En prenant Marie pour épouse et en donnant son nom à l’enfant, Joseph intègre Jésus dans la lignée royale de David — accomplissant ainsi une exigence essentielle des prophéties messianiques.

C’est lui qui décide du prénom de Jésus, acte réservé au père dans la tradition juive. C’est lui qui fait circoncire l’enfant huit jours après sa naissance et le présente au Temple, où le vieillard Siméon reconnaît en lui « la lumière pour éclairer les nations » (Lc 2,32).

Joseph assure ainsi à Jésus une éducation pleinement juive : il lui transmet la connaissance des Écritures, l’apprentissage de la Loi, la pratique des pèlerinages — notamment celui qui conduira la famille à Jérusalem pour la Pâque, lorsque Jésus, âgé de douze ans, sera retrouvé dans le Temple (Lc 2,41-52).

Trois fois, l’ange du Seigneur apparaît à Joseph en songe, et trois fois Joseph obéit sans délai :

• Premier songe : accueillir Marie (Mt 1,20-21)
• Deuxième songe : fuir en Égypte pour échapper à la persécution d’Hérode (Mt 2,13-14)
• Troisième songe : revenir s’établir à Nazareth après la mort du roi (Mt 2,19-21)

Cette triple obéissance dessine le portrait d’un homme entièrement disponible à Dieu, veilleur attentif aux signes divins, même lorsqu’ils surviennent dans le silence de la nuit.

Les Évangiles ne mentionnent plus Joseph après l’épisode de Jésus au Temple (Lc 2,41-52).

La tradition théologique en déduit qu’il serait décédé avant le début de la vie publique de Jésus.

Cette mort entourée de Jésus et Marie lui a valu le titre de patron de la bonne mort, une dévotion particulièrement vivace dans la piété populaire catholique