Nous venons d’être bousculés à nouveau par des évènements dramatiques qui ont fait monter en nos cœurs des sentiments multiples et contradictoires : colère à l’égard de l’auteur de cet attentat, 

tristesse pour ces vies fauchées trop tôt, compassion pour la peine des familles, mais aussi fierté devant le témoignage de celui qui dans l’exercice de son métier a pris la place d’un otage en mesurant ce qu’il pouvait espérer et le risque qu’il courrait lui-même.

Homélie de Mgr Pierre-Marie Carré pour la messe chrismale, Cathédrale Saint-Pierre, 26 mars 2018

Au cœur de notre foi chrétienne se trouve le mystère de Dieu qui s’est fait homme, « le Verbe s’est fait chair », écrit saint Jean. Dieu a partagé notre existence humaine en allant jusqu’à la mort. Cette réalité est au centre de notre foi et commande donc les différents aspects de ce que nous croyons. C’est ce que nous célébrons en ces jours saints.

Nous connaissons le concile de Chalcédoine : en Jésus on ne peut pas séparer ce qui est de l’ordre du divin et du domaine humain qui sont sans confusion ni séparation. Dès lors, cela est vrai aussi pour la Parole de Dieu : c’est en parlant le langage des hommes, c’est en passant par des hommes que Dieu s’adresse à nous et parle en s’adressant aux époques, aux cultures diverses et aux personnes, telles qu’elles sont.

Il en est de même pour les sacrements. C’est par des signes visibles, adaptés à notre nature, que Dieu vient nous rejoindre et qu’il agit. Ainsi, l’eau du baptême nous rend enfants de Dieu, adoptés par Dieu. Le pain et le vin que Jésus a pris deviennent l’eucharistie par laquelle il se donne à nous comme nourriture. Tout à l’heure, par le signe des Saintes Huiles bénies ou du Saint Chrême consacré, le sacrement des malades et celui de la confirmation vont venir nous rejoindre, nous fortifier, nous marquer profondément. Cela est vrai aussi pour un autre sacrement, le sacrement de l’Ordre. Diacres, prêtres, évêques, nous en sommes les signes. Or ce signe est plus qu’une réalité matérielle. Il est profondément humain puisque c’est par l’ordination que Jésus fait de nous ses instruments. La grâce va agir à travers nous malgré nos faiblesses, malgré nos limites, malgré notre péché. Rappelons-nous les paroles de saint Augustin « quand c’est Pierre qui baptise, c’est le Christ qui baptise, quand c’est Paul qui baptise, c’est le Christ qui baptise, quand c’est Judas qui baptise, c’est le Christ qui baptise ». Nous savons que l’efficacité du sacrement ne dépend pas d’abord de la sainteté des ministres mais nous mesurons bien que le manque de sainteté des ministres du Christ limite leur témoignage et en réduit la puissance.

Frères et sœurs, vous le savez bien, nous connaissons nos péchés et nos fragilités ; les médias ne manquent pas de les souligner. Je vous demande avec insistance : priez pour vos prêtres, priez pour vos diacres, priez pour vos évêques pour qu’ils deviennent davantage l’image du Christ Pasteur qui aime ses brebis, qui donne sa vie pour elles. Et quant à nous, frères diacres et prêtres, réentendons sans cesse l’appel que Jésus adresse à chacun de nous.  Il nous faut nous convertir pour que notre regard sur les personnes devienne celui du Christ qui ne condamne pas, mais qui accueille, qui pardonne, qui invite à ne plus pécher.

Oui, cet aspect humain de la foi chrétienne manifeste combien notre foi serait fragile si elle n’était que l’affaire des hommes. C’est un trésor que nous portons, écrivait déjà saint Paul. Ce trésor est lumière, alors que nous sommes trop marqués par les ténèbres. Que cette messe chrismale et la Semaine Sainte nous donnent de nous laisser transformer par la bonne nouvelle du salut que nous sommes chargés d’annoncer.

Dans quelques instants, nous allons renouveler les promesses de notre ordination ; chaque année nous le faisons, mais faisons-le cette année avec plus de gravité encore. Je voudrais vous confier tout simplement vos prêtres ; la présence et la vie des prêtres sont importantes pour la vie de l’Eglise. Vous êtes, frères prêtres, chacun à votre manière, mes collaborateurs envoyés par le Seigneur pour que, ensemble, nous puissions travailler à l’annonce de l’Evangile, à la célébration des sacrements et au service de la communauté chrétienne. Je tiens à vous dire aussi la reconnaissance du Peuple de Dieu pour votre service humble, courageux et fidèle. La messe chrismale, la célébration des jours saints sont des moments privilégiés pour redécouvrir le don que le Seigneur fait à l’Eglise et au monde par le ministère ordonné. Je me réjouis de la présence des séminaristes, ces jeunes frères qui se préparent pour le jour où, s’il plaît à Dieu, ils recevront l’ordination.

Ce qui est dit des prêtres, est vrai aussi, d’une autre manière, pour les diacres. Vous êtes, frères diacres, chargés du service de la charité et du don de la paix.

