 2 équipes d’animation pastorale a permis de revenir sur les fondamentaux de l’Action Liturgique. Le repas partagé a soudé un peu plus les participants. Au dire de beaucoup cette formation a été appréciée et fera l’objet d’une suite au cours de l’année.

Samedi 7 octobre c’était au tour des petits de l’Eveil à la foi de se retrouver. Accompagnés des mamans et de quelques papas la rencontre était centrée sur l’arbre qui grandit. Un conte, un chant, regardé et mimé par tous, parents et enfants, des activités, du découpage et ou coloriage, le verre de l’amitié pour terminer ont agrémentés cette 1ère rencontre. Sur chacune des 2 paroisses c’est chaque mois que les enfants et parents se retrouvent. Les catéchistes qui accompagnent se forment et préparent avec celles de Béziers. Le prêtre essaie d’être présent pour parler avec les parents tandis que les enfants font leurs activités.

 Les plus grands Ce2-Cm2 avaient commencé les rencontres par une sortie vélo à la chapelle de la Maïre à Sérignan Plage, accompagnés par des parents, des paroissiens. A midi le repas partagé refaisait les forces de tout le monde avant de rentrer. Les messes « en famille » avaient eu lieu les 17 et 23 septembre. Elles rassemblent parents et enfants avec la communauté chrétienne 1 fois/mois sur chacune des 2 paroisses, quelques unes sont communes aux 2 – ensemble on est plus fort !

Rive gauche

Ça pousse comme des champignons ; si vous prenez l’autoroute entre la sortie St Jean de Védas et la sortie Montpellier-est, vous constaterez les immeubles qui poussent dans tous les sens sur la rive gauche du Lez. Certains même ont la velléité de franchir l’autoroute, vers la nouvelle gare TGV, le futur quartier Cambacérès !

De Port Marianne au Millénaire, jusqu’à Odysseum, et au dessus de la Pompignane, voilà le contour de la paroisse Saint Jean Baptiste du Lez, autour de deux clochers situés rive droite Jeanne d’Arc et Don Bosco.

La population de ces quartiers est passée en quelques années de 25000 à 60000 habitants. Face à cette évolution, la communauté paroissiale et le diocèse s’interrogent depuis plusieurs années sur quelle présence d’Eglise établir rive gauche du Lez. La construction d’une église a même été envisagée. Aujourd’hui, nous avons acquis la conviction qu’une autre forme de présence d’Eglise  doit être inventée. Cette présence doit s’appuyer sur les forces et charismes des paroissiens résidant sur ces nouveaux quartiers.

Un nouveau nom a été donné à notre paroisse Saint Jean Baptiste du Lez pour nous aider à suivre l’exemple de ce passeur, pour nous aider à franchir le Lez et établir une communauté vivante. Nous sommes invités à nous décentrer. Aujourd’hui nos regards sont tournés essentiellement vers nos deux clochers. Mais Jean Baptiste nous montre comment regarder au-delà. 

Avec le diocèse nous nous donnons une année pour essayer de faire bouger la situation et expérimenter de nouvelles manières de rejoindre les personnes. L’ensemble de la paroisse se mobilise dans ce sens.

Nous avons souvent l’habitude de travailler sur notre terrain bien connu ; et là c’est un autre terrain que nous ne connaissons pas. Et sur ce terrain, nous sommes sûrs que l’Esprit Saint nous précède. A nous de le reconnaitre et de l’accueillir !

   

 

Par décision de Mgr l’Archevêque,

  • l’abbé Christian Boudarel est nommé prêtre accompagnateur des collégiens et lycéens de l’enseignement public de la paroisse S. Sauveur en Gardiole.
  • l’abbé Jean Costes est nommé prêtres accompagnateur des collégiens et lycéens de Sérignan, Vendres, Portiragnes, et responsable de l’équipe du secteur des aumôneries Béziers – Biterrois.
  • l’abbé Raphaël Duchamp est nommé responsable des collégiens et lycéens de la paroisse Cathédrale de Montpellier.
  • l’abbé Matthieu Marger est nommé responsable de l’aumônerie des collèges Marcel Pagnol, Croix d’Argent, Clémenceau et Fontcarrade, et des lycées Clémenceau et Jules Ferry.
  • l’abbé Paul Nguyen Dinh Tram est nommé responsable des aumôneries de collèges et des lycées publics de la ville de Béziers.
  • l’abbé Humberto Pabon est nommé responsable des aumôneries des collèges et des lycées publics du secteur Mer, Vignes et Volcans.
  • l’abbé Nicolas Pietruch est nommé responsable des aumôneries des collèges et des lycées publics de la ville de Sète.
  • l’abbé Camille Sessou est nommé coordinateur des aumôneries des collégiens et des lycéens du secteur Lergue-Hérault.
  • l’abbé Bernard Laurent est nommé prêtre accompagnateur de l’équipe d’aumônerie des hôpitaux Lapeyronie et Arnaud de Villeneuve, sous la responsabilité hospitalière des aumôniers des lieux.
  • Le Père Louinès Plaisir est nommé prêtre accompagnateur de l’équipe d’aumônerie de l’hôpital Antonin Balmès, sous la responsabilité hospitalière de l’aumônier du lieu.
le Chanoine Alain Eck                                    + Pierre-Marie Carré
Chancelier                                                      Archevêque de Montpellier

En ce début du mois de septembre, c’est la période de toutes les rentrées : celle des enfants, des petits enfants avec leurs enseignants, ; celle des collégiens, des lycéens, des étudiants avec leurs professeurs et celle des parents et des grands-parents, car les rythmes scolaires déterminent aujourd’hui la vie sociale de beaucoup : il n’y a qu’à voir les soucis qu’entrainent les changements dans l’organisation des semaines scolaires de 4 jours ou non … 
C’est la rentrée aussi, après les congés et les vacances, pour ceux qui ont la chance d’avoir du travail. Et dans nos diocèses c’est également la reprise pour pas mal de paroisses, de services, d’équipes et de groupes qui préparent une année nouvelle, même si ce n’est pas le 1er janvier ! Les projets ne manquent pas ; parfois ce sont les personnes qui manquent pour les mettre en œuvre… Des orientations sont données mais ce qui vient d’en haut se heurte parfois à cette remarque sans appel : « mais chez nous, ce n’est pas pareil !... ».
Il est difficile de donner des conseils pour bien démarrer l’année, mais je me hasarde à en rappeler un. Nous avons la mémoire courte, nous passons d’une chose à l’autre, nous oublions la réflexion sérieuse que nous avions faite sur tel ou tel sujet ; nous n’avons pas la culture de la relecture, de l’approfondissement, de la mémoire vivante de ce qui a été déjà dit et peut-être même commencé. Nous ne partons pas de rien, de zéro… Sachons puiser dans le neuf, mais aussi dans l’ancien disponible. C’est un conseil de Jésus dans l’évangile, c’est tout l’intérêt de la reprise pour enrichir nos réflexions et éviter des erreurs possibles. Sans oublier que parfois d’autres et ailleurs ont déjà bien progressé sur ce que nous envisageons de faire. Ce serait dommage de ne pas en bénéficier !
Alors, bonne rentrée à tous.


Mgr Claude Azéma
Evêque auxiliaire de Montpellier

Pourquoi inscrire mon enfant au caté ?

Inscrire son enfant au caté, c’est lui permettre de rencontrer Jésus et de découvrir qu’il est aimé de Dieu. C’est aussi lui donner des éléments de réflexion sur des questions qu’il se pose sur lui-même, sur le monde et sur Dieu.
Le caté présente la foi de l’Eglise, sa cohérence, son intelligence, sa dynamique pour que chacun puisse exprimer et vivre sa propre foi chrétienne par des mots et des actes. C’est l’engagement progressif d’une personne qui chemine avec Dieu et les autres.

Que fait-on au caté ?

Au caté, les enfants « sont initiés » à devenir croyants, à grandir dans la foi. La foi n’est bien sûr pas un savoir théorique que l’on évalue comme à l’école ! C’est une façon de vivre une relation personnelle et communautaire avec Jésus-Christ. Les enfants s’ouvrent à une relation à Dieu et aux hommes.

Au caté, l’enfant découvre progressivement une relation à Dieu qui s’enracine dans l’Eglise. L’occasion lui est donnée d’être initié et de vivre des sacrements, et de rencontrer la Parole de Dieu. Il découvre ainsi les contenus d’une foi vivante professée, célébrée, vécue et priée, qui donne sens à sa vie et qui est un chemin de bonheur.

Parce qu’il y a différentes façons de mieux connaître Jésus, le caté propose des itinéraires variés :
Les enfants peuvent approfondir un texte d’Evangile et l’illustrer, par exemple, ou bien regarder un DVD, découvrir un épisode de la Bible par le jeu ou le mime, aller voir une exposition, visiter une église, ou découvrir ensemble l’histoire de la vie d’un saint.
Le caté permet aussi aux enfants de rencontrer d’autres croyants. C’est l’occasion pour eux d’aborder des questions existentielles, qui touchent à leur quotidien. Ils sont aussi invités à participer à une célébration et à prier ensemble. Des rassemblements avec les familles et tous les paroissiens sont proposés. Le catéchiste les accompagne dans leurs découvertes sur leur chemin de foi, les écoute, suscite leurs questionnements, et les introduit à la prière de l’Eglise.

A quel âge aller au caté ?

Le caté s’adresse en particulier aux enfants qui sont scolarisés à l’école primaire. Il commence, selon les paroisses, au niveau de la classe du CE1 ou du CE2. Mais on peut commencer le caté à tout âge !
Même si l’enfant est plus grand, il ne faut pas hésiter à l’inscrire, en prenant contact avec le responsable paroissial. Avant le caté, de nombreuses paroisses proposent pour les jeunes enfants, à partir de 3 ou 4 ans, des rencontres d’«Éveil à la foi».
De plus en plus de parents témoignent aussi du bonheur d’être associés au cheminement de leurs enfants. Ils y puisent du sens pour dialoguer avec eux, répondre à leurs questions de vie et de foi… et ainsi à leurs propres questions d’adultes. De plus en plus de propositions existent pour eux, à l’écoute de leurs questions et dans le respect de leur liberté.
Pour reprendre les mots de Jean-Paul II, le but de la catéchèse, c’est de mettre la personne en communion, en intimité avec Jésus-Christ.

N’hésitez pas à vous rapprocher de votre paroisse pour avoir des précisions ou pour directement inscrire votre enfant, c’est le moment.
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site du service Diocésain de l’Initiation Chrétienne. 

Fêter saint Roch en cette année, c’est mettre en évidence le sanctuaire à l’occasion des 150 ans de sa construction. Un sanctuaire, qu’est-ce donc ?

L’ASSOCIATION DIOCESAINE DE MONTPELLIER

Recrute un/e chargé/e de mission pour l’implantation d’une communauté catholique dans un quartier neuf de Montpellier

 

Placé au quotidien sous la responsabilité du curé de la paroisse, le/la « Laïc/que en mission ecclésiale » aura un référent dans l’Association Diocésaine.

