Chaque Vendredi Saint, l’Église catholique invite ses fidèles à un geste concret de fraternité : la quête impérée en faveur des chrétiens de Terre Sainte.

Cette collecte, rendue obligatoire dans toutes les paroisses par le pape Léon XIII en 1887, puise ses racines au XVIIe siècle, lorsque le Saint-Siège encourageait déjà les fidèles à soutenir les communautés de Palestine.

Gardiens des Lieux Saints depuis plus de huit siècles, les franciscains de la Custodie de Terre Sainte assurent la gestion et la transmission des fonds. En France, les évêques remettent les sommes collectées aux Commissariats de Terre Sainte, qui les acheminent jusqu’à Jérusalem. La répartition est transparente : 65 % financent les œuvres pastorales et sociales — écoles, initiatives culturelles, actions de vivre-ensemble entre chrétiens, juifs et musulmans — et 35 % sont consacrés à l’entretien des sanctuaires.

Au-delà du geste matériel, cette quête est un acte de prière et de communion avec des communautés confrontés à la guerre, meurtries par l’exil, et soumises à une extrême précarité.

Soutenir la Terre Sainte, c’est garder vivante la présence chrétienne là où le Christ a vécu, est mort et ressuscité.