Du 20 au 26 janvier, le Sénat examine une nouvelle proposition de loi sur l’ “aide à mourir”.
Ce texte, aux implications éthiques majeures, soulève, dans la continuité des précédentes versions, de très vives réactions.
La CEF réaffirme son attachement à la dignité de chacun et alerte une fois encore sur les dangers que représenteraient une telle loi si elle était adoptée.
Ressources au sujet du projet de loi sur la fin de Vie
Le dossier de la Conférence des Évêques de France
Dans une prise de position commune avec les représentants des cultes français, l’Église catholique de France s’est exprimée à plusieurs reprises par la voix de ses évêques, de ses associations de solidarité et de ses aumôniers engagés auprès des personnes malades.
Elle alerte sur les conséquences de ce projet législatif, menaçant les plus vulnérables et le principe fondamental du respect dû à toute vie humaine.
À l’épreuve de la fin de vie
En septembre, la journaliste Marie Olivarès a produit un podcast en 17 épisodes consacré à la fin de vie, donnant la parole à des médecins, soignants, aumôniers, responsables religieux et acteurs associatifs pour offrir une approche pluraliste de ce sujet sensible.
Dans le cadre de l’examen de la loi par les sénateurs , les radios RCF en Occitanie modifient exceptionnellement leur programmation du 19 au 23 janvier : cinq épisodes seront diffusés chaque jour de 13h10 à 13h30 sur plusieurs antennes régionales.
À travers cette initiative, RCF réaffirme son engagement à nourrir le débat public avec exigence, profondeur et ouverture.
Ce que vous pouvez faire avant le 20 janvier
Écrire à vos parlementaires :
Pour notre diocèse, les sénateurs concernés sont :
• Hussein Bourgi : h.bourgi@senat.fr
• Henri Cabanel : h.cabanel@senat.fr
• Christian Bilhac : c.bilhac@senat.fr
• Jean-Pierre Grand : jp.grand@senat.fr
Organiser des groupes de discussion dans vos paroisses, entre fraternités.
Partager les affiches et supports de communication.
Retour sur la chronologie du projet de loi
19 mai 2025 : Définition plus stricte des conditions d’accès à l’aide à mourir. La souffrance psychologique doit être constante et ne peut, à elle seule, justifier la demande.
20 mai 2025 : Précision des modalités de la demande (écrite ou adaptée aux capacités du patient). Adoption des conditions d’accès malgré le rejet d’exclusions de certaines catégories de personnes.
21 mai 2025 : Encadrement de la procédure : pas de téléconsultation pour confirmer la demande, déplacement du médecin si nécessaire, accès garanti à un soutien psychologique.
22 mai 2025 : Mise en place d’une procédure collégiale consultative, délai incompressible de 2 jours avant confirmation, encadrement strict de l’administration de la substance létale.
23 mai 2025 : Rejet des clauses de conscience pour les pharmaciens. Extension limitée du droit de recours aux personnes sous protection juridique. Suppression de la qualification de « mort naturelle ».
24 mai 2025 : Fin des débats. Création d’un délit d’entrave à l’aide à mourir, avec des peines alignées sur celles de l’entrave à l’avortement.
27 mai 2025 : Adoption définitive à l’Assemblée nationale de la loi sur l’aide à mourir (305 contre 199) et adoption unanime du texte sur les soins palliatifs.


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