Homélie de ce jour de Mgr Crépy, Assemblée plénière de Lourdes(07/11/16)

Chers Amis,

Les paroles du Christ nous touchent tout particulièrement ce matin par leur actualité et par leur vérité: «il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute mais malheureux celui par qui cela arrive!» (Lc 17, 1)Oui, il nous faut oser regarder en face les scandales du péché qui atteignent l’Eglise toute entière. Oui, il nous faut sortir du trop long silence coupable de l’Eglise et de la société et entendre les souffrances des victimes: les actes pédophiles, ces crimessi graves, brisent l’innocence et l’intégrité d’enfants et de jeunes.Oui, il nous faut oser prendre tous les moyens pour que la Maison Eglise devienne un lieu sûr. Oui, il nous faut comme le demande le Pape François, «demander pardon pour les péchés commis par les autorités ecclésiastiques qui ont couvert les auteurs d’abus et ignoré la souffrance des victimes». Quand il s’agit des plus fragiles, des plus faibles, des «petits», Jésus parle haut et fort. Ainsi les enfants sont la figure même des vrais disciples : «Laissez les enfantsvenir à moi, ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.» (Mc 10,14) D’où, dans l’évangile que nous venons d’entendre,cette condamnation si claire et si vigoureuse de ceux qui scandalisent et méprisent les petits : «Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite dans la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà.» (Lc 17, 2). Il n’y pas d’excuses ou de demi-mesures pour les actes commis sur un seul de ces petits! Il y a cette condamnation sans appel du Christ face au scandale vis-à-vis d’un seul de ces petits.

Pastorale Liturgique et Sacramentelle- Diocèse de Montpellier


  La nouvelle équipe diocésaine de « Fleurir en Liturgie » vous propose une journée de réflexion et de formation.

         Le vendredi 4 novembre 2016 de 8H30 à 16H30


en présence du  Père Jean-Côme ABOUT

Eglise St Martin : Salles paroissiales

9, rue de Cherchell  (cité St Martin) 34070 MONTPELLIER

                                            

Création de compositions :

un bouquet haut et d’un bouquet creux.



Pensez à prendre :

·         Votre Missel ou Magnificat, un cahier pour noter…

·         La caisse à outils : 1 Sécateur, 1 couteau sans dent, 1 paire de ciseaux, une pince coupante et un chiffon propre.

·         De la verdure : (Ruscus, laurier-thym, Genêt-lierre etc…)

·         Le contenant : 1 vase rond et droit de 30 cm de haut (genre tuyau de poêle)…

·         Votre repas tiré du sac et partagé en commun …



Participation aux frais : 25 € (frais photocopies du livret,  matériel technique, frais kilométriques des formateurs, achat des fleurs ...)                                                                                                                             Votre  paroisse peut financer cette formation.  (Pour ceux qui n’ont pas internet joindre une enveloppe timbrée à votre adresse).

Pour tout renseignement s’adresser à :

Reine CELIQUA au Mme 06 45 71 49 53-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  ou

Sophie AURIOL au 04 67 42 22 47-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.





Chacun ou chacune de vous repartira avec sa création

Dans la joie de se retrouver fraternellement,

L’Equipe de Fleurir en Liturgie vous dit à Bientôt

Notre calendrier comporte un certain nombre de jours fériés en plus du dimanche, le jour du Seigneur Ressuscité. C’est le cas pour la Toussaint et l’on peut imaginer qu’il sera bien difficile de supprimer cette fête et le jour de congé qu’elle entraine, même pour l’esprit le plus laïcard qui soit !
La Toussaint, fête de tous les saints connus ou inconnus avec ceux et celles qui récemment ont été inscrits au calendrier religieux.
Après le pasteur Martin Lutter King, Mgr Oscar Roméro, les saints Jean XXIII et Jean-Paul II, les générations présentes ont été sensibles à Sainte Térésa, à l’abbé Pierre ou encore à Sœur Emmanuelle. Et voici que nous découvrons en eux leur profonde humanité, leurs doutes, les hauts et les bas de leur existence.
Nous avons appris cela sur Mère Térésa, après les révélations de lettres intimes où elle parle, comme tant d’autres saints et mystiques, de ses doutes, de ses nuits, de son chemin d’aridité spirituelle : « où es- tu, Seigneur ? » Pour elle, pour nous, la sainteté c’est la confiance et l’abandon à la grâce de Dieu qui peut réaliser des merveilles plus grandes encore, au cœur même de nos sentiments tiraillés.
Nous serions- nous laisser abuser au point de croire que tout était facile pour elle ? Que la foi lui était devenue naturelle ? Qu’elle percevait à chaque instant la présence de Dieu ? Aurions-nous confondu sainteté avec perfection, héroïsme, exploits humains ?
Dans la vie de tous les jours, nous expérimentons la pauvreté de nos réponses à l’amour de Dieu, à son appel à la sainteté. « Je ne suis pas Mère Térésa ! » Cette phrase nous redit bien la perception que beaucoup ont eue de l’action de cette femme devenue modèle et icône de la charité en acte.
Mais où puisait-elle, contre vents et marées, au creux des doutes et des difficultés à croire, la force de continuer ? Toute la révélation biblique nous en indique la direction. Inlassablement, c’est l’invitation à revenir au Seigneur, à faire mémoire de ses hauts faits, de ses bienfaits pour le peuple et pour chacun.
Il y a comme un leitmotiv qui court à travers toute la Bible : « rappelle-toi, souviens-toi, vous ferez mémoire des hauts faits de Dieu », de tout de ce qu’il a fait pour toi, pour vous et singulièrement la libération d’Egypte et de la servitude.
La Vierge Marie, dans son Magnificat se situe dans la grande lignée des saints du Premier Testament quand elle proclame : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles, saint est son nom »… C’est le cri de l’humble servante du Seigneur qui accomplit son existence, sa vocation dans la logique du oui de l’Annonciation.
Et St Paul ne dit pas autre chose à son disciple Timothée : « ne néglige pas le don de la grâce qui te fut conféré… je te rappelle d’avoir à raviver le don de Dieu qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains » (1 Tm 4/14 et 2 Tm 1/6)
Voilà où s’origine la sainteté, dans le don de Dieu, dans la vocation, la réponse de nos commencements. Alors s’ouvre le chemin de nos vies, chemin de sainteté au croisement des appels de notre monde et de notre capacité à y répondre que seul peut nous donner l’Esprit de sainteté, l’Esprit-Saint.
P. Claude AZÉMA