20170215 162232Depuis 1940, le petit village de Taizé en Bourgogne s’est transformé en fourmilière ! En effet, des dizaines de milliers de jeunes chrétiens du monde entier y convergent chaque année pour vivre des temps de rencontres spirituelles.

Actuellement à Taizé, plus de 100 frères ont fait le choix de la vie monastique. Leur vocation est multiple. Tout d’abord vivre la prière commune, la vie fraternelle et le partage de la Parole de Dieu. Puis vivre aussi l’œcuménisme puisque, chose unique au monde, Taizé est une communauté où Catholiques et Protestants vivent ensemble. Enfin, l’accueil des jeunes est devenu aujourd’hui une des priorités des frères de Taizé. Ces jeunes sont principalement Européens, mais certains viennent d’autres continents. Ils y séjournent principalement pour une rencontre spirituelle de 5 ou 8 jours. D’autres viennent à Taizé pour un temps plus long. D’autres, enfin, passent 6 ou 12 mois à Taizé pour un temps de volontariat au service de l’accueil.

Outre l’accueil sur la colline de Taizé tout au long de l’année, la communauté de Taizé organise aussi les rencontres Européennes autour du 1er janvier. C’est une quelque sorte « l’ancêtre » des Journées Mondiales de la Jeunesse… La rencontre européenne avait lieu à Riga en Lettonie autour du 1er janvier dernier. Les prochaines se tiendront à Bâle en Suisse pour le 1er janvier 2018…

Du 15 au 19 février, un séjour pour des jeunes de l’Hérault avait lieu à Taizé. 85 lycéens , de 15 à 18 ans, de notre diocèse y ont participé, rejoints par 7 jeunes de l’Aude. Une belle manière de vivre les vacances de février autrement !  P.Brugidou

 

Escapade à Taizé
S'achève un court séjour sous le soleil (et le froid) de Bourgogne. Cinq jours de prière, de recueillement et de ressourcement, cinq jours de partage, de rires et d'épanouissement.
Pour certains c'était la première fois, pour d'autres non, mais on est tous tombé d'accord pour dire qu'on voulait revenir !
Le cadre est génial,  les temps forts sont incroyables, et la nourriture... non, mauvaise idée... On ne parlera pas de la nourriture.
En tout cas Dieu était bien présent, là, avec nous : que ce soit dans la bienveillance des frères de Taizé à notre égard, dans l'émotion ressentie au moment de poser le front sur la Croix le vendredi soir, ou encore dans la gentillesse de chacun.

Taizé 2018 n'attend que nous !Clara EA, 16 ans, Aumônerie Pic Saint-Loup


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azema portrait11 février, journée mondiale des malades…

De mon fauteuil, depuis ma chambre de convalescent, je regarde sur KTO la messe célébrée à Lourdes pour tous les malades du monde entier. Le message du Pape François, comme à l’habitude, est plein de délicatesse et de tendresse pour ces membres souffrants qui ont toujours une place dans l’Eglise, mais laquelle ?

Les malades sont des personnes dépendantes, chacun selon son état particulier. Du jour au lendemain nous nous trouvons incapables d’assurer par nous-mêmes les gestes ordinaires de la vie. Laissez tomber votre montre et elle restera par terre jusqu’à ce que quelqu’un vienne vous la ramasser ! Cette dépendance matérielle révèle une autre dépendance qui est celle de toute existence. Ainsi le malade est amené à s’abandonner à l’action des autres et à celle de Dieu. Il peut devenir témoin de la fragilité de l’existence et de la confiance en Dieu qui soutient ceux qui comptent sur Lui.

Les malades sont également affrontés à l’exercice de la patience. Combien de temps pour répondre à un coup de sonnette, alors que les soignants sont débordés d’appels ? Patience pour les soins, patience pour franchir les étapes, patience pour voir une amélioration.

Jésus nous a révélé la patience du Père pour nous ; il nous a montré la dépendance d’amour et de vie qui nous relie à Lui. Ces deux grands biens sont une bénédiction pour l’Eglise que l’Esprit-Saint peut lui communiquer grâce aux malades. Dans son homélie à Lourdes, le Cardinal Pietro Parolin disait : « Dieu ne veut pas de super-héros. Il nous demande de lui faire confiance ». Voilà ce que les malades peuvent apporter, à leur place, pour l’Eglise. (Emission Paroles aux Eglises, RCF, 22/02/2017)

                                                            

Claude Azéma, 
Evêque Auxiliaire de Montpellier

 

 Emission la Voix du diocèse 17/02/2017

"Je suis serviteur inutile par la radicalité de ma vie (...) mais cela ne m'empêche pas d'aimer." 

Trés belles phrases extraites de l'enseignement de Mr Jean-Christophe Parisot à l'occasion de la journée des malades, le samedi 11 février en l'église Ste Bernadette.