Ensemble, nous avons tous à découvrir ce que le Seigneur attend de nous. J’aime particulièrement l’invocation prise dans le livre des ordinations : « Que Dieu lui-même achève en vous ce qu’il a commencé ».

Tout à l’heure, nous avons entendu dans l’Evangile le texte de la prédication de Jésus dans la synagogue de Nazareth ; il s’appuie sur une parole très forte du prophète Isaïe : « le Seigneur m’a marqué par l’onction ». C’était vrai pour Jésus, bien sûr, toute sa vie est conduite par l’Esprit Saint, mais c’est vrai aussi pour nous, la consécration de nos existences est l’œuvre du Saint Esprit. On parle de consécration du Saint Chrême parce que cette huile parfumée, avec les paroles dites par l’évêque, avec l’imposition des mains de tous les prêtres, est destinée à transmettre le don de l’Esprit Saint. Nous en avons été marqués plusieurs fois : nous l’avons été lors de notre baptême et de notre confirmation, les prêtres le reçoivent lors de leur ordination ; c’est dire que nous sommes tous appelés à devenir ce que nous sommes, un peuple consacré au Seigneur, un peuple témoin des merveilles de Dieu.

Que cette messe chrismale, pour vous frères et sœurs rassemblés dans la cathédrale, pour vous les auditeurs de RCF Radio Maguelone, nous aide à devenir vraiment ce que nous sommes : consacrés au Seigneur. Amen.

Les évêques de France appellent à un sursaut de conscience pour que s’édifie une société fraternelle où nous prendrons soin les uns des autres.

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Pour plus d'informations sur les Etats Généraux de la Bioéthique, vous pouvez consulter les fiches proposées par l'Eglise de France, en cliquant ici.

La Pastorale des Jeunes est mobilisée pour les grands rendez-vous diocésains avec les jeunes.
Elle souhaite que chacun se motive pour que même le plus petit groupe ou le moindre jeune chrétien isolé puisse participer à ces rendez-vous.
Dans l’Orientation diocésaine, l’archevêque rappelle qu’« un investissement pastoral à l’égard des jeunes est indispensable.
Toute la communauté doit porter la préoccupation et le soutien de la pastorale des jeunes. C’est avec eux que des perspectives nouvelles pourront s’élaborer. »
Soyez donc à l’écoute des jeunes ! 
« L’Eglise rejoint particulièrement les jeunes quand elle répond à leur besoin premier d’être écoutés. Cela se fait dans les lieux de vie ordinaires des jeunes par des propositions formelles et par la présence d’acteurs pastoraux présents et disponibles, enclins au dialogue informel. » (*)
Soutenez-les dans leurs initiatives et dans leur désir de participer aux grands moments de la pastorale des jeunes. « Les grands rassemblements diocésains, nationaux ou internationaux tels que les JMJ, Taizé, le scoutisme… sont reconnus comme des lieux importants et formateurs. Responsabiliser les jeunes et les rendre acteurs dans l’Eglise est une pédagogie féconde. » (*)


Espérons que les jeunes répondent nombreux à ces temps forts :
-  3 et 4 février, rassemblement des étudiants Ecclesia Campus à Lille.
-  11 mars, étape décisive vers le baptême pour collégiens et lycéens "Dieu t'appelle, prends ton envol"
-  14-16 avril, Rassemblement à Lourdes pour les lycéens et les 3é "Lis tes messages"
-  JMJ Janvier 2019 à Panama  

Bâtissons l’avenir avec les jeunes, qui portent aussi le souci de l’évangélisation.
 

(*) Résumé de la synthèse nationale des réponses à la consultation pour le synode 2018.

Bâtissons l’avenir avec le Christ qui vient parmi nous pour faire toutes choses nouvelles.
Chaque Noël revient le 25 décembre ; apparemment rien de changé et pourtant Noël 2017 sera bien différent de Noël 2016. Nous ne fêtons pas Noël dans la nostalgie des 3 messes basses, mais comme le projet de Dieu pour notre monde. Le Christ, Verbe de Dieu, nous entraîne avec lui vers l’avenir.
Comparer nos projets pastoraux locaux avec le projet du Salut de Dieu est bien prétentieux et pourtant l’ambitieux projet de Dieu pour les hommes se nourrit de tous nos projets quotidiens, nos désirs d’aller de l’avant.
Les assemblées de paroisse qui donnent du grain à moudre à l’Equipe d’Animation Pastorale en vue de la rédaction du Projet pastoral local, sont des lieux de questionnement, de rêves échangés, de nourritures spirituelles partagées, de recherche d’outils pour réaliser le projet.
La salle paroissiale ressemble alors à la crèche car, autour de l’enfant, bergers et mages s’interrogent, rêvent, se nourrissent et s’équipent pour bâtir l’avenir et que naisse l’Eglise.

BatissonsAvenir Logo RVB

 Le logo ne fait pas tout pour la mise en œuvre de l’Orientation diocésaine. Il permet cependant de se rallier symboliquement à cette démarche qui nous est commune.


