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Lors d’une audioconférence le lundi 16 mars dernier, le Président de la République a demandé aux représentants des cultes (dont Mgr Eric de Moulins-Beaufort pour les catholiques) de soutenir "le moral des troupes" en ces temps difficiles de Covid-19. Dans ce cadre, a été décidée la mise en place d’un numéro vert "par culte", afin de vivre un "service d’écoute" pour des personnes isolées en ce temps de confinement, atteintes du covid-19 pour certaines, parfois en demandes sacramentelles, mais aussi pour l’écoute de soignants, ou de membres de familles en deuil se posant des questions sur l’organisation des obsèques. 

Ce numéro national est le 0806 700 772 pour les catholiques, diffusé depuis ce mardi 31 mars dans les hôpitaux et structures publiques de santé par le ministère de l’Intérieur. Les plages horaires vont de 8h à 22h chaque jour, sept jours sur sept. Cela pour la durée du confinement en France


La CEF et la CORREF ont monté ensemble un « réseau d’écoutants ». Ces personnes sont des prêtres, diacres, religieux/ses, laïcs ayant déjà pratiqué l’écoute de personnes en difficultés de vie. Leur premier soin est d’accueillir les personnes au téléphone, de comprendre leur attente et de les orienter si nécessaire vers les structures diocésaines correspondantes à leur besoin. Ainsi, s’il s’agit de personnes en hôpital, on leur indiquera qu’il existe une aumônerie catholique dont l’hôpital a les coordonnées. S’il s’agit de demandes d’obsèques, que la famille doit prendre contact avec la paroisse d’habitation. Les personnes écoutantes ont également la liste des numéros verts que des diocèses mettent en place actuellement et qui pourront prendre le relais du « premier contact national ». 

Ce service est une belle occasion de solidarité nationale par l’Eglise catholique en France. Merci à celles et ceux qui acceptent de le vivre en cette période si troublée.

P. Thierry Magnin, Secrétaire Général de la CEF (Conférence des évêques de France), 31 mars 2020N Vert

 

Homélie de Mgr Pierre-Marie Carré pour le Jeudi Saint

Cathédrale Saint-Pierre, 9 avril 2020

Aujourd’hui, seuls les prêtres pourront répondre à la demande de Jésus « faites cela en mémoire de moi ». Ils célèbreront l’Eucharistie, mais seuls. Bien entendu, ils la célébreront en union avec vous qui êtes chez vous, en priant pour vous, en vous confiant au Seigneur à travers la messe qu’ils célèbreront en ce jour.

Mais seriez-vous abandonnés, sans nourriture ni secours ? Certes non ! Il y a d’abord un autre signe que Jésus nous donne à tous : celui du lavement des pieds. Ce n’est pas quelque chose de secondaire. Saint Jean ne rapporte que ce signe lorsqu’il parle du Jeudi Saint ; il n’évoque pas du tout l’institution de l’Eucharistie. Ce signe est facile à comprendre. Jésus le réalise pour tous ses disciples, y compris Judas, y compris Pierre et il dit à ses disciples : « vous devez, vous aussi, vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné. Ce que j’ai fait pour vous, faites-le aussi ». Il ajoute encore « Heureux serez-vous si vous le mettez en pratique ».

Que signifie ce geste ? A l’époque de Jésus, il était nécessaire à cause de la poussière et de la boue des chemins. C’est un geste d’hospitalité et d’accueil réalisé par un esclave. Or, ici, c’est le maître et le Seigneur qui lave les pieds de ses disciples. C’est le monde à l’envers ! Il nous faut nous mettre humblement au service les uns des autres. Le geste de Jésus est un geste d’amour et notre service mutuel est un signe de cet amour que nous avons à vivre les uns à l’égard des autres. Ce service que nous nous rendons va être notre manière de découvrir que le Seigneur Jésus est vivant et qu’il est présent à nos vies. Regardons autour de nous ceux qui espèrent un signe d’amitié parce qu’ils sont seuls.

