Pourquoi cette date ? C’est le dimanche le plus proche du 11 février, fête de Notre Dame de Lourdes, date d’anniversaire de la 1ère apparition de Marie à Sainte Bernadette, en 1858. Cette date a été retenue pour instituer la Journée mondiale des malades.

Sabine, membre d’une équipe du Service de l’Evangile aux Malades témoigne.

Dans nos paroisses, nous serons invités à nous rappeler de toutes les personnes fragiles, atteintes par la maladie, le grand âge ou le handicap.

Ces personnes, empêchées de nous rejoindre, demeurent néanmoins en lien avec l’Église grâce à l’immense travail réalisé sur le terrain par les équipes du Service de l’Évangile aux Malades (SEM), par les aumôneries en cliniques et hôpitaux, ainsi que par tous les prêtres accompagnateurs.

Ce dimanche-là, sera l’occasion de prier plus particulièrement pour celles et ceux qui, au quotidien, veillent sur les malades, les réconfortent, les visitent, les entourent d’affection et de délicatesse. Nous aurons dans le cœur les innombrables acteurs du soin, en institution ou à domicile, ainsi que ceux de la recherche qui œuvrent à la compréhension de diverses pathologies et au développement de nouvelles thérapies. Nous n’oublierons pas les familles, et les bénévoles d’aumônerie ou d’associations laïques qui, par leur action adoucissent la vie des personnes, malades, âgées, handicapées.

« Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde ». C’est la Parole que la liturgie nous offre ce jour-là.

Un beau cadeau ! Le Sel qui donne le goût, la Lumière qui éclaire, qui guide et réconforte.

Ce dimanche nous donne l’opportunité de célébrer les accompagnés et les accompagnants. Toutes ces personnes, qui dans l’intimité du soin, de la rencontre, de la parole confiée et de l’écoute offerte révèlent les unes aux autres, la présence du Christ qui s’est fait chair, en chacune de leur vie.

« Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde ». C’est la mission de tout baptisé, aujourd’hui, qu’il soit accompagné ou accompagnant.

« Cette lumière-là ne s’impose pas », écrit le père Raphaël Buyse dans le Livret du dimanche de la santé
Être lumière, c’est se faire proche, entrer dans le silence de l’autre, accueillir ce qui est incompréhensible sans chercher à expliquer ou à apporter des réponses toutes faites.
Être lumière, c’est tenir une main, se tenir s’il le faut sans rien dire, accueillir les mots dits et redits par une personne dont la mémoire faiblit, entendre une plainte sans chercher à répondre, et prier avec elle quand une personne le demande. Ou même prier, dans le secret du cœur, quand elle ne le demande pas. »

La lumière dont le Christ nous invite à briller, n’est pas une lumière éblouissante, une lumière qui en met « plein la vue ». Nous ne sommes pas appelés à être brillants, mais à laisser briller et propager avec humilité cette lumière, fragile, presque vacillante, que le Christ nous confie. Il nous revient de la faire rayonner pour que chacun s’y réchauffe, y puise réconfort et tendresse.

Et il nous sera donné de découvrir, au cœur de la rencontre, la lumière qui brille en chacun, chacune.

« Seigneur Jésus,
La lumière de ton amour a été déposée en moi au jour de mon baptême.
J’en suis émerveillée mais je la sais petite, fragile, tremblante en moi…
Et pourtant forte puisqu’elle vient de Toi.
Donne-moi de la laisser briller, permets que d’autres viennent s’y réchauffer, que par elle, aux heures sombres, ils trouvent un chemin.
Et mets sur ma route des compagnons, dont la lumière me réchauffera et me réconfortera si besoin.
Fais que jamais ta lumière ne s’éteigne en moi. Amen »

Chantal Lavaillotte