Missions du poste

  • - Prospection pour que le curé et l’EAP (Equipe d’Animation Pastorale) de la paroisse puissent évaluer la faisabilité du projet d’implantation d’une communauté catholique dans un quartier neuf dépendant de la paroisse
  • - En s’appuyant sur les groupes existant dans la paroisse, susciter des fraternités missionnaires dans ce quartier, et créer un réseau local
Activités et tâches liées au poste

  • - Recenser les forces présentes dans ce projet, humaines et matérielles, et en susciter de nouvelles
  • - En équipe, élaborer et animer des propositions telles que : découverte de la foi, catéchèse, catéchuménat, vie sacramentelle, convivialité, vie fraternelle
  • - Etudier l’opportunité d’acquérir un local pour exercer cette mission in situ
  • - Evaluer, avec l’EAP et son curé, les avancées et les difficultés du projet, et les appels à lancer
  • - Donner une place à l’aumônerie des jeunes dans le projet
Moyens mis à disposition

  • - Téléphone, ordinateur, bureau
  • - Prise en charge des frais de déplacement
Conditions et contraintes d’exercice

  • - Contrat en forfait jours (216 jours de travail /an)
  • - Poste Plein temps 35h
  • - CDD de 10 mois à partir du 1er septembre 2017
  • - Statut de « Laïc/que en Mission Ecclésiale »
  • - Salaire mensuel brut : 1540 €
Exigences requises

  • - Techniques d’animation de groupe acquises
  • - Relationnel aisé
  • - Expérience en catéchèse et en catéchuménat
  • - Participation à une communauté ecclésiale
  • - Bonne connaissance des moyens de communication : internet, réseaux sociaux
  • - Pratique du Pack office
  • - Disponibilité indispensable en soirée, et en week-end occasionnellement
  • - Disposer d’un moyen de locomotion
Candidature à adresser avant le 18 juillet avec CV et lettre de motivation à

Madame la Responsable des Ressources Humaines

Maison diocésaine Villa Maguelone

31ter Avenue Saint Lazare – CS 82137

34060 Montpellier Cedex 2

Ou : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Par décision de Mgr l’Archevêque, à effet du 1er  septembre 2017 :
- La paroisse S. Julien de la Mosson, qui faisait partie du secteur « Grand Montpellier Ouest », est désormais rattachée au secteur « Grand Montpellier Nord ».
 - l’abbé Pierre Brugidou est nommé curé de la paroisse S. Julien de la Mosson, dans le cadre du secteur missionnaire « Grand Montpellier Nord ».
- l’abbé Charles-Edouard Bruneaut, avec l’accord de l’archevêque de Paris, est nommé curé de la paroisse S. Joseph de Castries, dans le cadre du secteur missionnaire « Porte de Camargue ».
- l’abbé Giovanni De Checchi est nommé curé de la paroisse Jean XXIII – La Domitienne, dans le cadre du secteur missionnaire « Porte de Camargue ».
-   M. l’abbé Thierry Febvre est nommé curé des paroisses S. Roch en Piscénois et ND du Val d’Hérault, dans le cadre du secteur missionnaire « Mer, Vignes et Volcans ».
- Le Père Bogdan Leśko, de la communauté Synodia, est nommé curé de la paroisse du Bon Pasteur en Gigeannais, dans le cadre du secteur missionnaire « Bassin de Thau ».
- l’abbé Joseph Nguyen Xuan Hâ est nommé curé des paroisses Sts Salvy et Rustique en Minervois, Notre-Dame des Etangs et Ste Colombe, dans la cadre du secteur missionnaire « Les Marches de l’Espinouse ».
-  Le Père Robert Skiba, de la communauté Synodia, est nommé curé in solidum de la paroisse de Sète et modérateur de l’équipe presbytérale.
- Le Père Slawomir Uminski, de la communauté Synodia, est nommé curé in solidum de la paroisse de Sète.
- l’abbé Cyril Bezzina est nommé vicaire paroissial de la paroisse Cathédrale – S. Denis, dans le cadre du secteur « Grand Montpellier Nord ».
- l’abbé Alain Da Silva est nommé vicaire paroissial de l’ensemble paroissial Stella Maris (paroisses S. Pierre – S. Etienne de Maguelone, S. Sixte II, S. Augustin), dans le cadre du secteur missionnaire « Grand Montpellier Sud ».
- l’abbé Raphaël Duchamp est nommé vicaire paroissial de la paroisse Cathédrale – S. Denis, dans le cadre du secteur « Grand Montpellier Nord ».
- l’abbé Henry-Gilles Durand est nommé vicaire paroissial de la paroisse S. Bernard de Lattes, dans le cadre du secteur missionnaire « Grand Montpellier Sud »
- Le Père Adam Jozefaciuk, de la Mission Polonaise, est nommé vicaire paroissial de la paroisse S. Jean – Lavérune, dans le cadre du secteur « Grand Montpellier Ouest ». Il est également nommé aumônier diocésain des Equipes du
- l’abbé Matthieu Marger est nommé vicaire paroissial de la paroisse Notre-Dame de la Paix, dans le cadre du secteur « Grand Montpellier Ouest ».
- l’abbé Alexis-Nazaire Passy est nommé vicaire paroissial de la paroisse S. Julien de la Mosson, dans la cadre du secteur missionnaire « Grand Montpellier Nord ».
- Le Père Nicolas Pietruch, de la communauté Synodia, est nommé vicaire paroissial de la paroisse de Sète, dans le cadre du secteur missionnaire « Bassin de Thau ».
- Le Père Gérard Philip (tm), avec l’accord de ses supérieurs, est nommé vicaire paroissial des paroisses ND des Vignes et S. Chinian
- M. l’abbé Gérard Durand est nommé aumônier des sœurs de ND de l’Alliance aux Matelles.
- M. L’abbé Gérard Frioux est autorisé à se retirer sur la paroisse de Sète.
- M. Jean-Michel Bisserbe, diacre, est nommé aumônier des gens du voyage.
- l’abbé Jesus-David Alfonzo Gomez, diacre, est nommé sur l’ensemble paroissial Stella Maris (paroisses S. Pierre – S. Etienne de Maguelone, S. Sixte II, S. Augustin), dans le cadre du secteur missionnaire « Grand Montpellier Sud ».
- l’abbé Francisco Sierra de los Santos, diacre, est nommé sur les paroisses S. Padre Pio en Lansarguois et S. Jean-François-Régis du Boisseronnais, dans le cadre du secteur missionnaire « Porte  de Camargue ».
- Frère Jérémie Ayroulet, diacre (Famille Saint Joseph), est nommé sur les paroisses S Martin de la Coquillade et ND des Lumières, dans le cadre du secteur missionnaire Béziers-Biterrois.
M. Roger Caizergues est nommé aumônier diocésain du Secours Catholique
Mme Jeanne Mombelli est nommée coordinatrice diocésaine de la pastorale de la santé.
Mme Anne Soulier est nommée délégué diocésain à la Solidarité et responsable diocésain du Service Evangélique des Malades.

Mgr l’archevêque remercie les prêtres, diacres, religieux et laïcs qui ont exercé leur mission dans le diocèse de Montpellier et qui sont aujourd’hui appelés à un autre service. Nous les gardons dans notre prière.

Montpellier, juillet 2017

M. le Chanoine Alain ECK                                                                                 + Pierre-Marie CARRÉ
       Chancelier                                                                                                          Archevêque de Montpellier

 

La version papier est disponible à l'accueil de la Villa Maguelone

 

 

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Ce mercredi 24 mai se tenait une conférence de presse à l’hôpital avec Mgr Carré, Mr Le Ludec, directeur général du CHU, le Dr Lacambre et Mr Bodkin. L'objectif était de faire un bilan, une année après l'accord cadre signé entre l’archevêché et le CHU qui a parmi de mettre en place une cellule d'écoute et de soutien pour les victimes et les acteurs de violences sexuelles dans l'église.

Ce rendez-vous a été l'occasion de pérenniser ce travail en partenariat en signant une nouvelle convention.

L'occasion aussi de rappeler qu'une ligne dédiée existe:  07 68 55 00 43 

 

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Samedi 27 et dimanche 28 mai 2017 chez les petites sœurs de Pauvres

Samedi 27 mai

  • 10h : Accueil
  • 10h30 : présentation du week-end
   1ère intervention : Bible et vocations     (Paul Nguyen et Alain Wetterwald)

  • 12h30 : repas
  • 14h : tour de table                                (Denise et Thierry Mateilles, Vincent du Roure)
  • 15h30 : Eucharistie
  • 16h30 : Adoration
  • 17h : 2ème intervention :  mystère et vocations                         (Mattieu Gauthier)
  • 18h30 : vêpres
  • 19h :     repas
  • 20h :     départ chez les logeurs

Dimanche 28 mai

  • 10h :   accueil
  • 10h30 : messe
  • 12h :   apéritif
  • 12h30 : repas
  • 14h : 3ème intervention : comment discerner ?              (Gérard Blayac et Sr Sonia)
  • 15h30 : oraison (20mn)
  • 15h50 : vêpres

Le premier week-end de mai, CAP'J Confirmation est parti en retraite à l’abbaye d' En Calcat .Le groupe, composé d'aumôneries du Grand Montpellier, a été rejoint par celle de la paroisse Stella Maris de Palavas .C'est donc 27 Jeunes qui ont réfléchi sur leur confirmation à travers des thèmes proposés par les animateurs des différentes aumôneries. Ils ont fait l'apprentissage du silence, de la prière et de la rencontre avec notre Seigneur. Le témoignage d'un des moines fut un moment important, mais aussi les temps de prière pour lesquels ils n'ont pas hésité à se lever tôt. Ils sont montés à" la Capellette" où, après l’effort, nous avons mangé avec plaisir notre pique nique. Puis se fut un temps de prière avec comme support "l'aveugle né" qui nous a emmené vers le sacrement de réconciliation. L'évangile des pèlerins d'Emmaüs nous a accompagnés tout au long de cette retraite. Les jeunes ont fini par l'écriture d'un psaume que nous aurons l'occasion de vous proposer prochainement .Ainsi chacun est reparti riche de ce qu'il a appris, de l' échange, de la joie d'avoir vécu plus prés du Seigneur .
Merci au Père Régis COSTE, à Marie Rose, Jacquot, Sœur Luisa, Jean-Marie et Anne, Marie Jo. A tous les jeunes

Jean-Michel BISSERBE Diacre

 

Ce lundi 24 avril avait lieu la rencontre des jeunes prêtres de la Province à Aigues-Mortes dans le Gard.

Elle a réuni une quarantaine de prêtres autour des 5 évêques de la Province.

Temps d’enseignement autour des chrétiens d’Orient, temps fraternel et de rencontre, temps de célébration.

Cette initiative a lieu tous les deux ans.

 

 

 

 

Copyright Betty Delichère

  Après une période de sommeil, l'aumônerie des gens du voyage et des gitans a donné rendez vous à Notre Dame du Suc son pèlerinage annuel .

Même si le nombre de participants n’était pas très important, la joie de se rencontrer pour fêter le Dimanche des Rameaux suffisait à contenter ceux qui étaient présents .

Sœur Mado des petites sœurs de St François était là avec la présence du diacre Jean-Michel et de sa femme Marie pour accompagner la premiére fois ce groupe joyeux .

Après un passage au cimetière de St Bauzille de Putois pour rendre un hommage et un temps de prière au père Jo BERTRANT qui fut le prêtre accompagnant et dévoué aux gens du voyage et aux gitans .Il reste dans la mémoire collective de la communauté comme un saint homme .

Nous avons rejoint N.D. du Suc, accueillis par le gardien très attentionné, pour partager un repas tiré du sac sous un soleil radieux .IMG 20170409 160443

Puis nous sommes allés dans la Basilique pour un temps de prière et la bénédiction des rameaux avec un échange sur la Semaine Sainte et les différents temps qui la composent .Les enfants ont participé à leur manière en assistant le diacre dans les différents temps et par leur gentillesse dans le calme . 

Ainsi cette belle journée se termine par un petit goûter bien mérité tous très heureux d'être là , en se donnant rendez vous aux Saintes Maries de la Mer le mois prochain et en Juin à Lourdes ! 

Jean-Michel Bisserbe, diacre

« ..Si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est vide et vide aussi votre foi » 1Co15, 14

Le Christ nous prend avec Lui dans Sa mort et Sa résurrection et nous conduit à dépasser nos peurs, nos enfermements pour nous ouvrir à la Vie. Comme en 2014, nous fêtons Pâques le même jour, le 16 avril 2017. Cela ne se reproduira pas avant le 20 avril 2025. Nous apprenons à relire ensemble notre histoire et à passer du conflit à la communion particulièrement en cette année de commémoration de la Réforme. Pour répondre à l’appel du Christ et être crédible pour le monde, nous vous invitons à nous rassembler pour annoncer ensemble dans l’espérance la Bonne Nouvelle: « Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! » Pasteur François CLAVAIROLY – Métropolite EMMANUEL – Mgr Georges PONTIERCoprésidents

Midi Libre du 24/03/2017

Les inscriptions se déroulent pour cette 1ère rentrée hors dispositif APB, mais directement sur rendez-vous auprès du secrétariat du Centre Universitaire Guilhem de Gellone.


Contact Madame F. Martin (secrétaire académique), Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou 04 67 55 85 51

DISCOURS D’OUVERTURE, Lourdes – Mardi 28 mars 2017 
 
Je suis heureux d’être ici avec vous pour vivre cette assemblée plénière de printemps. Je vous remercie pour votre prière et vos marques d’amitié durant cette longue période d’hospitalisation et de convalescence. Je pense à tous ceux d’entre nous qui vivent une épreuve de santé ; qu’ils soient assurés de notre fraternelle amitié.
Nous vivons ce temps de carême et cette montée vers Pâques en union avec le Pape François dont nous venons de fêter le quatrième anniversaire de l’élection. Nous lui exprimons toute notre profonde reconnaissance pour son ministère et son témoignage. Nous l’assurons de notre prière.
 