En ce soir où l’on célèbre l’institution de l’Eucharistie, il est bon de réfléchir, alors que nous en sommes privés, à ce qu’elle représente dans nos vies chrétiennes. Le Christ donne son Corps et son Sang comme nourriture et boisson pour notre existence chrétienne. Ainsi, nous lui sommes intimement unis. Mais quand il n’est pas possible de participer à l’Eucharistie ni de communier, comme c’est le cas depuis bientôt un mois, faudrait-il en conclure que le Christ nous a abandonnés et que nous sommes loin de lui ? Certes non !

J’ai déjà évoqué la force de la Parole de Dieu. Mais ce soir, je voudrais aborder la communion spirituelle, c’est-à-dire le fait de nous offrir nous-même à notre Dieu en nous unissant à la célébration du sacrifice du Christ qui est offert depuis le Cène et le Calvaire.

On ne peut pas regarder la messe sur un écran comme un spectacle que l’on verrait à travers une lucarne. Offrons-nous nous-mêmes et offrons aussi au Seigneur le travail et la peine du monde ; en ces jours offrons-lui celles et ceux qui travaillent dur pour soigner les malades et nous permettre d’avoir ce qui nous est nécessaire pour l’existence. Offrons-lui leurs craintes et leurs espérances, leurs fatigues. Confions-lui aussi celles et ceux qui sont malades et isolés et celles et ceux qui vivent leur passage vers le Père. C’est ce travail des hommes que le Seigneur peut transformer en source d’amour et de vie nouvelle.

Notre communion spirituelle nous ouvre des horizons insoupçonnés et larges, à la dimension du monde. Ainsi, notre souffrance de ne pas pouvoir communier rejoint celle du monde qui gémit et souffre dans l’attente de sa libération.

Le Seigneur ne nous abandonne pas. Découvrons les multiples signes de sa présence.

 

Homélie de Mgr Alain Guellec pour le Vendredi Saint

Cathédrale Saint-Pierre, 10 avril 2020

En écoutant ce grand récit de la passion et de la mort de Jésus, nous entendons les sarcasmes assassins qui se lèvent de la foule. Nous voyons les meurtrissures des coups de fouet et la blessure d’où coulent le sang et l’eau.

Nous constatons aussi la lâcheté des disciples. Jésus est terriblement seul. Au pied de la croix, nous voyons Marie et le disciple qui la prendra chez lui. Marie nous est donnée comme Mère au pied de la croix.

Jésus a été condamné pour blasphème, parce qu’il prétendait être le Fils de Dieu. Jésus a été condamné à mort par ceux qui n’ont pas reconnu en lui le Messie de Dieu. Il est venu chez les siens, et ceux-ci ne l’ont pas reconnu, prévenait St Jean dès le début de son Evangile. 

Comment accueillir ce récit de la Passion ? Ce n’est pas l’éloge funèbre d’une grand de ce monde, ni le récit des dernières heures d’un homme bon et juste qui aurait marqué l’humanité de sa sagesse.  

C’est bien plus que cela. C’est le témoignage que Dieu rend à son Fils devant la face du monde, le témoignage de vérité de l’Amour divin incarné et crucifié pour nous. Jésus de Nazareth est passé en faisant le bien. Sa parole a illuminé des visages, redressé des épaules courbées et remis debout des boiteux et des estropiés. Sa présence a redonné vie est espérance. Sa parole a semé une espérance invincible et elle demeure pour toujours.

Sa résurrection va confirmer la vérité de sa vie et de son message. En pardonnant à ses bourreaux, il a brisé le cercle infernal de la violence et de la haine. A toutes les injustices, les trahisons, les lâchetés et les haines qui ensanglantent l’histoire humaine, il a opposé l’Amour absolu.

Dieu a vaincu en portant sa faiblesse jusqu’à l’extrême. A la volonté humaine de l’anéantir, il n’a pas réagi par la réciproque. Au cri de Crucifie-le, il répond par une parole de demande de pardon et de compassion pour le malfaiteur qui lui demande de se souvenir de lui.

