Inscrit au calendrier de la Fédération Française de Cyclisme, le Championnat de France cycliste du Clergé réunit depuis l’an 2000, prêtres, diacres, séminaristes, religieux et religieuses autour de leur passion commune.

Tout est parti d’un prêtre de Montoire-sur-le-Loir, Robert Leroy, qui souhaitait rassembler ses amis clercs autour du vélo. Vingt-cinq ans plus tard, l’événement réunit près de 80 concurrents. Selon Jérôme de la Roulière, membre du comité d’organisation, l’objectif est avant tout « d’avoir un corps sain et de rassembler le clergé » — le vélo étant pour nombre d’entre eux une activité du lundi, jour de repos.

Cette année encore, le père Pierre Brugidou représentera le diocèse de Montpellier. Il nous parle de cette course méconnue :

” Créé en 2000 par quelques prêtres du Loir-et-Cher (diocèse de Blois), cette course cycliste rassemble aujourd’hui près de 80 compétiteurs et compétitrices.

Progressivement ouverte aux diacres puis aux religieux et religieuses, cette course, dorénavant mixte, réunit des personnes, venant de France et de Belgique, plus ou moins sportives, mais, toutes, pratiquant le vélo.

Lors d’une précédente édition, un participant m’avait dit : « tu verras, il y en a 6 ou 8 qui sont là pour gagner, et 70 qui viennent pour participer ». En effet, même si l’esprit sportif est présent, c’est avant tout un beau moment d’Église et de fraternité qui se joue depuis plus de 25 ans dans cette épreuve. J’avoue faire partie de la deuxième catégorie de participants, pratiquant d’avantage le VTT que le vélo de route !

Désormais organisée dans un lieu différent chaque année, c’est dans Drôme, à Romans-sur-Isère, que l’édition 2026 du Championnat de France cycliste du clergé se déroulera les 30 avril et 1er mai.

Composée d’un contre-la-montre de 10 km le premier jour et d’une course en ligne de 53 km le second, l’épreuve se décompose donc en deux manches, avec plusieurs classements, par genre et par catégories.

S’appuyant sur un club cycliste local, le championnat est organisé par la Fédération française de cyclisme, ce qui lui procure toute sa légitimité.

C’est la paroisse locale qui accueille et des familles de la communauté chrétienne qui hébergent les coureurs.

Des supporters peuvent également participer ce qui donne un caractère très fraternel et sympathique à l’événement.”

+Père Pierre Brugidou