La joie de suivre le Christ
Nous vivons également ce temps avec nos communautés chrétiennes et tout particulièrement avec les catéchumènes qui recevront les sacrements de l’initiation chrétienne lors des fêtes pascales. C’est un émerveillement pour nous chaque année, une action de grâce profonde, une contemplation de l’œuvre de l’Esprit Saint reconnue par ces hommes et ces femmes dans des vies aux contours souvent sinueux et éprouvants. Ils ont perçu l’amour que Dieu leur porte. Ils sont saisis par sa miséricorde, sa patience, sa présence aimante. Ils découvrent la vie en Eglise à travers des personnes qui les accueillent, les accompagnent, marchent avec eux. Ils rejoignent la communauté chrétienne le dimanche lorsqu’elle se rassemble pour rendre grâce. Ils trouvent là comme une nouvelle famille. Ils sont plus de quatre mille adultes de toutes catégories sociales, de tous âges. Ils sont heureux et impatients d’être baptisés, confirmés et de communier au corps et au sang du Seigneur Jésus. Ils s’ouvrent à une autre dimension, à la foi en un Dieu, source de toute vie et de tout amour. Ils mettent en Lui leur espérance. A sa lumière ils veulent marcher et orienter leur existence. La résurrection du Christ est la bonne nouvelle qui révèle le projet de Dieu de nous introduire dans la communion d’amour vécue entre le Père, le Fils et l’Esprit-Saint. Leur vie quotidienne n’en sera pas vraiment changée dans sa matérialité, mais elle sera habitée par la présence de Celui qui invite au pardon, au service, au souci des frères et qui ne nous laisse jamais seul. Le mystère pascal fonde notre espérance, soutient notre marche ici-bas, nous oriente vers une vie donnée à la ressemblance de celle que le Christ a vécue, « Lui qui est passé en faisant le bien ». (Actes 10,38)
 
Nos fragilités et nos fautes
L’Eglise se tourne vers le Christ. C’est en Lui qu’est son espérance. C’est Lui la lumière du monde et le Sauveur. Nous, nous connaissons nos fragilités et nos fautes. Nous ne sommes pas parfaits. On nous rappelle souvent celles qui concernent les évêques ou les prêtres, parfois avec des approximations et des généralisations qui n’apparaissent pas toujours à ceux qui n’ont que ces informations. Au mois de novembre dernier, nous avons ici-même demandé pardon au Seigneur et à ceux et celles qui ont été victimes d’actes inqualifiables de la part de prêtres et de consacrés ou d’erreurs de décisions de notre part. Cela n’était pas pour nous distraire de nos responsabilités. Tout au long de l’année, nous avons mis en place dans nos diocèses et au plan national différentes mesures dont des cellules d’écoute des victimes. Nous avons développé des outils de formation pour tous ceux et celles qui sont en responsabilité auprès d’enfants et de jeunes. Nous nous sommes entourés d’une commission d’experts pour nous conseiller dans la gestion des faits. Qu’on veuille bien nous croire : nous sommes profondément touchés par la souffrance des victimes et nous voulons les accueillir et les écouter de notre mieux. Nous sommes résolus à aider la justice à faire son travail. Rien ne peut nous en dispenser. Nous invitons les victimes à porter plainte auprès des autorités judiciaires[PD1] [GP2] [GP3] [CP(dlc4] auxquelles, pour notre part nous signalerons les faits qui nous seraient révélés. Mais qu’on veuille bien cesser de laisser entendre que tout prêtre est un pédophile potentiel. Qu’on arrête de taire toutes les décisions prises en ce domaine par notre Conférence depuis des années et tous les changements dans notre manière d’aborder ces faits. En votre nom, je renouvelle notre confiance et notre reconnaissance aux prêtres de nos diocèses qui vivent de belle manière leur ministère. Avec eux dans quelques jours, nous célébrerons la messe chrismale au cours de laquelle chacun renouvellera sa disponibilité pour être prêtre. Et nous poursuivrons notre mission de disciples, soutenant l’espérance, invitant au partage, à l’accueil, à la fraternité et à la confiance en Dieu.
 
Les responsabilités politiques
Le 20 juin 2016 d’abord puis le 16 octobre dernier, le Conseil permanent des Evêques de France a pris la parole pour participer au débat national qui allait être lancé en vue des futures élections. C’est un moment important de notre vie nationale puisqu’il s’agit d’élire d’abord le futur Président de la République, puis les députés qui exerceront leur responsabilité, particulièrement, celle de voter les lois. Le document du mois de juin désignait quelques points d’attention précis en vue d’une lecture attentive des programmes électoraux. Celui d’octobre invitait à une réflexion plus fondamentale sur notre société : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». « Si nous parlons aujourd’hui, écrivions-nous, c’est parce que nous aimons notre pays, et que nous sommes préoccupés par sa situation (…) Plus que jamais, nous sentons que le vivre ensemble est fragilisé, fracturé, attaqué. Ce qui fonde la vie en société est remis en cause (…) La crise de la politique est d’abord une crise de confiance envers ceux qui sont chargés de veiller au bien commun et à l’intérêt général. (…) S’il ne s’agit pas de rêver à une illusoire pureté dans les rapports sociaux et politiques, l’attitude et l’image de quelques-uns jettent le discrédit sur l’ensemble de ceux qui vivent l’engagement politique comme un service de leur pays. » La campagne électorale qui se déroule a apporté son lot d’informations, de suspicions, d’outrances, de fautes et finalement de violence même par rapport à cette part de la population française qui arrive tout juste à vivre et à faire des projets. Le rapport à l’argent peut aveugler et empêcher de percevoir le drame profond que vivent ceux qui n’ont pas accès au travail, à un logement digne, à la culture. Au cours de ces dernières années l’écart des revenus entre les plus riches et les plus pauvres n’a cessé d’augmenter. Ainsi notions-nous : « Une France inquiète des injustices, et qui comprend mal par exemple le salaire indécent de certains grands patrons pendant que l’immense majorité des petits entrepreneurs se battent pour que leur entreprise vive et se développe. » L’exercice du pouvoir est exigeant. Il nécessite une vigilance de tous les instants pour demeurer au service du bien commun et ne pas en tirer un profit personnel aux effets désastreux. Vivre dans une démocratie est une chance ; c’est aussi une responsabilité.
Notre société apparaît bien divisée. Faut-il s’en accommoder ? C’est à cette réflexion que nous invitera M. Pierre Manent jeudi. Nous la poursuivrons en échangeant sur notre ministère de communion dans nos diocèses et au sein de nos presbyterium devenus de plus en plus divers.
 
Les exigences de la fraternité
Souvent sont rappelées de manière incantatoire les valeurs de la République, telles qu’elles sont affichées au fronton des mairies : « Liberté, égalité, fraternité ». Il s’agit d’un idéal jamais atteint et toujours en chantier. Mais on pourrait dire qu’aujourd’hui la fraternité a besoin d’être mise à la première place. Non pas la fraternité affichée comme un vague sentiment qui donne bonne conscience, mais celle qui se transforme en engagement concret en faveur des plus défavorisés, des chômeurs et aussi des migrants, des réfugiés venus en France en fuyant les conditions de vie devenues dangereuses ou misérables dans leur pays d’origine. Heureusement, au ras du terrain, cette fraternité se vit dans un tissu associatif généreux, engagé, durable, qui mérite d’être encouragé et soutenu. Nous ne pouvons pas penser notre avenir, chacun replié sur soi-même. Certains le pensent. C’est un leurre. Ceux qui viennent chez nous et sont accueillis, peuvent s’intégrer, apporter leur savoir-faire, leur dynamisme et contribuer ensuite au bien-être de tous. Notre conviction chrétienne et citoyenne nous invite à la générosité, à la recherche du bien commun, à l’ouverture, à l’accueil, à la fraternité universelle avec le sens des responsabilités qui nous incombent. Le Pape François nous invite souvent à « ce devoir de solidarité » ; ainsi récemment, le 21 février dernier devant les participants au Forum international « Migrations et Paix ». Après avoir rappelé la nécessité d’œuvrer pour le développement des peuples afin que nul ne soit forcé de quitter son pays, il s’exprimait ainsi : « Devant les tragédies qui « marquent au fer rouge » la vie de tant de migrants et de réfugiés – guerres, persécutions, abus, violence, mort – on ne peut qu’éprouver des sentiments spontanés d’empathie et de compassion. « Où est ton frère ? » (Cf. Gn 4,9) : cette question, que Dieu pose à l’homme depuis les origines, nous implique, spécialement aujourd’hui par rapport à des frères et des sœurs qui migrent : « Ce n’est pas une question adressée à d’autres, c’est une question adressée à moi, à toi, à chacun de nous ». La solidarité naît justement de la capacité à comprendre les besoins du frère et de la sœur en difficulté et de s’en charger. C’est là, en substance, que se fonde la valeur sacrée de l’hospitalité présente dans les traditions religieuses. Pour nous, chrétiens, l’hospitalité offerte à l’étranger qui a besoin d’un refuge est offerte à Jésus-Christ lui-même, qui s’identifie avec l’étranger : « J’étais étranger et vous m’avez accueilli » (Mt 25, 35). C’est un devoir de solidarité de s’opposer à la culture du rejet et de nourrir une plus grande attention envers les plus faibles, pauvres et vulnérables. C’est pourquoi un changement d’attitude envers les migrants et les réfugiés est nécessaire de la part de tous ; le passage d’une attitude de défense et de peur, de désintérêt ou de marginalisation – qui, à la fin, correspond exactement à la « culture du rejet » – à une attitude qui soit basée sur la « culture de la rencontre », la seule capable de construire un monde plus juste et fraternel, un monde meilleur. » En ce sens, comment ne pas se réjouir du protocole d’accord qui vient d’être signé entre l’Etat français, la communauté de Sant’Egidio, la Fédération protestante de France, la Fédération de l’entraide protestante, la Conférence des Evêques de France et le Secours catholique, pour la mise en œuvre d’un couloir humanitaire visant l’accueil de 500 réfugiés en provenance du Liban ?
 
Une société qui donne sa place à tous
Le mardi 14 mars, à la fin du journal de 20 heures, sur une grande chaîne nationale, la météo du week-end suivant était présentée par Stéphanie Ségard, jeune femme trisomique, âgée de 21 ans. Quel bonheur de voir son stress, sa joie et sa fierté. Cela ne fait que souligner l’engagement des familles et de la société pour entourer les personnes porteuses de handicaps et leur permettre de s’épanouir au maximum de leurs capacités. C’est le beau fruit de l’amour. Dès lors, qui pourrait dire que ces vies ne méritent pas d’être vécues et qu’elles n’apportent rien à notre société ? Qui n’a pas expérimenté que la faiblesse n’est pas sans signification ? Qui n’a pas reçu de ceux qui en sont porteurs ? Les communautés de l’Arche, comme ceux et celles qui se retrouvent dans des mouvements confessionnels ou non en sont des témoins merveilleux. Nous déplorons une fois de plus que notre société aille vers des pratiques eugéniques et ne puisse prendre en compte les démarches de soutien et de réflexion auprès des couples qui découvrent le handicap prévisible d’un de leurs enfants à naître. Les progrès scientifiques fournissent des informations qui étaient ignorées auparavant. Cela devrait déboucher sur de meilleures thérapies et non sur une culture qui, voulant l’enfant parfait, recommande d’éliminer l’embryon porteur de handicap. Oui, nous déplorons que toutes les procédures de dialogue et de réflexion contenues dans la loi Veil aient peu à peu disparu et laissent les femmes souvent seules face à la culture du rejet et ne puissent entendre d’autres alternatives possibles grâce aux solidarités disponibles. L’Eglise catholique est toujours engagée pour redire la dignité de toute personne humaine de sa conception à sa mort naturelle. Elle était présente dans les débats de 1974-1975 de manière claire. Elle l’est encore aujourd’hui pour défendre une vraie culture de la vie qui ne se satisfait pas des solutions qui s’en remettent à la mort provoquée.
 