En regardant et contemplant la croix, l’instrument de notre salut, notre signe distinctif et notre fierté, nous contemplons le mystère de l’Amour qui donne sa vie.

Devant ce témoignage d’amour et de pardon, il nous faut répondre par un acte de foi et d’amour.

Au pied de la croix, nous apportons nos misères, tout ce qui nous pèse, ce qui nous accable, toutes les misères actuelles de ce monde. Nos souffrances devant l’épreuve qui frappe le monde entier depuis quelques semaines.

En célébrant la passion de Jésus aujourd’hui, nous ne pouvons pas oublier tous les lieux où cette passion se vit. Aujourd’hui, elle se vit dans les hôpitaux, dans les services d’urgence et de réanimation, au sein des familles meurtries par les disparitions des êtres chers et qui n’ont pas pu accompagner leur parent défunt.

La solitude de Jésus dans sa souffrance et son agonie rejoint celle de tant de personnes qui meurent seules.

Devant la croix, nous déposons aujourd’hui, tout ce dont nous voulons être délivrés.

Au cœur de cette célébration, posons un acte de foi, que rien n’est définitivement fini et avec St Paul, nous affirmons :

Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur.

Notre foi s’exprimera aussi dans la longue prière d’intercession avec toute l’Eglise.

Nous prierons pour ce monde, en proie à tant et tant de violence et de déchirure. Nous prierons pour toutes les personnes qui ne connaissent pas encore le Christ et le message de paix et de réconciliation porté par l’Evangile.

Et cette année, sera ajoutée une intention pour les malades et ceux qui les soignent.

Que cette liturgie de ce Vendredi Saint ravive en nous la foi et l’espérance en la Vie. Dans le Christ, la vie n’est pas détruite, elle est transformée.

 

Homélie de Mgr Pierre-Marie Carré pour la Veille pascale

Cathédrale Saint-Pierre, 11 avril 2020

Célébrer la résurrection du Christ, c’est nous tourner vers l’invisible. Nous avons besoin de signes pour nous représenter ce qu’est le mystère de la Vie nouvelle plus forte que le mal et la mort qui nous harcèlent. Sinon, parler de la résurrection de Jésus serait rester dans un monde irréel et totalement abstrait.

Plusieurs des signes que nous réalisons ce soir au cours de cette célébration à la cathédrale vous sont accessibles, à vous qui vous associez depuis chez vous à notre célébration.

Tout à l’heure, nous avons béni la lumière et le cierge pascal, signe de la Lumière qu’est le Christ qui éclaire notre monde plongé dans la nuit. Peut-être avez-vous allumé une bougie chez vous ? Il n’est pas encore trop tard pour le faire. Par ce geste, nous voulons dire que Jésus est notre lumière, celui qui éclaire notre chemin. Dans un moment, nous y allumerons nos cierges et les tiendrons allumés pour affirmer notre foi.

Nous venons d’entendre la Parole de Dieu. Plusieurs lectures, tant de l’Ancien Testament que du Nouveau Testament, ont été faites pour aboutir à l’annonce la résurrection de Jésus. Elles nous rappellent ce que Dieu réalise pour sauver son peuple. C’est son œuvre d’amour qui est proclamée. Rendons-lui grâce. Que la Parole de Dieu habite en nous.

Dans un instant, de l’eau sera bénite. Si vous en avez chez vous, prenez-en pour faire avec elle le signe de croix sur vous, sur vos enfants ou les uns sur les autres. Cette eau est le signe de la vie nouvelle que le Christ ressuscité nous offre à travers le baptême.

Ces signes nous appellent à découvrir ce que signifie vivre en ressuscité. Se débarrasser de tout ce qui nous enferme dans le mal, le péché et chercher à imiter le Christ Jésus. Tout est là : se demander ce que ferait le Christ s’il était à ma place et se mettre à le faire !