L’invitation « Bâtissons l’avenir » nous met en chemin, avec en perspective la croix du Christ tissée de fils de couleurs différentes et qui, depuis plusieurs années, est le logo de notre diocèse ainsi que de la dynamique diocésaine qui se poursuit, « Mission Fraternités ».



Le Christ sur la croix fait sienne toutes nos différences et entraîne dans la gloire de son Père, dans la joie, toute la richesse de nos vies, de l’Eglise, du monde.

Mais ces couleurs différentes sont aussi ce qui fait notre monde aujourd’hui, tissé de toutes les cultures qui ont parfois du mal à se comprendre mais qui au final s’entrecroisent.

Cela pourrait faire une pelote de laine inextricable et inquiétante, mais en réalité cela fait surtout un monde ouvert et disposé à croire en l’avenir.

Les fils bariolés qui forment notre monde sont aussi les 4 dimensions de notre orientation diocésaine. Et l’on ne peut tirer une de ces dimensions sans que viennent les 3 autres.

Harmonie et cohérence qui favorisent l’ouverture sur l’avenir sans perdre de vue le Christ vers qui nous allons au même moment où il vient à nous. Bâtir l’avenir, c’est déjà vivre l’espérance de rencontrer le Christ : chemin, vérité et vie, en Eglise et en humanité.

 
Après une lectio divina sur le combat de Jacob, c’est la question qu’a posé le SDIC (Service Diocésain de l’Initiation Chrétienne) à Mgr Carré lors de la journée diocésaine de formation des catéchistes et des accompagnateurs du catéchuménat le 5 octobre 2017 à Mèze. « Qu’est-ce-que rencontrer le Christ ? Quand quelqu’un dit « j’ai rencontré le Christ », comment discerne-t-on que c’est le Christ ? Où rencontrer le Christ ? Qu’est-ce que cela implique dans nos pratiques en catéchèse et en catéchuménat ? » des questions et une journée en lien direct avec l’Orientation Diocésaine promulguée en juin dernier à Pentecôte au Zénith, et sa 1ère dimension « Favoriser la rencontre avec le Christ ».


Favoriser une rencontre avec le Christ. Intervention de Mgr Pierre-Marie Carré  (vous pouvez aussi visionner l'intervention en cliquant ici)

Qu’est-ce que rencontrer le Christ ? Le récit du combat de Jacob, qui a été abordé en groupe en lectio divina, a fait ressortir que la rencontre de Dieu avait ses propres lois et étapes qu’évoquent ces mots : dépouillement, passage, combat, blessure, aurore, rencontre …

Cette rencontre n’est pas à imaginer sur le mode de nos rencontres humaines ; et pourtant, c’est une expérience réelle, qui nous touche.  Nous serons toujours pris entre ces deux aspects qu’il nous faut tenir : ce n’est pas comme ce dont nous avons l’expérience mais c’est pourtant bien réel.
Dans « La joie de l’Evangile », le Pape François écrit : « le véritable missionnaire, qui ne cesse jamais d’être disciple, sait que Jésus marche avec lui, parle avec lui, respire avec lui, travaille avec lui. Il ressent Jésus vivant avec lui au milieu de l’activité missionnaire » (266). Cela est présenté comme un fait d’expérience.

Par décision de Mgr l’Archevêque,

  • l’abbé Christian Boudarel est nommé prêtre accompagnateur des collégiens et lycéens de l’enseignement public de la paroisse S. Sauveur en Gardiole.
  • l’abbé Jean Costes est nommé prêtres accompagnateur des collégiens et lycéens de Sérignan, Vendres, Portiragnes, et responsable de l’équipe du secteur des aumôneries Béziers – Biterrois.
  • l’abbé Raphaël Duchamp est nommé responsable des collégiens et lycéens de la paroisse Cathédrale de Montpellier.
  • l’abbé Matthieu Marger est nommé responsable de l’aumônerie des collèges Marcel Pagnol, Croix d’Argent, Clémenceau et Fontcarrade, et des lycées Clémenceau et Jules Ferry.
  • l’abbé Paul Nguyen Dinh Tram est nommé responsable des aumôneries de collèges et des lycées publics de la ville de Béziers.
  • l’abbé Humberto Pabon est nommé responsable des aumôneries des collèges et des lycées publics du secteur Mer, Vignes et Volcans.
  • l’abbé Nicolas Pietruch est nommé responsable des aumôneries des collèges et des lycées publics de la ville de Sète.
  • l’abbé Camille Sessou est nommé coordinateur des aumôneries des collégiens et des lycéens du secteur Lergue-Hérault.
  • l’abbé Bernard Laurent est nommé prêtre accompagnateur de l’équipe d’aumônerie des hôpitaux Lapeyronie et Arnaud de Villeneuve, sous la responsabilité hospitalière des aumôniers des lieux.
  • Le Père Louinès Plaisir est nommé prêtre accompagnateur de l’équipe d’aumônerie de l’hôpital Antonin Balmès, sous la responsabilité hospitalière de l’aumônier du lieu.
le Chanoine Alain Eck                                    + Pierre-Marie Carré
Chancelier                                                      Archevêque de Montpellier