La richesse des familles
Lors des synodes sur la famille, les Pères synodaux ont porté sur la vie des familles un regard réaliste qui n’ignore pas les difficultés et les souffrances de la vie, mais aussi un regard rempli d’espérance et d’encouragement. La famille est un lieu essentiel d’humanisation, d’apprentissage de la vie et de l’amour, un soutien tout au long de l’existence, un lieu de bonheur quand les inévitables épreuves sont traversées dans l’humilité, le pardon et la confiance. Dans l’exhortation apostolique « la joie de l’amour » que le Pape François a donnée à l’issue de ces synodes, il insistait sur l’importance des familles pour la bonne santé de la société : « …Nous devons insister sur les droits de la famille et pas seulement sur les droits individuels. La famille est un bien dont la société ne peut pas se passer, mais elle a besoin d’être protégée. (…) Les familles ont, parmi d’autres droits, celui de pouvoir compter sur une politique familiale adéquate de la part des pouvoirs publics dans les domaines juridique, économique, social et fiscal » (n°44). Par ailleurs, il n’y a pas de droit à l’enfant et brouiller les repères de la filiation devrait apparaître comme une limite à ne pas franchir. Nous espérons que les futurs gouvernants de notre pays en auront une vive conscience.
 
La place des musulmans dans notre société
Parmi les réalités qui marquent notre société française, on ne peut oublier la présence nombreuse de concitoyens de religion musulmane. C’est une réalité maintenant ancienne dont les jeunes font l’expérience quotidienne dans leur vie scolaire et associative. Le contexte international marque notre manière de l’appréhender. Les conflits du Moyen-Orient sont venus rompre un équilibre longtemps vécu pour le mieux. Nos frères chrétiens en sont des victimes douloureuses. Nous soutenons toujours le projet du financement des études supérieures de jeunes adultes à Kirkouk en Irak. Par bien des côtés ces conflits opposent des musulmans entre eux. L’existence des islamistes extrémistes qui recrutent jusque chez nous de jeunes adultes en vue de s’en servir pour leurs intérêts, les attentats perpétrés dans notre pays au nom de Daesch, ont provoqué des peurs compréhensibles mais qui peuvent faire porter sur tout musulman un dangereux regard de méfiance. Notre société hésite sur la place à faire à la religion musulmane dans notre pays, et du coup elle se pose à nouveau la question du fait religieux et de sa manifestation dans le paysage social. Plus qu’un risque cette question est un défi qu’il nous faut ensemble relever. Il est nécessaire que du sein de la population française musulmane se lèvent des responsables qui aident leurs frères à inscrire la pratique de l’Islam dans notre République et se démarquent de ceux qui distillent des enseignements fermés ou des pratiques communautaristes, dangereuses pour le vivre ensemble. On sait bien que la formation des Imams est une question fondamentale ainsi que celle de l’organisation d’une représentation lisible de l’Islam dans notre pays. Il appartient à la communauté musulmane de trouver la forme d’organisation compatible avec sa réalité et avec la vie dans la République. Mais d’autre part, il est nécessaire que le reste de la population s’engage dans la construction de relations citoyennes les meilleures possibles, apaisées et confiantes. Pour nous, catholiques, nous savons que seuls le dialogue et la rencontre permettent de grandir dans la connaissance et le respect mutuel. Les différences ne deviennent des richesses que lorsqu’elles se rencontrent et cherchent les voies d’une forme de communion, de respect et d’estime. On ne peut accepter l’idée d’une neutralisation progressive de l’espace public souhaitée par certains. La laïcité dans laquelle nous voulons vivre est celle qui promeut la liberté de conscience, celle de croire ou de ne pas croire, celle de pouvoir exprimer et vivre ses convictions d’une manière qui ne provoque pas un trouble à l’ordre public. Interdire de s’exprimer à certains les désigne comme de dangereux citoyens et fracture la société.
 
Regarder l’avenir de l’Europe avec confiance
Ce samedi 25 mars dernier, se fêtait à Rome le soixantième anniversaire de la signature des traités de Rome, acte fondateur de l’union européenne. La veille, le Pape François en a reçu les 27 chefs d’Etat. Dans un discours apprécié, il les a encouragés dans leurs responsabilités en rappelant ce qui a guidé les pères fondateurs « les piliers sur lesquels ils ont voulu édifier la communauté économique européenne et que j’ai déjà rappelés : la centralité de l’homme, une solidarité effective, l’ouverture au monde, la poursuite de la paix et du développement, l’ouverture à l’avenir…. L’Europe retrouve l’espérance dans la solidarité qui est aussi le plus efficace antidote contre les populismes modernes ». Beaucoup de voix s’expriment pour que l’Europe retrouve cet esprit solidaire qui a présidé à son histoire.
Au printemps 2007, les services de la Conférence épiscopale se sont installés avenue de Breteuil. Dix ans après, on s’en réjouit. Ce lieu permet des rencontres, facilite le travail en commun, donne une visibilité à la Conférence des évêques et permet des événements ouverts à l’extérieur. Les réalités de la société et de l’Eglise ont évolué depuis. Il est devenu nécessaire de faire le point sur nos fonctionnements, sur des besoins nouveaux et des réalités qui s’estompent. Nos moyens ne sont pas infinis. Des choix s’imposent. Au cours de cette assemblée nous poursuivrons notre réflexion sur la réforme de nos structures.
Il me reste à nous souhaiter une bonne session de travail, d’amitié et de prière. Nous ne manquerons pas de confier au Seigneur par l’intercession de la Vierge Marie notre pays ainsi que la recherche de la paix dans le monde, au Moyen Orient particulièrement. Le visage de Bernadette nous désigne les plus pauvres comme ceux que le Seigneur aime rejoindre par Marie comme par de grandes figures de sainteté, telle celle de St Vincent de Paul dont on fête le 400ème anniversaire des congrégations qu’il a fondées dans notre pays. C’est à partir du souci des plus pauvres que se trouvent les chemins porteurs d’espérance.
 
Je vous remercie pour votre attention.
Mgr Georges Pontier,
Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des évêques de France

ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE DES ÉVÊQUES

DISCOURS D’OUVERTURE

par Mgr Georges PONTIER
Archevêque de Marseille, président de la Conférence des évêques de France
Lourdes – Mardi 28 mars 2017


Je suis heureux d’être ici avec vous pour vivre cette assemblée plénière de printemps. Je vous remercie pour votre prière et vos marques d’amitié durant cette longue période d’hospitalisation et de convalescence. Je pense à tous ceux d’entre nous qui vivent une épreuve de santé ; qu’ils soient assurés de notre fraternelle amitié.
Nous vivons ce temps de carême et cette montée vers Pâques en union avec le Pape François dont nous venons de fêter le quatrième anniversaire de l’élection. Nous lui exprimons toute notre profonde reconnaissance pour son ministère et son témoignage. Nous l’assurons de notre prière.

La joie de suivre le Christ
Nous vivons également ce temps avec nos communautés chrétiennes et tout particulièrement avec les catéchumènes qui recevront les sacrements de l’initiation chrétienne lors des fêtes pascales. C’est un émerveillement pour nous chaque année, une action de grâce profonde, une contemplation de l’œuvre de l’Esprit Saint reconnue par ces hommes et ces femmes dans des vies aux contours souvent sinueux et éprouvants. Ils ont perçu l’amour que Dieu leur porte. Ils sont saisis par sa miséricorde, sa patience, sa présence aimante. Ils découvrent la vie en Eglise à travers des personnes qui les accueillent, les accompagnent, marchent avec eux. Ils rejoignent la communauté chrétienne le dimanche lorsqu’elle se rassemble pour rendre grâce. Ils trouvent là comme une nouvelle famille. Ils sont plus de quatre mille adultes de toutes catégories sociales, de tous âges. Ils sont heureux et impatients d’être baptisés, confirmés et de communier au corps et au sang du Seigneur Jésus. Ils s’ouvrent à une autre dimension, à la foi en un Dieu, source de toute vie et de tout amour. Ils mettent en Lui leur espérance. A sa lumière ils veulent marcher et orienter leur existence. La résurrection du Christ est la bonne nouvelle qui révèle le projet de Dieu de nous introduire dans la communion d’amour vécue entre le Père, le Fils et l’Esprit-Saint. Leur vie quotidienne n’en sera pas vraiment changée dans sa matérialité, mais elle sera habitée par la présence de Celui qui invite au pardon, au service, au souci des frères et qui ne nous laisse jamais seul. Le mystère pascal fonde notre espérance, soutient notre marche ici-bas, nous oriente vers une vie donnée à la ressemblance de celle que le Christ a vécue, « Lui qui est passé en faisant le bien ». (Actes 10,38)

Nos fragilités et nos fautes
L’Eglise se tourne vers le Christ. C’est en Lui qu’est son espérance. C’est Lui la lumière du monde et le Sauveur. Nous, nous connaissons nos fragilités et nos fautes. Nous ne sommes pas parfaits. On nous rappelle souvent celles qui concernent les évêques ou les prêtres, parfois avec des approximations et des généralisations qui n’apparaissent pas toujours à ceux qui n’ont que ces informations. Au mois de novembre dernier, nous avons ici-même demandé pardon au Seigneur et à ceux et celles qui ont été victimes d’actes inqualifiables de la part de prêtres et de consacrés ou d’erreurs de décisions de notre part. Cela n’était pas pour nous distraire de nos responsabilités. Tout au long de l’année, nous avons mis en place dans nos diocèses et au plan national différentes mesures dont des cellules d’écoute des victimes. Nous avons développé des outils de formation pour tous ceux et celles qui sont en responsabilité auprès d’enfants et de jeunes. Nous nous sommes entourés d’une commission d’experts pour nous conseiller dans la gestion des faits. Qu’on veuille bien nous croire : nous sommes profondément touchés par la souffrance des victimes et nous voulons les accueillir et les écouter de notre mieux. Nous sommes résolus à aider la justice à faire son travail. Rien ne peut nous en dispenser. Nous invitons les victimes à porter plainte auprès des autorités judiciaires
[PD1] [GP2] [GP3] [CP(dlc4] auxquelles, pour notre part nous signalerons les faits qui nous seraient révélés. Mais qu’on veuille bien cesser de laisser entendre que tout prêtre est un pédophile potentiel. Qu’on arrête de taire toutes les décisions prises en ce domaine par notre Conférence depuis des années et tous les changements dans notre manière d’aborder ces faits. En votre nom, je renouvelle notre confiance et notre reconnaissance aux prêtres de nos diocèses qui vivent de belle manière leur ministère. Avec eux dans quelques jours, nous célébrerons la messe chrismale au cours de laquelle chacun renouvellera sa disponibilité pour être prêtre. Et nous poursuivrons notre mission de disciples, soutenant l’espérance, invitant au partage, à l’accueil, à la fraternité et à la confiance en Dieu.

Les responsabilités politiques
Le 20 juin 2016 d’abord puis le 16 octobre dernier, le Conseil permanent des Evêques de France a pris la parole pour participer au débat national qui allait être lancé en vue des futures élections. C’est un moment important de notre vie nationale puisqu’il s’agit d’élire d’abord le futur Président de la République, puis les députés qui exerceront leur responsabilité, particulièrement, celle de voter les lois. Le document du mois de juin désignait quelques points d’attention précis en vue d’une lecture attentive des programmes électoraux. Celui d’octobre invitait à une réflexion plus fondamentale sur notre société : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». « Si nous parlons aujourd’hui, écrivions-nous, c’est parce que nous aimons notre pays, et que nous sommes préoccupés par sa situation (…) Plus que jamais, nous sentons que le vivre ensemble est fragilisé, fracturé, attaqué. Ce qui fonde la vie en société est remis en cause (…) La crise de la politique est d’abord une crise de confiance envers ceux qui sont chargés de veiller au bien commun et à l’intérêt général. (…) S’il ne s’agit pas de rêver à une illusoire pureté dans les rapports sociaux et politiques, l’attitude et l’image de quelques-uns jettent le discrédit sur l’ensemble de ceux qui vivent l’engagement politique comme un service de leur pays. » La campagne électorale qui se déroule a apporté son lot d’informations, de suspicions, d’outrances, de fautes et finalement de violence même par rapport à cette part de la population française qui arrive tout juste à vivre et à faire des projets. Le rapport à l’argent peut aveugler et empêcher de percevoir le drame profond que vivent ceux qui n’ont pas accès au travail, à un logement digne, à la culture. Au cours de ces dernières années l’écart des revenus entre les plus riches et les plus pauvres n’a cessé d’augmenter. Ainsi notions-nous : « Une France inquiète des injustices, et qui comprend mal par exemple le salaire indécent de certains grands patrons pendant que l’immense majorité des petits entrepreneurs se battent pour que leur entreprise vive et se développe. » L’exercice du pouvoir est exigeant. Il nécessite une vigilance de tous les instants pour demeurer au service du bien commun et ne pas en tirer un profit personnel aux effets désastreux. Vivre dans une démocratie est une chance ; c’est aussi une responsabilité.
Notre société apparaît bien divisée. Faut-il s’en accommoder ? C’est à cette réflexion que nous invitera M. Pierre Manent jeudi. Nous la poursuivrons en échangeant sur notre ministère de communion dans nos diocèses et au sein de nos presbyterium devenus de plus en plus divers.