Un jour, il sera possible de recevoir à nouveau l’Eucharistie. Quelle joie ce sera ! Que grandisse en nous ce désir. Offrons notre attente au Seigneur et vivons-la en union avec les catéchumènes qui auraient dû être baptisés ce soir et qui attendent, en union aussi avec toutes celles et ceux qui ne peuvent pas communier.

Echangeons entre nous le salut pascal : le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité !

 

Homélie de Mgr Alain Guellec pour le dimanche de Pâques

Cathédrale Saint-Pierre, 12 avril 2020

En ce matin de Pâques, dans ce contexte si particulier, nous célébrons la vie qui jaillit du tombeau. Jésus qui a été mis en croix, déposé dans le tombeau, s’est levé d’entre les morts. Il est apparu vivant.

« La mort et la vie s’affrontèrent en un duel prodigieux. Le Maître de la Vie mourut ; vivant, il règne ». Ces paroles extraites d’une hymne très ancienne - la Séquence de Pâques - chantent le grand mystère que nous célébrons aujourd’hui. Jésus le crucifié n’est plus dans le tombeau.

L’événement que nous célébrons a profondément infléchi l’histoire de l’humanité. Elle éclaire d’un sens nouveau l’énigme de la mort et de la vie. Comme le dit un passage du concile Vatican II : « C’est par et dans le Christ que s’éclaire l’énigme de la douleur et de la mort qui, hors de son Evangile nous écrase ».

Sans cet événement survenu dans l’aube d’un petit matin aux environs de Jérusalem, nous ne serions pas là aujourd’hui. Nous ne comprendrons jamais le Christ et le christianisme si nous ne passons pas par ce mystère de mort et de résurrection.

Depuis le matin de Pâques, dans l’aube des environs de Jérusalem, cette nouvelle ne cesse d’être proclamée et elle vient nous rejoindre aujourd’hui au cœur des événements qui nous frappent et qui nous attristent.

Jésus le crucifié, a été relevé de la mort…On ne peut vraiment percevoir le sens et la portée de cette annonce si auparavant, on n’a pas entendu le long récit de la passion et de la mort de Jésus, si on ne s’est pas tenu devant la croix, si on n’est pas resté en silence devant la tombe fermée.

Nous croyons en la résurrection de Jésus qui n’est pas un événement comme les autres. C’est un événement réel, mais qui échappe à nos mesures et à nos catégories. Ce qui était humainement inimaginable est arrivé. La fête de Pâques nous met devant le mystère de la souffrance et de la mort, non pas comme étant des réalités insurmontables et définitives qui nous enferment pour toujours, mais cette fête nous place devant une réalité que nous pouvons espérer, parce que nous croyons que Jésus l’a traversée et qu’il nous entraîne à sa suite.

Au cours de la veillée pascale hier soir, nous avons entendu St Paul nous le dire : « Si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne…Si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui ».

Relevé de la mort, Jésus se présente aux disciples apeurés et troublés. Il les salue et leur donne sa paix. A son contact, les cœurs se réchauffent et la joie émerge pour devenir Bonne Nouvelle proclamée par les Apôtres jusqu’aux confins de la terre dans le souffle de l’Esprit Saint : Jésus, Dieu l’a ressuscité, nous en sommes témoins. (Ac, 2, 32).

Recueillons et méditons les précieux témoignages des premiers témoins : Marie-Madeleine nous dit qu’il ne faut pas attendre. Vite, il faut faire connaitre ce qui est advenu en ce petit matin de Galilée. Pierre nous invite à regarder vers Jésus comme celui qui pardonne et qui attend que nous l’aimions à notre tour.

Jean nous désigne la Lumière qui perce les ténèbres et il nous transmet les paroles de Jésus qui nous appelle à demeurer unis en Lui, comme les sarments sur la vigne : « Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même, s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vus non plus, si vous ne demeurez en moi ».

« Cherchez les réalités d’en haut… » nous a dit saint Paul. Cela ne signifie pas que ces paroles sont une invitation à s’évader, le regard perdu vers le ciel ; non, elles nous invitent à prendre au sérieux les conséquences de la résurrection de Jésus pour notre engagement dans cette vie présente. La résurrection, ce n’est pas un lot de consolation pour plus tard, c’est notre vocation aujourd’hui.

