Vendredi 22 mai, la paroisse Sainte-Bernadette a accueilli le Fr. Jean-François Bour, Délégué national pour les relations avec les musulmans à la CEF.
Celui-ci a proposé une conférence sur le thème : “Y a-t-il un art chrétien de la rencontre ?” Le père Lucas Lambert, délégué diocésain au dialogue interreligieux nous en fait un retour.
Vendredi 22 mai nous étions une cinquantaine de personnes réunies à la paroisse sainte Bernadette pour écouter le délégué national pour les relations avec les musulmans à la Conférence des Evêques de France, le Fr. Jean-François Bour. Il a essayé de répondre à la question « Y a-t-il un art chrétien de la rencontre ? »
Partant du commandement de l’amour, le conférencier a fondé le dialogue, dans une perspective chrétienne, sur le projet divin de l’unité en Christ : « que tous ils soient » (Jn 17) ; une unité qui n’est pas uniformité mais communion dans l’Esprit saint. Et cela passe par des conversions à opérer en nous. La première grande conversion, c’est de nous recevoir les uns les autres comme des frères et des sœurs, engendrés par un même Père.
Le Fr. Jean-François a aussi cité le Concile Vatican II (Gaudium et Spes 22.5 : Constitution pastorale sur l’Eglise dans le monde de ce temps) : « puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associé au mystère pascal ». L’unité est donc aussi une vocation divine, un appel que Dieu adresse à tout homme.
Fort de ces convictions, le chrétien est ainsi invité à voir en son frère, sa sœur, la présence du Dieu créateur et rédempteur. Même celui ou celle qui m’est étranger par sa culture ou sa religion. Même celui ou celle dont le comportement, l’attitude me choque ou m’agresse.
C’est ce regard que le bienheureux Christian de Chergé, moine de Thibérine, a su porter sur ses frères et sœurs de l’islam. Il a été assassiné avec 6 autres frères de sa communauté, le 21 mai 1996 : nous commémorions donc les 30 ans de leur mort. Et c’est en reprenant le testament spirituel du Fr. Christian de Chergé, « quand un à-Dieu s’envisage », que le Fr. Jean-François a terminé sa conférence ; pensant à celui qui pourrait un jour le tuer, le Bienheureux Christian de Chergé écrit : « qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux en paradis, s’il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. Amen ! Inch’Allah ! »
Père Lucas Lambert, Délégué diocésain pour le dialogue interreligieux
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Crédit photos Zörhe Dagdelen


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