Les exigences de la fraternité
Souvent sont rappelées de manière incantatoire les valeurs de la République, telles qu’elles sont affichées au fronton des mairies : « Liberté, égalité, fraternité ». Il s’agit d’un idéal jamais atteint et toujours en chantier. Mais on pourrait dire qu’aujourd’hui la fraternité a besoin d’être mise à la première place. Non pas la fraternité affichée comme un vague sentiment qui donne bonne conscience, mais celle qui se transforme en engagement concret en faveur des plus défavorisés, des chômeurs et aussi des migrants, des réfugiés venus en France en fuyant les conditions de vie devenues dangereuses ou misérables dans leur pays d’origine. Heureusement, au ras du terrain, cette fraternité se vit dans un tissu associatif généreux, engagé, durable, qui mérite d’être encouragé et soutenu. Nous ne pouvons pas penser notre avenir, chacun replié sur soi-même. Certains le pensent. C’est un leurre. Ceux qui viennent chez nous et sont accueillis, peuvent s’intégrer, apporter leur savoir-faire, leur dynamisme et contribuer ensuite au bien-être de tous. Notre conviction chrétienne et citoyenne nous invite à la générosité, à la recherche du bien commun, à l’ouverture, à l’accueil, à la fraternité universelle avec le sens des responsabilités qui nous incombent. Le Pape François nous invite souvent à « ce devoir de solidarité » ; ainsi récemment, le 21 février dernier devant les participants au Forum international « Migrations et Paix ». Après avoir rappelé la nécessité d’œuvrer pour le développement des peuples afin que nul ne soit forcé de quitter son pays, il s’exprimait ainsi : « Devant les tragédies qui « marquent au fer rouge » la vie de tant de migrants et de réfugiés – guerres, persécutions, abus, violence, mort – on ne peut qu’éprouver des sentiments spontanés d’empathie et de compassion. « Où est ton frère ? » (Cf. Gn 4,9) : cette question, que Dieu pose à l’homme depuis les origines, nous implique, spécialement aujourd’hui par rapport à des frères et des sœurs qui migrent : « Ce n’est pas une question adressée à d’autres, c’est une question adressée à moi, à toi, à chacun de nous ». La solidarité naît justement de la capacité à comprendre les besoins du frère et de la sœur en difficulté et de s’en charger. C’est là, en substance, que se fonde la valeur sacrée de l’hospitalité présente dans les traditions religieuses. Pour nous, chrétiens, l’hospitalité offerte à l’étranger qui a besoin d’un refuge est offerte à Jésus-Christ lui-même, qui s’identifie avec l’étranger : « J’étais étranger et vous m’avez accueilli » (Mt 25, 35). C’est un devoir de solidarité de s’opposer à la culture du rejet et de nourrir une plus grande attention envers les plus faibles, pauvres et vulnérables. C’est pourquoi un changement d’attitude envers les migrants et les réfugiés est nécessaire de la part de tous ; le passage d’une attitude de défense et de peur, de désintérêt ou de marginalisation – qui, à la fin, correspond exactement à la « culture du rejet » – à une attitude qui soit basée sur la « culture de la rencontre », la seule capable de construire un monde plus juste et fraternel, un monde meilleur. » En ce sens, comment ne pas se réjouir du protocole d’accord qui vient d’être signé entre l’Etat français, la communauté de Sant’Egidio, la Fédération protestante de France, la Fédération de l’entraide protestante, la Conférence des Evêques de France et le Secours catholique, pour la mise en œuvre d’un couloir humanitaire visant l’accueil de 500 réfugiés en provenance du Liban ?

Une société qui donne sa place à tous
Le mardi 14 mars, à la fin du journal de 20 heures, sur une grande chaîne nationale, la météo du week-end suivant était présentée par Stéphanie Ségard, jeune femme trisomique, âgée de 21 ans. Quel bonheur de voir son stress, sa joie et sa fierté. Cela ne fait que souligner l’engagement des familles et de la société pour entourer les personnes porteuses de handicaps et leur permettre de s’épanouir au maximum de leurs capacités. C’est le beau fruit de l’amour. Dès lors, qui pourrait dire que ces vies ne méritent pas d’être vécues et qu’elles n’apportent rien à notre société ? Qui n’a pas expérimenté que la faiblesse n’est pas sans signification ? Qui n’a pas reçu de ceux qui en sont porteurs ? Les communautés de l’Arche, comme ceux et celles qui se retrouvent dans des mouvements confessionnels ou non en sont des témoins merveilleux. Nous déplorons une fois de plus que notre société aille vers des pratiques eugéniques et ne puisse prendre en compte les démarches de soutien et de réflexion auprès des couples qui découvrent le handicap prévisible d’un de leurs enfants à naître. Les progrès scientifiques fournissent des informations qui étaient ignorées auparavant. Cela devrait déboucher sur de meilleures thérapies et non sur une culture qui, voulant l’enfant parfait, recommande d’éliminer l’embryon porteur de handicap. Oui, nous déplorons que toutes les procédures de dialogue et de réflexion contenues dans la loi Veil aient peu à peu disparu et laissent les femmes souvent seules face à la culture du rejet et ne puissent entendre d’autres alternatives possibles grâce aux solidarités disponibles. L’Eglise catholique est toujours engagée pour redire la dignité de toute personne humaine de sa conception à sa mort naturelle. Elle était présente dans les débats de 1974-1975 de manière claire. Elle l’est encore aujourd’hui pour défendre une vraie culture de la vie qui ne se satisfait pas des solutions qui s’en remettent à la mort provoquée.

La richesse des familles
Lors des synodes sur la famille, les Pères synodaux ont porté sur la vie des familles un regard réaliste qui n’ignore pas les difficultés et les souffrances de la vie, mais aussi un regard rempli d’espérance et d’encouragement. La famille est un lieu essentiel d’humanisation, d’apprentissage de la vie et de l’amour, un soutien tout au long de l’existence, un lieu de bonheur quand les inévitables épreuves sont traversées dans l’humilité, le pardon et la confiance. Dans l’exhortation apostolique « la joie de l’amour » que le Pape François a donnée à l’issue de ces synodes, il insistait sur l’importance des familles pour la bonne santé de la société : « …Nous devons insister sur les droits de la famille et pas seulement sur les droits individuels. La famille est un bien dont la société ne peut pas se passer, mais elle a besoin d’être protégée. (…) Les familles ont, parmi d’autres droits, celui de pouvoir compter sur une politique familiale adéquate de la part des pouvoirs publics dans les domaines juridique, économique, social et fiscal » (n°44). Par ailleurs, il n’y a pas de droit à l’enfant et brouiller les repères de la filiation devrait apparaître comme une limite à ne pas franchir. Nous espérons que les futurs gouvernants de notre pays en auront une vive conscience.

La place des musulmans dans notre société
Parmi les réalités qui marquent notre société française, on ne peut oublier la présence nombreuse de concitoyens de religion musulmane. C’est une réalité maintenant ancienne dont les jeunes font l’expérience quotidienne dans leur vie scolaire et associative. Le contexte international marque notre manière de l’appréhender. Les conflits du Moyen-Orient sont venus rompre un équilibre longtemps vécu pour le mieux. Nos frères chrétiens en sont des victimes douloureuses. Nous soutenons toujours le projet du financement des études supérieures de jeunes adultes à Kirkouk en Irak. Par bien des côtés ces conflits opposent des musulmans entre eux. L’existence des islamistes extrémistes qui recrutent jusque chez nous de jeunes adultes en vue de s’en servir pour leurs intérêts, les attentats perpétrés dans notre pays au nom de Daesch, ont provoqué des peurs compréhensibles mais qui peuvent faire porter sur tout musulman un dangereux regard de méfiance. Notre société hésite sur la place à faire à la religion musulmane dans notre pays, et du coup elle se pose à nouveau la question du fait religieux et de sa manifestation dans le paysage social. Plus qu’un risque cette question est un défi qu’il nous faut ensemble relever. Il est nécessaire que du sein de la population française musulmane se lèvent des responsables qui aident leurs frères à inscrire la pratique de l’Islam dans notre République et se démarquent de ceux qui distillent des enseignements fermés ou des pratiques communautaristes, dangereuses pour le vivre ensemble. On sait bien que la formation des Imams est une question fondamentale ainsi que celle de l’organisation d’une représentation lisible de l’Islam dans notre pays. Il appartient à la communauté musulmane de trouver la forme d’organisation compatible avec sa réalité et avec la vie dans la République. Mais d’autre part, il est nécessaire que le reste de la population s’engage dans la construction de relations citoyennes les meilleures possibles, apaisées et confiantes. Pour nous, catholiques, nous savons que seuls le dialogue et la rencontre permettent de grandir dans la connaissance et le respect mutuel. Les différences ne deviennent des richesses que lorsqu’elles se rencontrent et cherchent les voies d’une forme de communion, de respect et d’estime. On ne peut accepter l’idée d’une neutralisation progressive de l’espace public souhaitée par certains. La laïcité dans laquelle nous voulons vivre est celle qui promeut la liberté de conscience, celle de croire ou de ne pas croire, celle de pouvoir exprimer et vivre ses convictions d’une manière qui ne provoque pas un trouble à l’ordre public. Interdire de s’exprimer à certains les désigne comme de dangereux citoyens et fracture la société.

Regarder l’avenir de l’Europe avec confiance
Ce samedi 25 mars dernier, se fêtait à Rome le soixantième anniversaire de la signature des traités de Rome, acte fondateur de l’union européenne. La veille, le Pape François en a reçu les 27 chefs d’Etat. Dans un discours apprécié, il les a encouragés dans leurs responsabilités en rappelant ce qui a guidé les pères fondateurs « les piliers sur lesquels ils ont voulu édifier la communauté économique européenne et que j’ai déjà rappelés : la centralité de l’homme, une solidarité effective, l’ouverture au monde, la poursuite de la paix et du développement, l’ouverture à l’avenir…. L’Europe retrouve l’espérance dans la solidarité qui est aussi le plus efficace antidote contre les populismes modernes ». Beaucoup de voix s’expriment pour que l’Europe retrouve cet esprit solidaire qui a présidé à son histoire.
Au printemps 2007, les services de la Conférence épiscopale se sont installés avenue de Breteuil. Dix ans après, on s’en réjouit. Ce lieu permet des rencontres, facilite le travail en commun, donne une visibilité à la Conférence des évêques et permet des événements ouverts à l’extérieur. Les réalités de la société et de l’Eglise ont évolué depuis. Il est devenu nécessaire de faire le point sur nos fonctionnements, sur des besoins nouveaux et des réalités qui s’estompent. Nos moyens ne sont pas infinis. Des choix s’imposent. Au cours de cette assemblée nous poursuivrons notre réflexion sur la réforme de nos structures.
Il me reste à nous souhaiter une bonne session de travail, d’amitié et de prière. Nous ne manquerons pas de confier au Seigneur par l’intercession de la Vierge Marie notre pays ainsi que la recherche de la paix dans le monde, au Moyen Orient particulièrement. Le visage de Bernadette nous désigne les plus pauvres comme ceux que le Seigneur aime rejoindre par Marie comme par de grandes figures de sainteté, telle celle de St Vincent de Paul dont on fête le 400ème anniversaire des congrégations qu’il a fondées dans notre pays. C’est à partir du souci des plus pauvres que se trouvent les chemins porteurs d’espérance.

Je vous remercie pour votre attention.

Mgr Georges Pontier,
Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des évêques de France

Samedi 18 février, après-midi, un évènement important a eu lieu à Villa Maguelone, une rencontre de tous les Catéchumènes du diocèse avec notre archevêque Mgr Carré. Le Seigneur continue d’appeler… Ils sont 62 adultes cette année à demander à être baptisés lors de la prochaine veillée pascale.

Le but de cette rencontre était d’échanger avec Mgr Carré et de préparer la célébration diocésaine de l’Appel décisif qui se déroule toujours le 1er dimanche de Carême.

Les Catéchumènes étaient accompagnés, pour la plupart, de leur parrain ou marraine, parfois de leurs conjoints et des accompagnateurs qui ont cheminé avec eux dans leur préparation aux sacrements. Ils sont venus en nombre ce samedi, un peu stressés, émus mais avec un grand enthousiasme !