Désormais nous croyons que la haine, l’indifférence, la souffrance et la mort, n’ont pas eu, en Jésus, le dernier mot.

Frères et sœurs, que la Paix du Ressuscité vous rejoigne chez vous et qu’elle réchauffe votre cœur, qu’elle illumine votre quotidien.

Que les paroles d’espérance de Jésus vous réconfortent, vous qui êtes dans l’épreuve ou dans le deuil d’un être cher. La lumière pascale n’est peut-être encore pour vous qu’une flamme vacillante, mais, croyons-le, elle est promesse de Vie en plénitude.

Belles et saintes fêtes de Pâques à tous !

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Chacun chez soi oui, chacun pour soi non !  

 

Le Secours Catholique, avec Emmaüs France, l’UNIOPSS, APF France handicap, la Fédération des Acteurs de la Solidarité, la Fondation Abbé Pierre, le Collectif ALERTE, ATD Quart Monde et la CFDT, vient de lancer un appel solidaire au chef de l'Etat  pour obtenir du gouvernement une prime de solidarité de 250 € par mois et par personne en faveur des plus pauvres
Voir le texte de l'appel que chacun est incité à signer et à partager.

Vous avez entendu le président de la république … Notre appel pour une aide aux ménages les plus fragiles a été entendu par la présidence mais il faut encore mettre la pression pour que la somme soit conséquente. N’oubliez pas de cliquer sur ce lien ! Chacun chez soi oui, chacun pour soi non !   

 

Au mois de mars, nous avons vu les hôpitaux se préparer à affronter la vague qui devait déferler sur eux. Les services se sont réorganisés, les patients ont été déplacés, les opérations et hospitalisations non urgentes reportées. Un vrai branle-bas de combat… Tout ce qui n’était pas essentiel a été mis de côté, éloigné de l’institution qui se bunkérisait pour affronter "l’ennemi". L’inquiétude était grande…

L’aumônerie s’est elle aussi organisée dans l’urgence pour permettre au plus grand nombre de comprendre que quoiqu’il arrive elle était disponible pour toute demande et à tout moment : passage dans chaque service, transmission de l’information, note de service interne, mise en place d’un numéro unique joignable 24h/24, permanence journalière de prière et d’accueil à la chapelle de Saint Eloi etc…

… et puis, parce qu’il ne nous était plus possible de circuler dans les services, nous sommes rentrés chez nous et avons longuement attendu l’appel… un long silence de plusieurs jours. Avec le silence, les questions : Pourquoi ? Comment ? … Les gens n’avaient-il plus besoin de nous ? L’hôpital nous avait-il évincé ? Le personnel mis de côté ? L’aumônerie était-elle oubliée ? Suivies d’autres questions plus profondes : l’accompagnement spirituel signifie-t-il encore quelque chose pour notre société ? Quel est le sens de notre mission ? Quelle est son utilité ?
Pas de réponse claire à ces questions, qui contiennent en chacune d’elles une part de réponse.

… Il est des souffrances aussi grandes que celle d’être au front : celles de ne pouvoir s’y tenir…

Mais au cœur de ce silence nait une certitude profonde, une vérité que nous connaissons tous qui s’incarne doucement, profondément et qui prend racine : Dieu prononce une parole et seuls le silence du monde, l’arrêt de l’hyper activisme, l’expérience du manque, peuvent nous permettre de l’entendre : « Ecoute Israël je suis l’Unique, il n’y en est pas d’autre que Moi ! »

Et, de même que malgré les portes fermées, Jésus ressuscité se trouvait au milieu de ses disciples ; malgré le confinement des établissements de santé et de nos maisons, Jésus se tient auprès de chacun et nous rejoint intimement quand nous nous laissons faire…

Les appels ont repris, d’une autre manière, sur un autre rythme mais empreints d’une vérité nouvelle : malgré tous les obstacles institutionnels Jésus se laisse trouver par qui le cherche, il s’approche des plus souffrants, il franchit lui-même les portes et nous guide avec force.

