Le 1er avril à Montpellier, Guillaume Prévost, secrétaire général de l’Enseignement catholique, était en visite à Notre-Dame de la Merci. Il est allé à la rencontre des directeurs et chefs d’établissement de l’Hérault, dans un temps d’échange marqué par l’espérance, l’exigence éducative et la fidélité à la mission de l’école catholique.

Dans son intervention, Guillaume Prévost a rappelé que l’Église est appelée à se laisser conduire par l’Esprit qui souffle aujourd’hui, avec confiance et liberté. Il a souligné que l’Enseignement catholique s’enracine dans la foi, dans l’Évangile et dans la personne du Christ, tout en demeurant ouvert à toutes les fragilités humaines. Pour lui, cet équilibre entre enracinement et ouverture constitue le cœur de la mission éducative.

Le secrétaire général a insisté sur la contribution spécifique de l’école catholique au bien commun. Celle-ci se veut, selon ses mots, bâtisseuse d’unité, éducatrice à une liberté responsable et attentive aux plus fragiles. Dans une société traversée par les tensions, les repères incertains et la fragilisation des liens, l’école catholique a, selon lui, une parole et une responsabilité particulières auprès des enfants, des jeunes et de leurs familles.

Évoquant la situation des jeunes, Guillaume Prévost a rappelé leur besoin de cohérence, de confiance et d’accompagnement. Il a invité les éducateurs à redonner toute sa place au sens, au désir, à la relation et à la transmission. La liberté chrétienne, a-t-il expliqué, n’est pas l’absence de cadre, mais la capacité d’oser, de grandir et de se déployer dans la confiance.

Enfin, il a rappelé que la pauvreté évangélique n’est pas seulement matérielle, mais spirituelle : elle ouvre à la rencontre de Dieu dans nos limites, nos fragilités et nos besoins.

En se laissant guider par l’unité, la liberté et la pauvreté, l’Enseignement catholique entend répondre aux attentes profondes de notre temps et offrir aux jeunes un chemin d’espérance.