Quelle joie de les rencontrer, d’entendre leur lecture de la Parole, leur expérience spirituelle, leur chemin pour connaître Le Seigneur, apprendre à L’aimer et à se laisser aimer en Eglise.

Cette journée s’est articulée autour de la Parole avec un temps de lectio et un temps d’échange avec notre archevêque. En parallèle, les accompagnateurs ont travaillé ensemble sur le texte du 2nd récit de la Création (Gn 2et 3) et la place du mal dans la Bible, la liturgie et le dogme afin de mieux aider les Catéchumènes face à cette question.

Merci à vous tous, Catéchumènes, pour cette belle leçon de joie, d’humilité que vous nous donnez, pour cet élan apporté, pour creuser plus profondément notre foi et notre relation au Seigneur.

Bonne route vers le baptême !

L’équipe diocésaine 

Samedi 18 février, après-midi, un évènement important a eu lieu à Villa Maguelone, une rencontre de tous les Catéchumènes du diocèse avec notre archevêque Mgr Carré. Le Seigneur continue d’appeler… Ils sont 62 adultes cette année à demander à être baptisés lors de la prochaine veillée pascale.

Le but de cette rencontre était d’échanger avec Mgr Carré et de préparer la célébration diocésaine de l’Appel décisif qui se déroule toujours le 1er dimanche de Carême.

Les Catéchumènes étaient accompagnés, pour la plupart, de leur parrain ou marraine, parfois de leurs conjoints et des accompagnateurs qui ont cheminé avec eux dans leur préparation aux sacrements. Ils sont venus en nombre ce samedi, un peu stressés, émus mais avec un grand enthousiasme !

Quelle joie de les rencontrer, d’entendre leur lecture de la Parole, leur expérience spirituelle, leur chemin pour connaître Le Seigneur, apprendre à L’aimer et à se laisser aimer en Eglise.

Cette journée s’est articulée autour de la Parole avec un temps de lectio et un temps d’échange avec notre archevêque. En parallèle, les accompagnateurs ont travaillé ensemble sur le texte du 2nd récit de la Création (Gn 2et 3) et la place du mal dans la Bible, la liturgie et le dogme afin de mieux aider les Catéchumènes face à cette question.

Merci à vous tous, Catéchumènes, pour cette belle leçon de joie, d’humilité que vous nous donnez, pour cet élan apporté, pour creuser plus profondément notre foi et notre relation au Seigneur.

Bonne route vers le baptême !

L’équipe diocésaine 

Qu'est-ce que Jeunesse 2000 :

Jeunesse 2000 est un mouvement de jeunes qui organisent des week-ends pour d’autres jeunes à travers toute la France. Le but de ces week-ends est de découvrir ou redécouvrir Dieu à travers des temps de prières, d'adoration, de partages et d'enseignements. 

Pendant tout un week-end  les jeunes se laissent porter dans une ambiance musicale de louange, avec la découverte de Dieu comme centre et cœur du week-end.




Jeunesse 2000 à Montpellier

Du samedi 4 mars 8h00 au dimanche 15h a lieu le week-end Jeunesse 2000. De Montpellier. Cet événement est organisé à la paroisse sainte Bernadette.



Cette année le format a été revu. Durant 24h seulement, animation musicale, enseignements, temps de prière, louange, adoration, confession et partages seront proposés pour favoriser la rencontre avec Dieu. Pour la première fois depuis le lancement de l’événement, les jeunes sont invités à veiller toute la nuit avec Jésus !

Ce temps fort sera à vivre dans la convivialité avec de nombreux autres jeunes, cette année, pas moins de 150 sont attendus. 

Informations

Week-end proposé aux 16-30 ans.

Inscription sur le site www.jeunesse2000.org.

Toutes les informations sont disponibles sur la page Facebook de l’événement.



Contact

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20170215 162232Depuis 1940, le petit village de Taizé en Bourgogne s’est transformé en fourmilière ! En effet, des dizaines de milliers de jeunes chrétiens du monde entier y convergent chaque année pour vivre des temps de rencontres spirituelles.

Actuellement à Taizé, plus de 100 frères ont fait le choix de la vie monastique. Leur vocation est multiple. Tout d’abord vivre la prière commune, la vie fraternelle et le partage de la Parole de Dieu. Puis vivre aussi l’œcuménisme puisque, chose unique au monde, Taizé est une communauté où Catholiques et Protestants vivent ensemble. Enfin, l’accueil des jeunes est devenu aujourd’hui une des priorités des frères de Taizé. Ces jeunes sont principalement Européens, mais certains viennent d’autres continents. Ils y séjournent principalement pour une rencontre spirituelle de 5 ou 8 jours. D’autres viennent à Taizé pour un temps plus long. D’autres, enfin, passent 6 ou 12 mois à Taizé pour un temps de volontariat au service de l’accueil.

Outre l’accueil sur la colline de Taizé tout au long de l’année, la communauté de Taizé organise aussi les rencontres Européennes autour du 1er janvier. C’est une quelque sorte « l’ancêtre » des Journées Mondiales de la Jeunesse… La rencontre européenne avait lieu à Riga en Lettonie autour du 1er janvier dernier. Les prochaines se tiendront à Bâle en Suisse pour le 1er janvier 2018…

Du 15 au 19 février, un séjour pour des jeunes de l’Hérault avait lieu à Taizé. 85 lycéens , de 15 à 18 ans, de notre diocèse y ont participé, rejoints par 7 jeunes de l’Aude. Une belle manière de vivre les vacances de février autrement !  P.Brugidou

 

Escapade à Taizé
S'achève un court séjour sous le soleil (et le froid) de Bourgogne. Cinq jours de prière, de recueillement et de ressourcement, cinq jours de partage, de rires et d'épanouissement.
Pour certains c'était la première fois, pour d'autres non, mais on est tous tombé d'accord pour dire qu'on voulait revenir !
Le cadre est génial,  les temps forts sont incroyables, et la nourriture... non, mauvaise idée... On ne parlera pas de la nourriture.
En tout cas Dieu était bien présent, là, avec nous : que ce soit dans la bienveillance des frères de Taizé à notre égard, dans l'émotion ressentie au moment de poser le front sur la Croix le vendredi soir, ou encore dans la gentillesse de chacun.

Taizé 2018 n'attend que nous !Clara EA, 16 ans, Aumônerie Pic Saint-Loup


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azema portrait11 février, journée mondiale des malades…

De mon fauteuil, depuis ma chambre de convalescent, je regarde sur KTO la messe célébrée à Lourdes pour tous les malades du monde entier. Le message du Pape François, comme à l’habitude, est plein de délicatesse et de tendresse pour ces membres souffrants qui ont toujours une place dans l’Eglise, mais laquelle ?

Les malades sont des personnes dépendantes, chacun selon son état particulier. Du jour au lendemain nous nous trouvons incapables d’assurer par nous-mêmes les gestes ordinaires de la vie. Laissez tomber votre montre et elle restera par terre jusqu’à ce que quelqu’un vienne vous la ramasser ! Cette dépendance matérielle révèle une autre dépendance qui est celle de toute existence. Ainsi le malade est amené à s’abandonner à l’action des autres et à celle de Dieu. Il peut devenir témoin de la fragilité de l’existence et de la confiance en Dieu qui soutient ceux qui comptent sur Lui.

Les malades sont également affrontés à l’exercice de la patience. Combien de temps pour répondre à un coup de sonnette, alors que les soignants sont débordés d’appels ? Patience pour les soins, patience pour franchir les étapes, patience pour voir une amélioration.

Jésus nous a révélé la patience du Père pour nous ; il nous a montré la dépendance d’amour et de vie qui nous relie à Lui. Ces deux grands biens sont une bénédiction pour l’Eglise que l’Esprit-Saint peut lui communiquer grâce aux malades. Dans son homélie à Lourdes, le Cardinal Pietro Parolin disait : « Dieu ne veut pas de super-héros. Il nous demande de lui faire confiance ». Voilà ce que les malades peuvent apporter, à leur place, pour l’Eglise. (Emission Paroles aux Eglises, RCF, 22/02/2017)

                                                            

Claude Azéma, 
Evêque Auxiliaire de Montpellier

 

 Emission la Voix du diocèse 17/02/2017

"Je suis serviteur inutile par la radicalité de ma vie (...) mais cela ne m'empêche pas d'aimer." 

Trés belles phrases extraites de l'enseignement de Mr Jean-Christophe Parisot à l'occasion de la journée des malades, le samedi 11 février en l'église Ste Bernadette.

CLIQUER ICI  pour visualiser toutes les photos de "Pentecôte au Zénith 2017"

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Première visite pastorale de Mgr Maroun - Nasser GEMAYEL

Évêque des Maronites de France  à la Communauté Maronite de l’Hérault

Le 04 et 05 Février 2017


C’est avec joie que la communauté libanaise de l’Hérault

et son prêtre accompagnateur,  le Père Gabi RADY vous invitent à participer à ce programme :


Samedi 4 février.


           Eglise de St Bernard à Lattes

-         16h00 Rencontre  avec Mgr Gemayel pour celles et ceux qui souhaitent faire entendre leur voix et leurs souhaits.


-         17h15  Conférence de Mgr  Gemayel



-         18h30 Apéritif



Dimanche 05 février


       Cathédrale de St Pierre à Montpellier


-         10h30 Messe selon le rite Maronite en l’honneur de St Maroun  présidée par Mgr GEMAYEL, en présence de Mgr Pierre-Marie CARRE Archevêque de Montpellier
        
-          12h30 repas libanais.


Le déjeuner de clôture de la visite pastorale de Mgr GEMAYEL

Aura lieu au Restaurant Al Nafoura

Place de Venise - Odysseum 34000 Montpellier.

Sur inscription au 0467247825 ou bien le 0678439773

Samedi 28 janvier dernier près d’une centaine membres d’EAP (Équipe d’Animation Pastorale) étaient rassemblés pour leur journée annuelle autour de l’évêque Mgr Carré. Celle-ci avait pour thème la pastorale familiale et en particulier l’attention à accorder aux parents.

Mgr Carré a débuté par une conférence sur sa lecture de la dernière exhortation apostolique post-synodale du Pape François : La joie de l’amour. Il a notamment mis en évidence les problèmes d’individualisme et de la culture du provisoire à dépasser. Dans ce contexte, il a rappelé la place prépondérante de la famille comme première cellule d’Eglise, et le mariage comme vraie vocation, à l’image de l’alliance que Dieu fait avec chacun de nous par le baptême, et avec une portée missionnaire. Dans les situations difficiles, il a encouragé à l’accueil et l’accompagnement, selon la loi de la gradualité.

Des ateliers de réflexion ont fait suite, en groupe, autour de trois problématiques : qui sont les parents aujourd’hui ?, comment les rejoindre et comment accueillir leurs demandes ? Les échanges ont été riches. Si les difficultés des parents sont souvent mises en évidence (matérialisme, dépassement, absence de valeurs, absence de limites, etc), les membres des EAP se sont longuement interrogés sur la place et le rôle de l’Église par rapport à ces parents. L’une de leurs convictions majeures tient à la capacité des chrétiens à les rejoindre, là où ils en sont, sans jugement, avec bienveillance et écoute. Dans un second temps, il a semblé essentiel de pouvoir associer les parents, non pas comme de simples destinataires, mais comme de vrais partenaires, dans l’éducation religieuse de leurs enfants. A cette occasion, il pourrait leur être également proposé des temps pour les former et les nourrir.

L’après-midi a été consacrée aux rencontres des EAP en secteurs paroissiaux, pour dégager les problématiques communes et des premières pistes de travaux en équipe à l’échelle de l’inter-paroisses. Mgr Carré a fini la journée par une lectio divina de la parabole du bon pasteur, en Jn 10, 1-18. Le Christ, bon pasteur par excellence, est la porte pour accéder à la foi ; son exemple nous encourage à avoir le souci de tous, et en particulier ceux qui sont loin, à rechercher l’unité.