Alors, tout comme cette image où l’on peut voir un enfant se blottir dans les bras de Jésus, nous pouvons faire de même en disant : « Jésus je me confine en toi » !

 

Jeanne MOMBELLI
Responsable diocésaine des Aumôneries des Hopitaux et Cliniques de Montpellier

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La PPH34 (Pastorlae des Personnes en situation de Handicap) propose quatre vidéo-rencontres hebdomadaires qui reviendront toutes les semaines à la même heure et auxquelles on peut accéder avec le même lien : https://meet.jit.si/PPH34
Même sans ordinateur vous pouvez nous rejoindre avec votre téléphone fixe en composant le : 01 84 88 64 78
Lorsque la communication s’établit on entend une voix en anglais, composer alors le code : 399 446 464 suivi de #   


1 - Ensemble-on-déconfine : le lundi à 15h00

Confinés mais pas isolés, confinés mais pas enfermés… Se rencontrer sur une place virtuelle pour être ensemble, se parler. Echanger sur notre manière de vivre ce temps de confinement sur le plan matériel, relationnel, spirituel.
Exprimer ses besoins et voir comment se soutenir ou se venir en aide, susciter des initiatives.
Avec Marie-Paule VALEIX, retraitée infirmière, responsable d'unités de soin au CHU de Montpellier, formatrice de soignants et encadrants. Expérience de l'accompagnement des personnes ayant des problèmes complexes de santé et en fin de vie.



2 - Le vidéo-conte biblique le mardi à 16h00


La bible racontée... comme vous ne l'avez jamais entendue, de façon singulière, inattendue, surprenante...
A la suite du vidéo-conte proposé chacun pourra envoyer par mail ce que lui a apporté le conte, ce qu’il a apprécié ou pas, ses questions, ses réflexions (dessin, peinture, photo, ou texte).
Ces divers éléments seront rassemblés dans un journal qui pourra être consultable sur le site internet de la PPH34 ou sur le drive de fragilité-partage34.
Avec l'association la bible contée.



3 - Le moment conte, le jeudi à 15h00 (pour tout public)

Ouvrir une fenêtre sur un visage et une voix, nous laisser inviter à sortir de notre confinement le temps d’une histoire…

Un moment d’évasion et de rêve seul ou en famille, pour tous, de 6 à 99 ans et au-delà.

Avec Pascale Rouquette, conteuse professionnelle : https://www.pascalerouquette.fr/




4 - La vidéo prière partagée le samedi à 17h00

On se retrouve ensemble pour partager un temps de prière. Cette première prière sera animée par Jean Poudevigne et Brigitte Diet, St Martin de Londres.
Pour rejoindre ces propositions un lien unique : https://meet.jit.si/PPH34

- A partir d’un ordinateur :
Il suffit de cliquer sur le lien et autoriser le site à utiliser caméra et micro
A partir d’un téléphone ou tablette :
Cliquez sur le lien ci-dessus après avoir téléchargé l’application dans Google Play (Android) ou dans l’Apple store (pour l’Iphone)

- A partir d’un téléphone fixe :
Composer le : 01 84 88 64 78
Lorsque la communication s’établit on entend une voix en anglais, composer alors le code : 399 446 464 suivi de #

Ensemble combattons l'isolement, la peur, la tristesse : invitez des ami.es ! Pour cela il suffit de leur envoyer le lien https://meet.jit.si/PPH34



N'oubliez pas que la PPH34 vient de mettre en ligne avec l'ensemble des diocèses de la province (Pyrénées Orientales - Aude - Hérault - Gard - Lozère) le site: handicath.fr
Vous y retrouverez toutes ces infos et bien d'autres choses encore : Communauté de prière, Forum de discussion (en cours de finalisation) etc...

Restons reliés !

Jean François Costes (PPH34) :  06 77 72 29 09  ou  04 67 72 54 72