Du 24 au 27 mars 2026, les évêques de France se réunissent à Lourdes pour leur assemblée plénière de printemps.
Cette rencontre biannuelle est un rendez-vous incontournable dans la vie de l’Église catholique en France, à la fois temps de travail, de discernement collectif et d’enracinement spirituel.
Lourdes, troisième lieu de pèlerinage le plus fréquenté au monde avec ses quelque six millions de pèlerins, offre un cadre à la fois pratique et propice au recueillement. Ce n’est pas un hasard si la Conférence des évêques de France y tient ses assemblées plénières depuis des décennies.
L’assemblée plénière est l’organe ordinaire d’expression de la Conférence des évêques de France et de son activité collective. Elle a le pouvoir de légiférer et tous les organismes qu’elle institue sont responsables devant elle. Elle rassemble l’ensemble des évêques en exercice, les évêques émérites ainsi que le nonce apostolique, représentant du Saint-Siège.
Le cardinal Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France depuis le 1er juillet 2025, conduit les travaux de cette assemblée pour la deuxième fois de son mandat. Archevêque de Marseille, il prononce le discours d’ouverture qui donne le ton des travaux de la semaine.
Parmi les sujets inscrits à l’agenda, la question de la protection des victimes d’abus occupe une place centrale. Lors de l’assemblée plénière d’automne 2025, un groupe de travail piloté par la Conférence des évêques de France avait reçu mandat de faire des propositions sur l’évolution des dispositifs d’accueil et d’accompagnement des victimes lors de la prochaine assemblée plénière de mars 2026. Cette session de printemps constitue donc une échéance importante sur ce dossier sensible.
La clôture de l’assemblée, le vendredi 27 mars, sera marquée par une méditation spirituelle sur les martyrs d’Algérie et une entrée dans la Semaine sainte. Un moment de mémoire et de recueillement qui rappelle que ces journées de travail s’inscrivent toujours dans une dimension spirituelle profonde.
Au-delà des sessions de travail, l’assemblée plénière est aussi un temps de prière intense. Tous les jours, des messes sont célébrées et les journées sont ponctuées par le chant des offices des heures. La dimension spirituelle n’est pas un ornement : elle est au cœur même du fonctionnement de l’assemblée, rappelant que toute décision dans l’Église trouve sa source dans la prière.
Pour les fidèles, cette assemblée est un signe d’unité et d’espérance : celui d’une Église qui, malgré les défis, continue de se mettre à l’écoute de Dieu et de marcher ensemble au service de tous.
Prions pour nos évêques, afin que l’Esprit Saint les guide dans leur mission et éclaire leurs décisions pour le bien de toute l’Église.


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