Les retours des participants pour la journée étaient très enthousiastes, avec une vraie prise de conscience de la place des familles dans la pastorale du diocèse, notamment grâce à l’intervention de notre évêque. Les membres des EAP ont également pu mesurer tout l’enjeu de la collaboration pour être en mesure de bien accueillir et former ces parents : à l’échelle de la paroisse entre les différents groupes, autour d’échanges en secteurs mais aussi à partir de ressources diocésaines (services, mouvements…). Tous étaient unanimes pour approfondir ces problématiques lors de rencontres ultérieures…

                               PJ Cottalorda, membre de l’IDF (membre de l’EAP de Ste Bernadette)

20170121 121426 Week-end SKI : « LA TERRE PROMISE »

La 9ème édition du week-end SKI de la paroisse a eu lieu les 20-21-22 janvier à Saint-Pierre-Dels-Forcats. Nous étions une soixantaine à partir rejoindre la terre promise. Cette fois c'est le shérif et ses cowboys et cowgirls qui nous ont accompagnés tout au long de ce week-end en « terre promise ».
Nous avons traversé la plaine (de Perpignan à Prades) sous la pluie et nous avons grimpé la montagne (d’Olette à Saint-Pierre-Dels-Forcats) dans le brouillard et avec quelques flocons de neige. A la fin du voyage, la route devint un peu glissante et la montée semblait de plus en plus périlleuse pour certains « c’est le désert à traverser ». Mais tout le monde est arrivé à bon port.

Nous avons vécu un week-end riche en partage et convivialité sous une bonne neige. Eh oui ! Notre rêve s’est réalisé ! Nous sommes venus d’un pays chaud où la neige est comme dans un rêve. La terre promise nous a donné l'occasion de découvrir et plonger dans ce rêve qui devient réalité, faire connaissance avec les autres paroissiens, discuter, échanger. Une ambiance bon-enfant ! Bref, la différence de culture ne nous a pas empêchés de vivre en communauté et en fraternité. Chacun a trouvé sa place, du plus petit au plus grand. Le programme établi a permis à chacun de profiter de son week-end en famille et aussi des moments en groupe (repas / messe anticipée du samedi soir / veillées). Les organisateurs ont tout prévu et veillaient à ce que notre séjour se passe bien. Les tâches étaient bien reparties et chacun a accompli sa mission dans la joie et la bonne humeur. La bienveillance et l'entraide dans le groupe sont remarquables.

La bonne soupe des cuistots nous a réchauffés et le petit déjeuner copieux cowboy nous a donné l’énergie d'explorer les pistes.DSC04091

Nous avons eu une bouffée d’oxygène pour alimenter nos corps, et la nourriture spirituelle n'était pas la moindre.
Des dessins sous forme de galets et de fleurs ont été remis à chacun des membres de la famille. Une illustration en image d’un village traversé par un long chemin a été collée derrière la table de l’autel.
Pendant la messe, ensemble nous avons avancé sur le chemin de « la terre promise » pour déposer les galets, symboles de nos difficultés et épreuves qui nous éloignent de Dieu, et les fleurs, signes de la joie et de bonheur qui nous rapproche du Christ, sur le chemin en image.
« Réjouissons-nous car notre Seigneur Jésus Christ nous a préparé et réservé une place pour chacun de nous dans le royaume de Dieu » Évangile de Saint-Jean commenté par le Père BRUGIDOU.

Nous sommes rentrés avec une bonne fatigue. Nous tenons à remercier les célébrants et toute l'équipe organisatrice de ce week-end. Que la grâce du Seigneur vous accompagne tout au long de votre vie !

Bakoly ANDRIAMANOEHO

Mgr Carré, archevêque de Montpellier, et le P. Blayac, son vicaire général, convient le samedi 28 janvier (9h30-16h30) à la Villa Maguelone, tous les membres des équipes d’animation pastorale (EAP) du diocèse à une grande journée de rencontre intitulée "Cap sur les familles". Le service diocésain de la formation (IDF) anime et organise cette journée avec l'aide d'autres services diocésains. 

Les ateliers prévus porteront sur la problématique parentale : qui sont ces parents, comment les rejoindre et comment répondre à leurs demandes ? 

NB1 : Les curés n'ayant pas encore mis en place leur EAP sont aussi les bienvenus et encouragés à venir avec quelques membres de leur conseil de paroisse (CPP).

NB2 : Un temps de repas tiré du sac et partagé est prévu à 12h30.

‡TRANSPORT :

Rendez-vous

Le dimanche 5 février 2017, Odysséum derrière le cinéma, à 12h00

Retour le jeudi  9 février 2017 vers 23h00.



‡  PRIX : 420 € cout, 430€  soutien, 440 € solidarité

Le prix comprend le transport en car et le transfert dans les différentes stations de ski, le logement dans des chambres de 2 à 8 lits, les repas (petit-déjeuner, déjeuner, goûter, dîner), les forfaits, la location du matériel, l’entrée à la piscine du chalet….

Si les jeunes possèdent leur matériel de ski ou souhaite faire du surf (si confirmé), merci d’enlever la somme de 30 € + 5 € pour le casque (obligatoire) du prix global. Pour la location du surf, prévoir une carte d’identité et de la somme correspondant (se renseigner du prix).

Paiement : en chèque de préférence, à l’ordre de : « AD 34 Paroisse Cathédrale ».  150 euros d’arrhes.

Possibilité de régler en plusieurs fois : 3 chèques échelonnés

Tarifs  familles nombreuses : Parler avec l’abbé Raphaël Duchamp

‡  A PREVOIR :

Þ Pour le couchage : Drap housse en 90cm, duvet, 1 housse de traversin en 90cm.

Þ Affaires de toilettes + crème solaire, stick à lèvre.

Þ 1 serviette de table.

Þ Vêtements : gros pull, anorak, combinaison de ski, écharpe, bonnet, gant de ski, une paire de lunette de soleil, un masque de brouillard, 1 paire d’après- ski, maillot de bain (pas de caleçon).

Þ Pour les pistes : 1 petit sac à dos, 1 petite bouteille d’eau.

Þ Documents : carte vitale, photocopie de la carte d’identité.

Þ Prendre éventuellement un jeu de carte. Attention aux objets de valeurs, tel que bijoux, téléphone portable, i-pod……

Þ Les jeunes n’ont pas le droit d’avoir des médicaments sur eux. S’ils ont un traitement à prendre, il faudra le donner au directeur du camp avec une ordonnance



‡  REUNION D’INFORMATION :

Le mercredi 18 janvier à 20h30, à la maison paroissiale de la Cathédrale

Pensez à apporter le règlement final + le carnet de santé pour remplir la fiche sanitaire.

Abbé Raphaël Duchamp

2 rue Rondelet

34000 MONTPELLIER

06 31 22 00 25

recopastojeuneChaque année, au mois de janvier, la Pastorale des Jeunes du diocèse de Montpellier propose aux responsables et aux animateurs un temps de récollection. Ce temps permet à chacun de prendre du recul, de se ressourcer. Depuis plusieurs années, cette récollection a lieu à l’abbaye bénédictine d’En-Calcat, dans le Tarn, du vendredi soir au dimanche après-midi. Ce sont 48 heures offertes à des personnes qui, en temps normal, organisent des propositions spirituelles pour les jeunes, collégiens, lycéens, étudiants. Là ce sont 48 heures pour elles !

Trente acteurs de la Pastorale des Jeunes étaient donc à En-Calcat le week-end dernier.

En perspective de Pentecôte au Zénith, nous avions choisi de réfléchir au thème de la Confirmation, celle que nous proposons aux jeunes, mais aussi la nôtre. Comment la recevoir, comment la déployer dans nos vies ?
 
Pour cela nous avions demandé à Mgr Hubert Herbreteau de venir prêcher notre récollection. Mgr Herbreteau est l’évêque du diocèse d’Agen depuis 2005. Il est l’auteur du livre « La Confirmation » dans la collection Tout simplement (2001). Il a été en responsabilité au service « Adolescence » du Centre National de l'Enseignement Religieux. Il est actuellement responsable de l’Observatoire Foi et Culture de la Conférence des Évêques de France…

Voici quelques points fort de ses trois temps d’enseignement pendant le week-end.

La Parole de Dieu est tranchante comme le glaive (lettre aux Hébreux). La Lettre aux Hébreux dit aussi qu’il faut entrer dans le repos de Dieu. Faire retraite, c’est donc se poser autrement.

Avec les confirmands, on développe les 7 dons de l’Esprit. Mais Paul dans sa lettre aux Galates (Ga 5) souligne qu’il y a des FRUITS à recevoir de l’Esprit. Comment aider les jeunes et nous-mêmes à trouver en nous les fruits de l’Esprit ?

L’Eglise a le devoir de proposer, aux acteurs en pastorale, des temps où ils sont nourris par la Parole de Dieu, procurer aux chrétiens de quoi approfondir leur vie de chrétiens. En prenant un temps de récollection ou de retraite, nous faisons donc un acte ecclésial, un acte communautaire.

Une réco c’est se mettre devant les données fondamentales :

-          Qui est Dieu?

-          Qui est Jésus pour moi ?

-          Quelle place est-ce que je prends dans l’Eglise ?

-          Une récollection, c’est s’émerveiller des dons de Dieu…

Faire récollection, c’est pour notre dynamisme. Se mettre sous la présence de Dieu, c’est bénéficier du dynamisme de Dieu (Jean-Paul II).

L’intériorité, c’est se recueillir. Voici quelques précautions pour tout temps de recueillement :

-          Faire attention à l’individualisme ou à l’intimisme (l’intériorité ce n’est pas uniquement s’enfermer dans sa bulle). La vie selon l’Esprit de Jésus, nous invite à aller au cœur de nous-mêmes, mais nous permet de faire la rencontre de Celui qui est la source de notre vie (aux côtés des autres) : le Christ.

-          L’intériorité nous invite à aller vers les autres, à ne pas nous éloigner de nos frères. La véritable intériorité a besoin d’être fortifiée !

2 textes de référence :

-          Is 11, 1-2 : les dons de l’Esprit Saint (ces dons, à la Confirmation, sont repris lors de la prière d’imposition des mains).

-          Ga 5, 13-25 : Voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, confiance, douceur, bonté, maîtrise de soi.

6 points d’attention pour aller plus loin vers la Confirmation... et vers Pentecôte au Zénith…

1.       Lorsqu’on parle de l’Eglise il ne faut pas oublier l’Eglise, le Monde, le Royaume. Le Royaume de Dieu c’est le bonheur en plénitude avec Dieu. Il y a encore du chemin à faire dans ce monde. On pense à l’eschatologie… C’est déjà là… Mais cela va venir. Le Royaume c’est une ligne d’horizon. L’Eglise est signe de salut au milieu du monde. C’est elle qui accompagne les croyants vers de Royaume. Les chrétiens étant bien réellement au cœur du monde.

2.       Lorsqu’on est baptisé, il y a les rites complémentaires (onction et prière qui accompagne). Sois marqué du Christ, prêtre, prophète et roi, dit-on au nouveau baptisé au moment de l’onction de saint Chrême. Le prophète témoigne. Le prêtre à la manière du Christ, dimension sacerdotale des baptisés, offre sa vie au travers de la louange. C’est la dimension eucharistique de nos vies : nous sommes donnés au monde et à Dieu, voués à Dieu et dévoués aux autres. Le roi, c’est celui qui est au service des plus pauvres (principe de gouvernance de l’Eglise). Être ferment d’unité en tant que chrétien (dimension diaconale).

3.       Comment appelle-t-on l’Eglise ? L’Eglise est peuple de Dieu, haut en couleur, avec une grande diversité, peuple en marche, toutes les générations, tous les continents, toutes les sensibilités. L’Eglise est fraternité. L’Eglise est corps du Christ (cf. 1 Co 12). La tête du corps c’est le Christ, mais tous les membres sont indispensables. L’Eglise est également le Temple de l’Esprit. Elle trouve son origine dans l’Esprit Saint qui est l’Esprit du Christ. L’Eglise est animée par l’Esprit Saint.

4.       Dans la vie chrétienne, il y a les 3 sacrements de l’Initiation. Les sacrements sont donnés et reçus. Et devenir chrétien c’est un chemin de toute la vie. La Confirmation ce n’est pas uniquement confirmer le baptême. C’est surtout confirmer la foi, affermir la foi des nouveaux confirmés, mais de tous les croyants.

5.       4 moments importants dans la célébration de la Confirmation :

                                 I.            L’appel par le prénom du baptême et la réponse ME VOICI.

                               II.            La profession de foi qui est dite à partir de mots, dite de manière publique (précédée de la renonciation au mal et au péché).

                             III.            L’imposition des mains.

                            IV.            L’onction du saint Chrême.

6.       La pluralité des dons de l’Esprit Saint. 1 Co 12, diversité de dons, de ministères, mais c’est le même Seigneur, le même Dieu… en vue du bien commun, en vue de l’édification de l’Eglise… Choisir un don à demander en particulier. Quel engagement dans l’Eglise, dans le monde, à discerner pour chaque nouveau baptisé ?

P. Pierre Brugidou

Mgr Carré a réuni tous les prêtres, séminaristes et diacres du diocèse à l'occasion des vœux de nouvelle année. Une petite centaine de personnes était réunie à cette occasion à Lodéve. Mgr Carré a souhaité mettre ses vœux sous le signe de la famille et de "Amoris Laetitia". 

Le repas était préparé par une équipe de la paroisse de Lodève et Mme le Maire de la ville est venue partager ce repas avec les invités.

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«Cher frère,

Aujourd’hui, jour des Saints Innocents, alors que continuent à résonner dans nos cœurs les paroles de l’ange aux bergers : «Je vous annonce une grande joie qui sera celle de tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David» (Lc 2, 10-11), je sens le besoin de t’écrire. Cela nous fait du bien d’entendre une fois encore cette annonce ; entendre de nouveau que Dieu est au milieu de notre peuple. Cette certitude que nous renouvelons d’année en année est source de notre joie et de notre espérance.

Nous pouvons, ces jours-ci, faire l’expérience de la manière dont la liturgie nous prend par la main et nous conduit au cœur de Noël, nous introduit dans le Mystère et nous conduit peu à peu à la source de la joie chrétienne.

Comme pasteurs, nous avons été appelés pour aider à faire grandir cette joie au milieu de notre peuple. Il nous est demandé de prendre soin de cette joie. Je souhaite renouveler avec toi l’invitation à ne pas nous laisser voler cette joie, souvent quand nous sommes déçus – et non sans raison – par la réalité, par l’Eglise, et déçus aussi de nous-mêmes, nous sommes tentés de nous en tenir à une tristesse douceâtre, sans espérance, qui s’empare de nos cœurs (cf. Exhortation apostolique Evangelii gaudium, n. 83).

Noël, malgré nous, est accompagné aussi de pleurs. Les évangélistes ne se sont pas permis de travestir la réalité pour la rendre plus crédible ou plus désirable. Ils ne se sont pas permis de faire un discours "beau" mais irréel. Pour eux, Noël n’était pas un refuge imaginaire où se cacher face aux défis et aux injustices de leur époque. Au contraire, ils nous annoncent aussi la naissance du Fils de Dieu enveloppée d’une tragédie de douleurs. Citant le prophète Jérémie, l’évangéliste Matthieu la présente avec une grande rudesse : «À Rama une voix se fait entendre, une plainte amère ; c’est Rachel qui pleure ses fils» (Jr 31,15). C’est le gémissement de douleur des mères qui pleurent la mort de leurs enfants innocents en raison de la tyrannie et de la soif effrénée de pouvoir d’Hérode.

Un gémissement que nous pouvons entendre encore aujourd’hui, qui nous touche l’âme et que nous ne pouvons et ne voulons ni ignorer ni faire taire. Aujourd’hui, malheureusement – et je l’écris avec une douleur profonde -, on entend encore parmi nos gens le gémissement et les pleurs de beaucoup de mères, de beaucoup de familles, en raison de la mort de leurs enfants, de leurs enfants innocents.

Contempler la crèche c’est aussi contempler ces pleurs, c’est aussi apprendre à écouter ce qui arrive autour de nous et avoir un cœur sensible et ouvert à la souffrance du prochain, spécialement quand il s’agit d’enfants ; et c’est aussi être capables de reconnaître que ce triste chapitre de l’histoire est encore en train de s’écrire aujourd’hui. Contempler la crèche en l’isolant de la vie qui l’environne, ce serait faire de la Nativité une belle fable qui susciterait en nous de bons sentiments mais qui nous priverait de la force créatrice de la Bonne Nouvelle que le Verbe Incarné veut nous donner. Et la tentation existe.

Est-il possible de vivre la joie chrétienne en tournant le dos à ces réalités ? Est-il possible de faire advenir la joie chrétienne en ignorant les gémissements du frère, des enfants ?

Saint Joseph a été le premier appelé à garder la joie du Salut. Devant les crimes atroces qui étaient en train de se produire, saint Joseph – modèle de l’homme obéissant et fidèle – a été capable d’écouter la voix de Dieu et la mission que le Père lui confiait. Et comme il a su écouter la voix de Dieu et se laisser guider par sa volonté, il est devenu plus sensible à ce qui l’entourait et il a su lire les événements avec réalisme.

Encore aujourd’hui, il nous est demandé la même chose, à nous pasteurs, d’être des hommes capables d’écouter la voix du Père, de ne pas y être sourds, et de pouvoir ainsi être plus sensibles à la réalité qui nous entoure. Aujourd’hui, avec saint Joseph pour modèle, nous sommes invités à ne pas nous laisser voler la joie. Nous sommes invités à la défendre des Hérode de notre époque. Et, comme saint Joseph, nous avons besoin de courage pour accepter cette réalité, pour nous lever et la prendre dans nos mains (cf. Mt 2, 20). Le courage de la protéger des nouveaux Hérode de notre époque qui détruisent l’innocence de nos enfants. Une innocence brisée sous le poids du travail clandestin et de l’esclavage, sous le poids de la prostitution et de l’exploitation. Une innocence détruite par les guerres et par l’émigration forcée, avec la perte de tout ce que cela comporte. Des milliers de nos enfants sont tombés entre les mains de bandits, de mafias, de marchands de mort qui ne font que détruire et exploiter leurs besoins.

Á titre d’exemple, aujourd’hui, 75 millions d’enfants – en raison des situations d’urgence et des crises prolongées – ont dû interrompre leur instruction. En 2015, 68% des personnes faisant l’objet de trafic sexuel dans le monde étaient des enfants. Par ailleurs, un tiers des enfants qui ont dû vivre en dehors de leurs pays l’on fait par déplacement forcé. Nous vivons dans un monde où presque la moitié des enfants qui meurent en dessous de 5 ans, meurent de malnutrition. En 2016, on calcule que 150 millions d’enfants mineurs ont travaillé, pour beaucoup dans des conditions d’esclavage. Selon le dernier rapport de l’UNICEF, si la situation mondiale ne change pas, en 2030, 167 millions d’enfants vivront dans une extrême pauvreté, 69 millions d’enfants en dessous de 5 ans mourront entre 2016 et 2030, et 60 millions d’enfants n’iront pas à l’école primaire.

Écoutons les pleurs et les lamentations de ces enfants ; écoutons aussi les pleurs et les lamentations de notre mère l’Église, qui pleure non seulement devant la souffrance causée à ses enfants les plus petits, mais aussi parce qu’elle connaît le péché de certains de ses membres: la souffrance, l’histoire et la douleur des mineurs qui ont été abusés sexuellement par des prêtres. Péché qui nous fait honte. Des personnes qui avaient la responsabilité de prendre soin de ces enfants ont détruit leur dignité. Nous déplorons cela profondément, et nous demandons pardon. Nous nous unissons à la souffrance des victimes et, à notre tour, nous pleurons le péché. Le péché de tout ce qui est arrivé, le péché d’avoir omis de porter assistance, le péché de taire et de nier, le péché d’abus de pouvoir. L’Église aussi pleure avec amertume ce péché de ses fils, et elle demande pardon. Aujourd’hui, faisant mémoire des Saints Innocents, je veux que nous renouvelions tout notre engagement pour que ces atrocités ne se produisent plus parmi nous. Trouvons le courage indispensable pour promouvoir tous les moyens nécessaires et protéger, en toute chose, la vie de nos enfants pour que de tels crimes ne se répètent plus. Faisons nôtre, clairement et loyalement, la consigne "tolérance zéro" dans ce domaine.

La joie chrétienne n’est pas une joie qui se construit en marge de la réalité, en l’ignorant ou en faisant comme si elle n’existait pas. La joie chrétienne naît d’un appel – le même qu’a reçu saint Joseph – à “prendre” et protéger la vie, spécialement celle des saints innocents d’aujourd’hui. Noël est un temps qui nous provoque à garder la vie et à l’aider à naître et à grandir ; à nous renouveler comme pasteurs courageux. Ce courage qui génère des dynamiques capables de prendre conscience de la réalité que beaucoup de nos enfants vivent aujourd'hui, et de travailler pour leur garantir les conditions nécessaires afin que leur dignité de fils de Dieu soit non seulement respectée mais surtout défendue.

Ne laissons pas voler leur joie. Ne nous laissons pas voler la joie, gardons-la, aidons-la à grandir. Faisons cela avec la même fidélité paternelle de saint Joseph, et tenus par la main de Marie, la Mère de la tendresse, pour que notre cœur ne s’endurcisse pas.

Avec une fraternelle affection, 
FRANÇOIS

Cité du Vatican, 28 décembre 2016, Fête des Saint Innocents, Martyrs»

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France exprime sa très vive inquiétude face à la situation que connait la population d’Alep aujourd’hui ; une situation que connaissent d’autres villes ou pays depuis des mois ou des années. 

Alors que la communauté internationale en reste à des déclarations d’indignation, le jeu stratégique des puissances en présence ignore toute dimension humaine. Les personnes sont écrasées sous les bombes, poussées à l’exode, exécutées. Aujourd’hui, elles manquent de tout : la situation humanitaire est terrible.

Avec le pape François, la Conférence des évêques de France appelle « à s’engager de toutes ses forces pour la protection des civils… c’est une obligation impérative et urgente ! ».

Par ailleurs, cette situation nous remet tous, élus, responsables et citoyens, devant nos responsabilités vis-à-vis de l’accueil des migrants et des étrangers. Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur la situation des personnes réfugiées chez nous. Nous devons les accueillir et les accompagner dans la durée. Pour des milliers de personnes, cette situation est souvent indigne, en particulier en Ile-de-France où, sous couvert de les prendre en charge, on se contente de les déplacer de quelques kilomètres.

À l’approche de Noël, nous appelons tous nos concitoyens à ne pas baisser les bras et à se montrer solidaires de ceux qui souffrent, proches et lointains.


Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

Prochain RDV: le calendrier de l'Avent dés le 1er décembre...

 

Cycle de formations proposé en l'église St Martin de Montpellier

 

A l'occasion de la clôture du Jubilé de la Miséricorde, le Pape François publie une lettre apostolique "miséricorde et paix".

La dizaine de rencontres FRAT34 organisées au cours des 3 prochains mois dans tout le diocèse permettront de vivre des temps fort de communion et de partage entre Fraternités-missionnaires ainsi qu’entre tous les groupes d’Église soucieux de vivre leur foi dans une démarche à la foi ecclésiale, fraternelle et missionnaire.

Ces rencontres seront comme une première étape vers Pentecôte au Zénith.

Une deuxième étape pouvant être organisée par exemple dans le cadre du temps du carême à partir d’une proposition locale déjà programmée ou à prévoir avec l’aide éventuelle de l’IDF.

Pentecôte ne sera pas le terme mais bien un tremplin vers ce déjà-là et cet à-venir de l’Église du Christ appelée à vivre sa foi et à en témoigner dans le cadre d’une communion de petites fraternités de baptisés.

 

Calendrier des rencontres FRAT34 : sur un jeudi soir (18h30-21h45) ou un samedi matin (9h30-14h), repas tiré du sac et partagé compris.

·         Pour les secteurs Pic S. Loup – Porte des Cévennes et Porte de Camargue : Lunel (Les Pénitents, 17/11 ou 19/11).

·         Pour les secteurs Bassin de Thau, Lergue-Hérault et Mer, Vignes et Volcans : Pézenas (maison paroissiale, 24/11) ou Clermont-l’Hérault (lycée S. Guilhem, 26/11).

·         Pour les trois secteurs de Montpellier, à Villa Maguelone (08/12 ou 10/12).

·         Pour le secteur Les Marches de l’Espinouse : S. Chinian (07/01)

·         Pour le secteur Béziers – Biterrois : Béziers (Lancement du projet / St. Guiraud, 22/02 : 15h et 20h30).



Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / 04 67 55 85 45 

L'Eglise Catholique de Béziers a créé, pendant cette année de la miséricorde, une cellule de soutien spirituel pour les personnes meurtries par la vie et qui voudraient retrouver la paix, le pardon, le goût de vivre. Il s'agit bien de proposer un accompagnement spirituel avec des chrétiens formés à cet accompagnement. L'année de la miséricorde se termine mais la miséricorde continue ! La cellule de soutien spirituel "Viens guérir nos coeurs blessés" continue son œuvre